PALUDISME
PAMPÉEN
jamais on hiver, et tju'on est exposé à les contracter surtout Vlans les marais, là oii les Moustiques vivent par myriades.
.\u [joint de vue pratique, la conclusion qui se dégage de tous les faits nouvellement connus se résume ainsi : si nous pouvons éviter d'être piqués par les Anophèles, nous sommes siii-s île ne pas contracter le Paludisme.
II y a certains Moustiques qui piquent l'homme en plein jour. Tort heureusement les Anophèles ne piquent que la nuit. Il suffit donc de se mettre à l'abri de leurs
f»iqùres une heure avant, Ic-«oHcher du soleil jusqu'à son evcr. Pour cela, on garnit toutes les ouvertures des habitations [portes, fenêtres, cheminées| de toile métallique suffisamment fine pour ne pas laisser passer un moustique. La maille doit mesurer environ un millimètre et demi d'ouverture. Il est bon que la (rame soit en lil de fer galvanisé, pour résister aux intempéries. Le fil de cuivre, qui coûte plus cher, est détérioré à la suite des phénomènes électriques, dans les pays de montagnes où les orages sont fréquenis. On trouve chez certains fabricants, à très bon compte, des toiles métalliques en fil de fer galvanisé qui sont d'un usage excellent. Voici comme il est bon de procéder pour défendre une habitation : on lait des cadres de bois sadajjtant au chambranle des portes et des fenêtres. .Sur ces cadres on cloue la toile métallique bien tendue. Les cadres masr|uant les fenêtres sont fixés au nuir entre la fenêtre et le volet par un gâchage de plâtre. Pour permettre d'ouvrir les volets, on j)eut ménager un trou dans le cadre de la loile métallique, trou par lequel on peut passer une tringle de fer qui sert à tirer ou à pousser les volets. Mais il faut avoir Lien soin de ne laisser aucun jeu entre la tringle et l'orifice qui lui donne passage, car les Anophèles savent profiler de la moindre fente pour pénétrer dans la place. Les cadres tendus de loile métallique qui doublent les portes doivent être unis au chambranle par des charnières, de fayon à consliluer une deuxième porte en double sur la première. On peut ainsi laisser ouverte la jwrte de bois et maintenir lermée la porte de toile métallique : on a l'avantage d'avoir de l'air, tout en étant à l'abri des moustiques, car il faut bien savoir que les toiles métalliques n'empêchent ni l'air ni la lumière de pénétrer dans les chambres. On peut craindre a priori, en elVcl. que les toiles métalliques arrêtent les courants d'air si recherchés durant les chaleurs de l'été, car si les mesures pro[>hylactiques gênaient les habitants, on ne saurait espérer les voir se répandre comme il le faudrait. Il n'en est rien heureusement. Au contraire, les toiles métalliques empêchent l'entrée dans les appartements des mouches, des guêix's et des autres insectes en même temps que celle des moustiques, et les habitants des pays chauds savent quel fléau sont parfois les mouches et les guêpes en été. Si quelque mouche ou quelque moustique a pénétré malgré les jirécaulioiis prises et qu'on veuille l«-s chasser, il suffit durant la journée de brûler dans les chambres des feuillages verts (branches d'eucalyptus par exemple). Ils donnent une épaisse fumée qui chasse les insectes vers la porte que l'on a soin d'ouvrir à ce moment pour les laisser fuir. Naturellement, en temps ordinaire, il faut avoir soin de maintenir fermées les pories de loile métallique. On peut se servir |K)ur cela de ces appareils à fermeture automatique, dont les plus commodes sont les ressorts à boudin.
Une excellente mesure, quand on peut l'appliquer, consiste à construire un tambour devant la porte d'entrée, une sorte de cage en toile métallique munie de deux l»ortcs : l'une constituée par la porte d'entrée ordinaire ouvre sur les appartements, l'autre de loile métallique, sur l'exlérieur. Pour entrer et pour sortir, on n'ouvre qu'une |)orte à la fois de telle sorte que les Anophèles n'ont guère de chances de pénétrer dans les appartements.
Pour les cheminées, il suffit de fixer par un gâchis de plâtre, lin carré de toile métallique à la partie supérieure en montant sur les toits. Quand les mailles sont olistruées par la suie, on peut l'enlever facilement pour le changer ou le remettre en état de servir.
Mais il arrive que l'on est forcé de sortir des habitations la nuit, il faut aloi-s se défendre contre les moustiques individuellement. Pour cela on s'entoure le visage dune voilette (le tulle on de gaze, en ayant soin qu'elle ne louche en aucun point la peau, parce qu'évidemment dans ce cas le moustique pourrait piquera travers la gaze, il faut donc que la gaze soit tenue à bonne dislance de la peau :
on atteint ce but en la fixant à un chapeau à larges bords. La partie inférieure de la voilette est rentrée sous les vêlements. Il faut aussi se couvrir les mains de gants. Ne pas oublier de serrer les pantalons à la cheville par un lien. Ces mesures peuvent paraître très gênantesà prendre en été, à cause de la chaleur: mais il faut penser qu'elles ne sont nécessaires qu'après le coucher du soleil. En plein jour, alors que la chaleur est le plus insupportable, les Anophèles i^e sont pas à craindre. Seuls les Citiez piquent en plein jour. Il est un moyen plus simple de se mettre à l'abri des Anophèles, c'est de les exterminer; lorsque l'on connaît la marc, le trou d'eau d'où proviennent les moustiques qui assaillent une habitation, il est très facile de les détruire à l'état larvaire. Ce procédé radical est quelquefois le plus pratique. 11 arrive très souvent que les myriades de moustiques qui rendent presque inhabitable tout un quartier sortent tous d'un unique tonneau d'arrosage dans un coin de jardin. Quand on habite un pays fiévreux, on doit explorer avec attention les collections d'eau qui avoisinent les habitations, et, dans les mares où l'on trouve des larves, vei-ser du pétrole pour les asphyxier lorsqu'elles viennent respirer à la surface. Il suffit de vei"ser dix centimètres cubes de pétrole ordinaire par mètre carré de la surface de l'eau. Il est inutile de s'occujier du cube de l'eau. Puis on brasse l'eau avec une gaule de façon à répartir bien uniformément la couche de pétrole. Quand les larves montent à \\ surface de l'eau pour respirer, au lieu d'air, elles aspirent du pétrole qui obstrue leurs trous trachéens et les fait succomber en quelques minutes.
Il faut ajouter que les bestiaux qui parfois monlrentune certaine répugnance à boire do 1 eau ainsi « pétrolée », s'y habituent très vile. Le pétrole s'évapore assez vile, il faut donc répéter fréquemment le pétrolage, tous les quinze jours ou toutes les trois semaines.
Toutes les mesures ènumérées ici s'adressent indistinctement à tous les genres de moustiques: en prenant des précautions contre tous ces insectes en général, on est en effet plus sûr d'être protégé en particulier contre les dangereux Anopfièles. Il est évident qu'il faudra redoubler de vigilance si l'on capture dans une chambre à coucher un Anophèle ou si l'on trouve dans un trou d'eau voisin de sa demeure des larves de ce genre de moustiques.
Du moment que les Anophèles, pour, inoculer des hématozoaires à un homme sain, doivent les avoir pris à un homme malade, il est logique de conclure que si l'on pouvait diminuer le nombre de malades ayant des accès, on diminuerait aussi le nombre de chances d'infection des Anophèles et par conséquent les chances d'infection des hommes sains. Il faut donc se soigner, quand on a les lièvres, non seulement pour soi. mais pour les autres. 11 y a heureusement un médicament excellent contre le paludisme, c'est la quinine, : c'est le médicament de chois, et l'on a lait justice des préjugés qui s'op|X)saient à son emploi. Une personne qui a eu les fièvres doit chaque année, depuis le mois de juin jusqu'en octobre (dans notre hémisphère), prendre 1 gramme ne sulfate on de biclilorhydrate de quinine au moins tons les onze jours, ou bien encore 20 centigrammes tous les deux jours. Elle sera sûre ainsi : i") de diminuer le nombre de ses accès; '2°) par là même, de fournir aux Anophèles moins de microbes pour infecter les autres hommes.
En résumé, les mesures que l'on doit prendre contre le paludisme, fondées sur les recherches récentes, sont :
1") La protection contre les piqûres des Anophèles : toiles métalliques posées aux ouvertures des maisons, ce qui est la défense mécanique collective: voilettes et gants, ce qui est la défense mécanique individuelle;
2') Le pétrolage des gîtes à larves d'i4Hop//t'/<'«;
3°) L'usage préventif et régulier, durant toute la saison chaude, de la quinine.
Ces mesures ont été appliquées avec un succès des plus significatifs, depuis 1899, en une foule de pays, et depuÎA lors, chaque année voit croître le nombre des campagnes anti-paluaiques.
Chacun de ces moyens de défense, employé isolément, donne de bons résultats, mais c'est surtout leur emploi simultané <jui est efficace, car ils s'aident mutuellement.
PAIMPÉEN (des Pampas, Patagonie). Terrains quaternaires de r.Xmérique du Sud bien développés dans la région des Pampas, remarquables par la présence d'édentés extrêmement nombreux et variés comme les Me'gatheriuni et les Glyptodon.
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