AUTOMOBILE
ATOXYLE. (Voij. aksexic).
AULACOPTERIS. Foug;ères fossiles herbacées, d'une taillo colossale: les rciiiUes avaienl plus de dix mètres de longueur. Elles ont joué un rôle important dans la formation des depuis de houille.
AURAMINE. Matière colorante de la série du diphénylméthane, <|ui sert à teindre le coton mordaucé au tannin et à l'émétique. On la prépare en tiailant la dimélhylaniline par le gaz phosgène, et en chaullant à 140 150" le produit obtenu avec du sel ammoniac en présence de chlorure de zinc.
AURANTIA. Matière colorante orangée, constituée par le sel ammoniacal de l'hexanitrodiphénv lamine. Elle fut employée pour la teinture sur soie, mais elle est abandonnée, car elle produit sur les mains des ouvriers des plaies eczémateuses.
AURANTIAfMARINE. Glucoside, retiré par Tourct de récorce d'oranges amères.
AU RI NE. Acidr. rosolique. Matière colorante, qui se prépare en chaullant un mélange de phénol et d'acide oxalique avec l'acide sult'urique. Mêlée au collodion, elle forme un liquiile non actinique dont on se sert pour recouvrir le dos des plaques photographiques afin d'éviter le halo, ou pour atténuer la dureté du cliché au tirage. On en fait des écrans orlhocbroniatiques. Traitée par l'ammoniaque Taurine fournit la cwalline.
AUSTRIUIM. >"om donné par Linnemann à un métal retiré de l'ortliite d'Arendal. M. Lecoq de IJoisbaudran a montré que cet élément est identique au gallium.
AUTEUR. Droits d'auteur. On dénomme ainsi le droit d'un auteur sur son œuvre littéraire ou artistique, qui lui permet de refuser ou d'accorder à d'autres personnes l'autorisation de reproduire son œuvre ou de la représenter aux conditions qu'il déiermine. Ce droit se nomme en France propriété littéraire ou artistique. C'est encore la redevance fixée par l'auteur pour la cession complète ou partielle de son droit de représentation ou de reproduction. Dans ce cas on dit droits d'auteur.
Auteurs et compositeurs dramatiques [Société des). L'origine de celte société remonte à Beaumarchais par une loi obtenue en 1791 qui détendait la représentation d'un ouvrage dramatique sans l'autorisation écrite de l'auteur. L'auteur de Figaro forma avec ses confrères une association qui arrêta les tarifs, lixa les droits des représentations pour toute la France.
AUTOCHTONES. Se dit des houilles qui se sont formées sur place, à la manière des tourbes ou des lignites. par opposition aux bouilles ai.lochtones, qui résultent de l'accumulation de végétaux préalablement charriés.
AUTOIMOBILE. — Voiture routière mue par un moteur mécanique.
l'nc voilure automobile comprend essenliellen>ent : un moteur avec tous ses accessoires, un système de transmissions qui servent à transmettre le mouvement du moteur aux roues motrices, et une direction. Le tout est monté sur un châssis, sorte de grand cadre rectangulaire en acier qui sert de support général à tous les organes mécaniques et repose sur les essieux des roues. Sur le châssis on installe la carrosserie, c'est-à-dire l'ensemble des sièges, coussins, capote, etc., dont le type ne diffère pus essentiellement de celui d'une voilure ordinaire.
On fait actuellement trois espèces de voitures automobiles : les voitures à pétrole, les voilures à vapeur et les voitures électriques. Les premières sont celles qui sont les plus couramment en usage et que nous décrirons avec soin. (Quelques indications suflironl |)our les autres types.
Moteur a essence. — Le type normal du moteur à essence ou à pétrole est le moteur à quatre temps. Il se compose essentiellement d'un cylindre dans lequel glisse à frottement doux un piston. Le cylindre est fermé à sa partie supérieure par une calotte dite chambre d'explosion dans la(|uelle aboutissent une bougie d'allumage et deux soupapes : la soupape d'admission (soupape A) et la soupape d'expulsion (soupape E).
La soupape A est en communication avec le carburateur qui produit un mélange d'air et de vapeur d'essence.
La soupape E est en communication avec l'air libre ou avec un pot d échappement appelé aussi silencieux, destiné à amortir les bruits et à absorber les fumées odoriférantes.
Voici alors le fonctionnement du moteur. Supposons-le en marche, le piston au haut de sa course Au premier temps [aspiration] le piston descend et as" pire le mélange carburé qui arrive dans le cylindre ija"" la soupape A. kxx second temps (compression) les deux soupapes sont fermées, le piston remonte et comprime le mélange toiniant dans la chambre d'explosion. An troisihne temps [explosion] luie étincelle éclate à la bougie d'allumage, le mélange carburé explose et refoule le piston vers le bas. Enfln au quatrième temps (expulsion) le piston remonte, la soupape E s'ouvre et les gaz brûlés sont expulsés. Le cycle est terminé et recommence. On voit que sur les quatre temps du moteur un seul, le troisième temps, est utile, car dans ce seul temps l'explosion sert à pousser le piston. Dans les trois autres temps le moteur tourne en vertu de sa vitesse acquise. Un moteur qui n'a qu'un cylindre marche donc par saccades. Pour obvier à cet inconvénient on emploie des moteurs à 2, 5, 4 jusqu'à 8 cylindres. Ces cylindres sont décalés les uns par rapport aux autres de façon que leurs temps actifs se succèdent. Ainsi, dans un moteur à 4 cylindres, il y a toujours un cylindre au 1"^ temps, un autre au 2° temps, un autre au 3" temps et le dernier au 4° temps, simultanément. Les pistons sont munis de bielles qui agissent toutes sur un même arbre coudé muni d'un volant, appelé arbre moteur.
Carbcratech. — Le mélange d'air et de vapeur d'essence qui arrive dans le cylindre par la soupape A au premier tem|)S se fait dans le carburateur. L'essence est placée dans un réservoir qui peut contenir plusieurs litres. Ce réservoir est en général placé directement audessus du moteur. Lorsqu'on le met à l'arrière de la voilure il faut alors par une pompe à air spéciale produire artiliciellenient une pression d'air au-dessus du liquide pour qu'il s'écoule sous pression. Du réservoir, l'essence se rend dans le vase à niveau constant. Ce vase contient un flotteur qui, par un système de leviers, agit sur le robinet d'arrivée de l'essence. Lorsque le niveau de l'essence baisse dans le vase le (lottenr descend et ouvre le robinet; l'essence arrive. Lorsque l'essence est arrivée au niveau voulu, le llolleur en montant referme le robinet.
Ainsi le niveau de l'essence dans le vase est maintenu sensiblement constant.
Du vase à niveau constant l'essence se rend au carburateur. Cet appareil très important se compose d'un petit vase cylindrique généralement divisé en deux par une cloison transversale percée d'un grand nombre de trous. Dans la partie inférieure aboutissent : le gicleur (tube effilé d'arrivée de l'essence) dont l'ouverture est à hauteur du niveau de l'essence dans le vase à niveau constant, et l'arrivée d'air, ouverture qui amène de l'air ayant préalablement passé d.ins des tubes entourant le moteur où il s'est échaulfé. A la partie supérieure est fixé le tube d'aspiration allant à la soupape A. Lors de l'aspiration, au premier temps, l'essence sort en jet du gicleur et vient frapper contre la cloison écnmoire où elle se brise en gouttelettes. Elle se mélange à l'air aspiré et le tout, passant à travers les trous de la cloison, aboutit au moteur.
Pour qu'un moteur marche bien, il faut que la carburation soit bonne, c'est-à-dire que le mélange d'air et de vapeur d'essence soit toujours dans les mêmes proportions (environ 15 d'air pour 1 d'essence). C'est là l'un des points délicats du moteur. Jadis on laissait à l'automobiliste le soin de régler lui-même sa carburation. S'il y a trop d'essence le moteur fume et sent mauvais, car les vapeurs en excès ne brûlent qu'à la sortie. S'il n'y a pas assez d'essence l'explosion est trop faible.
Actuellement on tend de plus en plus à faire des carburateurs qui se règlent automatiquement.
Allumage. — L'étincelle électrique qui produit l'explosion au commencement du 5* temps se produit de diverses manières. Le courant peut être obtenu soit par des accumulateurs avec une bobme, soit par tuie petite machine électrique dite a Magnéto » qui est mise en mouvement par le moteur lui-même. L'étincelle peut être produite soit par la fermeture (étincelle de fermeture) du courant, soit par son ouverture [étincelle de rupture). Dans le premier cas, on "emploie une bougie qui se compose de deux (ils isolés qui aboutissent à deux bornes voisines entre lesquelles l'étincelle éclate ; dans le second cas. on