‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 18 sur 1729 · ACÉTIFICATION · texte numérisé non relu

ACÉTIFICATION

ACHROMATISME

On l'emploie comme mordant dans la leinlure en noir. Acélule de tnerciire A. de potassium, A. de sodium.

Voy. TKHIIK FOLIKE.

Acétates de plomb. 11 existe un Acétate neutre et des Sous-.ieétates. Le premier, plus eonnu sous le nom de Sel de Saturne, Sucre de plomb, se présente en i»rismes incolores, eflloresccnts, d'une saveur à la l'ois sucrée et astringente. 11 est très vénéneux. On l'oljticnt en dissolvant de la lilliargc dans de l'acide acétique, et laisant cristalliser la solution par la concentration. On en consomme beaucoup pur la laltricalion de la céruse et de l'acélatc d'alumine ou mordant rouge des indienueurs. Les médecins l'administrent quc!quel\iis à l'intérieur pour comhaltre les sncui-s nocturnes des phtisitiues. Il était déjà connu des alchimistes. — Le Sous-Acétate est un sel blanc qui s'obtient en dissolvant de la ïilharge dans l'acétate neutre. Les médecins l'emploient en dissolution à l'extérieur, sous le nom d'Extrait de Saturne, comme calmant, pour prévenir ou détruire l'inllammation , j)our hàlcr la cicatrisation des plaies. L'Eau blanche, ou Eau de Goidard, avec laquelle on lave les plaies, est le même sons-acétate, étendu d'eau et troublé par un peu de sous-carbonate de plomb en suspension : elle est astringente et résolutive.

Acétates de métliyle, d'éthyle, d'amylc, ou élliers acétiques des alcools méttiyliquc, ctliyliquc,"amylique. Voy. ces divers alcools

ACETIFICATION, réaction chimique qui transforme l'esprit-de-vin en vinaigre. Voy. ce mot.

ACÉTINES, éthers acétiques de la glycérine. Voy. glycérine et ACKTiQCE (acide).

ACÉTIQUE (acide) (dulat. ace/KWJ, vinaigre), liquide contenu dans le vinaigre et dans tous les produits de la fermentation acide des liquides spiritueux, tels que le vin, la bière, le cidre, etc A l'état concentré, il a une odeur forte et pénétrante, mais agréable, ce qui le fait employer contre les défaillances [sel anglais ou sel de vinaigre) : il f»eut même s'obtenir sous forme solide et cristallisée ; et es cristaux ainsi obtenus fondent à 17° en donnant un liquide Ijouillant à 120°; leur composition correspond à la formule G* 11*0*. L'acide acétique se produit en grande quantité dans la carbonisation du bois en vases clos, et c'est par ce moyen qu'on le prépare de préicrence : de là le nom d'acide pyroligneux ou de vinaigre de bois,

au'on lui donne dans le commerce. — L'acide acétique onne des sels qu'on appelle des acétates ( Voy. ce mot) : il peut avec les alcools doimcr des éthers analogues aux acétates. On aura ainsi les acétates d'éthyle, de propyle, d'amyle, etc. [Voy. étiiyi.ique, pnopïLiQCE, etc. ( alcool). ] Pour la glycérine, qui est un alcool Iriatomique, les éthers acétiques se nomment mono-, di-, triacctine. L'acide acétique peut donner une amido, l'acétamide, qui résulte du remplacement d'un atome d'hydrogène de l'ammoniaque par une molécule du radical acétylc. L'acétamide s'obtient par la distillation de l'acétate d'ammoniaque ou par l'action de l'ammoniaque sur le chlorure d'acétyle. Il existe un anhydride acétique ou oxyde d'acétyle iVoy. ce mot), obtenu par Gerhardt en faisant réagir le chlorure d'acétyle sur l'acétate d'argent, méthode qui est générale pour la préparation des anhydrides des acides monobasiques. Cet anhydride acétique est un liquide incolore d'une odeur vive et qui bout à 157°,5. L'acide acétique a été obtenu à l'état concentré par Stahl et étudie par Gerhardt.

ACÉTONE, ou Esprit pyroacétique, liquide incolore, d'une odeur cmpyrcumatique, inflammable, qui se produit dans la distillation sèche des acétates, ainsi que du sucre, de l'acide tartrique, de l'acide citrique, etc. Sa formule est C-*H^O. L'acétone est le type d'une classe de corps auxquels on donne le nom d'acétones ou cétones ou kélones. Ces corps se préparent par la distillation sèche des sels de chaux des acides monouasiques ; les cétones ainsi obtenus portent des noms correspondant aux carbures d'où ils dérivent (propanone, pentanone, etc.).

ACÉTOXIMES. Voy. oximes.

ACÉTYLE, radical acide, C^IF'O, dont l'hydrate est l'acide acétique, et l'hydrure, l'aldéhyde. Il peut se combiner aux chlore, brome, iode, pour donner un chlorure, bromure, iodure d'acétyle.

ACÉTYLÈNE (G* H*], gaz incolore d'odeur désagréable cpii se forme chaque fois qu'une matière organique brûle incomplètement, le gaz d'éclairage, par exeinjile. Sa svn- Ihèse a été effectuée par M. Bertlielot en faisant jaillir l'arc électrique dans un vase traversé par un courant d'hydro-

gène. L'acétylène est un çaz combustible et peut être caractérisé i)ar le précipite rouge d'acétyliire de cuivre qu'il donne en traversant une solution ammoniacale de sous-chlorure de cuivre. Ghanffé en vase dos, l'acétylène se

Kilymérise et se transforme en benzine [G" II*'] (Berthelot). écouverl en IHÔti |)ar Ed. Davy.

ACÉTYLÉNIQUES (cAiiBunEs). L'acétylène est le premier terme d'une série de carbures a|)pelés carbures acétyléniques et dont chaque terme dilfère du précédent par G H* en plus dans sa fomuile. Pour distinguer ces hydrocarbures on termine leurs noms par la désinence ine. On a ainsi les carbures acétyléniques élhine G* H*, propine G'II'*, léfrine G* IF, etc.

ACHAfNE. Voy. akène.

ACHAT. Voy. VE^TE.

ACHE, Aviuni, genre de plantes herbacées de la famille des Ombellifères, tribu des Amminécs, comprend le Persil [A. petroselinum), le Céleri [A. graveolens] [Voy. persil et céleri) et VAche des marais ou A. prop. dit [A. palustre) : celle dernière espèce est d'un beau vert; ses feuilles ressemblent à celles du ])ersil; mais elles sont plus amples et plus épaisses : elle croît à l'état sauvage dans les marais et le long des ruisseaux ; cultivée, elle perd sa saveur acre et amère. — Les anciens mettaient l'ache au nombre des plantes funèbres. Le vainqueur aux jeux Néméens recevait une couronne d'ache verte. Les fleurons des couronnes de duc et de marquis sont en feuilles d'ache. — Ache d'eau. Voy. berle. — A. de montagne.

Voy. LIVÈCIIE.

ACHÉE. Voy. appàt.

ACHERNAR, étoile de 1™ grandeur. Voy. éridan.

ACHÊRONTIE. Voij. SPHINGIDES et SPHINX.

ACHEULÉEN (de St-Acheul, près d'Amiens). Voy. préhistorique.

ACHILLEE, Achillea, genre de la famille des Composées, tribu des Scnécionidées, se compose d'herbes vivaces, communes aux deux continents : fleurs blanches en corymbes, à odeur aromatique ; feuilles découpées et un peu velues. VA. mille feuille renferme un suc amer, longtemps regardé comme fébrifuge. Achille s'en servait, dit-on, pour cicatriser les blessures, d'où son nom et ceux d'Herbe aux charpentieis ou à la coupure. On en cultive un assez grand nombre de variétés : VA. doi'ée, VA. rose, VA. d'Egypte, VA. visqueuse, etc., à fleurs jaunes, roses ou purpurines, h' A. siernutatoire, ou Dou ton-d'argent. a des fleurs blanches ; VA. de Hongrie a des fleurs blanche; aussi, mais plus petites.

ACHILLÉIDE, Achilleis, titre de l'épopée où le poète latin Stace se proposait de raconter la vie entière du héros homérique. Il n'en a composé que les deux premiers chants ; le second même est inachevé : ils ont pour sujet l'épisode d'Achille à l'île de Scjtos. — Luce de Lancival (1805) a imité Stace dans un poème en 6 chants, Achille à Scyros. — V.' Achilleis de Goethe est une sorte de continuation de VIliade.

ACHMITE ou AKMiTE (du gr. àxfif,, fiointe), silicate de fer et de soude (3Na*0.2Fe«0"\9SiO*l, cristallisé en prismes clinorhombiques à sommets très aigus, isomorphes des pyroxènes. On le trouve engagé dans le quartz en Norvège.

ACHRAS. Voy. sapotillier.

ACHROÏTE, var. de Tourmaline [Voy. ce mot).

ACHROMATISME (du gr. à priv. et ypwjia, couleur). On nomme ainsi la suppression des colorations que présentent les images données par les lentilles et qui résulte de l'inégale réfrangibilité des rayons lumineux. Le cristal ou flint-glass est plus dispersif que le verre ordinaire ou crown-glass, c'est-à-dire qu'avec deux ])rismes de ces substances qui donneraient la même déviation pour les rayons jaunes, les rayons extrêmes, rouges et violets, seront bien plus écartés avec le flint qu'avec le crovvn. Le flint est eu même temps plus réfringent, de sorte que pour avoir un spectre de même longueur, le prisme de flint sera beaucoup plus aigu et donnera une déviation moindre que le ])risme de crown. En les associant de manière que les déviations se contrarient, il y aura encore une déviation qui sera la différence de celles données par les deux prismes, et il n'y aura plus sensiblement de dispersion, puisque les deux spectres avaient la même longueur. On achromatise de la même manière une lentille convergente en associant une lentille biconvexe de crown à une lentille plan-concave de flint. La déviation

ACIIROMATOPSIE

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