BÉNÉFICE
BENZOÏQUE
et sur les fruits de la terre, sur les choses qui iloiveiit ôlre consacrées, p. ex. l'eau bénite, le pain bénit, le cierge pascal, les autels et les ornements religieux, les églises, etc. Le pape envoie aussi en présent des objets bénits ( Voy. RosK d'or).
On appelle : B. apostolique le salut que donne le pape au coiiiinencemenl de ses bulles et de ses orefs ; — D. nuptiale, la cérémonie religieuse qui consiste à bénir les nouveaux é|M)ux. En France, la bénédiction nuptiale doit être précédée du mariage civil.
BÉNÉFICE (du lat. beneficium). En Droit, on appelle, en général, bénéfice une exception favorable admise par la loi dans certains cas déterminés. Le B. d' inventaire est un privilège accordé à l'héritier qui craindrait de compromettre sa fortune personnelle en acceptant une succession dont il ne connaît pas les forces et les charges. Celui qui hérite ainsi n'est tenu de payer les dettes de la succession que jusqu'à concurrence des biens qu'il doit recueillir; il conserve même contre la succession le droit de réclamer le pavement de ses créances. — Le B. d'âge est une sorte de privilège qui exempte certaines personnes des dispositions d'une loi à cause de leur âge. Ainsi, à 65 ans, on peut refuser d'être tuteur; à 70 ans, on peut être dispense des fonctions de juré ; dès 60 ans on échappe à la déportation et aux travaux forcés, même à temps (G. pén., art. 70). — Il y a encore les B. de cession, de discussion, de division. Voy. ces mots.
BÉNÉFICE, propriété analogue au fief. Voy. bénéfice au Die t. d'Hist. et de Géogr
BENGALE (feux de). Voy. feu d'artifice.
BENGALI, nom donné à plusieurs oiseaux granivores de la famille des Fringillidés et des genres Linotte et Gros- Bec, originaires du Bengale. — C'est aussi le nom d'un idiome, dérivé du sanscrit, qui se parle dans le Bengale.
BENGALINE, tissu laine et soie, imitant la faille française.
BÉNITE (ead), eau mélangée de sel, consacrée par les cérémonies de 1 Eglise, sert à bénir les fidèles et les objets du culte, à exorciser, etc. Dans les premiers temps du christianisme, il y avait à l'entrée de chaque église des réservoirs d'eau consacrée, afin que les communiants
Pussent se laver les mains et la bouche avant de recevoir hostie : de là l'usage des bénitiers. On ne peut donner la date précise de l'institution de la bénédiction de l'eau, mais on la trouve établie dès le temps de saint Basile. Le
Srêtre bénit l'eau le dimanche, avant la grand'messe; on la énit aussi d'une manière solennelle la veille de Pâques et de la Pentecôte. — h'eau lustrale des anciens était quelque chose d'analogue.
BENITIER. Voy. ci-dessus eau bénite.
BÉNITIER, ou Tridacne, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques intégropalléales et type de la famille des Tridacnidées : coquille équivalve. inéquilatérale, à lunule bâillante, présentant à sa charnière deux dents comprimées et inégales, et pourvue d'un ligament externe. Les Bénitiers sont généralement des coquilles d'assez grande dimension. Les bénitiers de l'église Saint- Sulpice, qui appartiennent à une espèce de la mer des Indes, la Tridacne géante, ont été donnés à Louis XIV par la république de Venise.
BENJOIN (orig. indienne), baume-résine qui découle par incision de plusieurs arbres, notamment au Styraxbenjoin, arbre de la famille des Styracées, qui croît dans la presqu'île de l'Indo-Chine, le royaume de Siam, la Cocninchine, à Sumatra et dans toute la Malaisie. Il contient plusieurs résines, de l'acide benzoïque et un peu d'huile volatile; il présente une odeur suave qui se développe surtout lorsqu'on en projette sur des charbons ardents, où il répand une fumée épaisse et blanche. On s'en sert comme d'encens dans les églises; on l'emploie aussi en fumigations contre les maladies de poitrine. En versant dans de l'eau la teinture alcoolique de benjoin, on obtient un liquide laiteux, employé dans la toilette sous le nom de lait virginal. On extrait du benjoin l'acide benzoïque [Voy. ce mot). — On trouve dans le commerce deux variétés de benjoin : le B. amygdaloïde, qui est en larmes ovoïdes, blanchâtres, agglomérées dans une pâte plus brune, et le B. en sortes, qui est moins pur et d'une couleur brune plus uniforme. Le benjoin, peu emplové en pharmacie, est principalement utilisé pour la parfuinerie. — Voy. aussi badamier.
BENJOIN (laurier). Voy. laurier.
BENNE (comme ùanne, d un mot gaulois qui signifiait voiture] , est un engin en fer qui sert dans I exploitation des mines soit pour rouler le charbon à l'intérieur (berline), soit pour le monter au four [cuffat, en Belgique), soit encore |)our extraire les eaux emmagasinées dans les puisards du fond.
BENOÎTE (c.-à-d. bénite), Geum, genre de la famille des Rosacées, tribu des Dryadées, renferme des plantes herbacées, à fleurs terminales, tubuleuses, de couleur jaune ou pourpre, à feuilles radicales ternées et à tige droite. La B. commune [G. urbanum) se plaît dans le» bpis et les lieux ombragés et humides
BENTURONG, Ictides, genre de Mammifères, de l'ordre des Carnassiers, propre aux îles de la Sonde, et voisin des- Ratons et des Paradoxures. C'est un animal trajin, à grossetête, à pieds armés de cinq ongles crochus robustes mais non rétractiles, à queue prenante et velue ; son j)elage est gris ou noir
BENZAMIDE. Voy. benzoïque (acide).
BENZINE ou benzol, liquide incolore, très mobile,, réfractant fortement la lumière, d'une odeur vive et agréable quand il est pur. C'est un carbure d'hydrogèneayant pour formule C^H". Il se solidifie à 0°, bout à 86", Frésenle une densité de 0,86, et ne se dissout pas dans, eau. La benzine a été obtenue d'abord en distillant l'acide benzoïque avec un excès de chaux caustique. Actuellement on retire la benzine des huiles légères provenant de la distillation de la houille. Après avoir retiré de ces huilesles alcalis et les phénols, on les distille et on recueille ce qui passe entre 80° et 120°. — La majeure partie de la benzine commerciale sert à la fabrication de la niirobenzine, que l'on prépare en traitant la benzine par l'acide azotique fumant et précipitant par l'eau le liquide ainsi obtenu. La nitrobenzine est un liquide jaunâtre bouillant à 215° et ayant l'odeur d'amandes amères ; on l'emploie soit en parfumerie sous le nom d'essence de Mirbane, soit pour la E réparation de l'aniline, qu'on obtient en réduisant la nitroenzinc par le fer et l'acide acétique. — La benzine est encore employée dans les arts à dissoudre le caoutchouc, les corpsgras, la gutta-percha, et à extraire les alcaloïdes naturels. Les dégraisseurs en font un grand usage pour enlever le^ taches d'huile et de graisse sur les étolfes. La benzine donne, par le chlore, le brome, de nombreux dérivés chlorés, bromes. La benzine est le carbure qui sert depoint de départ à la série aromatique [Voy. ce mot). Parsubstitution, à l'hydrogène, de la benzine des différentsradicaux alcooliques ou aromatiques, on obtient les carbures qui servent de bases à tous les composés aromatiques. La benzine a été découverte en 1825 par Faraday, et étudiée depuis par Mitscherlich et aussi par Peligot.
BENZOATES, sels de l'acide benzoïque. Voy. benzoïque- (acide).
BENZOÏLE, radical C^Hî^.CO dont on admet l'existence dans^ les composés benzoïques. L'acide benzoïque est l'hydrate de benzoïle; l'essence d'amandes amères, l'hydrure (le benzoïle; etc.
BENZOÏQUE (acide), acide organique qui existe tout formé dans la racine de benjoin; il est blanc, cristailisableen longues aiguilles, d'une saveur acidulé et acre, inodore à l'état de pureté, fusible à 120°, bouillant à 239°. Il est à peine soluble dans l'eau froide ; il se dissout dans 42 parties d'eau bouillante. On peut extraire l'acide benzoïque du benjoin en chauffant cette résine dans une terrine sur laquelle on a fixé un cornet de papier, de manière que l'acide benzoïque puisse s'y sublimer. Il se produit encore par l'action de l'air sur l'essence d'amandes amères: maison le retire plus spécialement dans l'industrie de l'urinedes herbivores, qui contient de l'acide hippurique, d'où ildérive. L'acide benzoïque est monobasique et donne des sels neutres, les benzoates, qui sont en général solubles" dans l'eau et décomposés par les acides, qui mettent l'acide benzoïque en liberté. Le benzoate d'ammoniaque peut donner naissance à la benzamide par perte d'eau. — L'acidebenzoïque était déjà connu de quelques alchimistes : J. Rosello (Pedemontanus), dans son ouvrage de Secretis (1557), etliibavius, dans son Alchymia (1595), parlent du produit de la distillation du benjoin. Vigenère mentionne, dans son Traité du feu et du sel (1608), l'acide benzoïque • obtenu par sublimation. C'est Liebig et Wœhler qui fixèrent sa composition.
Aldéhyde benzoïque ou essence d'amandes amères; se produit par l'action de l'eau sur l'amygdaline qui-
BENZOL