BOUCHE
sont prives d'organes mâles et femelles, c.-à-d. d'étamines et de pistils; Ç, volubilc à gauche; Q, volubile à droite. C'est ordinairement après le nom spécifique d'une plante que l'on place un de ces signes.
Jardin botanique. Voy. jaroix.
B0TAR6UE. Voy. BOCTiRGrE
BOTHRIOCÉPHALE ;du gr. ^ôOptov, cavité, et xsoaXi^,
tét<' . VOIJ. TÉNIA.
BOTHROPS. ou Vipère fer de lance. Voy. trigo.nocé-
PHVI.K.
BOTRYCHIUM (du ç!. , pdxpuç, grappe), genre de la famille des Fougères, tribu des Ophioglossées, a jwur type le b. lunaire qui croit aux env. de Paris.
BOTRYLLE du gr. ^ÔTpu;), botryllus, genre deTuniciiT?. famille des Ascidies composées, dont plusieurs espèces se trouvent sur nos côtes. Voy. ascidie.
BOTRYOGÈNE. sulfate de fer hydraté naturel, dit aussi fer sulfaté rouge, en masses d'un rouge hvacinthe.
BOTRYOLITHE du gr. Jâôxp'j;, grappe, et aïOoî, pierre), variété amorphe de Datholithe. Voy. ce mot.
BOTRYTIS du gr. âôxpy;), genre de Champignons Ascomycéles. famille des Discomycètes. qui croît sur diverses substances en putréfaction ; c'est la forme conidienne d'une Pezize. On attribue à tort ce nom au champignon de la maladie des vei-s à soie appelée muscardine ; ce champignon est un Jsaria. [Voy. ce mot).
BOTTE. L'usage des bottes date du moyen âge. Louis le Débonnaire et Charles le Chauve portent des bottes molles de couleur heuses). Rien n'était plus commun sous Philippe Auguste que les heuses, même parmi les bourgeois. .\vec des fortunes diverses, les Ijottes ont duré jusqu'à nos jours. On a distingué : les bottes molles, bottes à la française ou à l'écuyère. avec une large genouillère; bottes de cour ou à chaudron, dont la genouillère était évasée en forme d'entonnoir; bottes fortes, coname celles qui servaient aux postillons: bottes à la hussarde, avec des plis au cou-de-pied; bottes à Vanglaise ou à revers. On les porte auj. à pied ou à cheval, par-dessus ou par-dessous le pantalon.
I>ans le commerce des Vins, on donne généralement le nom de botte aux futailles qui contiennent plus d'une barrique. On dit, p. ex. : botte de deux, quand elles sont de '2 barriques (fût de Bortieaux. à raison de 120 pots la barrique; ; bottes de trois bottes, de quatre : ces dernières sont les plus grandes dont on puisse se senir.
Voy. BARRIQUE.
lue botte est aussi une quantité déterminée de choses de même espèce qu'on a liées ensemble : ainsi, une botte de parchemin est une quantité de 56 feuilles; une botte de chanvre pèse 100 kilogr. : une botte de foin pèse 5 kilogr. On appelle bottelage l'opération qui consiste à lier le foin.
BOTTE (de l'esp. bote; de botar, toucher, bouter), coup d'épée. Voy. escrime.
BOTTINE. Voy. brodequin.
BOUC |orig. romane^ Hircus. le mâle de la Chèvre [Voy. chèvre) : il se distingue par sa longue barbe et par son odeur désagréable qui est passée en proverbe; cependant on se sert d'outrés de peau de bouc, dans le miiii de l'Europe, pour transporter le vin. Les anciens avaient fait du boni- l'emblème de la lubricité. Le bouc était en grande vénération en Egypte, surtout à Mendès (Achmoun) : sous le svmlwle de cet animal les Egyptiens adoraient le principe de la fécondité dans toute la nature. Les Juifs avaient choisi le bouc pour victime expiatoire. A certains jours de l'année, le grand prêtre prenait deux boucs, en immolait un. chargeait l'autre de toutes les iniquités d'Israël et des imprécations universelles; on le chassait ensuite dans le dés«^rt. à travers les précipices : ce bouc était appelé bouc émissaire. Chez les Grecs, on immolait le bouc à Bacchus. comme animal destructeur de la vigne. En France, on croyait autrefois que le bouc servait de monture aux sorcières lorsqu'elles se rendaient au sabbat; on disait aussi que. dans ces réunions nocturnes, le diable se faisait ad(jrer sous la forme d'un bouc. Le sang de bouc passait pour avoir des propriétés merveilleuses.
BOUCAGE, Pimpinella. vulg. boucqueline. Persil de bouc, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Amminées. comprend plusieurs espèces, parmi lesquelles on remarque : le b. mineur [P. saxifraga), le b. majeur (P. magna) et le b. anis [P. anisum), le plus connu. Voy. AMS.
BOUCANAGE, opération qui consiste à faire sécher de la viand.> ou du poisson, en les exposant longtemps à la fumée. Quand les sauvages arrivent de la chasse, ils écorchent les bêtes qu'ils ont rapportées; ils les désossent, puis en coupent les chairs par aiguillettes, qu'ils assaisonnent avec du sel et quelques herbes de leur pavs. Le lendemain, ils placent ces chairs découpées sur un gril de bois [appelé boucan en langue caraïbe), qu'ils ont soin de tenir assez élevé au-dessus du feu : on y entretient beaucoup de fumée, et pour rendre cette fumée plus épaisse, on y fait brûler toutes les peaux et tous les ossements de ces animaux. Cette opération fut imitée par les premiers colons, surtout par ceux de Saint-Domingue, si connus sous le nom de Boucaniers. Voy. le Dict. dHist. et de Géogr
BOUCAUT, mot qui signifia d'abord la contenance d'une peau de bouc, désigne auj. une futaille d'une grandeur moyenne, construite en bois de sapin ou autre bois léger, destinée généralement à contenir des marchandises sèches, telles que sucre, riz, tabac, girofle, muscade, cacao, etc. La dimension varie suivant l'espèce de marchandises.
BOUCHE (du lat. bucca], entrée du canal alimentaire, est circonscrite en haut par la voûte palatine, en avant par les lèvres, en arrière par le voile du palais et le
Eharvnx, et sur les côtés par les joues. Les parois de la ouclie sont tapissées par une membrane muqueuse; on j trouve à l'intérieur les dents, les gencives, la langue, les j glandes salivaires. etc. — La bouche a des fonctions variées et importantes. Par les lèvres, elle sert à la préhension, surtout à celle des liquides; la succion s'acTomplit par les lèvres aidées des autres parois mobiles de la bouche ; c'est j dans la cavité buccale que s'opèrent la mastication, la trituration et l'insalivation des aliments. La bouche concourt à la déglutition, à la respiration; ses mouvements, qui servent I à la production des sons, en font l'organe essentiel du langage articulé. — Les convulsions des muscles de la bouche sont très conununes. Elles existent, à un degré très marqué, dans la plupart des maladies convulsives qui envahissent la totalité du corps. Ainsi, dans l'attaque d'épilepsie, les lèpres sont d'abord violemment contractées, puis agitées de petits mouvements rapides; la contraction convulsive étant en outre toujours plus prononcée d'un côté que de l'autre, l'ouverture de la bouche est entraînée à droite ou à gauche. Cette rétraction des lèpres, qui donne à la physionomie une expression hideuse, a reçu le nom de spasme cynique.
Chez les Animaux, la forme de la bouche diffère à l'infini ; moins bien délimitable, elle porte des appendices qui souvent se prolongent bien en dehors d'elle. Tantôt c'est un bec. conune chez les oiseaux; une ouverture, au-devant de laquelle fonctionnent les oignes de la mastication, comme chez les crustacés; un simple orifice circulaire, comme chez les polypes; une ouverture, confondue avec l'anus, dans d autres cas; d'autres fois enfm, dans les derniers degrés de l'échelle, elle n'existe pas plus que le tube digestif dont elle est l'entrée.
En Conchyliol(^ie, on appelle : Bouche d'argent, B. d'or, deux" espèces du genre Turbo ; B. jaune, B. de lait, deux Buccins; B. sanglante, un Bulime, etc. i .\utrefois en France, la Bouche du Boi était le service i alimentaire du souverain. Les principaux employés de la bouche, dits officiers de bouche, étaient : le grand panetier, le grand échanson. les maîtres d'hôtel, les gentilshommes de la bouche, les écuyers de cuisine, échansons, sommeliers, panetiers. etc.
On donne ce nom, en Musique, à l'ouverture horizontale pratiquée au bas d'un tuyau d'orgue pour laisser échapper l'air qu'il contient.
BOUCHE À FEU, arme non portative dont le service exigée le concours de plusieurs hommes. Les bouches à feu se divisent en canons, mortiers et obusiers [Voy. ces molSi. Elles se font en bronze, en fonte ou en acier. Le fer, avec lequel on a commence a les fabriquer, est à peu près complètement abandonné pour cet usage depuis la tin du x\-* siècle. — Les bouches à feu en bronze, qui datent de la seconde moitié du xn-* siècle, ont été à peu près exclusivement employées de la lin du xv° au milieu du xix° siècle. Le métal qui les constituait n'est pas assez résistant pour les chaînes actuelles et on cherclie à le durcir soit par des procédés de fabrication [bronze comprimé), soit par des modifications de composition ,bronze phosphoreux). Les pièces eu bronze sont coulées dans dei
BOUCHEES