‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1716 sur 1729 · PAIX · texte numérisé non relu

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Cet çffet d'induonce ne se produit pas insfanlancmcnt; il se propage dans le vide avec une cerlaitie vitesse que l'on a pu mesurer avec des dispositifs convenab'es et qui est égaie à la vitesse de la lumière (ôlHiOOO kilomètres par seconde). Dans le< corps mauvais conducteurs ou diélectriques [Voy. ce mot, Dicl.) la vili-sse est moindre. Une |)laque métallique empoche l'action île se propager; mais sa surface est le sii-ge d'oscillations qui se prop.igent à leur tour dans le milieu en sens inverse du sens primitif. Ceci est tout à fait analogue à ce qui se passe pour la lumière; on doit admettre que les oscillations électriques produisent dans un milieu répandu même dans le vide, analogue et probablement identique à l'éther qui est le siège des vibrations lumineuses (Voy. lcmièrk, Dict.], des vibrations qui se propagent avec la même vitesse que ces dernières, s** réfractent, se réiléchissent. se polarisent et peuvent interférer (Vny. polarisation et inteiiférences). Les vibrations de la lumière sont beaucoup plus rapides, et il est peut-être prématuré d'admettre une identité de nature entre ces dernières et les oscillations électriques.

Une applii atiun remarquable des oscillations hertziennes est la Télégi-apliie sans lil Voy. ce mol, Suppl.].

OTARITE. Carbonate basique de cadmium. Croûtes cristalliues, en petits rhomljoèdrcs. trouvées dans la zone d'oxydutioii dos dè|)ôts de cuivre d'Olair, possession allemande de l'Afrique sud-ouest.

OUABAÏNE. Glucoside, C^H*60»*, retiré du Stropliantus hispidus, connu vulgairement sous le nom d'iné, oaayc, gonibi. poison des Pahuuins.

CUBAINE. Glucoside, C30H*«0«»-f7H*0, retiré du bois l'iiubaio et des graines du Strophanlus glalier du Gabon.

OURALIEN (de ÏOural). C'est le tiarlmnifère supérieur manu, représenté en Russie par des calcaires et des grès à grandes Fu.<tvlines et à Choneles. Il corres|)ond au Missourien des géologues américains et au Stéphanien (Houiller ■-iipérieur) de l'Europe occidentale.

OURALITISATION (Foi/. Ouralile). Transformation seconilaire (pseudoinorpliose) des cristaux de pyroxène augite ou amphibole fréquente dans les i-oches éruptives neutres ou liasiquos.

OUSONNIFING. Petit tubercule noir appartenant à une plante de la famille des Labiées [Pleclranlhus Cappini), «l'origine soudanaise, introiiuile par le Muséum dans toutes les colonies tropicales, destiné à y jouer un rôle agricole peut-être important, en y remplaçant la Pomme de terre qui ne doniu; pas de tubercules dans les régions équatoriales. Le mot ousonniHng signifie, dans la région du Niger, « petite patate noire ».

OUTREMER. L'outremer borique de Knapp se prépare en ibndaut un mélange de borax, 5. 6; acide Iwrique, 1,5; sulfure de sodium, 0, 9.

OXIMES. Composés qui résultent de l'action de l'hydroxylamine sur les aldéh\aes [al/loxiniex) ou sur les acétones [cétoximes). Ils sont 1res employés en chimie organique pour caractériser les aldéhydes et les acétones. Ils sont de la forme R=Az.OH.

OXINDOt. Lactamc de l'acide o-amidophénylacètique,

-' " xciiV^"-

OXOLS. Mélanges d'une solution deau oxygénée à 5% .ivec 32-38 % d'alcool dans lequel on a dissous 1 % de menthol [menlhoxol), de camphre (catuphoroxol), ouî^/^ <le naphlol [naplitoxol). Ce sont des antiseptiques.

OXONiUlM. Ou a désigné sous le nom de sels d'oxonium les combinaisons avec les acides minéraux ou organiques d'un grand nombre de composés organiques non azotés, dans les<piels l'oxygène manifeste des propriétés basiques ot foiutioime dau> ces combinaisons comme tètravalent.

OXYDASES. Diasfases ayant la propriété de transporter l'oxygène de l'air sur «les corps oxydables. Les mieux étudiées sont, la laccase. la tyrosinasc et Vœnoxydnsc. — La laccase se retire du suc de l'arbre à laque du ïonkin ou du Japon Bertrand a montré que le bleuissement des champignons du genre Uoletus est dû à l'oxydation diastasique d'un acide phénol, le b«»létol, qui est rouge à l'état cristallisé et jaune en solution étendue. F^a lyrosinase existe surtout cliez un grand nombre de champignons, particulièrement les Hussules et les Lactaires; elle est généralement associée à la laccase. La coloration rose, puis nuire, que prennent à l'air les sucs de divers végétaux, betterave, pomme de terre, est due à l'action de la tyrosiuase sur la tyrosine. L'œnoxydase joue un rôle

important dans la décoloration des vins maladie de la casse); l'origine de cette iliastase serait due au Botrylis cinerea qui se développe fréi|uemincnt sur le raisin.

OXYDASINE. Mélange d'un volume d'une solution d'acide vanadiqne à 0,5 "/g avec deux volumes de glycérine.

OXYGÈNE. Loxvgèiie aC prépare maintenant, soit par l'élcctrolvse de l'eau, soit par la distillation fractionnée de l'air liquide. L'êlectrolyse de l'eau se fait en solution alcaline. La solution électrolyte pratiquement emploxée est la soude diluée. On opère dans «les appareils en fer et èl)onile. Avec '.tO chevaux, on peut obtenir par 24 heures 100 mètres cubes d'oxygène. La température «lu bain est maintenue par le courant à 60", c'est la plus favorable; on emploie des courants de 200 ampères sous 2,7 à 2,8 volts, ou même 500 ampères sous 5,2 à 5,5 volts. On obtient en même temps l'hydrogène et l'oxygène; ce dernier est très pur et, panni les oxygènes industriels, c'est le plus propre aux usages pharmaceutiques.

La distillation de l'air liquide, en vue de séparer l'oxygi'ue de l'azote, fut tout d'abord réalisée par Linde: mais c'est à G. Claude que revient l'honneur d'avoir rendu ce procédé industriel. Il commence par liquélier lair en utilisant le froid produit par la détente de l'air comprimé à 50 ou 40 atmosphères. Linde comprimait l'air à plus de 200 atmosphères. G. Claude pai-vint à obtenir de bons résultaLs pratiques avec une pression initiale beaucoup plus faible, par la détente avec travail extérieur et la liquéfaction sous pression. L'air liquide est ensuite soumis à la distillation fractionnée dans des appareils à colonne analogues à ceux utilisés pour la rectilication de l'alcool. L'azote bout à — 194" et l'oxygène à — I80<',5 sous la pression atmosphérique. La distillation pure et simple de l'air liquide ne permet d'obtenir qu'une quantité assez faible d'oxygène (20 I. d'oxygène à 1)11 pour 100 par kgr. d'air liquide), et à un prix de revient trop élevé. G.Claude l'a rendue plus économique par l'emploi d'appareils analogues aux appareils à elfets multiples, qui permet d'utiliser la température encore très basse des parties vaporisées. Une extraction au«>i simple de l'oxygène de l'air parait appelée à un grand avenir. On a songé à utiliser cet oxygène dans la métallurgie, et à le substituer à l'air insuftie dans les tuyères; mais la température atteinte est trop élevée et fait fondre les matières réfractaires. Cependant, il est probable que l'emploi d'air enrichi en oxygène pourra rendre des services en métallurgie.

L'oxylithe [Voy. ce mot) permet de préparer facilement et rapidement l'oxygène dans les lalioratoires. 11 suflit de mettre l'oxvlithe d'ans l'un des flacons d'un appareil continu de Deville, et de l'eau dans l'autre flacon, jour obtenir par l'action de l'eau sur l'oxylithe un dégagement régulier d'oxygène. L'oxygène préparé au inoyen'de l'oxylithe est très pur et très propre à toutes les réactions de laboratoire. Son application à l'inluslrie est trop coûteuse.

OXYLIQUITE. Explosif, constitué par un mélange de charbon de bois pulvérisé et d'air liquide.

OXYLITHE. Bioxyde de sodium, mélangé dune petite quantité d'un sel de cuivre (cobalt ou nickel), qui au contact de l'eau provo<jue la décomposition du lnoxyde avec dégagement d'oxygène.

OZONIOES. Corps instables obtenus par l'action de l'ozone sec à basse lempèraluie sur divers composés organiques, possédant dans leur molécule au moins une double liaison.

PACIFISTE. Partisan de la doctrine de la paix. Suivant I cette doctrine, l'état de guerre n'étant désormais justiGé ni philosophiquement ni même politiquement, un état de paix, dont on aperçoit déjà nombi'e «le signes favorables, lui succédera nécessairem' ni dans un avenir plus ou moins prochain, marquant le triomphe définitif de la raison sur l'inslinct, de la société sur l'individu, de l'humanité sur la nature.

PAIX. Depuis 1889, des Conférences interparlementaircs de la Paix, formées de membres de tous les Parlements européens, se sont rèuuies chaque année (à Paris, Londres. Rome, Berne, Christiania, Bruxelles, la Haye). Chacune d'elles a été suivie d'un Congrès de la Paix, ouvert aux délégués de toutes les nombreuses Sociétés de la Paix qui existent dans les deux mondes.

PALACHÉITE

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