BLESSURES
lombicre. du P. de Varenne, de J. Pautet; V Armoriai
unifersel de Joulîrov d'Esohavannes (1844) : le Traité complet du blason de Borel d'Haulerive (1846), le Dictioinitiire héraldique de Grandmaison (1853), le Blason de De Beaumont 1857), de Maeiiy, la Science du. Blason, 1860: la (grammaire Héraldique, par Gourdon de Genouillac. 1854; les Mystères au Blason par le même, 1868. etc. Voy. armoiries.
Les Français sont les premiers qui aient réduit le blason en art. et ce sont eux qui ont les armes les plus régulières. Les Allemands ne s'en occupèrent que bien postérieurement, et les Anglais blasonnent encore auj. en français.
Le blason ne paraît pas remonter au delà des croisades.
Bien avant cette époque il y eut des signes particuliers, des emblèmes, des ornements pris par les peuples guerriers ou les héros pour servir de signe de ralliement dans le combat ; mais il ne faut pas confondre ces signes isolés, variables, avec les signes convenus, invariables et surtout héréditaires qui constituent le blason. Au temps des croisades, dans ces armées composées de vingt peuples divers, la nécessité de se faire reconnaître de ses soldats obligea chaque chef de revêtir des insignes particuliers. Au retour de la croisade, le guerrier eut soin de conserver ces insignes, qui rappelaient ses exploits, et les transmit à ses descendants comme un titre d'honneur. C'est sous St Louis, à ce qu'on croit, que cette transmission commença à prendre un caractère régulier.
BLASox, nom donné, aux xv« et x^T siècles, à de petites pièces de vers quelquefois louangeuses, plus souvent satiriques. Méon enapuolié un recueil Paris. 1809). Cl. Marot, dans ses Adieux aux dames de Paris, en donne ainsi la définition :
Croyez qu'il n'est blason, tant soit infâme,
Qui'sùt changer le bruit d'honnête femme;
Et n'est blason, tant soit plein de louange,
Qui le renom de folle femme change.
BLASPHÈME du gr. pXassT.aE'v. nuire à la réputation), parole impie prononcée avec l'intention d'outrager la Divinité ou la Religion. Le blasphème diffère du sacrilège en ce que le premier consiste en paroles, et le deuxième en actions. Chez les Hébreux, le blasphémateur était lapidé (Lévit., ch. XXIV, V. 14 et 16). En France, les ordonnances de St Louis lui infligeaient la peine du pilori ou le condamnaient, selon les cas, à avoir la langue percée avec un fer rouge. Le pape Pie V, par décret de 1556, condamna les blasphémateurs à une amende pour la première fois, au fouet pour la deuxième ; s'ils étaient ecclésiastiques, ils étaient dégradés et envoyés aux galères. Depuis, le châtiment fut réduit à une amende honorable prononcée au pied des autels. En France, les dernières dispositions contre le blasphème sont les ordonn. de 1666 et 1681. Depuis 1789 la loi ne sévit plus contre les blasphémateurs.
BLASTÈME (du gr. 3AàTrr,tia. germination). De Mirbel désigne sous ce nom l'embryon végétal Voy. embryon). — L anatomiste Robin entendait par blastème une substance amorphe, sorte de liquide exsudé par les vaisseaux, au milieu duquel se formeraient des cellules. On a reconnu depuis qu'il n'existe pas de blastèmes, et que toute cellule provient d'une cellule antérieure par bipartition.
BLASTOCÈRE, espèce de Ruminant du genre Cerf.
Voy. CERF.
BLASTODERME (dugT. ^Xa<rcô(, germe, et SépjJia, peau), nom donné, en Embryologie, à l'ensemble des feuillets cellulaires différenciés oui, chez les œufs à vitellus abondant, comme les œufs u'oiseaux, recouvrent comme d'une membrane tout le vitellus nutritif. Voy. seghestatio.n,
VITELLCS, EMBRYON.
BLATTE. Blatta. genre d'Insectes, de l'ordre des Orthoptères, famille des Coureurs : ce sont des insectes nocturnes, d'une grande agilité : ils habitent les planchers des mais4^ins, où ils sont un véritable fléau: ils s attaquent au pain, à la farine, etc. Leur couleur est brune, roussàtre ou jaunâtre : ils répandent une odeur désagréable. La B. des cuisines B. orientalis] infeste les boulangeries, les cuisines et les garde-manger de presque toute l'Europe; la B. des Lapons, qui est plus petite, dévore les provisions de poissons que ces peuples font sécher pour leur nourriture: la B. kakerlac, vulg. Cancrelas. d'Amérique, ronge les étoffes et gâte toutes les provisions de bouche. Les marins l'ont importée dans nos ports, où elle s'est prodigieusement multipliée.
BLAUDE. Voy. blocse.
BLÉ (du saxon blxd], plante de la famille des Graminées, oui produit le grain dont on fait le pain. On appelle vulg. blé toute espèce de céréales : gros blés, les froments et les seigles; blé méteil, le blé moitié froment, moitié seigle; petits blés, l'oree, l'avoine, le millet, le sarrasin. On appelle blé par excellence le pur froment ^ Triticum sativîun) : lorsqu'on dit blé simplement, on entend toujours le Froment (Voy. froment).
Le blé est dif : broui, s'il est attaqué par la rouille Puccinie) ; charbonné, s'il est noirci parla carie (L'stilaginée) : coulé, si les grains sont petits, peu farineux: échauffé, si une fermentation intérieure a détruit la partie alimentaire ; mouillé, si le grain est altéré pr les pluies ; vermoulu, s'il est gâté par la présence d'insectes.
On donne quelquefois le nom de blé à des plantes qui n'ont aucun rapport avec le genre Froment; ainsi on nomme : B. barou ou de Guinée le Sorgho; B. de Canarie ou d'oiseau, l'Alpiste; B. de vache, le Mélampyre des champs et la Saponaire rouge; B. noir, la Renoùée et le Sarrasin: B. de Turquie, d'Inde, d'Espagne, d'Italie, le Maïs.
L'origine du blé se perd dans la nuit des temps : on ne le trouve nulle part à l'état naturel, et l'on doit présumer
Ïi'il n'est qu'une transformation, opérée par la culture, une espèce inférieure, comme l'épeautre ou la fétuque flottante. — La Fable a fait honneur de l'introduction du blé tantôt à Osiris, divinité de l'Egjpte, tantôt à Cérès, qui l'aurait cultivé d'abord dans les plaines d'Emia, en Sicile. Les Athéniens, les Cretois et plusieurs autres peuples se disputaient l'honneur de l'avoir cultivé les premiers. Ce qui est certain, c'est que la culture du blé était eu honneur en Chine bien des siècles avant nos temps historiques. Voy. céréales et grains.
BLECHNE, Blechnum, genre de la famille des Fougères, tribu des Polypodiacées, sous-tribu des Aspléniacées : feuilles allongées, composées de folioles simples, aiguës, à une seule nervure ; organes reproducteurs formant deux lignes parallèles de chaque côté de feuilles plus étroites. Le B. spicanl est le type de ce genre.
BLEIME de blême' \vnAc] , meurtrissure qui survient à la sole, dans la région des talons du pied du cheval, et qui est suivie parfois de suppuration.
BLENDE (de l'ail. Blende), sulfure de zinc naturel, (ZnS), en cristaux du système régulier, présentant les faces du dodécaèdre rhonilxûdal et du tétraèdre, clivables en dodécaèdres, ou en masses laminaires, lamellaires ou fibreuses. L'éclat est très vif, la couleur varie du jaune clair au brun foncé. La blende est souvent associée à la galène, et se trouve en filons dans les terrains primitifs et secondaires. On trouve de beaux cristaux à Laflrey Isère, aux pics d'Europa (près de Santander), dans le Cumberland, en Bohême, etc.
BLEXDE hexagonale. Voy. wCrtzite.
BLENNIE (du gr. ^Xswa, bave), Blennius. genre de Poissons acanthoptérvgiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Gobioïdès. renferme plusieurs espèces maritimes et une espèce fluviatile, le B. varius, que l'on rencontre dans quelques cours d'eau du Midi ; ce poisson, peu important d ailleurs, offre cette particularité qu'il est ovovivipare, c.-à-d. que l'œuf éclôt dans le sein de la mère et que le jeune poisson arrive libre à la lumière. — Plusieurs naturalistes font de ce genre le type d'une famille à part, celle des Blennoîdes.
BLÉPHARITE du gr. ^Aï^apov, paupière), inflammation du bord libre des paupières, siégeant dans les follicules des cils et des glandes de la région : elle est fréquente chez les h-mphatiqiies, les alcooliques, les vieillards. La Blépharoptose ou ptosis est l'abaissement permanent de la paupière supérieure. Congénitale ou acquise, la B. résulte soit d'une lésion traumatique du muscle releveur de la paupière, soit d'une paralysie du nerf qui anime ce muscle, le nerf moteur oculaire commun. La cause la plus fréquente de cette paralysie est la syphilis.
BLÉSITÉ (du lat. blsesus.'hèpie), vice dans la parole, qui consiste à substituer une consonne douce à une plus dure, comme le : à 1'*. le d au t, l's au g, Vi au j, etc. ; par exemple, à prononcer zerbe, zeval, au lieu de gerbe, cheval. Celte prononciation est familière aux enfants. Si elle persistait, il suflirait, pour la faire dispraître, d'une attention constante.
BLESSURES (de blesser). Toutes les blessures peuvent