‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 210 sur 1729 · BOUVREUIL · texte numérisé non relu

BOUVREUIL

BRACHYCÉl'IIALE

BOUVREUIL (c.-à-(l. petit bœii/], l'yrrhula, poiirc (roiscauv. (le lordro des l'asscrcaux coiiirostrcs, caractérisé pur un bi'C cauri, pros, boinljc, ég^alemciit rcnllc partout •■l assez fort pour hriscr les graines les plus dures. Cet ois'au se trouve dans toute l'Europe, et habile les bois et les taillis. Le fi. commun [Loxia pynhula) a le dos cendres le ventre d'un rou^e tendre, la tète et les ailes d'un beau noir, l.e bouvreud s'apprivoise aisément, et vil en caq^e de 5 à 6 ans; son chant naturel est un sifllenienl 1res pur, mais composé seulement de trois notes ; formé à la serinette, il devient varié et très agréable. Ou nourrit L' bouvreuil avec du chènevis.

BOVIDÉS (du lat. bos, bovis, IxBuf), famille de Mammifères, de l'ordre des Hisulqucs ruminants, essentiellement caractérisés par leurs corncspourvuesd'éluisépidermiuues; comprend les Bœufs, les Buflles, les Bisons et les Zébus is;)us-famille des Bovines); les Chèvres, les Bouquetins, l.>s Moutons, les Mouflons (sous-famille des Ou//Jés) ; et les Antilopes (sous-famille des Antilopini's).

BOVINES (races). Voy. uœuf.

BOWDICHIA, genre de Légumineuses-Papilionacées, tribu des Sopliorées; le fi. virgilioides produit la véritable écorcc d'alcoriHxiue.

BOX, sorte de compartiment établi dans les écuries, élables, bergeries, etc., pour isoler soit un animal malade, soll une mère avec ses petits, soit un animal qu'on veut soumettre à l'engraissement.

BOXE (en anglais box), sorte de pugilat usité en Angleterre. L'art de la boxe consiste : l°à frapper son adversaire, avec le poing, aux parties les plus sensibles du corps, au visage, au creux de l estomac et au défaut des côtes ; '2° à éviter d'être touché, soit au moyen de parades avec les bras, soit par un mouvement de retraite de la tête ou du corps. I>es coups, dans ce genre de lutte, ne doivent liurler qu'au-dessus de la ceinture ; les plus ra|)ides sont les coups droits. De tout temps, la boxe a été en honneur chez, les Anglais; cependant le progi'ès des mœurs tend à la discréditer quelque peu. La police s'oppose auj. à ces luttes publiques où des boxeurs fameux se battaient sérieusiMiienl pour une somme d'argent ou pour l'honneur d'être proclame le champion d'une ville ou d'une province et dans lesquelles s'engageaient souvent des paris considérables. — Consulter sur l'histoire de la boxe : Boxiana, or Slietches of modem and ancient pugilism, par Pierce Egan (Lond., 182i). Voy. aussi pugilat.

BOYARD. Voy. doïard au Dict. d'Hist. et de Géogr.

BOYAU (du lat. botellus, dimin. de botulus), synonyme d'intestin [ Voy. ce mot). — loi/, aussi axdouu.le, boudin, elc

Dans l'Industrie, on désigne particulièrement sous ce nom les intestins de bœuf, de mouton, de porc, de cheval, etc., avec lesquels on prépare des boyaux insufllcs pour les charcutiers, de la baudruche, des cordes de rémouleur, à raquettes, à fouets, à archets, des cordes harmoniques, elc. Les ateliers oii se préparent ces articles s'appellent boyauderies ; les ouvriers, boyaudiers.

En Art militaire, on désigne sous ce nom les tranchées étroites qui servent à s'approcher d'une place assiégée. On les trace généralement en zigzags pour les déliler des feux de la défense.

Boyau pollinique. Voy. pollen.

BRACELET (de bras), ornement d'un usage fort ancien, se porte tantôt au bras gauche, tantôt aux deux à la fois, soit au haut du bras, et souvent même autour des chevilles. Les anciens avaient des bracelets en toute sorte de métal, et leur forme la plus ordinaire était celle d'un cercle, d'un serpent tortillé sur lui-même, ou d'un cordon tressé (!l terminé par deux têtes de serpent. Chez les Grecs et les Romains, les hommes l'avaient adopté aussi bien que les femmes; à Rome les parvenus du temps de l'empire portaient des bracelets d'or. Il en est de même auj. en Orient et chez plusieurs peuplades sauvages : les femmes turques et africaines en portent souvent aux jambes. Chez Il's anciens, les bracelets étaient souvent un gage de fiançailles; les filles n'en nortaient pas, qu'elles ne fussent accordées : à Rome on aonnait à la fiancée un bracelet de fer uni. Chez les Romains, le bracelet était aussi la récompense de la valeur : le bracelet honorifique accordé aux légionnaires était ordinairement un cercle de bronze ou d'argent. Les hommes ont porté des bracelets en France au xvi." siècle. Sully dans sa vieillesse se promenait encore sur la Place Royale avec des bracelets de brillants.

Bracelets, en Architecture. Voy. armilles.

BRACHÉLYTRES (du gr. Ppayj;, court, et iVélylre), famille d'Insectes de l'ordre des Coléoptères pentanières, caractérisés par leurs élytres, qui ne recouvrent qu'une partie de l'abdomen ; un corps allongé ; une bouche armée <ie fortes mâchoires, et 2 petites vésicules anales, velues, qu'ils font sortir à volonté, et d'où s'échappe une vapeur subtile très odorante. Proeque tous relèvent en courant leur abdomen et le ramènent plus ou moins sur leur dos. Ils sont très voraces, et vivent, pour la plupart, sur les matières en décomposition. Voy. staphyi.ix.

BRACHIAL (du lat. brachium), qui lient au bras. En Anatomic, on distingue : deux muscles brachiau.v (antérieur et postérieur); Varlère brachiale ou humérale; Vaponévrose brachiale, le plexus brachial, qui donne naissance aux nerfs brachiau.c (axillaire, cutané, musculocutané, radial, cuoital et médian) ; l'artère brachio-cépha- Uqiie ou innommée, qui naît de la courbure droite de l'aorte et fournit l'artère sous-clavière droite et l'artère carotide primitive droite; les ligaments brachio-cubital et braclio-7-adial, etc.

BRACHIDÉS. Voy. braciiiopodes.

BRACHINE (du gr. ^pa/eïv, crépiter), Brachinus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamèrcs, famille des Carabiques. Ces insectes lancent par l'anus, avec fumée et explosion, lorsqu'ils sont inquiétés, une liqueur d'un blanc jaunâtre, d'une odeur pénéirante cl qui laisse sur la peau (les taches rouges avec sensation de brûlure. Le B. tirailleur [B. crepitans), fauve, avec des élytres bleues ou vertes, long de 0 m. 015, vit sous les pierres et est commun aux environs de Paris ; le B. caustique se trouve dans le midi de la France.

BRACHIOCÉPHALIQUE, qualificatif donné, en Anatomie. aux vaisseaux qui servent d'origine commune à ceux qui vont à la tête et au bras.

BRACHION (du gr. Ppa/fwv, liras), genre de Crustacés microscopiques, du groupe des Systolides ou Rotateurs. Ces animalcules vivent dans les eaux douces et salées : leur corps contractile est recouvert d'un test solide, transparent, et percé postérieurement pour donner passage à une queue réiractile articulée.

BRACHIOPODES (du gr. Ppayû;, court, et iroûç, TroSde;, pied), autrefois 4" classe de fembranchemcnt des Mollusques; auj. on est plutôt porté à croire que ce sont des Vers très modifiés, caractérisés : par une coquille à deux valves inégales, mais le plus souvent composées de parties paires, c.-à-d. symétriques par rapport à un plan médian ; par deux bras en spirale pouvant saillir de la coquille, et, dans beaucoup de genres, soutenus par des charpentes testacées ou cartilagineuses ; enfin par le prolongement que présente le plus souvent le crochet de la valve inférieure. Certains genres se tiennent fixés aux rochers par un empâtement de leur valve inférieure (Cranies. etc.) ; d'autres, par l'intermédiaire d'un byssus auquel donne passage une ouverture du crochet. — La classe des Braciiiopodes se décompose en 2 ordres : 1° les Brachiopodes brachidés, dont la coquille est pourvue intérieurement d'apophyses brachiales, et qui comprennent les familles des Lingididées, des Calcéolidées, des Productidées, des Orlhisidées, des lihynchonellidécs, des Spirifcridées, des Magasidres, des [érébratulidées, des Orbiculidées et des Cranidées ; 2» les Brachiopodes cirrhidés, sans apophyses brachiales, et chez qui le bord du manteau est nourvû de cirrhes allongés ; ils comprennent les familles des Thécidées, des Caprinidces et des Radiolidées.

BRACHISTOCHRONE (du gr. ppdtyiayoî, le plus court, ctypôvo;,temps).On appelle ainsi, en Mécanique, la courbe par'laquelle un corps, abandonné à l'action de la pesanteur, arrive d'un point à un autre dans le temps le plus court; dans le vide, cette courbe est \acycloîde [Voy. ce mot). — Le problème de la brachistochrone fut proposé par Jean BernouUi, en 1G9G, aux savants de l'Europe, et résolu par Leibniz, Jacq. BernouUi, Newton et Lhôpital.

BRACHYCÉPHALE (du grec ppa/û;. court et XEsaX-/,, tète), races humaines à tête courte et élargie : mot opposé à dolichocéphale {Voy. ce mot). Chez les Brachycéphales, le rapport du diamètre tranversal au diamètre antéro-postérieur est compris entre |0,80 et l'unité. Il y a des races blanches brachycéphales réparties sur la surface du monde entier. Les Turcomans, les Kalmouks, etc., habitant le centre de l'Asie, peuvent être pris pour types de la race. En Europe elle a comme représentants principaux, fixés à des époques très diverses, les Hongrois, Finlandais, Bretons,

BHACHYGRAPHIE

BnANCIIE

Savoyards, Auvcrgrnals. Galluis, Irlandais, clc. ; en Améritjuc, les Pcaux-Hoiinros, les Esquimaux. Par suite d'une longue séparation ils sont arrives à dillércr les uns des autres par des caractères peu importants, en ce sens qu'ils peuvent être radicalement motlifiés en peu de temps [langne, religion, mœurs, costumes, etc.). A cause de ces diiréreuccs, les antliropolog^istes ne les réunissent gruèrc dans un même groupe. Pourtant la conl'ormalion, non seulement de la tête, du visage, mais aussi de toutes les parties du corps en l'ont un ensemble bien homogène, et, contrairement aux caractères précédents, ceux que nous venons d'indiquer sont invariables ou du moins varient infiiiiniont peu dans un temps très long. — Parmi les Nègres, la petite race xégrito est bracliycépiiale. Elle habite encore quelques îles d'tJcéanic. et peuplait autrefois, selon toute vrais(Miil)lance. r.\sic orientale et méridionale, où, par son mélange en proportions variables avec les brachycéphales blancs ou turcomans, elle a contribué à donner les dilTéreiils rameaux de la race dite Jaune.

BRACHYGRAPHIE (ilu gr. ^pa/û;, court, et Ypiow, écrire'. Voij. sténographie.

BRACHYPTÈRE (dugr. ^payû;, et ircepôv, aile), famille d'Ui>eaux. l'oy. drévipexxes.

BRACHYURES (du gr. ppay/JÇ et oôpd, queue), ordre de (Crustacés décapmles, qui a pour caractères : une queue (abdomen; plus courte que le tronc, sans nageoires à son extrémité, et se reployant en dessous à l'état de repos ; la poitrine triangulaire chez les mâles, arrondie et bombée chez les femelles: 4 paires de doubles filets velus destinés à porter les œufs; les antennes petites: les veux portés sur de longs pédoncules, la première paire de pattes se terminant |)ar une serre ditlactvle. — Milne Edwartls a partagé les Drac/iyiires en 4 familles : Oxijrhyiiques, Cyclomélopes. C.aloiuétopes et O.iyslomes.

BRACONNIEPi, braconnage. Le mot braroniiier désignait d'abord, non celui qui chasse en fraude, mais les valets de chasse qui gouvernaient l'espèce de chiens nommés braques, comme les fauconniers étaient chargés de l'entretien et de l'éducation des faucons. — Autrefois le braconnage était puni, selon les cas, de l'amende, du fouet, de la llétrissure, du liannissement, des galères, de la mort mè.ne, et toute personne achetant du giiiier provenant du braconnage était |)assiblc des mêmes peines. Auj. le braconnage, qui porte préjudice aux propriétaires et qui souvent expose les gardes à des dangers réels, n'est puni que co:inTie simple délit de chasse et est seulement justiciable des tribunaux coiTcctionnels. Les lois qui. depuis l'abolition des privilèges de chasse, atteignent le braconnage, sont celle du 50 avril 1790 et celle du 3 mai 1844 (sur la police de la chasse'. Voy. chasse.

BRACTÉATES ^du lat. braclea, feuille de métal], monnaies grossières fabriquées avec des feuilles d'or et d'argent, et frappées d'un seul côté, de sorte que l'effigie est en creux d'un côté et en relief de l'autre. Les premières monnaies de ce genre étaient de fabrication byzantine; l'usage s'en répandit en Allemagne du x' au xiv "siècle. Il on existe une collection curieuse au musée de Berlin. Voy. Mader, Essai sur les Bracléates (1808).

BRACTÉES (du lat. bractea, feuille de mélaP, petites feuilles, ordinairement colorées, qui accompagnent les fleurs de certaines plantes : tantôt elles soutiennent la fleur, en ajoutant à son éclat; tantôt elles l'enveloppent plus ou moins complètement : les plus petites s'appellent ora cl rôles.

BRADFORD CLAY. Voy. dathonien.

BRADYPE (du gr. ^pao-j-oj;, qui marche lentement), genre de Mammifères, de l'ordre aes Èdentcs et de la famille des Paresseux. A terre, ces animaux sont très disgracieux : ils sont forcés de se traîner sur les coudes, à cause de l'énorme disproportion de leurs membres antérieurs; mais celte gêne disparait dès qu'ils se trouvent sur les arbres, où ils grimpent avec la plus grande facilité. Les Bradypes habitent les forêts de l'Amérique du Sud. où ils ne se nourrissent que de feuilles et d'écorce. Ij'^f ou Paresseux à trois aoigts est de la taille d'un chat; il est surtout remarquable en ce qu'il a 9 vertèbres au cou au lieu de 7. ].'l'nau, ou Paresseux à deux doigts, est moitié' moins grand.

BRAOYPEPSIE, digestion lente. Voy. dyspepsie.

BRAHMANES, drahmines. brahmes, prêtres de la religion dp Rrahma, formant la première caste chez les Indiens. Voy. le Dicl. d'Hist. et de Géogr.

BRAHMANISf.:i, religion mdienne. Elle se suljstitua peu à peu chez les Hindous au culte des forces nalur. Iles que nous trouvons dans les Védas. Elle conçoit l'univers comme dérivé d'un dieu suprême, Bralimc (lequel, à l'origiiie, n'est que la prière divinisée). A ce Dieu créateur elle adjoignit ultérieurement un Dieu conservateur du monde, Vichnou, et un Dieu desirucleur, Siva : leur ensemble forme le Trimourti, ou Trinité indienne. Mais le brahmanisme sui r-jssi s'accommoder aux superstitions populaires, et admit dans son panthéon nombre de dieux locaux inférieurs. — Les préceptes théoriques de la morale brahmanique sont fort élevés. Mais, en fait, nombre de pratiques révoltantes furent reçues par ses adeptes. C'est sous l'influence de cette religion que s'établit dans l'Inde l'orcanisation théocratique des castes. Le peuple hindou fut divisé en aualre classes : les brahmines ou prêtres, les guerriers, les laboureurs, les artisans; en dehors et en dessous de toutes les castes, les parias ou impurs. De la protestation des classes inférieures contre le despotisme sacerdotal naquit le bouddhisme, qui d'abord se développe dans l'Inde aux dépens du brahmanisme, puis finit par en être chassé par lui. Aujourd'hui encore, le brahmanisme est la religion dominante de l'IIindoustan. Vov. L. De Milloué, les Religions de l'Inde, 1889, et le bict. d'Hist. et de Géogr.

BRAI (du Scandinave brûk, goudron), produit carburé, résidu de la distillation de la houille ou du Ixiis. On distingue dans l'industrie : 1° le brai gras naturel, que l'on relire de ra«;;/»a//e ; 2° le brai gras artificiel, produit intermédiaire de la distillation du goudron de houille ; 5° le brai sec, résidu ultime de la distillation du goudron de houille. Le brai gras artificiel n'est autre chose que du brai sec dissous dans des huiles lourdes de goudron, auquel on donne quelquefois le nom de brai liquide. — Le brai est employé en (juantités considérables dans la fabrication des Z»/i7«e</e« (agglomérés de poussière de charbon). Le brai sec qui résulte de la distillation de la térébenthine porte le nom de colophane ou A'arcanson. Il esl emplové dans la fabrication de certains onguents ou emplâtres, de mastics, etc.

BRAI, piège composé d'une pince placée de telle sorte que lorsqu'un oiseau vient se poser sur une de ses branches, l'autre se rapproche et le retient captif.

BRAIDISME (du méd. anglais James Z(?-ai</), nom donné aux phénomènes b\-pnotiques produits par la contemplation attentive d'un objet brillant. Voy. hypnotisme.

BRAIE (du b.-lat. braca, digue, levée), massif de terre compris entre le double fossé dont on entourait, au moven âge, certaines enceintes en maçonnerie.

BRAIES (du lat. braccx, dérivé lui-même du gauloisl, vêtement en forme de caleçon qui couvrait le corps depuis la ceinture jusqu'aux genoux, et qui était en usage chez les Scythes, les Germains et les Gaulois. Une partie des Gaules portait le nom de Braccata, parce que les habitants portaient des braies. Les braies, depuis l'invention des chausses longues, devinrent des caleçons et ne furent point adhérents aux chausses.

BRAISE (du germ. brasen, brûler). Voy. charbon.

BRAISER, mot employé en Cuisine pour indiquer que les viandes sont cuites sans évaporation, de manière qu'elles conservent tous leurs sucs et toute leur saveur.

BRAME ou BRÈME, poisson. Voy. brème.

BRANCARD (de branche). Voy. civière.

BRANCHE (du b.-lat. braca; orig. celtique), les plus grosses divisions du tronc d'un arbre. Les divisions des branches portent le nom de rameaux; celles des rameaux, celui de ramilles. — Les jardiniers appellent : B. mères les principales bifurcations du tronc; membres, les principales bifurcations des branches mères; B. à bois, celles qui forment les extrémités de toutes les branches, et qui proviennent du développement des bourgeons de l'année; B. à fruit, celles qui naissent des branches à bois de l'année précédente; bouquets ou cochonnets, celles qui, parmi ces dernières, ne portent que des yeux à fruit ; lambourdes, celles sur lesquelles les boutons à fruit sont plus nombreux que les boutons à bois ; dards, de petites branches courtes, terminées par un ceil très aigu, destinées à devenir Ixjuton à fruit ; brindilles, de petites branches analogues aux lambourdes, mais plus minces et plus allon-

fées; B. folles, celles qui sont maigres et sans valeur; t. gourmandes, celles qui ahsorl)ent toute la nourriture des branches voisines, et qu'on doit couper.

En Anatumie, on nomme branches, par analc^ie, les

BRANCIIE-URSINE

BRAUNITE

divisions dos vaisseaux, des nerfs et quelquefois des os; p. ex., on dit les branches du pubis.

BRANCHE-URSINE ou uiiancursi.ne, c.-a-d. patle d'ours, nom vulgaire de \' Acanthe. Voy. ce mot.

Branche-wsine bâtarde. Voy. debce.

BRANCHIES (du çr. ^piy/ia), organes au moyen desquels les animaux qui vivent dans l'eau y puisent 1 oxygène nécessaire à leur respiration et à l'entretien de leur vie. Les branchies ont des formes diverses : tantôt internes, tantôt extérieures et saillantes, elles ont l'apparence de feuillets, de panaches, de franges, de houppes. Chez les Poissons, les Lranchies sont en iorme de peignes, sur lesquels se ramifient les vaisseaux sanguins : le vulgaire les confond, sous le nom commun {Youïes, avec les ouvertures par lesquelles l'eaa s'échappe après avoir été avalée par la i)ouche cl tamisée par les branchies. Les Batraciens dans le jeune âge, les Mollusques, les Crustacés, les Annélides ont des branchies. Les larves aquatiques d'un grand nombre d'Insectes aériens, les têtards des crapauds, des grenouilles el des salamandres, qui sont de véritables larves, respirent au moyen de brancliies, (pii disparaissent el sont remplacées par des poumons chez l'animal adulte.

BRANCHIFÈRES ou i'érenmbbasches. Voy. batraciens.

BRANCHiOPODES (de branchies el du gr. ttoOî, tioôÔi;, pied), sous-classe des Crustacés, renferme des espèces inférieures, dont le principal caractère consiste en ce que leurs pattes, qui sont nombreuses, rosicnl molles, lamelleuses et appropriées à la fonction respiraloire ; tous subissent des métamorphoses. — Ils comprciment 2 ordres : les Phyllopodes (Apus, Branchipes, etc.) et les Trilobites; ces derniers ne se trouvent qu'à l'état fossile.

BRANCHIOSTÈGE (de branchies el du gr. a-zéyoi, couvrir), appareil membraneux et osseux qui recouvre les branchies, chez les Poissons.

BRANCHIOSTOME, poisson. Voy. amphioxus.

BRANCHIPE, liranchipus, genre de Crustacés branchiopodes, de la section des Pnyllopodcs : corps allongé presque iiliforme, 4 antennes qui sont peut-être des pattes-mâchoires ; abdomen de 9 anneaux terminé par une sorte de nageoire caudale. Ces petits crustacés pullulent dans les étangs, les mares, les moindres flaques d'eau. Us nagent sur le dos. Leur taille ne dépasse pas 0°',015.

BRANCURSINE. Voy. bbanciie-cbsine.

BRANDADE. Terme de cuisine : préparation de la morue avec de la crème, de l'huile el de l'ail.

BRAN DE, 1» sorte de bruyère qui croit dans les campignes incultes; — 2° lieu où croissent ces bruyères.

Voy. LANDES.

BRAN DEVIN (de l'ail. Brandwein], se dit de toute espèce d'eau-de-vie et en particulier de l'eau-de-vie brûlée, faite avec du grain. Voy. eai-ue-vie.

BRANDON (de l'ail. Brand, feu, incendie). On appelait autrefois Dimanche des l)randons le premier dimanche du Carême, parce que, ce joiu'-là, le peuple allumait des feux, dansait à l'entour, et parcourait les rues el les campagnes en portant des brandons ou des tisons allumés.

brandon, morceau d'étofle ou paille tortillée au bout d'un bâton, qu'on plante aux extrémités d'un champ pour inarquer que les fruits en ont été saisis judiciairement : do là 1 expression de saisie-brandon, en termes de procédure. Voy. saisie.

BRANDT, cépage américain. C'est un plant fertile cl précoco, cultive aujourd'hui dans la vallée du Rhône el en Bourgogne, pour sa résistance au phylloxéra. Le vin qu'il donne est riche en alcool.

BRANLE, sorte de danse fort gaie, qui se danse en rond, sur un air court el en forme de rondeau. Le branle est la danse populaire du Poitou.

En termes de Marine, branle était autrefois le nom qu'on donnait aux hamacs. Au commandement de branle-bas, chaque homme décroche son hamac, le roule et le met dans les iilets de bastingage pour dégager les Iwitleries et l'entrepont. Au commandement de branle-bas gén&i'al, on dispose le bâtiment pour le combat.

BRAQUE, chien d'arrêt à poil ras, à oreilles pendantes, vif, vigoureux, excellent pour la chasse en plaine. Il quête bien, supporte, sans en être incommodé, de très grandes chaleurs. Il existe plusieurs variétés de braques : le braque Dupuy, le braque de Toulouse, le braque de Picardie. Le braque est un chien docile; mais il serait imprudent de l'employer au marais, où il contracterait des maladies qui le renoraient impropre à la chasse. — En Angleterre, les bra-

ques portent le nom de Pointers [P. marron, P. blanc et l'oie, P. blanc orange et /'. noir).

BRAQUEMART (du çr. ppayûî, court, et [idyaipa, épée), arme empruntée aux Grecs, du temps des croisades ; c était un sabre court, droit, lourd, à deux tranchants, à simple poignée, sans garde et sans branches; on le portait pendant le long de la cuisse gauche. Les braquemarls d'Allemagne étaient les plus renommés.

BRAS (du lat. brachium), le membre supérieur ou thoracique, ilepuis l'épaule jusqu'à la main, et plus exactement la portion qui s'étend de l'épaule au coude ; le reste prend le nom d'avanl-bras. Le bras n'a qu'un seul os, long et cylindrique, appelé huménts; à lavant-bras, on trouve deux os, le radius, plus externe, cl le cubitus.

En termes de Marine, on nomme bras dos manœuvres fixées à chaque extrémité des vergues et à l'aide desquelles on imprime à celles-ci un mouvement circulaire horizonlal, afin de les orienter, c.-à-d. de disposer les voiles de manière qu'elles reçoivent le vent le plus utilement possible.

J5ras de levier. Voy. i.evieb.

BBAS SÉCULIER. On désignait ainsi, au moyen âge, la

Puissance temporelle ou séculière à laquelle s'adressait autorité spirituelle pour faire exécuter les ordonnances de l'Eglise, ou pour faire subir à un ecclésiastique coupable de certains crimes ou délits les peines que l'official ne pouvait pas lui imposer. On disait en ce sens : Livrer un ecclésiastique au bras séculier.

BRASERO (do l'cspagn. brasero, brasier), espèce de réchaud contenant do la braise allumée, dont on se sert dans le Midi pour chaulVer les appartements pendant l'hiver.

BRASILIA, 293= petite planète, trouvée le 20 mai 1890 par Charlois à Nice. Voy. planètes.

BRASQUE (du milan, brasca), mélange dont on recouvre l'intérieur d'.un creuset jwur empêcher l'oxygène ou l'azote de réagir sur les matières chaulTées. La meilleure brasque pour arrêter l'oxygène est une pâte formée par du sirop de sucre ou de l'argile cl du charbon. Pour arrêter en plus l'azote de l'air on ajoute à cette brasque de l'acide titaniciuo. Voy. titane.

BRASSARD (de bras), sorte d'armure de fer ou d'acier qui couvrait le bras depuis l'épaulièuc jusqu'au gantelet; elle se composait de deux pièces solides en forme de luyau, réunies soit par une ctibilicre, pièce assez compliquée, souvent armée d'une pointe aiguë, soit par de petites lames appelées goussets, articulées comme l'enveloppe dos crustacés. Les anciens Perses se servaient de brassards ; en France, on en fit usage au moyen âge et jusqu'au règne de Henri III. — On nomme aussi brassard tout ornement ou signe de reconnaissance fixé au bras.

BRASSE (du pluriel lat. brachia, les bras), ancienne mesure de longueur, représentant la longueur des deux bras étendus, est encore en usage dans la marine, surtout pour l'évaluation dos profondeurs de la mer el des divisions des lignes do sonde ; sa longueur est généralement de 5 pieds ou 1 m. 62. Un câble de chanvre de navire a généralement 120 brasses; un câble-chaîne, 180 brasses.

Bipasser les vergues, c'est les orienter dans la direction convenable.

BRASSERIE (du b.-lat. braxare, brasser; de brace, orge trempée). Heu où l'on fabrique et où l'on vend de la bière [Voy. bière). — On jjppelle brasseur ce\i\\ qui fabrique la bière et la vend en gros, mais non celui qui la vend au détail.

La fabrication de la bière est soumise, comme les autres boissons fermentées, à des droits particuliers; mais, à la différence des autres laissons, ces droits sont perçus à la fabrication et sont dus par le fabricant seul, indépendamment de toute vente ou consommation ultérieures. En conséquence, les brasseurs qui n'ont point d'abonnement avec la régie sont tenus de faire diverses [déclarations et de subir des visites et des vérifications fréquentes, conformément aux lois dos 28 avril 1816, 1"^ mai 1822, 23 avril 1836 el au décret du 17 mars 1852.

BRASSICA, nom latin du Chou. Voy. ce mot.

BRASSICAIRES. insectes Lépidoptères qui dévorent la feuille du chou. Voy. piérides.

BRASSICOURT. Les Vétérinaires appellent ainsi un cheval qui a le genou arqué naturellement et non par suite d'usure. Voy. arqué.

BRASURE, espèce de soudure. Voy. soudure.

BRAUNITE, sesquioxyde de manganèse (Mn'O'). Cristaux quadratiques d'un noir brunâtre foncé, contiennent parfois

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