INCONNAISSABLE
lODYLINE
liais des cliffifulh's surgissi;nl si l'on entroprcnd i'éliule do rimmunilû contre les toxines, car, si l'on peut suivre le sort d'un microbe, dun globule ronge, il est impossible d'en faire autant pour la toxine. Comment se rendre compte de la formation de l'antitoxine qui doit être voisine de la sensibilisatrice ? C'est pour répondre à cette question qu'Elu-lich a émis l'iiypotlièse dite des chaînes latérales, dans les détails de laquelle nous ne pouvons pas entrer.
Elle repose sur le principe, bien connu en pathologie, de la surproduction dans la réparation. La toxine introduite dans l'organisme se lixe sur les cliaînes latérales des molécules constituant une cellule, ces chaînes latérales sont ainsi détruites. Mais la cellule, réagissant, en crée d'autres, et par un j)rocessus naturel en crée un excès qui tombent dans le plasma du sang, où elles constituent 1 antitoxini'.
Cette hypothèse n'est pas complètement prouvée, mais à l'état d'iiypolhèsc elle provoque des recherches intéressantes qui permettent d'approfondir la question.
Le problème de l'immunité, grâce aux travaux de Metchnikoff et à la théorie de la phagocytose, est donc entré ces dernières années dans un(^ voie nouvelle, où, parmi encore bien des obscurités, on peut enlin compter un certain nombre de faits bien établis, dont nous avons essayé de donner l'idée.
INCONNAISSABLE. Qui ne peut être connu. Spencer désigne sous ce nom l'absolu, il l'admet comme réel, quoique logiquement inconcevable, toute connaissance étant relative. An contraire, répondent Rcnouvier et l'école néocriliciste, l'inconnaissable ne peut avoir aucune réalité, le réel n'étant que l'intelligible.
INCONSCIENT. En psychologie, Y incnnscient désigne l'ensemble des phénomènes non accompagnés de conscience. Ces phénomènes — qu'on les veuille tenir pour physiologiques ou psychologiques — entrent élémentairement dans la composition de tous les phénomènes psychologiques. Le rôle de l'inconscient est si important dans la vie de l'esprit, que certains métaphysiciens, comme M. de Hartmann et ses disciples, ont prétendu paradoxalement en faire le principe du monde.
INDAMINES. Matières colorantes, bleues, vertes ou violettes, obtenues par oxydation d'un mélange de paradiamine et de monoamine. Sans intérêt technique.
INDANTHRÈNES. Matières colorantes obtenues en chauffant la P" amidoanthraquinonc avec les alcalis dans des conditions variées. Ils teignent directement le colon en un bleu très solide. L'indanthrène, traité par les oxydants, est transformé en un colorant qui teint le coton en jaune, le (laoanthrène.
INDAZOLS. Composés qui renferment le noyau
C'H* I Azll.
\Az/
INDICAN. Glucoside qui par hydrolyse fournit de l'indigo. On le rencontre dans le Polvgonum tinctorium, dans rindigol'era leptostachya. et dans l'urine.
INDICATEUR. En chimie on nomme indicateurs les corps dont le changement de teinte [virage) permet de déterminer le moment où la saturation d'une base par un acide est atteinte. Le plus employé est l'hélianthine, jaune paille en solution alcaline, rouge en solution acide; il a l'avantage de ne pas être sensible au gaz carbonique
INDIGO. L'indigo emplové en teinture se prépare aussi maintenant par synthèse. L'indigo synthétique fait une concurrence très active à la culture des plantes du genre indigofera. Les matières premières employées par la « Badische Anilin » sont l'anthracène et l'acide monochloracètique. L'anlhracène est d'abord translorméen anhydride phtalique par oxydation, puis en phtalimide, CCH*(CO)-AzH, par l'action du gaz ammoniac. La phtalimide, traitée par l'hypochloritede soude, fournit l'acide anthranilique, C«II*(CO*H)i (AzH-),. L'acide anthranUique (14 p.) cliautTé à reflux pendant deux heures avec l'acide monochloracètique (9,5 p.) en solution aqueuse (125 p. d'eau), fournit 1 acide phé nylglycocoUe-orthocarbonique , C**H* (CO*H), (AzH - CHa - CO Hjj. Ce dernier, chauifé avec la soude à une tempe" rature supérieure à'iOOO, se transformeenacide indoxyliquc'
*^''^* \ AzH / C— CO*H, ou indoplwre, lequel est employé directement pour le développement de l'indigo sur
la fibre. L'indophorc en elfet, soumis à l'action de la vapeur d'eau, au contact de l'air se transforme en indigo.
INDIVIDUALISME. Individualité de chaque individu considéré dans son existence en dehors de la société. En philosophie sociale, on considère comme individualiste tout homme qui, ne tenant pas compte des biens et des besoins des antres, les sacrifie à son intérêt propre, vivant seulement pour lui-même. Spencer et Nietzchc son! les plus illustres défenseurs de l'individualisme.
INDOPHÉNOLS. Matières colorantes bleues ou violettes, dont l'une des plus employées est Vindophénol (bleu Java), 0 = C'"HC = Az-C''H*Az{CfP)«. On l'associe à lindigo. On prépare des cuves mixtes à l'indigo et à l'indophénol. pour la teinture du coton. Les teintes obtenues sont solides à la lumière et aux alcalis, détruites par les acides minéraux.
INDOPHORE. Voif. IXDIGO.
IN DU LINES. Matières colorantes bleues, obtenues en faisant agir un dérivé nitré ou un dérivé nitrosé sur une aminé; par oxydation des aminés, ou encore par fixation des aminés sur les safranines. A ce groupe appartiennent l'induline 3 B et ses dérivés, le bleu Conpier, le bleu de Bàle, etc Elles servent à la teinture du coton mordancé au tannin lorsqu'elles sont solubles, à la fabrication des vernis fins à l'alcool lorsqu'elles sont insolubles, et à la teinture de la laine et de la soie. Elles donnent des iiiiaiices très solides à la lumière et très résistantes aux alcalis.
INLANDSIS. Calotte glaciaire on champs de glace qui recouvre presque toute la surface du Groenland (2 millions de kilom. carrés), ne laissant qu'une bande étroite entre son bord occidental et le rivage. La glace qui le constitue montre une stratification régulière de glace blanche et huileuse et de couches de poussière et de graviers.
INTERCOTIDAL. Sert à désigner la partie du littoral qui est comprise entre les limites extrêmes du balancement des marées. ( Vny. hkgions m milieu haiu.n).
INSAISISSABLE. La loi du 12 janvier 1895 a complété les prescriptions du Code de procédure touchant la saisie, en décidant que les salaires des ouvriers inférieurs à 2000 francs ne sont saisissables que pour un dixième.
INSÉMINÉES. Plantes dépourvues de graines, c'est-àdire dans lesquelles les graines ne s'individualisent pas et sont conl'ondues avec le fruit.
interglaciaires. Les formations intcrglaciaires alluvions glaciaires ou fluvio-glaciaires souvent accompagnées de lignites) correspondent à une phase de recul aes glaciers entre deux périodes d'avancée, pendant la période quaternaire.
INTISY. Euphorbe de Madagascar appelée Euphorina Intisy, produisant du caoutchouc. Cette espèce, qu'on a commencé à exploiter en 1891, peuple la brousse aux environs de Fort-Dauphin sur une étendue assez vaste. C'est un arbre à ramification inférieure irrégulière dont les dernières branches sont dichotomcs comme celles du gui, mais les feuilles sont avortées.
INTROSPECTION. En psychologie, on appelle introspection l'examen de l'âme par elle-même. L'observation intérieure, que lesAnglaisappellenl « introspection », parait être le moyen de vérification en psychologie; en elfet, l'observation intérieure est indispensable pour connaître les phénomènes psychologiques, mais elle doit être éclairée et complétée.
lODAL. Nom pharmaceutique de l'aldéhyde triiodoacétique, Cl'^CllO. L'existence de ce composé paraît douteuse.
lODALBUMINES. Substances protéiqucs iodées, naturelles et artificielles.
lODIPINE. Produit d'addition de l'iode à l'huile de sésame, renfermant 10 à 25 "/o d'iode. Proposé comme succédané des iodures alcalins.
lODOFORMINE. Dérivé iodé de l'hexaraélhylène-aniinc ou urotropine (CH'^Az*!*). Poudre rougeàtre insoluble, proposée comme succédané de l'iodoformc et de l'aristol.
lODOL. Pyr roi tétra iodé, C*l* -AzH. Poudre jaune grisâtre; succédané de l'iodoforme, sur lequel il a l'avantage d'être moins toxique.
lODOPHÉNINE. Dérivé iodé de la phénacétine (Toy. ce mot), C-'^H^^FN^O*. Antiseptique, proposé comme succédané de la teinture d'iode.
lODOPYRINE. Dérivé iodé de l'antipyrinc, C"H"IN-Û. Antipyrétique et analgésique, particulièrement employé dans les cas de bronchite, tuberculose.
lODYLINE. lodosalicvlate de bismuth. Poudre, non irri-
IONISATION
JUVAVIEN
tante, projxjsée comme succédaué de l'iodurc do niétliyle.
IONISATION. Quand un conducteur «îlectrisé se trouve dans l'air soc, sa charjie se perd assez lentemenl par l'air; elle se perd iieaucuup p^us rapidement, comme si l'air de-
IPOMÉINE. Giucoside, retiré des racines de llpomea pandurala ; employé en Amérique contre la gravelle.
IRIOINE. Giucoside, C-M1*U'', trouvé dans la racine d'iris de Florence.
RONE. l'rincipe odorant de la racine d'iris. Sa compo-
venait conducteur, dans certaines circonstances : 1° quand silion centésimale est la même que celle de l'ionone et au voisiiiajre du conducteur, sans avoir besoin de le tou- i répond à la tormulc C'^ll*"0. C'est en cherchant à reprocher, ou lait passer un faisceau de rayons X ou de rayons j duire l'irone que Tiemann a découvert l'ionone ( loy. ce cathodiques (l'oy. hâtons V, baïoss cathodiques, Suppl.]: ' mol, StippL).
2° (juand on l'ail passer de la même manière les rayons | ISOBATHE. Ligne qui passe sur les parties de l'écorce émis par Viiranium du le ladiuin [ Voy. kaiuoactifs i terrestre immergée dans les océans, par tous les points ^coRPs), Suppl.]; 5" quand on tait tomber sur le conduc- 1 situés à la même profondeur.
leur métillique lui-même de la lumière ultra-violette (l'oy. ISOCLASE. Phosphate basique de calcium hydraté, SPECTRE soLAïKE, Dtcl.). Cc dernier phénomène, découvert i P*0^.4CaO, 411-0. Cristaux incolores trouvés à Joachimsavant les rayons cathodiques et les rayons X. parait dû à ^ thaï.
ce que la surface du conducteur frappée par les rayons i ISOCOL. Sensibilisateur photographique. Pour sensibiultra-violets devient le siège d'une émission de rayons | User les plaques à l'isocol, on prépare une solution renfercathodi (ues. i mant : Solution concenirce d'isocol, 5; ammoniaque
On .'ippelle ionisation l'état particulier que prend le gaz, parce qu'on admet que ces dilférents rayons y déterminent la pioducti<m de particules chargées'd'électricité, les ions négatifs et les ioni positifs [Voy. loss, Suppl.), <lont la présence, hypothétique d'ailleurs, permet d expliquer facileiiicnl la dicharge rapide des conducteurs.
lONONE. Produit très utilisé en parfumerie, pour la préparation de mélanges à odfur de violette Pour la préparer on condense le citral avec l'acétone en présence des aica
{D=:0,9t)),0,b, et eau, 100. L'isocol réussit bien avec les plaques : Lumière bleue, Agfa, Secd, etc.
ISOEUGÉNOL. l'oy. eugénol.
ISOPIQUES. On nomme ainsi deux couches du sol qui sont synchroniques et possèdent le même faciès. Les couches synchroniques qui ne présentent pas le même faciès soiil dites héléropiques.
ISOPRAL. Hypnotique qui serait moins toxique que le cliloral, et d'une action égale à dose plus faible. C'est l'al-
lis: on obtient ainsi la pseudo-ionone .ne sentant pas la cool trichlorisopiopylique, CCl^-CHOH -CIP viol' tte), qu'il suffit de chauil'cr avec un acide dilué pour j . ISOPURPURINE. Matière colorante rouge, constituée par la transformer en ionone, CI1*'0. L ionone exista sous ! la trioxyanlhraquinone-1.2.8. Se prépare en fondant la ileux modiiicalinns a et ^ ; liquides légèrement visqueux. | disulfoanthraquinone-1.8 avec la soude en présence de incolores ou légèrement jaunâtres; l'a bout à 128-129*' I chlorate de potasse. Donne un rouge franc très solide sur sous 10 mm.; la jî bout à 150" sous 10 mm. mordant d'alumine.
IONS (du grec ùôv, allant). On appelle ainsi les deux ISOSAFROL. Voy. safhol. groupes dans lesquels se décompose un corps soumis à i iSOSÉISTES. Voy. isosistes.
l'éleclrolyse : Vaition (de iva, en haut, et liôv) se rend ; ISOSISTES. Courbes tracées autour de l'épicentre et qui au pôle |K)sitif, le cation (de xarot, en bas. et ttôvj au pôle ! délimitent les zones dans lesquelles les secousses sisrainégatif. Ainsi dans l'électrolyse du chlorure de sodium ' ques ont eu la même intensité.
NaCl, l'anion est l'atome de chlore Cl, le cation l'atome de ITROL. Xom pharmaceutique du citrate d'argent. Emsodium }ia; dans l'électrolyse du sulfale de cuivre SO*Cu. ployé comme antiseptique, l'anion est le groupe SO*, le édition l'atome Cu. Un grand 1 nombre de physiciens admettent qu'en dissolution, les élec-
Irolytes sont décomposés en leurs ions, le nombre des .
molécules décom|)osées croissant avec la dilution. Ces ions, J
portant avec eux des charges électriques égales et contraires, i sont transportés par le courant jusqu'aux électrodes où. ' perdant leurs charges, ils apparaissent avec leurs propriétés |
physiques et chimiques ordinaires.
On appelle aussi ions, par analogie avec les ions électrolyliques, les centres électrisés, de dimensions moléculaires, qui se trouvent présents dans les gaz conducteui-s.
Les gaz sont normalement isolants: ils deviennent transitoiremeiit conducteurs : 1° quand ils sortent d'une Hamme: 2" quand ils sont traversés par des rayons X, ou par les rayons analogues, dits rayons v, qu'émettent les corps radioactifs; 5° quand ils sont traverses, .>-oit par des rayons de Goldstein, soit par des rayons cathodiques, soit par les rayons a ou ^ des corps radioactifs.
Otte conductibilité tient à l'apparition dans le gaz, en •piantités égales, d ions positifs et négatifs séparément mobiles en sens contraires sous l'action d'un champ électrique. En l'absence de ce champ, les deux sortes d'ions se reoombinent et le gaz redevient isolant, mais on peut les réparer par un champ et les étudier ensuite à loisir. Dans un champ de 1 volt par centimètre, ces ions prennent à la pression atmosphérique dans l'air une vitesse d'environ 1 centimètre par seconde.
Si le champ devient très intense, et la pression assez faible, les ions prennent des vitesses assez grandes pour briser les molécules qu'ils rencontrent (Townsend). L'ionisation d'un gaz par les rayons X, ^, cathodiques ou canaux apparaît alors comme cas particulier de lionisation par un ion animé d'une vitesse suflisante. Par là s'esplique également la « décharge électrique ». {Voir article, Snpp/.)
Une propriété curieuse des ions dans les gaz est de pouvoir servir de centre de condensation aux gouttelettes d'eau. Ce phénomène, à coup sur important dans la formation des nuages, a servi dans les laboratoires pour compter les ions (Wilson) et pour mesurer leur charge électrique (.l.-J. Thomson).
JABORINE. Alcaloïde, C**IP-Az'OS retiré des feuilles du jaborandi. Action phvsiologique semblable à celle de l'atropine, mais plus faiLle. D'après Jowett, la jaborine serait en réalité un mélange de trois alcaloïdes (pilocarpine, pilocarpidine et isopilocarpinej.
JACARAN01NE. Substance jaune retirée de l'ébène vert. Se rapproche de la lutéolinc par ses propriétés tinctoriales.
JACOBSITE. Minéral de la famille des spinelles, (MnMg) (FeMn*)0*. Octaèdres réguliers, ou masses grenues noires, très brillantes, furtemeut magnétiques, tro ivées à Jacobsberg, Wermland (Suède).
JALAPINE. Giucoside, C^U'^^O*-, qui constitue la majeure partie de la résine descammonée. La résine de jalap en renferme peu, à côté de la convolvuline
JASIMONE. Célonc, C"H'*'0, qui se trouve en faible quantité dans l'essence de jasmin.
JÉRÉM El ÉVITE. Orthoborate d'aluminium, Bo-O^A1*0^. Cristaux incolores trouvés dans une arène granitique des inonU Soktooi (Sibérie).
JÉRIQUITOL. Préparation liquide, faite au moyen des semences de l'Abrus precatorius. Employé contre les inilammalions des yeux (sérum du D"" Rômer).
JOSÉPHINITE Alliage de nickel et de fer, Fe-Ni^, trouvé dans des sables provenant des comtés de Joséphine et de Jackson (Orégon).
JUGLANDINE. Résine de l'écorce des racines du Juglans cinerea. Antipyrétique et laxatif.
JUVAVIEN. Trias supérieur à faciès marin et à céphalopodes (ammonites) des Alpes Orientales, correspond au Keuper de l'Europe centrale et occidentale.
KAINOSITE
KYLINDIUÏE
KAINOSITE. Silicate-carbonate hydraté d'yllriiim, erbium il calcium. Cristaux prismatiques brun jaunâtre, trouvés dans la (teffmatite d'Hittero»" (Norvèp;e).
KAKÉMONO (mot japonais voulant dire : objet suspendu) On désigne ninsi les peintures ou tableaux japonais.
KAKI. Fruit du .lapon du Diospyros /■■«/. « (Ebénatéo).
KALGOORLITE. Tellururo d'argent, or et mercure trouvé à Kalgoorlie (Nouvelle-Galles du Sud).
KAMARÉZITE. Sulfate basique de cuivre, SO^.SCuO. 8H*0. Aiguilles en masses cristallines vert d'herbe trouvées à Kaniaréza,Laurium (Grèce).
KAOLIN ITE. Minéral en cristaux microscopiques qui constitue la partie essentielle des Kaolins; sa formule est Al*0^.2SiO-.'211*0. On admet son identité avec la IMiolérilc malgré la difléreiice de formule, la formule admise pour la l'iiolérilc s'appuyant sur des analyses anciennes et probablement peu exactes.
KARST. Région naturelle qui domine le golfe de Trieste et la région a voisinante. C'est le type des plateaux calcaires désertiques, gris blanchâtres, avec quelques hauteurs isolées, et déchiré, troué, criblé de cavilés plus ou moins larges donnant l'aspect d'un véritable chaos de pierre. Ouelques-uncs de ces cavités sont remplies par une argile rouge [terra rossa) résultant de la décalcilication du calcaire et constituent les polges; d'autres sont remplies par des alluvions étagées à différentes hauteurs, ce sont les ftolae ou dolines. Les eaux ont surtout un cours souterrain et les grottes y sont très nombreuses. La sculpture du Karst est due surtout à l'action chimique des eaux.
KARYINITE. Arséniate de plomb, manganèse, calcium et magnésium. Masses grenues, brun cannelle, trouvées à Langban (Suède).
KARYOGAMIE (du grec y.dépuov, noix, noyau et yâixo;, union). On doinie ce nom, à des phénomènes qui se produisent chez les infusoircs, et qui ont pour effet une sorte de rajeunissement cellulaire. Quand les infusoires se multiplient par bipartition ou simple coupure du corps en deux, il arrive un moment où les êtres produits par ce procédé demeurent petits et sont incapables d'assimiler et de grandir; on dit qu'ils sont en sénescence. De pareils êtres sont destinés à périr, à moins que deux d'entre eux ni! viennent à se rencontrer, ils s'accolent alors l'un à l'autre; à l'intérieur de chacun les noyaux se divisent plusieurs lois; la plupart des nouveaux noyaux ainsi produits s'évanouissent dans le protoplasme amBiant. il en l'esté finalement deux de chaque côté, que, pour fixer les idées, nous appellerons a et ù dans un inl'usoire, a' et 1/ dans l'autic. Il se fait d'un infusoireà l'autre un passage de noyaux suivi de fusion, de telle sorte que les deux infusoires n'auront plus chacun qu'un seul noyau qui sera a -{- a' pour l'un, h-j-b' pour l'autre. A la suite de cet échange et de quelques autres phénomènes moins essentiels les deux infusoires sont rajeunis, se séparent et peuvent continuer à nianilesler leur vie, y compris la bi-partition. Ces phénomènes sont un premier acheminement vers la sexualité. KARYOKINÈSE (du grec xâpuov, noyau, et-xi>>v)(jtç, mouvement). Nom appliqué aux phénomènes de la division cellulaire indirecte qui se traduisent par des mouvements dans le noyau, ainsi du reste que dans le protoplasme cellulaire ; on emploie les mots de Cytodiérèse ou Mitose pour marquer plus d'attention à ces derniers mouvements qu'aux premiers. On y distingue trois étapes désignées sous les noms de prophase, métaphase, anaphase. — l'rophase. On voit d'abord, à côté du noyau, un point appelé sphère attractive ou cenlrosome sur lequel convergent des rayons dessinimt une étoile ou asier, puis, à la place de ce point unique, on en voit quelcjuefois quatre, mais le plus souvent deux, disposition d oii résulte la ligure appelée amphiaster ou double étoile: en même temps, dans le noyau, une substance qui fixe fortement les réactifs colorants, et que pour cette raison on nomme chromatine, s'arrange en un filament pelotonné ou spirème. Le spirème se coupe en tronçons ayant souvent la forme d'anses, dites anses chromatiques, la membrane nucléaire disparaît, le plasma du noyau se mêle avec celui de la cellule, les anses chromatiques se rendent à l'éiiuateur du tonnelet qui s'est formé par la réunion bout à iiaut des rayons de l'amphiaster : c est le stade de la plaque équatoriale. — Métaphase. Cha-
cune des anses chromatiques se divise longitudinalement en deux. — Anaphase. Une moitié des anses se rend à l'un des pôles du tonnelet ou fuseau achromatique, tandis
aue l'autre moitié se rend à l'autre pôle. Une membrane e séparation apjiaraîl. ou un étranglement se fait dans le protoplasme à la place de l'ancien équateur. Chaque paquet d'anses se redispose en un nouveau spirème autour auquel se condense un nouveau noyau, et la cellule est aiusi divisée. Les plus importanistravaux sur ce sujet sont dus à Flemming, Strasbiirgcr, Ed. van lieneden, Guignard, etc. On a tiré de ces phénomènes de nombreuses spéculai ions, relativement surtout à la transmission de l'hérédité ; ils ne sont peutêtre que de banals elfets dus aux changements de l'osmose. KEHŒITE. Phosphate d'alumine et de zinc hydraté, avec un peu de chaux, 5P20^4Al*()r3RO,'271I«0. "Masses blanches amorphes rencontrées dans la mine .Mersitt, à Galena, comté de Lawrence.
KENTROLITE. Silicate de manganèse et de plomb. 2Ph0.Mn-0-^.Sit>^. Petits cristaux brun rougeàtn; très rares, trouvés dans le Chili méridional.
KILT. Jupe très courte portée par les montagnards de l'Ecosse.
KIMONO. Vêtement porté au Japon formant une longue robe, dont le côté gauche se ferme sur le côté droit, et soutenue à la taille par une ceinture. Le kimono est adopté par les deux sexes.
KJOKKENMÔDDINGCS (du danois : débris de cuisine). Monticules longs de 100-500 mètres, larges de 40-50 mètres et haut de 2 ou 5 mètres constitués par l'entassement de coquilles mariin;s [Cardiuns. Maetres, Luh-aires) que l'homme rejetait sur le bord après avoir fait sa nourriture des mollusques que celles-ci contenaient, on les rencontre au Danemark, Angleterre, Portugal.
KLAPROTHITE. Sulfure de cuivre et de - bismuth. 5Cu-S,2Bi*S''. Prismes striés, gris d'acier, trouvés à Freudenstadt, Kônigswart, vallée de la Miirg, Sommerkahl en Spessart.
KŒNENITE. Oxvchlorures de magnésium et d'aluminium, Al-()'''.5MgÔ.2MgCl-,6 à 811^0. Masses écailleuses trouvées à Yolprieliausen, SoUingeiwald (Hanovre).
KOHOL, KOHEUL ou KOL. Teinture ou poudre noire, servant à foncer les sourcils; très usitée en Orient. Cette substance provient de diverses matières grasses brûlées incomplètement; on la parfume à diverses essences; on l'applique à l'aide d'un petit bout de bois. La Chine en fabrique une qualité liquide [kohol) plus mat et qui sert à aviver l'éclat des yeux.
KOJI. Nom donné au Japon à une moisissure industrielle de premier ordre api)arteiiant au groupe des Aspergillées [Aspergillus Oryzae), qui joue un rôle capital dans la produciion de la liqueur alcoolique nationale, le saké, et dans la production du shoyii et du iniso, préparations qui ont une place dans lalimentatiou de tous les Japonais.
KOLANINE. Combinaison naturelle des alcaloïdes de la noix de kola. Traitée par les acides dilués, elle fournit de la caféine, de la théohroniine, duglucose et du rouge de kola. KOPPITE. Niobate de calcium, cérium, lanthane, didyme. sodium, potassium, etc., 5n0.2Nb*0". Cubes transparents bruns, trouvés dans un calcaire grenu à Schelingen,et Vogstburg au Kaiserslulii.
KOUSSINE. Substance retirée des lleurs de kousso ou fleurs femelles d'Agenia abyssinica. On l'a proposé comme vermifuge; mais son activité a été mise en doute.
KRACH (mot allemand signifiant s'enfoncer). En matière de finance et de banque, il désigne un désastre financier ; la baisse subite d'une valeur entraînant quelquefois avec elle d'autres groupes de valeurs en Bourse.
KROHNKITE. Sulfate de cuivre et de sodium hydraté. S0*Na*.S0''Cu,2H20, trouvé à El Cobre de Mejillonès et à Incahuasi (Chili).
KRYOKONITE. Amasde poussières, observées au Groenland par Nordenskjôld, et qui proviennent de l'explosion des météorites ou qui les accompagnent dans leur chute à travers l'atmosphère terrestre.
KRYPTON ou CRYPTON. Gaz retiré de l'a/.otc atoiosphérique })ar Ramsay. Ce savant, après l'avoir caractérisé parson spectre, réussit à l'isoler par ladislillation fractionnée des gaz de l'air accompagnant l'azote. Il bout à — 151"? et fond à — 1G9*'. Son poids atomique est 81, (j.
KYLINORITE. Sulfure de plomb, détain et d'antimoine, 0PbS.Sb2S\0SnS-. l'aillettes gris noirâtre, trouvées à la mine de Santa-Cruz, près Poopo (Bolivie).
LACCOLITHES
LEVLIŒ CULNUlSt:
LACCOLITHES. Roclies crui)tives porphyres ou trac'ivtes,. formant au milieu «les roches sédinienlaires, de vastes dômes dont lintrusion est loujoui-s accompagnée du soulèvement en voûte des couclies qui les surmontent.
LACTAMES. Anhydrides internes des acides amiués. Lorsque les groupements acides et aminés se trouvent en ", on les nomme pyrrolidones; en ô, on les appelle />//>«^lidones.
LACTASE. Diastase dédoublant le lactose en dextrose et galactose. Se retire de la levure de lactose lavée et séchée. Se rencontre dans cerlains oi^anes dos animau.t et des végétaux.
LACtONES. .\nhvdridos internes des acides alcools. Ils
rcpoiideiil à la formule générale : H | . Les mieux
(Oimues dérivent des acides alcools ô et v.
LACTOPHÉNINE. Dérivé lactique de la para-phénétidine. C*^H*(UC*ll5,,(AzH.C^H50-)4. Analgésique et antipyrétique, conseillé dans les rhumatismes comme supérieur au salicylate de soude.
LÀCTUCINE, Principe amer du Lactucarium. Sédatif et hvpiiotiqiie.
LAEKENIEN (de Laeken, prés Bruxelles). Partie supérieure du Lulétien de Belgique, correspondant soit au lalcaire grossier du Bassin de Paris, soit aux couches >u|)érieurcs à ce calcaire grossier.
LAGON L Bassin où se rassemble l'eau de condensation provenant de la vapeur rcjeléc par les soufflards ou ■suffioni de Toscane d'origine volcanique. Cette eau renferme de l'acide Ixtrique que l'on extrait par évaporalion: il s'y dépose aussi souvent du soufre et du gypse.
LAKMOÏOE. Matière colorante obtenue en chaufTant jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus d'ammoniaque, 100 p. de résorcine. 1 p. de nitrite de soude et 5 p. d'eau. Poudre violet bleu foncé : bleue en solution alcaline, violet rouge en solution acide. Projiosé comme indicateur dans lanalvse volumétrique.
LAMPE NERNST. l'oy. éclairaok.
LANDÉNIEN. Ensemble de sables représentant en Belgique le Thanetien et le Sparnaiien faillie et lignites du Soissonnais du Bassin anglo-parisien.
LANOOLPHIA. Genre (très important au point de vue économique', de la famille des A|H)cynées. C'est, en cH'et, de l'écorce de ces lianes que l'on tire une grande partie du caoutchouc du Soudan, du Gabon, du Congo et de Madagascar. Parmi les espèces les plus im|x>rlantes, il laut citer : le Lamlolphia Hendclotii ou liane Gohine, qui produit pres(|uc tout le caoutchouc du Soudan fran- i rais, du Sénégal, de la Casamance, le Landolphia oivarieiisis. produisant le caoutchouc du Dahomey, le Landolphia Klainii, donnant le caoutchouc du Gabon et du t^ongo français. Diverses lianes de Madagascar ap|>artiennent au même genre : il faut citer surtout le Landolphia inadagascarien.sis, appelé vulgairement voahena, donnant le caoutchouc appelé « Madagascar rose ». Le Landolpliia Henriquesiana est une des plantes pi-oduisant le caoutchouc d'herbes ou de i-acines.
LANGBANITE. Minerai de manganèse (64 7o Mn^O^), renfermant 15 *'/q d'oxyde antimonieux Sb^O': trouvé avec braiinite et haussmannite à Lângban (Suède).
LANGBEINITE. Sulfate anhydre de potassium et de magnésium. S()*lv*.2S0*Mg. Masses incolores, éclat vitreux; se rencontre dans les dé|)<')ts de Stassfiirt.
LANGHIEN (des collines du Langhe, Italie). Correspond ;iii Miocène tout à fait inférieur (Burdigalien inférieur). .\ Langhe ce sont des marnes bleues à ptéropodes, en Suisse c'est la molasse grise de Lausanne.
LANOLINE. Matière grasse retirée de la laine de mouton. Masse visqueuse d'un blanc jaunâtre, d'une odeur très faible rappelant celle du suint. Elle est formée par un mélange d'éthers de la choleslérine et de l'isocholestérine. C'est un excipient précieux pour la préparation des pommades: car elle pénètre le derme plus facilement que l'axonge et la vaseline. On l'employait autrefois sous le nom iVœsiptim.
LANSFORDITE. Carlionatc basique de magnésium
hydraté, 5C05Mg.Mg(0H)*,21H*0. Stalactites, dans les mines à anthracite de Landsford, près Tamagna (Pensylvanie).
LAPACHOL. Colorant du l)ois de lapacho.
LAPIDIFICATION. Durcissement du sable des dunes par un ciment ferrugineux comme pour l'alios; le même phénomène |)eut se produire pour les sables et les galets des rivages lorsque l'eau de mer contient en suspension suffisamment de calcaire ou de carlwnate de magnésie.
LAPIEZ (ou LAPIAZ > Désigne en Suisse de singuliers ravinements en forme de rigoles ou d'ornières sinueuses creusées par les eaux pluviales sur les calcaires horizontaux ou peu inclinés situés à une altitude assez élevée. Ce sont les Karrenfeld de rAlleinagnc, Hancles de Provence. Les lapiez sont dus à la dégradation et la dissolution du calcaire par les eaux pluviales chargées de gaz carbonique, les parties les plus résistantes restent en saillie.
LARGINE. Protalbatc d'argent, utilisé comme antiseptique. Il renferme 11,1 % d'argent.
LASSALITE. Silicate d'aluminium et de magnésium hydraté, avec un peu de chaux et fer (3Mg0.2Al*U-^.l'2SiU*, 8H*0. Fibres souples et tenaces dun blanc de neige, trouvées dans les liions d'antimoine de Miramont, commune de Souliac (Cantal et Haute-Loire).
LATÉRITE. Dans les régions tropicales à pluies abondantes la désagrégation des roches s'exerce sur une centaine de mètres d'épaisseur, et donne naissance à une terre argileuse rouge brique dont la composition et l'allure sont assez indépendantes des roches sous-jacentes, 2â à 50 pour 100 de limonite. La latérite est généralement à peu près stérile.
LAURENTIEN (du fleuve Sainl-Laurenl du Canada). Étage inférieur de l'archéen d'Amérique constitué presque exclusivement par des gneiss, des calcaires et des roclies feldspathiques. Dans les calcaires on a rencontré les problématiques Eozoon canadense.
LAURIONITE. Oxychlorure de plomb hy<!ratc, PbO. PICI*.H*0. en petits cristaux orlhorhombiques, du Laurium (Grèce).
LAURIQUE (Acide] . Acide de formule. C'^II^'O- ; se trouve combiné à la glycérine dans différentes plantes. La taurine, C''IF;C'*1I^0-,''. existe dans les baies de laurier, la graine d'uml)ellulariacalifornia. les fèves péchurines, etc.... LAUTARITE. lodale de calcium. CaO.I^'». en cristaux clinorhombiques disséminés dans les couches d'azotate de soude dAtacama (Chili). C'est, avec la Dietzéite [Voy. ce mot, Suppl.]. le seul iodate connu dans la nature.
LAWSONiTE. Silicate d'alumine et de chaux hydraté. CaO.AI^O-'.SSiO- -j- 2H*0. en cristaux orthorhombiques d'un gris bleuâtre: à Tiburon (Calilorniel.
LENICET. .\cétate d'aluminium. La solution à 5 ou à 8 '^/q a été proposée comme succédané de l'eau de Goulard qui est toxique. Astringent et antiseptique employé pour le pansement des affections cutanées humides.
LÉONITE. Sulfate de |>otassium et de magnésium. S0*K*.S0'Mg,4H-0. Cristaux clinorhombiques tabulaires, épais, couleur variable, trouvés avec kaïnite, kissérite et sel gemme à Westeregeln, Leo|>oldshalle et Stassl'ûrt.
LEPTOCLASE. Cassures de l'écorce terrestre de faible amplitude, sans rejet ayant pour résultat de débiter l'écorce terrestre en menus friigmenls. Ce sont soit des synclases produites par des actions de retrait, soit des piézoclases protluites par des effets de compression.
LEUCOCRATE. >'om qu'on donne aux roches cristallisées dans lesquelles prédominent les feldspaths ou éléments blancs [Voy. melanocrate et mésocrate .
LEUCOMAÏNES. Nom donné par A. Gautier à une série de composés clal)orés par les cellules animales et voisins par leurs propriétés, soit des purines, soit des alcaloïdes végétaux. Ils proviennent presque tous des albuminoïdes par hydratation. On peut les diviser en : leucomaïnes xanthiques (adénine. hypoxanthine, xanthine, guanine, carnine, caféine, théobromine, etc..) ; leucomaïnes créatiniques. et leucomaïnes névriniques.
LÉVULIQUE [Acide], .\cide cétonique, CIF-CO-CH- -Cll--CO-ll,qui se forme par rébuUition du sucre de canne avec l'acide sulfurique dilué; le lè^-ulosc est dédoublé en acide lévulique et aldéhvde formique.
LEVURE CHINOISE, due à une Jlucorinée d'.4/Hy/o/Myces Roiuii (Mucor Rouxii), isolée dans le levain dont les Chinois se servent en Indo-Chine pour la fabrication de la liqueur alcoolique obtenue à l'aide du riz dans cette con-
LEWISITE
LYTOCERAS
liée. Ce chanipijrnon a des propriétés saccliariliantes très rem.irqiialilos nui ont conduit à rappliquer eu Europe où il commence à jouer un rôle induslrnd inrportant.
LEWISITE. Titano-anlimoniate de calcium avec un peu de fer, 5(CaO.Sl)*()^) + '2(CaO TiO*), en petits octaèdres jaune lirun. de Tripuhy (Brésil).
LIBANOL. Huile éllicrée. retirée du Cedrus atlantica. C'est un liquide jaune citron, très mobile, d'une odeur et d'une saveur aprréables, proposé comme succédané de l'essence de sîintal.
LIGÉRIEN ^de Ligeria, !a Loire). Partie inférieure du Turonieu comprenant la craie marneuse et la craie micacée ou tulfcau delà Tourainc, de couleur jaunâtre, très tendre en carrière niais durcissant à l'air; c'est une excellente pierre de construction.
LIGNONE, Lignine. Constituant non cellulosique des tissus avant subi la lignification. I! est de nature cétonique.
LIGROÏNE. Pélrole léger, passant à la distillation entre 50° et 70". D = 0,715.
LIMETTE [Essence, de). I/esscnce de limette douce est extraite des écorces des fruits du Citrus lirnelta Risso, et vient de la Calabre. L'essence de limette acide, provenant des Indes Orientales, est extraite dos fruits du Citrus medica. La première présente une odeur de bergamote, due à la présence d'acétale de linalyle. La seconde rappelle l'odeur du citron, elle renferme ducitral. L'essence de limotle douce renferme du limonène droit.
LIMONÈNE. Terpèue, C*"!!'". qui se rencontre dans différentes essences, notamment dans l'essence d'orange et les essences d'aiguilles de conifères.
LINALOL. Alcool, C*<'H*'*0, retiré de l'essence de linaloë. Il se rencontre aussi dans les essences d'aspic, de basilic, de bergamote, de lavande, de limette. C est un liquide distillant entre 195 et 200°. Il sert à la préparation du Bergatniol. ou acétate de linalyle. Il est aussi employé pour parfumer les savons, car il n'est pas altéré par les alcalis.
LINOLÉUM. Le linoléum se fabrique en recouvrant la toile d'un mélange de liège finement pulvérisé et d'buile de lin oxydée (ou plus exactement, d'un mélange il'huilc de lin siccative, 85 p., de résine, 10 p., et de gomme. 10 p.).
Ll PARITES (des î\cs Lipari, Méditerranée) on Rhyolile. Hocbes porpbyriqucs récentes, souvent désignées sous le nom de tracbytes quarlzifères, intermédiaires entre les porpbyres et les tracbytes, pauvres en silice et très fissiles.
LIPASE. Diasfase dédoublant les matières grasses, rencontrée par Hanriot dans le sérum du sang. Elle saponifie la monobutyrineen liqueur neutre ou légèrement alcaline, et aussi, mais plus lentement, les graisses naturelles. La lipase des graines oléagineuses et en particulier des graines de ricin a été nommée lipa-éidine par Piicloux. La découverte de ces diastases a permis de >éparer la glycérine des acides gras (fans l'industrie des savons et des bougies, de façon plus économique que par les anciens proL-édés.
LITHOGÉNÈSE. Pliase pendant laquelle les sédiments se déoosent au fond des mers. C'est la période pendant laquelle s'élaborent les matériaux qui serviront, pendant l'oKOfiÉNÈSK {Voy. ce mot), à l'édification des cbaînes de montagnes.
LITHOLOGIE. Voir Pétrographie.
LITHOPONE, Blanc sanitaire. Couleur blanche, constituée par un mélange de sulfate de zinc (30 "/„ environ) et de sulfate de baryte (70 p. 100).
LITHOSPHÈRE. Voy. gi.ode terkëstbe.
LIVRET. L'obligation du livret, imposée aux domestiques en 1853, a été rapporlée en 181)0, et seuls les apprentis sont encore tenus d'avoir un livret.
LOBELLÉINE. Alcaloïde, C*«H«5AzO*, retiré des semences de Lobeiia inflata. Sédalil et antispasmodique.
LOCAONIQUE [Acide), C*«H*80^7. Principe colorant du lokao ou vert de Chine. Décomposé par les acides en un sucre, \clocanose et en acidr locamque, C^II^O**.
LOKAINE. Glucoside extrait du Rhamnus catharticus. C'est un purgatif.
LOMATIOL. Matière colorante du Lomatia longifolia.
LORANDITE Sulfo-arséniure de thallium, TIAsS», qui se trouve en cristaux cliiiorliombiques d'un rouge vif, avec rèalgar, à Allchar (Macédoine), et est le seul composé défini oe Uiallium qu on trouve dans la nature.
LORANSKITE. Tantalafc de zirconium, yltrium, cérium. Masses noires compactes, cassure conclioïdale, trouvées dans un filon de quartz à Imbilax, près Pitkaïanda (Finlande).
LORÉTINE. Acide iodooxyquinoléine-sulfonique. Proposé comme succédané de l'iodoiorme.
LOSOPHANE Mélacrésol triode, C«ni'(0ll)-,.5. Poudre blanche proposée contre certaines maladies de la peau, eczéma, acné, teigne et autres maladies parasitaires.
LOTUSINE. Glucoside renfermé dans le Lotus arabicus. Dédoublé par hydrolyse en glucose, acide cyanbydrique et une matière coforanle jaune, la loloflavine, C'^il'**0°.
LUBRÉFIANTS. Substances cmployéi-s, ainsi que les corps gras, pour diminuer le frottement dans les machines. Parmi ces corps, nous citerons: le graphite, le talc, le kaolin, la farine, le lycopode, les |)oudres de bronze, etc.... On les mélange avec les huiles et les graisses.
LUOLAMITE. Phosphate ferreux basique hydraté, 2P'0^.7FeO, 911*0, cristaux transparents vert clair provenant du Cornouailles.
LUDWiGITE. Borate de magnésium et de fer, ^BO^û''. 3Mg0.re0.Fe-0'. Fibres soyeuses ou prismes radiés, trouvés avecmagnélile à Morawicza, Banat.
LUGE. Espèce de traîneau employé en Suisse, surtout dans le canton des Grisons. La luge se compose d'un siège peu élevé, soutenu par des i)atins. La personne qui se sert de ce traîneau tient dans chaque main une barre en bois ferrée qui sert à le faire avancer.
LUMACHELLE [Voy. cvi.caike). Ce sont des calcaires uniquement formés par une agglomération de petites coquilles d'ostracécs et d'autres mollusques.
LUPININE. Base, C'^H'^AzO, retirée du Lupinus hiteus.
LUSSATITE. Variété de silice ressemblant beaucoup à la calcédoine. Elle s'en distingue par sa densité plus faible (2,04) et par le signe optique positif de sou allongement. Concrétions fibreuses sur quartz, avec calcéiloine à Lusset. près Pont-du-Chàteau (Puy-de-Dôme), à Treszfyan (Hongrie). ,
LUTECITE. Variété de silice cristallisée en petits grains ayant la forme d'une double pyramide hexagonale, formés de quartzine et d'autres fibres en différant par les propriétés optiques [Lufécine); se rencontre dans le calcaire grossier des environs de Paris {Voy. quartzine, Suppl.].
LUTÉCIUM, Lu. Métal rare isolé |)ar Urbain en soumettant le nitrate de l'Ytterbium de Marignac à une série de cristallisations fractionnées dans l'acide azotique (0^=1,5). Son poids atomique est voisin de 174.
LUTÉINE. Pigment jaune, retiré du jaune d'oiuf.
LUTÉOL. Oxychlorodiphénylquinoxaline, l Pï\^{0\\)^[kzC) (CH^j^CI. Proposé comme indicateur coloré. Il est mcoiore en solution acide et donne avec les alcalis une coloration jaune intense.
LUTÉOLINE. Matière colorante de la gaude (Reseda luteola). Se rencontre aussi dans le genêt des teinturiers. Elle a pour composition, C'^'IP^'O''. C'est la plus importante des matières colorantes natiirelltsjaunes. Sur mordant de fer, elle donne une teinte olive brun foncé, sur mordant d'alumine et de chrome une teinte jaune brun, et au mordant délain une teinte jaune clair. Teint la laine et la soie en bain acide en jaune.
LUTÉTIEN (de Luletia, Paris). Correspond à l'Éoccnc moyen : c'est le calcaire grossier des environs de Paris comprenant un niveau inférieur à Nummulites (bancs à vérins), un niveau à céritkes et à la partie supérieure des caillasses inexploitables.
LUTIDINES. La ^-lutidinr, ou p-éthylpyridine. (>''ll*(C*H^)Az, est narcotique et antispasmodique; elle est recommandée comme antidote de la strvchnine.
LYCÉTOL.Tartratedediméthylpipéraz"ine(C-H*)-N'CH'')-. C*HW. Poudre blanche, soluble dans l'eau. Analgésique et diurétique.
LYSIDINE. Méthylglyoxaline, C*H*.Az-ll.C.ClF, intéressante par la grande solubilité de sa combinaison a%ec l'acide urique.
LYSOL. Mélange d'une partie de crésol brut avec une partie de savon potassique à l'huile de lin. Antiseptique et désinfectant.
LYTOCERAS. Ammonites caractérisées par la cloison à lobes et à selles peu nombreux (six) profondément découpés. Elles débutent au Lias et se développent surtout dans le Jurassique et le Crétacé. Les formes les plus
LYXOSE
MASSOY
iTcenlos sont dcroulécs' et môme droites comme clicz liacuUles.
LYXOSE. Sucre synthétique. CIIO —(011011)^—011*011, obleuu par E. Fischer.
MAAR. Dt^prcssions d'origine volcanique, de forme ovale ou circulaire, dont le fond csl généralement occupé par un lac; elles sont entourées d'un rempart de tufs ou de roches volcaniques. Un les rencontre dans l'Eiiel, à Java, près de Home.
MACKINTOSHITE. Silicate de thorium et d'uranium liydral('', l;0^..jThO*.">SiO-,5H*U. Prismes pyramides quadiati(|ucs noirs du ciimtc de LIana (Texas).
NIACROSÉISIME. Mouvement du sol assez fort pour actionner tous les appareils de dillérents systèuies construits à cet ellel. En général, un macroséisme est sensilde à l'homme, au moins à l'homme au repos Les macroséismes très inleiises peuvent causer des désastres et desruines.
MACROTHERIUM. Mammifères fossiles herbivores, plantigrades a deriuéres phalanges fendues cl garnies de sabots pouvant s«i relever pendant la marche. Ils se rencontrent dans le Miocène de France, d'Allemagne et de Patagonie.
MAGAZINE (mot anglais, du mot français magasin). — Ouvrage de littérature paraissant périodiquement et s'oicupant de divers sujets. On ne peut déterminer la dilférence qui sépare le magazine de la revue, quoique le r.o n de magazine éveille dans l'esprit une forme de publitation plus nouvelle, plus variée, plus anmsanle que la levue. Les magazines se distinguent surtout par leurs illustrations, quoique di s publications des meilleures s'en dispensent. G est en Angleterre et en Allemagne que les nia;:!izines ont le plus de succès.
MAGOALÉEN grotte de la Madeleine, Pèrigord). Phase terminale tlu Paléolithique; les silex sont caractérisés par le fini du travail et ils sont accompagnés d'instruments en os, en ivoire, en l>ois de cerf ou de renne. Le cheval domine à la base (Solutré) et le renne au sommet.
MAGNALIUIMS. Alliages d'aluminium et de magnésium rcniarquables |)ar leur légèreté. Il eu existe (rois variétés: I. "alliage Xcontienl du cuivre (1,7B), du nickel (1.16), du magnésium l,tj0 , avec de l'antimoine et du fer en plus petites quanlilès. L'alliage \, contient cuivre, magnésium, élaiu et phmib ; il paraît intermédiaire entre X et Z, sauf pour le nickel. L'alliage. Z (tôle douce) contient de l'étain ">,Id;, du cuivre (O.'il), du magnésium (1,58), du plomb 0.72', et une petite quantité de fer.
MAGNÉSIUM. Le magnésium se prépare maintenant par l'éh'ctrolyse du chlorure double de potassium et de magnésium, fondu, en opérant au contact de gaz rédiicteui-s ou de gaz inertes. On se sert comme matière première de la carnallite. La fabrication du magnésium se fait surtout à llemelingen. près de Brème ^Allemagne).
Le magnésium sert maintenant à réaliser de nombreuses synthèses en chimie organique. Cet élément possède, ainsi que l'a montré Grigiiard, la propriété de se dissoudre dans les solutions éthèrées des iodures, bromures et chlorures alcooliques, pour donner des dérivés organo-magnésiens de la forme, I-Mg-I{, K étant un radical alcoolique quelconque. Ces dérivés organo-magnésiens, par leurs réactions sur les dérivés oxygénés et azotés permillent de préparer facilement un grand nombre de substances
MAGMOLITE. TelluiMle mercureux, TeU*Hg*, provenant 'le l'oxydalion naturelle de la coloradoïle. à Keystone.Mine, ilistrict de Magnolia. Colorado.
MALI ÈRE. Calcaire blanchâtre à silex correspondant à la base du Bajocien de Normandie, elle est inférieure à l'oolithe ferrugineuse île Baveux.
MALLARDITE.Sulfateminganeux, hydraté, S0*Mn,7H*0. Masses fibreuses formées de cristaux identiques avec le sel artificiel, trouvés à la mine d'argent de Lucky Boy, près du Grand Lac Salé (Etats-Unis).
MALM (ou J'ia blanc]. Terme employé par les géologues allemands et suisses pour désigner l'ensemble des étages supérieurs à l'OxIordien. C'est une masse calcaire de 501) à tiOO mètres dèpiisseur qui constitue en particulier l'ossature des hautes chaînes calcaires des Alpes Suisses et OrientHles ( Hoc/igehirgskalk].
MANGANÈSE. Le manganèse se prépare facilement en
cliaufTant au four électrique un mélange d'oxyde de manganèse et de charbon ; ou bien encore par le procédé de GoldschmidI, en réitui-ant l'oxyde de manganèse par l'aluminium. Les ferromanganèses (alliages de fer et de manganèse), très employés dans l'industrie, se fabriquent en soumettant à une fusion réductrice les oxydes de manganèse mêlés à des minei-ais de fer, avec addition d'une assez grande quantité de chaux. Le laitier emjwrte une assez grande partie du manganèse du minerai, et le métal produit contient le reste. Ouand l'alliage renferme 5 à 'iO pour 100 de manganèse, on l'appelle spiegeleisen ou s/tiegel; s'il en renferme davantage, on le nomme feiTomanganèse; on prépare des ferromanganèses qui renferment jusqu'à 85 "/o de manganèse. Ces produits sont toujours riches en carbone (5 à <>"/o). Le manganèse sert aussi à la fabrication île divers alliages. Les bronzes de manganèse (alliages de cuivre et manganèse) sont très résistants et très benux après polissage. L'argentan an înanganèse renferme 80 "/o de cuivre, 15 "/o ''<^ manganèse et 5 *^/o de zinc; il est blanc. Dans la métallurgie du fer la fonte de manganèse est employée (K)ur la désulfuralion de la tonte et la recarburition du fer.
MANGANOSITE. Protoxyde de manganèse naturel (MnO), isomorphe de la périclase (.MgO) et de la bunsènile ^SiOL De Suède.
MANGANOSTIBIITE. Antimoniate-arséniate nianganeux (AsSb;-U''.5MnO. Petits grains noirs trouvés dans le calcaire primitif de Nordmark, Wermland, Suède-
MANGROVE. On donne ce nom à la végétation très singulière qji dans les régions équaloriales se développe au bord de la nier. Les caractères de cette flore des palétuviers sont très singuliers. On y voit des racines asperges on des racines en forme de genou qui sortent de la vase afin de permettre la respiration des parties souterraines. Cette flore présente également des phénomènes de viviparité très remarquables : l'emliryou germe sur la plante mère et acquiert souvent jusqu'à 1 mètre de long dans le Rhizophora Mangle, espèce caractéristique de cette llore.
MANNOSeS. Sucres, isomères du glucose, existant sous les formes droit<;, gauche et inactive. Le d-mannose se rencontre dans certaines plantes à l'état de mannoside complexe, d'où l'on peut l'extraire par hydrolyse.
MANUFACTURE. Outre les différents conseils, commissions et comités dont nous donnons les noms dans le dictionnaire, le minisire du Commerce et de l'Industrie a près de lui un Conseil tnpérieur du travail, composé de patrons, d'ouvrière et d'hommes de science, et qui est chargé de donner son avis principalement sur les questions relatives à l'amélioration du sort des tra* ailleurs.
MARGARINE. Graisse retirée du suif de veau, très employée pour frauder le beurre. Le suif de veau est lavé à grande eau, déchiqueté et broyé de façon à faire une pâle. On le chauffe à 70" pendant 3 heures, et l'on soutire la partie inférieure contenant les membranes des cellules. Le produit clair est abandonné 20 heures à 18° et passé à la pres>e hydraulique à une température de ùi". Le produit obtenu est presque aussi cher que le beurre; aussi labrique-t-ou également des margarines de qualité inférieure avec des suifs de vache, de mouton et m "'me de cheval. La margarine est agitée avec un peu de lait pour lui donner le goût «lu beurre, ou bien mélangée à ce dernier en plus ou inoin< grande proportion.
MARMITES DE GÉANT. Cavités de formes circulaires plus ou moins profondes, creusées dans les roches par les sables et les graviers animés d'un mouvement circulaire tourbillonnant dû à la force vive de l'eau en mouvement. Il existe des marmites ou chaudières de géant <lans presque tous les torrents et quelquefois aussi au bord de la mer.
MARSHITE. loduie cuivreux niturel. Cu*l-, en petits cristaux cubiques, à Itroken-llill (Nlle-Gillcs du Sud;.
MASRITE. Sulfate complexe (Mn.Co,Fe,Ms)0,(Al.Fe,*0', 4S0^.20H*0, trouvé dans le lit desséché du Bahr Bclama [Haute-Egypte).
MASRIUM.' .Nouvel élément existant, d'après Droop Bichmond et Hussein Hoff, dans la masrite (qui en renferme 0,2 "/o). Il précipite en blanc par Ihy irogène sulfuré en li(|ueur acétique, avant le fer et le coliall. Ses propriétés le rapprochent du calcium et du magnésium.
MASSOY {Essence de). Essence possé lant un .irome de muscade et de girolli', relirée de l'écorce de nias>oy de la Nouvelle-Guinée. Kllc renferme du salrol et surtout de l'eugénol, et un lerpène distillant vers 172", appelé nio*-
MATRICITE
METOL
soxjène, oui est en réaiitc un mélange de pinène, de limonène et de dipentène.
MATRICITE. Orthosilicate de magnésium hydraté, SiO* iMg-,H*0. Sorte de serpentine à structure cristalline formée (le fibres radiées, de couleur grise, trouvée en Suéde.
MATURATION. Nom que l'on donne en zoologie à l'ensemble des phénomènes qui précèdent le moment où l'œuf est susceptible d'être fécondé. Ils consistent essentiellement en l'expulsion de deux corpuscules ou globules polaires, par laquelle est rejetée hors de l'œuf une petite masse de protoplasme contc^nant une partie du noyau. Ces deux expulsions successives ont le caractère de divisions cellulaires dont les deux produits sont fort inégaux en volume. On y distingue notamment les figures caractéristiques de la karyokinèse [Voy. ce mot), avec une particularité de laquelle résulte la réduction du nombre des anses cliromatiques pour l'œuf mûr. La particularité en question consiste surtout en ce que, les deux émissions de globules polaires se succédant rapidement, il n'y a pas de stade de repos entre les deux divisions cellulaires qu'elles représentent.
MÉCROCRATE. On désigne ainsi une roche cristallisée dans laquelle les éléments noirs et les éléments blancs sont répartis en quantités à peu près égales. (To!/. i.euco-
CltATE et MKI.ANOCRATE.)
MÉDAILLE. Outre les médailles que nous mentionnons dans le dictionnaire, il nous faut citer celles du Tonkin, de la Tunisie, du Dahomey, la médaille coloniale.
MÉLANOCRATE. Nom donné aux roches cristallisées dans lesquelles prédominent les éléments noirs ou ferromagnésiens, tels que l'augite, la hornblende ou la biotite. [Voy. i.EucocnATE et mésocuate.)
MÉLANOSTIBIANE. Anlimoniale de fer et de manganèse, Sb*0".6(Mn.Fe)0. Masses feuilletées, d'un vif éclat métallique, ou cristaux microscopiques formés d'un prisme et d'un octaèdre orthorhombiqiie ou quadratique, souvent màclés, opaques, striés, trouvés à ia mine de Sjogrufvan Œrèbro (Suéde).
MÉLANOTÉKITE. Silicate de plomb et de fer 2PbO. Fe*0'.2SiO*. Masses noires à éclat métallique ou gras, biréfringentes ou polychroïques, à Langbin (Suède).
MÉLANTHINE. Glucoside, C^^IFO», retiré des semences du Nigella sativa. Stimulant général pour les sécrétions. Kmménagogue.
MÉLIBIOSE. Sucre, Ci^H^^Q'», qui se forme à côté du lévulose, quand on hydrolyse partiellement lo rafflnose. Par hydrolyse le mélibiose fournit un mélange de glucose et de galactose droits.
MENTHÈNE. Carbure, C»"!!", obtenu par déshydratation du menthol.
MENTHONES. Célones, C'OH'SO, qui résultent de l'oxydation des menthols. La menthone se rencontre à côté du menthol, de ses éthers et de terpènes dans dilVércntes essences, et en particulier dans les essences de nieulhe.
MENYANTHINE. Glucoside, C^oiP^O**. Tonique et fébrifuge.
MERCERISAGE. Opération qui consistée rendre le coton brillant, par un traitement approprié. La fibre est mise en contact avec une lessive tie soude, dont la concentration doit être d'autant plus forte que la température est plus élevée (avec la lessive de soude ordinaire à 50" B.. il suffit d'une minute environ de contact) ; ensuite on lave à Peau et avec un acide dilué pour enlever l'excès d'alcali. La lessive de soude rétrécit la fibre; on a proposé, pour éviter cet inconvénient, de lui ajouter différentes -ubslances (alcool, sulfure de carbone, etc.).
MERCOLINTE. Coton imprégné de pommade mercur.clle à 10 %.
MERCURIOL. Mélange d'amalgames d'aluminium ou de magnésmm avec de la craie, renfermant riO% de mercure. Ce mélange, par l'action de l'eau, de l'air humide, se décompose très facilement avec mise en liberté de mercure très divisé. Il convient particulièrement pour l'application de la méthode du sachet, imaginée par le professeur >\elander.
MERCUROL. Nucléate de mercure obtenu en précipitant une solution de sublimé par une solution alcaline de nucleme. Poudre blanc jaunâtre qui renferme 10 ^L de mercure. Antiseptique
T^^'.T'ÎK; P'"'""'- dérivé du mcsitvlène. Il a pour formule C''H2(0H)4(CIl'f ,.5.5. ^ '
MÉSOZOÏQUE. L'un des trois grands groupes île faunes et do flores géologiques correspondant à l'ère secondaire comprise entre la période primaire ou paléozo'ique et la période tertiaire ou néozoïque.
MESSINIEN (de Messine. Italie). Le Messinien représente, en Ligurie, le Miocéiu! supérieur. Il comprend les couches à tripoii du Livournais et les couches supragypseuses de la Toscane.
MÉTACAMPHRE. Nom donné à un isomère du camphre, obtenu par condensation de l'isobutyraldéhyde avec léthcr acétylacétique. Liquide distillant à 244°.
MÉTALDÉHYDE. Polymère de l'aldéhyde ordinaire, qui se forme par l'action de traces d'acides chlorhydrique ou sulfureux sur cette dernière.
MÉTALLOGRAPHIE. La métallographie microscopique, qui rend de grands services en métallurgie, est une méthode d'examen microscopique des alliages et des métaux. Elle consiste à préparer une surface plane et polie du métal par les procédés usuels du polissage, et à faire apparaître sur cette surface les contours des différents éléments en utilisant leur différence de résistance à des agents d'attaque convenablement choisis.
MÉTAMÉRIE. Propriété qu'offrent la plupart des corps animaux d'être constitués par la répétition de parties semblables, chacune de celles-ci étant dite métamère. La propriété en question, très visible dans les crustacés, insectes, vers annelés, n'est, chez les vertébrés adultes, manifestée que dans la répétition régulière des vertèbres, encore une partie de l'axe squeletlique, le crâne, semblet-il y échapper. (]cla explique l'intérêt qui s'est attaché à résoudre en vertèbres cette partie du squelette. Au cours du développement embryonnaire chez les vertébrés la métamérie est beaucoup plus nette qu'à l'état adulte ; elle porte sur les masses musculaires, l'orgiine rénal, le système nerveux et, dans la région céplialiipie, sur les fentes branchiales. C'est en retrouvant la disposition métamérique de toutes ces composantes que l'ancien problème de la constitution vertébrale du crâne a été transformé et résolu comme problème de la constitution métamérique de la tête, laquelle est produite par la soudure de dix métamèrcs au moins.
MÉTARGON. Ramsay et Travers, en fractionnant l'argon liquide, pensèrent avoir obtenu, en même temps que le néon, un nouveau gaz qu'ils nommèrent mélarfjoii. Ils reconnurent ensuite que ce gaz était simplement un composé carboné accidentellement introduit.
MÉTASOMATOSE. Modifications riuc subissent les roches, parexemple:développementde la schistosité,cimentation des éléments, oxydation, hydratation, etc., sous l'action des agents superficiels. On réserve le nom de inélamorphisme à l'ensemble des modifications que font subir aux roches les agents dynamiques internes.
MÉTASULFITES. Les métasuUites sont des composés de formule générale S*0®M*. On peut les considérer comme dérivés des bisulfites SO-'Mll, par élimination d'une molécule d'eau entre deux molécules de bisulfite. On les obtient facilement en saturant de gaz sulfureux une solution bouillante de carbonate alcalin; par refroidissement, il cristallise le mélasulfite correspondant. Ces composés tendent à remplacer les bisulfites dans leurs applications, car ils cristallisent beaucoup plus facilement et peuvent se conserver sans altération sensible.
MÉTAZOAIRES. On donne ce nom, opposé à Protozoaires, h tous les animaux dont le corps est composé de plus d'une cellule. Certains auteurs, toutefois, le réservent à ceux dont la forme est plus compliquée que la gastrula [Voy. ce mot); on attribue eu ce cas le terme de Mésozoaires aux êtres pluricellulaires plus simples que la gastrula. et qui sont d'ailleurs très peu nombreux.
MÉTHANE. Voy. formène.
MÉTHYLÈNE. Nom donné en chimie au radical CH-; on nomme le corps CH*I*, iodure de méthylène ; le trimère de l'aldéhyde formi(|ue (CH*0)^ se nomme aussi trioxymèthylène, etc. On a aussi donné le nom de méthylène au mélange d'alcool méthylique et d'acétone qui est employé pour dénaturer l'alcool.
MÉTHYLHEPTÉNONE. Cétonc, C8H'*0, qui accompagne généralement le cilral dans les huiles essentielles.
MÉFHYLNONYLCÉTONE. Cétone, CIF(CI1*)^- CO - CH", qui constitue les neuf dixièmes de l'essence de rue.
MÉTHYLORANGE. Voy. iiéuamiiixe.
METOL. Sulfate du méthylparamidophénol, 2C«HV011
MÉTOOLI-NONE
MICKOBES DU SOL
(AzHCll')SO'H*. utilisé comme révélateur eu |>liutugrapliic. On prépare les Itains suivants : A. eau, 1000 cmc. ; sulfite de somle. 30 ^r. : mélol, 10 gr. : B. eau, 1000 cmc. ; carlx)nale de soude, 10 g^r. : et l'on mélange, au moment de l'emploi. 50 cmc. de A avec 25 cmc. de IJ.
MÉTOQUINONE. Combinaison de 2 molécules de mélol avec I molécule d'Iiydroquinone, succédané du métul. Un bain révélateur à la métoquinone se préparc avt-c eau, 1000 cmc. ; sulfite de soude, 00 gr. : métoquinone, 9 gr.
MIAR0L1THIQUE. Les roches à structure miarolilliique sont des roches granitoïdes vacuolaires dont les vides sont remplis par des minéraux secondaires souvent très variés.
MICHELLÉVYTE. Variété de harytine, remarquable par son clivage très facile et à éclat fortement nacré, suivant lune des faces m, et par ses màcles multiples suivant m et e". Trouvée dans un calcaire cristallin de Perkin's Mill, Tenipleton (Canada .
MICROBES AN AÉROBIES. Les microbes anaérobies >ont ceux qui ne peuvent pas vivre au contact de l'air. L'oxygène est un poison pour eux. L'étude de ces microbes prend une place de plus en plus grande en biologie.
On les cultive, dans des milieux purgés d'air parl'ébullition. ou bien par l'action de la trompe à eau ou de la machine pneumatique, ou bien dans un flacon où l'on
1)lace du pyrogallalc de soude qui absorbe l'oxygène. Tn procédé élégant sinon très pratique consiste à les cultiver dans le même milieu qu'un microbe avide d'air, tel que le B. stiblilin. Celui-ci pousse en voile à la surface et permet au microbe anaérobie de vivre à l'abri de l'air au-dessous. Le procédé le plus employé consiste à aspirer l'air des vases de culture par la trompe à eau. et à le remplacer par un gaz inerte, sans action sur les Ijactéj'ies. comme l'hydrogène.
Les microl)es anaérobies saprophytes du sol jouent un grand rôle dans la désorganisation des matières organi- <|ues mortes (Voy. l'article mcitoBKS uu sol).
Les microbes anaérobies pathogènes les plus importants sont : celui qui cause le tétanos, chez l'homme et les animaux; le vibrion scplique et la bactérie du charbon symptomatique, qui s'attaquent aux animaux ; le microbe du botulisme, qui se développe «lans les conserves alimentaires mal stérilisées où il élabore des toxines cxlrêmemenl dangereuses pour l'homme.
Enfin on trouve des microbes anaérobies comme agents principaux dans les suppurations profondes, dans la carie des dents, dans les gangrènes.
MICROBES dits INVISIBLES, l'asleur avait émis l'hypothèse, déjà en 1881, nue le virus rabique est si petit *|ue nous no pouvons le voir. Depuis 1808 des recherches concordantes, faites de tout «M é, ont prouvé qu'il va 4les microbes si petits que nous ne pouvons les voir isolément. ()uand ds sont réunis par masses, leur ensemble est visible à l'oeil nu : mais ils ne peuvent être ainsi réunis que dans une culture artificielle, et pres(|ue tous, sauf un seul, le microbe de la péripneumonie, n'ont pu l'tre encore cultivés.
Le premier microbe invisible connu est celui que l.œfler et Frosch ont retiré de la sérosité d'aphte non rompu, sur une vache atteinte de fièvre aphteuse. Dans cette sérosité limpide, on ne voit aucun microorganisme par aucune méthode de coloration. Si l'on filtre celte gouttelette de sérosité diluée dans de l'eau à travers une bougie Derkefeld en terre dinfusoires, on obtient un liquide clair ne donnant aucune culture dans les différents milieux, et qui, inoculé à un veau, lui donne la fièvre nphteuse caractéristique. Comme test, on filtre. <'n même temps que la sérosité, ime culture «l'un bacille commun des eaux, le B. fluorescens. Il est arrêté par la bougie, et le virus passe cependant. Pour constater «nie ce virus est un microbe et non une toxine, il suffit de le liltrer à travers une bougie Kitasato, dont les pores sont beaucoup plus serrés que ceux de la l)ougie Berkefeld; le virus aphteux est alors aiTÔté.
A la même époque, on étudiait à l'Institut Pasteur la péripneumonie des bovidés. Cet te maladie est caractérisée par l'engorgement séreux des parois conjonctives inlerlot)ulaires des poumons. Dans celte sérosité qui est virulente, on ne voit aucun microbe et les cultures ordinaires restent stériles. C'est alors qu'on eut l'idée de cultiver le virus de la péripneumonie d.ins des sacs de collodion introduits dans le péritoine de lapins. .\ l'abri de ce sac, le microbe supjwsé n'a pas à craindre les phago-
cytes, et il se trouve cependant dans les humeurs de l'organisme, qui en travereenl les parois. On iniraluil deux sacs pleins de bouillon nutritif dans le péritoine d'un lapin, l'un est ensemencé avec de la sérosité virulente, l'autre sert de témoin On voit après 15 jours que. le liquide du sac ensemencé présente un léger louche qui n'est appréciable que par comparaison avec le liquide du sac témoin. Avec ce liquide louche, on ensemence de nouveaux sacs et on peut faire ainsi des cultures successives en sac de collodion. .\ la suite de ces recherches, on réussit à faire pousser ce microbe in vitro dans du bouillon additionné de 5 pour 100 de sérum de Ijoeuf. On a ainsi des cultures où l'on ne voit rien au microscope, mais qui, à l'œil nu. montrent un louche très net.
Le microbe de la péripneumonie, comme celui de la fièvre aphteuse, traverse les filtres.
En 1898 aus<i. on démontra le rôle d'un microbe invisible dans une maladie ipii frappait les lapins à Montevideo, et qui était caractérisée par l'apparition de tumeurs myxotnateuses, puis dans une maladie des feuilles du tabac, appelée mosaïque du tabac, enfin dans une maladie propre aux chevaux de l'Afrique du Sud, la IJorse Sichness.
Ce sont aussi des microbes invisibles qui causent une maladie des poules très répandue eu Italie : la Peste des oiseaiLT, de même la Peste bovine, comme l'ont démontré Nicolle et Adil-bey.
On sait, depuis les recherches de Freed et Caroll, que le virus de la fièvre jaune est un microbe très petit qui traverse tous les filtres [Voy. le mot fièvue jadne).
Enfin tout récemment. Borrel a montré que le virus de la clavelée du mouton ou variole ovine doit être considéré aussi comme un microbe très petit et passant au filtre. C'est ce qu'ont vu aussi E. Mark et Anton Sticker pour l'agent du Molluscum des oiseaux, tumeur que les pigeons ont souvent autour du bec.
l/étude de tous ces microbes que l'on ne voit pas, que l'on ne cultive pas [à l'exception il'un seul jusqu'à présent), et dont on ne constate l'exbtence que grâce à leur effet pathogène, a donc révélé récemment l'existence de toute une classe de microorganismes dont l'influence deviendra peut-être considérable.
Verra-t-on jamais ces microbes ? ils ont à peu près les dimensions des longueiii's «l'onde de la lumière, on peut donc en douter, à moins d'imaginer des artifices spéciaux. I^s procédés photographiques serviront peut-être, à condition de pouvoir régler la mise au point.
MICROBES DU SOL. Le terme de microbes évoque généralement l'idée des microorganismes pathogènes qui causent nos maladies infectieuses. 11 ne faut ))as se contenter de de cette idée trop simpliste, qui est fausse. L'immense majorité des microbes ne sont pas pathogènes, mais saprophytes, c'est-à-dire qu'ils se nourrissent des matières organiques mortes, et c'est justement par là qu'ils sont utihîs. Si l'on songe à l'énorme quantité d animaux et de végétaux qui meurent atout instant, on voit de suite que pour le maintien de la vie universelle, il est nécessaire que cette matière organique complexe frappée de mort soit transformée en éléments plus simples absorbables par d'autres corps vivants. Ce sont les microbes qui les décomposent en substances chimiques simples assimilables par les plantes. On peut dire que sans les microbes la vie aurait été imjiossible sur terre. La putréfaction des corps morts est la condition de vie. C'est dans le sol que se [Missent les phénomènes de la putréfaction ; c'est d'ailleurs le sol qui est le grand réservoir des microbes, ceux de l'eau ou de l'air en proviennent tous par le ruissellement des eaux de pluie ou les poussières soulevées par les vents. A l'œuvre de putréfaction collaborent des quantités elfroyables d'espèces différentes de microl)es, ayant des rôles différents. Les uns sont aérobies, c'est-à-dire ne vivent qu'au contact de l'air; d'autres, nu contraire, sont anaérobies; l'oxygène leur est un poison. Le plus souvent ceux-ci entrent en scène quand les première ont achevé leur œuvre, et par là même absorbé tout l'oxygène. Une infinité de microbes sont capables de décomposer les albuminoïdes jusqu'à la formation d'ammoniaque. Mais l'ammoniaque n'est pas directement assimilable par les plantes. Elle est transformée à son tour par des microbes spéciaux, connus parles belles recherches de Winogradsky, en nitrites, puis en nitrates. Ces nitrates pourront être assimilés par les végétaux. A côté de ces microbes niîri-
MICIIOCHIMIQUE
MOUSTIQUES
fiants, d'autres sont dcnitriflants et transforment les nitrates en ammoniaque. C'est par eux que les nitrates qui font la richesse deslumiers se transforment, si ces fumiers sont laissés à l'air, en ammoniaque, qui se perd dans l'atmosphère au {jrand détriment de la valeur du fumier. L'azote de l'air lui-même est lixé par certains microbes qui vivent tn sjmhiosc avec certaines légumineuses, dont la culture loin d'appauvrir un sol l'enrichit au contraire. C'est ce que savent les agriculteurs sans en connaître lu cause, quand ils plantent du trèllc ou de 'a luzerne dans un champ l'aligué par la culture du blé par exemple.
Nous savons qu'il y a des microbes uliles, comme ceux qui servent à faire le pain, la bière, le vin. Mais il y en a de nécessaires, ce sont ceux du sol, qui assurent la perpétuation du cycle vital en décomposant les molécules compliquées des matières organiques mortes, eu leurs éléments directement assimilables par les plantes qui. à leur tour, nourriront les animaux.
MICROCHIMIQUE {Analyse). Méthode d'analyse au microscope permettant d'opérer sur de très petites quantités de matière. Elle est fondée sur l'observation au microscope des cristaux obtenus, en atla(ju.int par un acide soit un minerai, soit la surface polie d un allinge.
MICROLITHES. Constituent, dans les roches cristallines à structure Irachytique, des cristaux très petits étires en forme d'aiguilles suivant nue direction déterminée et inclus au milieu d'une pâle vitreuse, amorphe, plus ou miims abondante. Les basaltes et Irachytes sont les exemples classiques des roches microlithiques.
NIICROSÉISME. Mouvement du sol non noté par tous les appareils de systèmes différents, construits pour les manifester ou les enregistrer.
MIERSITE. lodure d'argent naturel. Agi, en cristaux cubiques, dimorphe de l'iodhvdrargvrite ( Voy, ce mot, DicL). De Broktn-Ilill (Nlle-tiaïles du Sud).
MILARITE. Silicate d'aluminium et de potassium hydraté, ISSiO'^.AI^O^ 2CaO.KI10. Cristaux très rares, trouves dans des roches granitiques au val Giuf, près Buiiras et au glacier de Slrim, près Tavvtscb (Suisse).
MINE. Il convient d'ajouter à ce que nous disons touchant la législation des mines, qu'en 1895 et 1894, par une loi et un règlement d'administration publique, les caisses de relrailes des ouvriers mineurs ont été organisées sur des principes unifiés et relativement scientifiques. Voir l'ierre Butel, les Institutions de Prévoyance des ouvriers mineurs, 1895.
MISO. Voy. SOJA.
MITOSE (du grec (jlîtoç, fd). Voy. Karyokinksk. MIXITE. Arséniate hydraté de cuivre et de bismuth, en enduits, grains ou efllorcscences vert cmeraude ou vert bleuâtre à Joachimslhal.
MOISSANITE. Siliciure de carbone, SiC, trouvé par Moisson, en petits grains et lamelles rhomboédriques, avec le diamant dans le fer météorique de Canon Diablo.
MÔLE. Nom d'une maladie du champignon de couche qui produit de grands dégâts dans les cultures souterraines des environs de Paris.
MOLINISME. Système du P. Molina sur la grâce, exposé par son auteur dans un ouvrage intitulé : « Accord du libre arbitre avec les dons de la grâce, la prescience, divine, la Providence, la prédestination et la réprobation (1588). Le théologien jésuite voulait concilier la prescience divine et la grâce avec le libre arbitre et résoudre ce priiblème métaphysique : Dieu connaissant d'avance, par sa toute-puissance, les bons et les méchants, comment les honnnes peuvent-ils être libres et responsables de leurs œuvres, alors que tous peuvent user des grâces indispensables à leur salut? Molina soutient que l'homme, par son libre arbitre, peut résister à la grâce que lui offre Dieu, et Dieu, pour qui le temps n'existe pas, voii pleinement, dans un éternel présent, le bon ou le mauvais usage que chacun fait de la grâce qui lui est accordée Cette doctrine, qui fait jouer un grand rôle au libre arbitre humain, reiicoDlra chez les dominicains thomistes et plus tard chez les Jansénistes, des adversaires passionnés et opiniâtres qui donnaient à la grâce le rôle prépondérant. En 16117, le pape Paul V déclara que le molinismc et le thomisme pouvaient également se soutenir.
MOLYBDOTE. Nom donné par Lancien au molybdate d'uran^le. D'après cet auteur, le molybdale d'uranvle posséderait un pouvoir radio-actif égal à celui du carbonate double de baryum et de radium, et constituerait une
matière radio-active peu coûteuse. Ces propriétés ont été contredites par différents auteurs.
MONIUM. alémenl rare, inicrmédiaire entre l'ytlrium et la terbirie, isdlé par Cniokes.
MONÉTITE. Phosphate bicalcique, PO^CalI. Petits crisliiux. ou masses blanc jaunâtre, trouvés aux îles .Moneta et Mona, Antilles. Prisme anortliiquc.
MONOPHYODONTES. Mammifères ayant une seule dentition de lait qui persiste toute la vie ; la seconde dentition dite d'adulte ou persistante des mammifères supérieurs n'existe pas.
MONOTYPE (du grec monos, seul, et types, type). Appareil servant à la composition typographique, f^f)riné d'un daclyfographe et d une machine, nui f'oncf les laractères d'imprimerie et les place dans le composteur. Le dactylographe fonctionne doublement en un même moment : pendant qu'une bande de papier est imprimée, une antre est perforée par un dispositif électrique. 11 y a pbisieurs modèles de cet appareil, mais le principe est le même dans tous.
MONTIEN (de Mans, [lainaut belge). Terme de passage entre h- Crétacé supérieur et le Tertiaire. En France il paraît représenté par le calcaire pisolithiquc de Meudon qui surmonte et ravine la craie blanche.
MONTROYOITE. Oxyde mercuriqne, llgO, en rares petits cristaux rouge cramoisi, transparents, trouvés, avec calomel, cinabre et mercure, dans les coui lies crétacées de Terlingua, comté de Brcwster, Texas. Prisme orlhorhorabique.
MORINDINE. Glucosjde, C^^Hason, rencontré dans l» racine des moranda citrifolia et tinctoria. Par hydrolyse elle fournil un sucre non identifié et de la morindone. Fébrifuge peu usité.
MORPHIMÉTINE. Produit qui résulte de l'action de l'iodure de mèthyle sur la morphine. <"( si le nièlhylhydrate de morphine, C'oil»"0(01l)*Az(OH)(CH3).
MORPHOL. C'est le dioxyphénanthrène, ainsi nommé parce qu'on le rencontre parmi les produits de scission des alcaloïiies du groupe de la morphine.
MORRHUINE. Alcaloïde, C'»ll*''.\z', retiré de l'huile de foie de morue.
MORULA. L'œuf, simple cellule, après la fécondation se segmente, c'est-à-dire se divise d'abord en deux cellules, puis en quatre, puis en un nombre progressivement croissant. L'amas de ces éléments, d'abord semblables entre eux, ressemble à une petiie mûre, et porte le nom de morula. C'est par le creusement d'une cavité centrale qu'elle devient la Blastula.
MOSCOVIEN (de Moscou, Russie). Ensemble de formalions marines correspondant en Russie au Mouiller inférieur, c'est-à-dire au Westphalien ou Carbonifère moyen du bas in franco-belge et de l'Europe centrale.
MOSSITE. Niobotantalate de fer, plus riche en niobiun» qu'en tantale, quadratique, dimorphe île la Niobite, comme la Tapiolito l'est de la Tantalite [Voy. ces mots, Dict.). De Moss (Norvvège).
MOTTRAMITE Vanadate basique hydiaté de cuivre et de plomb \'a*US.5(CuPb)(),21l-U. Croûtes cristallines dans l(^ grès kenpérien de Mottram, Saint-Andrevvs, Cheshire^ (Angleterre).
MOULINS DE GLACIER. Puits circuhiires se formant dans le glacier et traversant parfois toute la couche de glace. Ils sont dus à l'eau de fusion de ta glace qui pénètre dans une fissure du glacier et qui l'appiofondil eu l'élargissant peu à peu.
MOUSTIQUES Les moustiques (synonymes : cousins,. maringouiiis) ont pris récemment en pathologie une place iniporlanie, à la suite d'études qui ont mis en éviclencfr leur rôle dans la propagation du paludisme (la maladiehumaine qui fait le plus de victimes), de la fièvre jaune, de la lilariose [Voy. ces mots). Et peut-être apprendra-l-onencore qu'ils sont convoyeurs de quelques autres maladie» importantes.
Nous renvoyons à l'article qui traite du paludisme suivant les recherches récentes, pour la description de l'évolution de l'hèniatozoaire du paludisme dans le corps de certains moustiques. Il est probable que le microbe invisible qui cause la fièvre jaune subit aussi une évolution dans le corps des moustiques qui le transportent. De même l'étude encore incomplète du sort des iilaires dans le corps des moustiques permet cependant d'aflirmer qu'elles y subissent une évolution.
Les moustiques sont les hôtes définitifs des liémato-
MOUSTIQUES
MOUSTIQUES
zoaires du paludisme, car ils sont les hôtes dos lormes adultes sexuées; ils sont, au contraire, les hôtes intermédiaires des filaires dont les embryons seuls les inlectcut.
Les moustii|ues (famille des Culioides) sont des insectes de l'ordre des Diptères, ils ont donc sis pâlies et deux ailes. Ils peuvent être confondus avec les moucherons iChironomus). Ils s'en dislinguent par leur trompe faite |M)ur piquer et sucer et par les nervures des aile*. Celles-ci Ile pcuvi ntèlre hii n vues (pià la loupe ou au microscope, mai* la trompe se distingue fort bien à l'œil nu. C'est un stylet lixé en .-naiil de la tète, long de un millimètre et demi à six millimètres.
Ijes mousli-juts, comme tous les insectes, suhissent des métamorphoses : ils passent au sortir de l'u-uf par les (''lais S' cressifs de lar\e, nymphe ou pupe. et insecte parfait ou adulte, les œufs sont |)ondusà la surface de l'eau. I.i's larves et ny nphes vivent exclusivement dans leau. Les insectes parfaits sont représentés par les moustiques ailés qui nous piquent le soir et la nuit.
Les œufs éclosent deux jours après la ponte. La vie des moustiques à l'état larvaire dure environ vingt j urs. à l'état lie nymphe trois à quatre jours. Les adultes mâles meurent tous dans l'année qui les a vus naître. Un certain nomhre de femt-Jles fécondées en automne passent l'hiver fudormifes dans les caves, les recoins sombres, et pondent au |)rintemps suivant. Ce sont elles qui assurent lu perpétuité di- l'espèce. Par exception, dans les pays chauds, les larves aussi peuvent hiberner.
Une femelle pond environ deux à trois cents œufs; comme il peut se succéder en moyenne cinq générations par an, ou peut cali uler. en admettaiu que la moitié des larves donne des adultes femelles, qu'une seule femelle qui a pondu au printemps donne naissance dans la saison au moins à vingt milliards de moustiques. Ceci explique que, malgré le nomhre extraordinaire de leui"s ennemis naturels (fx)issons, insectes, oiseaux), les moustiques n'ont pas disparu de la face de la terre.
La classilicalion dfs moustiques a été complètement remaniée ces ilerniers temps, car l'élude détaillée que l'on en a laite a permis de subdiviser les genres et les espèces. (In counail aujourd'hui des centaines d'espèces de moustiques. Mais une preuve que les anciennes divisions morphologiques ét.iieni bien faites, c'est qu'elles correspondent rigoureusement aux divisions fondées sur les caractères biologiques connus depuis peu. C'est ainsi que l'ancien trenre Aiiot>h''les est le seul qui transmette le paludisme, le genre Sirqomyia le s»ul qui Iran^melle la lièvre jaune. L<'s caractères génériques sont faciles à reconnaître, les caractères spccitiqiics ha^és sur la disposition d^s écailles l'xigenl l'emploi du microscope et une grande habitude.
On dislingue i genres princi|)aux dans la famille des (iulicides :
I. J. Insectes colorés brillamment, avec une Irompe liv< longue, recourbée : Megarhinina.
II. Insectes de couleur sombre, avec la trompe droite. *2. l'alpes aussi longs que la trompe dans les deux sexes,
I eux des mâles renllés au bout, ceux des femelles linéairi's : Anoplielina.
~i. Palpes à peu près de la longueur de la trompe chez U- mâle, mais lieaucoup jtlus courts chez la femelle : Culicina.
i. Palpes très courts dans les deux sexes : .fidomiiia.
Les moustiques reconnus pour convoyer des maladies appartiennent aux groupes 2 et 5 : ce sont les Anophèles et les Culex.
Les Anophèles transmettent le paludisme, et peuvent Iransmrltre la filariose. Los Culex transmettent la lilariose. Enfin un sous-geure des Cule.r. les Slegomyia. sont les propagateurs de la fièvre jaune.
Les caractères de ce sous-genre des Slegomyia sont : la présence d'écaillés lai-ges et plates sur la tmque et sur la partie du thorax appelé scutelliim. Les Sleg.iwyia ont une apparence satinée qui les fait reconnaître aisément. Mais d'une façon générale les caractères des Slegomyia sont les mêmes qne ceux des Culex. Nous devons donc surtout nous occuper des caractères diïtinctifs des Anophèles et des Culex.
Les o'ufs de Culex sont déposés à la surface des eaux stagnantes au nombre de deux à trois cents environ. Ils sont collés les uns aux autres de façon à former une sorte de petite nacelle noirâtre longue de un demi-centimètre,
en forme de losange. Chaque œuf est allongé et placé verticalement. Les larves en sortent par lextrémité inférieure.
Le!» œufs à'Annphèles sont pondus isolement et ne sont pas collés ensemble, comme ceux des Culex. Ils sont très difficiles à apereevoir sur l'eau. Ils ont, de chaque coté, deux chambres à air qui servent à les maintenir à la surface de l'eau oii ils sont placés horizontalement. Ces chambres à air ne se voient qu'au microscope.
Les larves de Culex se distinguent facilcnent de celles A' Anophèles; telles vivent les unes et les autres constamment dans l'eau et ont un appareil respiraloin; trachéen qui les oblige à venir de temps en temps à la surface respirer lair atmosphérique. L'ouverture «le cet appareil respiratoire se trouve à l'extrémité postérieure du corps; chez le Culex. elle se trouve au bout d'un tube allongé qui se détache obliquement cle l'alMiomen, d.- sorte que le cor|>s de la larve a la forme d'un Y. Elles ont la tête pendante, et leur tulie respiratoire seul affleure à la surface de l'eau. Chez la larve de V Anophèle, au contraire, l'orifice de l'appareil respiratoire se trouve contre le corps; la larve jiour respirer vient flotter à la surface comme un fétu; elle ressemble à une brindille de bais qui flotte.
\ient-on à déranger ces larves, on les voit aussitôt descendre dans la profondeur de l'eau par des mouvements brusques de tout le corps ; on dirait de petits vers à mouvements très vifs. Puis au bout d'un moment elles remontent à la surface en prenant leur position caractéristique.
En résumé, la larve du Culex semble avoir une queue bifurquée ; elle tient, quand elle es* à la surfiice de l'eau, sa grosse téle pendante, le corps formant un angle de 45" avec la surface des eaux. La larve d'Anophè'es flotte à la surface comme un fétu, et sa tète est de la même grosseur que le reste du corps.
Ces larves subissent plusieurs mues. .Au bout de vingt à vingt-cinq jours, elles subissent une nouvelle translormatiim, elles deviennent des nymphes. Celles-ci oui la forme d'un point d'intern^tion, et dilfèrent très peu chez les Anophèles et chez les Culex. Leurs tubes respiratoires sont au nombre de deux, placés sur le dos. Pendant les trois à cinq jours que dure leur existence, les nymphes ne prennent aucune nourriture, elles se tiennent pour respirer à la surface de l'eau qu'elles quittent, très craintives, au moindre ébranlement des couche» liquides. Leur déplaa'meni s'elfectue par une détente brusque de tout le corps constituant une sorte de «ibriole. A un moment donné, elles restent immobiles à la surf.ice de l'eau, leur tégument se dessèche au point exposé à l'air, et l'insecte ailé s«u-t de sa dépouille nymphale. C'est un moment critique dans la vie de l'insecte, l'agitation la plus faible de l'eau suffit [loiir le noyer.
Les Culex et Anophèles adultes que l'on rencontre le plus souvent dans les appartements sont les femelles, qui seules sucent le sang. Les mâles vivent du suc des fleurs et des fruit*, et ne sont pas dangereux. Chaque adulte porte sur la tête trois sortes d'appendices :
d" Lue trompe, qui renferme ditférents stylets servant à perforer la peau.
2" Heux palpes, un de chaque côté de la trompe.
5" Deux antennes, une de chaque côté, s'écartant en dehors.
Disons tout de suite que les mâles dans les deux genres ont les antennes grandes, plumeuses, très facilement recoimaissables. Les différences qui existent chez les mâles des genres Culex et Anophèles ne se voient facilement qu'au microscope. Chez les femelles, au contraire, celles qui nous intéressent, on peut reconnaître à l'œil nu un Culex dun Anophèle.
Le caractère principal, qui suffit à distinguer les deux genres, est que les palpes du Culex femelle sont très petits. l)eaucoup plus courts que la lrom|)e. Ceux de l'Anophèle femelle, au C4>ntraire, sont aussi longs que la trompe. Chez V Anophèle souvent la trompe et les palpes sont collés les uns contre les autres et ne paraissent former qu'une seule grosse trompe.
Le Culex femelle a l'air d'être l»ossii. l'abdomen forme un angle avec le thorax: taudis que l'Anophèle lemelle a le corps (trompe, thorax et abdomen) en ligne droite. Le Culex se pose sur un mur parallèlement à ce mur, tandis que l'Anophèle se ))Oie obliquement, la tète plus
MUCIINES
NARGOL
près du mur. comme s'il voulait le piquer. Ces différences «l'attitude suffisent pour faire i-ecounaitre de loin un Cu- Ic.r ou un Anophèle
La capture des moustiques ne nécessite qu'un peu d'attention et de gymnastique. On trouvera les larves dans les eaux stagnantes, parfois quelques gouttes d'eau leur suffisent pour se développer : par exemple on en trouve parfois des quantités dans une ornière, un fragment de poterie, etc. Les larves d'Anophèles préfèrent les eaux pures, et même les eaux courantes, à condition qu'elles soient tranquilles. Pour pèclier ces larves on peut se servir, suivant les cas, tout simplement d'un bol ou d'un seau ordinaire. Le plus souvent, si l'on veut savoir si une mare renferme des larves de moustiques, il ne faut pas compter les voir dans l'eau directement, elles sont difficiles à reconnaître quand on n'en a pas l'habitude. 11 faut filonger le seau dans l'eau (le la mare, et draguer spéciaement les endroits où il y a des plantes d'eau. On retire le seau, et on laisse l'agitation de l'eau se calmer. On voit alors les larves remonter par soubresauts saccadés. Elles prennent à la surface de l'eau leur position caractéristique pour respirer. On peut alors les recueillir isolément avec une cuiller, par exemple, pour les mettre dans un bocal à moitié plein d'eau, garni de plantes aquatiques, où l'on pourra étudier leurs métamorphoses. Il faut simplement prendre la précaution de boucher avec de la gaze ou du tulle l'ouverture du bocal, de façon à empêcher la fuite des adultes qui écloront. Si l'on veut conserver les larves, on les garde dans un petit flacon plein d'alcool.
On capture les adultes facilement quand ils ont piqué. On les trouve alors sur les murs des chambres à couclier. La digestion de la grande quantité de sang qu'ils ont absorbée les rend paresseux et leur enlève leur prudence habituelle. On les prend alors aisément en posant avec précaution un tube de verre, un flacon, un verre à boire sur le moustique. Celui-ci se précipite aussitôt au fond du verre, que l'on peut ensuite détacher du mur en le bouchant rapidement avec la main, une feuille de papier, etc. On peut les tuer, quand on veut les conserver à sec, en leur faisant respirer du chloroforme, de l'éthcr. de la fumée de tabac. On les pique ensuite sur des épingles spéciales très fines. Si l'on n'en a pas à sa disposition, on peut mettre les moustiques dans un flacon rempli de papier froissé. Ils se casent dans les plis du papier et ne subissent aucun dommage. Il ne faut jamais mettre de coton, car on ne peut pas en débarrasser les pattes et les ailes des moustiques, sans les casser. On a avantage à mettre les moustiques vivants dans un pareil flacon et à les asphyxier ensuite. Si l'on veut conserver les adultes dans l'alcool, on les tue en les immergeant vivants dans de l'alcool. Dans ce cas, il faut remplir parfaitement le flacon d'alcool, de façon à empêcher le ballottement du liquide, funeste pour la conservation des insectes.
muCINES. Matières protéiques qui se rangent dans la famille des protéides et plus spécialement parmi les glucoprotéides non phosphorées, qui comprennent d'une part les mucines vraies et les mucmoïdes ou mucnïdes, donnant par dédoublement un sucre aminé, et d'autre part les chondroprotéides, donnant par dédoublement un acide sulfoconjugué hydrocarboné. Les mucines les mieux étudiées sont celles de la glande et de la salive sous-maxillaire et celle de l'escargot. Elles contiennent moins de carbone et moins d'azote que les matières albuminoïdes,
IWUCKITE. Résine fossile, C^oiiaso*, trouvée dans les lignites crétacés de Mahrisch Triiban, Moravie. Elle fond vers 300".
MUSCARINE. Base. C»ll'^AzO^, rencontrée par A. Gautier et M. Brieger dans les produits de la putréfaction animale.
M UTASE. Pj-éparation alimentaire contenant de la farine de lègummeuse et 58 % d'albumine.
MUTATION [Théorie de la). Théorie émise par Hugo de Vries et d'après laquelle la variation des espèces végétales serait due moins à une transformation progressive et lente de certains individus, placés dans des condilionsspècialcs, qu a des modifications brusques, sortes de monstruosités, apparaissant tout à coup parmi les plantes issues d'un semis. Ces variations brusques sont comme pré|)arées pendant de longues générations; mais elles restent latentes .jusquau moment où, sous certaines influences, une sorte de déclanchemenl s'opère et les fait apparaître chez
quelques individus. Une fois apparues, ces modifications se transmettent par hérédité aux descendants et donnent ainsi naissance à une espèce nouvelle.
MYCORHIZES. On désigne sous ce nom des champignons qui envahissent, les racines d'un certain nombre de |)lanles. En général ces racines n'ont plus de poils radicaux et ce sont les filaments de champignons extérieurs à la racine qui les remplacent. Ces niycorhizcs sont très répandues, elles existent notamment dans presque toutes les racines des aibrcs de nos forêts: châtaignier, pin, etc. Le champignon forme souvent un feutrage à la surface de la racine ; on désigne dans ce cas ces cryptogames sous le nom de mycorhizes ectotrophes. Dans un assez grand nombre de plantes, les filaments du champignon sont complètement internes, on les désigne sous le nom de mycorhizes endotrophes. Le rôle de cette dernière catégorie de mycorhizes paraît beaucoup plus considérable qu'on ne le supposait autrefois : ce serait à ces végétations fongiques qu'il faudrait attribuer la formation des tubercules d'Orchidées et peut-être aussi des tubercules de la Pomme de terre cl des autres plantes à portions souterraines renflées.
MYCOSE. On donne ce nom à quelques maladies de l'homme et des animaux produites par des champignons. On connaît la mycose aspergillaire ou aspergillose, la mycose mucorinéennc due à des Mucorinées [Voy. rhizomucor) ; on a découvert dans ces derniers temps des espèces de levures qui sont accompagnées souvent de tumeurs : certains auteurs ont affirmé que le cancer était dû à une cause de cette nature.
MYRICÉTINE. Matière colorante végétale, C'•'II'<'O^H-0, extraite de l'écorce du Myrica nagi ou sapida, ou integrifolia ou rubra, et du sumac de Sicile.
MYRISTICÈNE. Terpène, C*"H*6, retiré de l'essence de muscade.
MYRTICOLORINE. Matière colorante. G"n*80»c, des feuilles de l'Eucalyptus macropyncha. Par hydrolyse, elle fournit du dextrose et de la quercétine.
NADORITE. Chloroantimonite de plomb, PbCl^.PbO. Sb^O'^, en petits cristaux orthorhombiques, de Djebel- Nador, prov. de Constantine (Algérie). C'est le seul antimonite naturel bien défini.
NAËGITE. Silicate complexe, durane, thorium, tantale, niobium, cérium, etc. Masses cristallines radiées trouvées dans les sables stannifères de Naëgi, près de Takayama, .lapon. Prismes quadratiques.
NANTOQUITE. Chlorure cuivreux, en masses grenues ressemblant à la céruse, trouvées dans un filon de cuivre à Nantoco, (^.hili.
NAPALITE. Matière bitumineuse de composition C'H*. Masse brun rouge foncé, rouge grenat par transparence, fluorescence verte sur les surfaces fraîches. Consistance de la poix. Trouvée à la mine de mercure de Phœnix, vallée de Pope, comté de N'apa, Californie.
NAPHTACÈNE. Carbure polynucléaire, C"*H'-. obtenu synthéliquement; se rapproche par sa constitution de l'anthracène.
NAPHTACÉTINE. Dérivé acétylé de l'éther éthylique du p-amino-a-naphtol. Fébrifuge.
NAPHTALAN. Excipient composé de 97,6% d'une huile épaisse du genre de la vaseline, et 2,4 % de savon sodique.
NAPHTAZARINE. Dioxynaphtaqumone, C'"IF'0-(OH)-, dont le dérivé bisulfitique est employé comme matière colorante sous le nom de noir d'alizarine. Teint les mordants de fer et de chrome en gris et en noir violacé; les nuances sur laine sont très solides.
NAPHTYLAMINES. Aminés. C'^irAzlI*. dérivées du napbtalène. On connaît l'a- et la [i-naphtylamine correspondant aux naphtols a et S. On les prépare en chauffant le naphtol a ou [i avec 1 ammoniaque ou le chlorhydrate d'ammoniaque. Elles sont très qiiployées dans l'inclustrie des matières colorantes.
NAPHTYLE. Le mot naphtyle désigne en chimie le radical C^IF (du naplitalène).
NAPHTYLÈNE. Mot qui désigne le radical C*"ll<^; exemple, na/>htylène-dintnine, pour le corps C"'lF(AzH*)*.
NARGOL. Nucléate d'argent, qui renferme 10 % d'ar-
NARINGINE
NITROCELLIÎLOSES
genl. Analogue auprolargol. Employé dans l'Amcriquo du Nord comme succéclanc du protargoï.
NARINGINE. Glucoside, C2'H2C0«',4H20, retiré du Ci- (rus decumana. Tonique et fébrifuge peu étudié.
NATALOÏNE.AIoïne,C*^II*«U'",reliréedel'aIoès du Natal. NATIONALISTE. Partisan de la complète indépendance dé son pays et de ses institutions proprement nationales. Dans tous les pays opprimés ou annexés malgré eux, en Irlande, en Pologne, en Catalogne, eu Alsace-Lorraine, il y a un parti nationaliste. Il s'en fonda un en France au moment de l'alfaire Dreyfus (1897).
NATROPHILITE. Phos|)liate de sodium et de manganèse anliydn.', PO*MnNa. Masses jaune vin de Madère, éclat résineux, à Brancliville, Connecticut. Prismes ortliorliombiques isomorphes avec la tripliylline.
NATURALISATION. La loi du 22 juillet 1895 a complété et modifié celle de 1889 sur la naturalisation. Elle s'est montrée moins favorable que celle-ci à la « francisation » obligatoire des élrangei-s nés sur notre sol.
NECK ou CHEMINÉE. Perforation des couches superficielles de l'écorce terrestre due à des phénomènes eïplosifs. Un lui donne aussi le nom de diatrème.
NECTON ou NEKTON. Ensemble des êtres nageurs pouvant se déplacer activement à la surface des eaux ou à une faible profondeur.
NÈFLE DU JAPON. Nom du fruit de VEriobolnja Japon ica (Rosacée) appelée encore Bibacier.
NÉMALITE. Magnésie hydratée, légèrement ferrugineuse; en libres très fines, très flexibles et élastiques, couleur vert de mer, trouvée dans les veines d'une serpentine de l'Afghanistan.
NÉODYME. Métal blanc d'argent ressemblant au cérium, brillant éclat métallique. Ses sels ont été obtenus dans le dédoublement du didvme. Les sels de néodyme sont roses <tu d'un rouge violacé. Poids atomique, Nd=:= 143,(5.
NÉOGÈNE. Nom donné en géologie à la partie supérieure des terrains tertiaires, cest-à-dire à l'ensemble du Miocène et du Pliocène [Voy. ces mots).
NÉON. (îaz qui constitue la portion la plus volatile du mélange d'argon, krypton, néon et xénon retiré de l'air atmosphérique par Ramsiiy. Sa densité par rapjiort à l'hydrogène est 9,96. Son spectre se compose de raies fortes dans le rouge orangé et le jaune, et de quelques lignes dans le violet.
NÉOTÉSITE. Orthosilicate de manganèse et magnésium hydraté, Si(J*(MnMg)*,Il*0. Petites masses brun rouge, rencontrées à la mine de Sjôgrufvan Œrèbro (Suède).
NÉPALINE. Corps extrait de la racine du Ùumex nepalensis. originaire de l'Inde. Utilisé en médecine et en teinture en raison de ses propriétés astringentes.
NÉPHÉLINITES. Hoches éruptives microlithiques du groupe des basaltes tertiaires basiques, sans feldspath et dont l'élément blanc est la néphéime. Elles forment des coulées ou des filons.
NÉPONITE. Silicate hydraté de nickel et de magnésium. Poudre cristalline ou concrétions vermiculées trouvées à Néponi (Nouvelle-Calédonie).
NEPTUNITE Minéral très rare, d'Igaliko (Groenland), qui est un silicotitanate de fer. manganèse et soude, iSi0-.Ti0^.(Fe.Mii)O.Na'''O, en cristaux clinorhombiques, «lont la forme est voisine de celle du sphène. C'est le plus riche en acide de tous les silicates connus.
NEPTUNIUM. Voi/. NiOBiUM.
NÉRIANTHINE. Glucoside retiré du Neriam oleander. Possède sensiblement les mêmes propriétés thérapeutiques <jue la digit.iline et la digitaléine.
NÉRITIQUE. Les dépôts néritiques se forment sous les eaux recouvrant le seuil continental entre 0 et 500 mètres <le profondeur; ils renferment des débris d'animaux caractérisant une faune de mers peu profondes. Ils se rattachent d'une part aux dépôts littoraux, et d'autre part aux dépôts péiasgiques.
NÉROL. Alcool terpénique, C'^H'^0, retiré de l'essence d'orange et de l'huile de petit-grain. Son arôme serait plus fin que celui du géraniol.
NÉROLINE. Nom donné en parfumerie aux p-naphtalates de mélhyle et d'éthyle. Remplacent le néroli dans les eaux de Cologne bon marché.
NERVOL. Rromocitrale de vanadium, additionné de 10 pour 100 de bromure de lithium. Spécialement employé contre l'hystérie, les céphalalgies neurasthéniques et les insomnies.
N^SQUEHONITE. Carbonate de magnésie hydraté natm;el, MgO.CO -j-.'SlFO, des mines d'anthracite de Ncsquehoning (Pensylvanie).
NESSLER {Réactif de). Solution d'iodure double de potassium et de mercure dans la lessive de soude. Très employé pour la recherche et le dosage de faibles quantités d'ammoniaque.
NEURIDINE. Base, C^ll'*Az*, trouvée dans les produits de la |)utréfaction de la viande, après 5 ou 6 jours. Elle existe aussi dans le cerveau frais.
NEVROPTERIS. Fougères fossiles herbacées de taille gigantesque. Les nervures des folioles sont très compliquées: elles caractérisent les terrains carbonifères.
NIETZSCHÉISME. Doctrine de Nietzche. C'est la philosophie de l'individualisme poussé à son degré extrême. Nietzche nie que la vie soit aussi mauvaise que le prétend Schopenhauer. Il exalte le vouloir-vivre. Mais quel sera l'objet de la vie'/ A cette question, Nietzche donna trois solutions successives. Il commença par assigner l'art comme but à la vie ; mais l'art n'est qu'illusion, et plus tard Nietzche lui j)référa la connaissance, qu'il voulut
K rendre |)our base d'une éthique sociale. Mais il y renonça ientôl, et la troisième phase de sa doctrine est consacrée à la glorification du surhomme, de Vljbcrineusch. L'Iiomine doit tâcher de s'élever au-dessus des autres, rejeter les idées et les sentiments chrétiens de pitié et de résignation et développer le plus possible sa puissance de vie et d'action. Toute tnie morale aristocratique et individualiste repose sur ce système.
NIGAUD. Jeu de cartes, nommé aussi patience russe. On peut le jouer à un ou plusieurs jeux. Le roi a la plus forte valeur, l'as la plus faible. Chacun des joueurs tâche de couvrir avec la dernière carte de son las et chacune des suivantes la carte correspondante du tas de .son voisin de droite. Le premier qui se débarrasse de toutes ses cartes gagne le plus gros enjeu. Faire le nigaud ou la patience se dit d'un joueur dont le tas de cartes est fort gros ; s'il parvient à s'en défaire rapidement, cet heureux coup porte le nom de débârle.
NIGRAMINE. Matière colorante de constitution inconnue, qui résulte de l'action du chlorhydrate de nitrosodiméthylaniline sur l'azophénine. l'eu employée.
NIGROSINE. Bleu solide Conpier. induline 6 /i. Matière colorante obtenue en chaulfant de l'aniline avec du nifrobenzène du fer et de l'acide chloriiydrique à 180". Employé pour la teinture delà soie et de la laine; donne des nuances marines à gris bleu.
NIRVANA (mot hindou signifiant e.ilinction). État de béatitude auquel aspire le bouddhiste. On ne sait pas au juste quelle est la nature de cet état. Pour le brahmaniste, il consiste dans la fusion avec l'âme universelle quand la mélempsychose est close. Mais, chez le bouddhiste, le sens de ce mot est moins clair. Pour les uns il désigne Tanéaiitissement de la personne humaine ; pour les autres, la délivrance des désirs, des sensations, des sentiments de toute sorte et de toute nature.
NIRVANINE. Anesthésique, plus soluble et moins irritant que l'orthoforme. C'est le chlorhydrate de l'éther p-amido-oxybenzoméihylique.
NITRIÈRE. MM. A. Muntz et E. Laîné ont montré que l'on pourrait utiliser les phénomènes de nilrilicalion à la production de grandes quantités de nitrates, par la construction de nitrières artificielles. Cette question présente une grosse importance, car l'établissement de nitrières artificielles permettrait de se procurer les produits nitrés nécessaires, au cas où les relations avec l'extérieur seraient interrompues. (Les nitrates nous viennent actuellement du Chili). On pourrait produire par jour 10 000 kilogrammes de salpêtre, en disposant, sur un hectare de terrain, une couche de noir en grains de 2 mètres de hauteur, ayant de place en place des cheminées d'appel déterminant une aération, le tout clos et abrité avec la possibilité d'y entretenir une température de serre chaude, et arrosé méthodiquement avec une solution de sulfate d'ammoniaque à 7f',5 par litre.
NITRIFICATION. Transformation des nilrites du sol en nitrates sous l'inlluence d'un ferment. {Vo7j. microbes du