BRA\X
brèm:
de la silice, notamment dans la variété dite Marceline, de St-Marcel (Piémont). Relativement rare.
BRAVO (mot italien qui signifie hardi, brave], nom qu'on donnait, en Italie, à des assassins à gages, à des coupe-jarrets salariés par les grands seigneurs et même par les Etats souverains: le bravo italien n'existe plus que dans les drames et dans les romans. — On a donné ce nom, en Amérique, à l'Indien qui se réfugie dans l'intérieur des terres, et n'en sort que pour piller les colons européens. BRAVOURE (air de), air spécialement écrit pour l'aire briller la virtuosité de l'exécutant.
BRAYER, appareil destiné à maintenir les hernies et composé essentiellement d'une pelote destinée à agir sur l'orilice herniaire et d'une ceinture qui porte la pelote. Cette ceinture (molle dans le B. des prisons) contient un ressort embrassant tantôt le coté du corps correspondant à la hernie [B. français", tantôt le côté opposé [B. anglais). Suivant la région où il est appliqué, le fî. s'appelle B. inguinal, B. crural, B. ombilical. La pelote peut subir certaines modifications : ainsi, pour ne pas comprimer le testicule, elle peut être échancrée [B. de Richter).
BRAYERA (d'Al. Brayer, médecin allemand), genre de la famille des Rosacées, tribu des Spirées, établi jx>ur un arbre de l'Abyssinie, qui paraît être le même que le Koitsso ( Voy. ce mot) ; cet arbre, haut de 6 à 7 mètres, a des feuilles composées à folioles denticulées et des fleurs à pétales blancs avec un calice rouge-pourpre. La décoction de ces Heurs passe pour être souveraine contre les vers: elle détruit particulièrement le ténia ou ver solitaire. BREAK, voiture suspendue à 4 roues, qui s'attelle à
BREF (du lat. brevis, court), rescrit émané du pape ou du grand pénitencier sur des affaires brèves et succinctes, expédié sans préface ni préambule. Il est écrit sur papier, et ne porte ni la signature, ni le sceau du pape. On distingue les B. pontificaux, émanant directement du pape, et les B. de la pénitencerie. — D'abord ce ne furent que des affaires de peu d'importance, telles que des lettres du pape à un monarque, qui furent traitées dans les brefs. Plus tard, on les emplova comme les bulles : c'est par un siinule bref que fe pape Clément XIV supprima, en 1773, l'ordre des Jésuites. Voy.
BCLLE.
Les ecclésiastiques catholiques appellent aussi Bref (dimin. de brève liturgicum) un livret écrit en abréviations qui indique les rubriques du bréviaire pour chaque jour; c'est dans cette acception que l'on dit : Bref à l'usage de Paris, B. à l'usage de Home.
Dans l'anc. Droit français, on appelait bref une lettre de chancellerie par laquelle on était autorisé à intenter luie action.
BRÉHAIGNE, femelle stérile, se dit en parlant des animaux domestiques ou autres : on dit vache bréhaigne, biche bréhaig ne. On appelle carpe bréhaigne celle qui n'a ni œufs ni laitance. — Une jument bréhaigne est celle nui porte des a-ochels [Voy. ce mol). C'est à tort qu'on la croit stérile.
BREITHAUPTITE, antimoniure de nickel (XiSb) isomorphe avec la nickeline, en lamelles hexagonales rouge de cuivre.
BRELAN (du b.-lat. bei-lenghum, table sur laquelle on
1, 2 ou 4 chevaux. Sa caisse, carrée, portée jwr l'arrière- | joue, et tout jeu de hasard). Le brelan se joue à 5, à 4
train, est pourvue de 2 sièges très simples dont les dos siers sont des traverses rembourrées. Ces sièges sont disposés soit en travers, soit en long de la voiture. Parfois l'arrière comporte un siège surélevé, mobile. Les breaks sont découverts, ou couverts d'un toit plat duquel pendent des rideaux qui permettent de clore la caisse de la voiture. On appelle break de dames ou brisha un grand break dont les sièges sont plus confortablement installés
aue ceux des breaks ordinaires, et dont l'arrière est muni 'une capote.
BRÉANT, oiseau. Voy. drcaxt.
BREBIS [du lat. vervex), femelle du Bélier, se distingue par l'absence de cornes ou ])ar des cornes plus courtes, et en général par des proportions plus minces et plus faibles.
Voy. MOCTO.N.
BRÈCHE (de l'ail, brechen, rompre), roche détritique, comjwsée d'éléments anguleux, généralement réunis par un ciment calcaire. Les brèches osseuses des l)ords de la Méditerranée contiemient en abondance des ossements de Tertébrés. — On appelle fausse brèche le marbre veiné qui a l'apparence de la brèche.
BRÈCHE, ouverture faite dans les remparts d'un ouvrage assiégé, soit à coups de canon, soit, par exception, avec des fourneaux de mine. Les batteries de brèche sont armées de pièces de siège de fort calibre, tirant à tir plongeant ou à tir direct suivant que l'escarpe attaquée est plus ou moins défilée. Une brèche doit avoir environ 40 m. de lai-ge pour être praticable.
BRÉCHET, nom \-ulgaire de l'appendice xiphoïde ou du sternum, employé principalement pour exprimer la crête médiane et plus ou moins saillante que présente le sternum chez les oiseaux
BRÈDES (du portugais bredos), nom collectif donné, dans tonte l'Asie méridionale ahisi qu'aux îles de la Réunion et Maurice, à toutes les plantes herbacées ou pousses nouvelles qui se mangent en guise d'épinards. L'espèce dont l'usage est le plus répandu est la B.-morelle ou B.-Marlin, qui n'est autre que notre Morelle noire [Sotanuni nigrum). Voy. ce mot.
BREDOUILLE (de brédir, pour brider). Au jeu de Trictrac, ce mot exprime qu'un joueur a pris tous les points qui forment un trou coup sur coup et sans interruption, c.-à-d. sans en laisser prendre à son adversaire. La grande biedouille est le gain de 12 trous pris ainsi consécutivement. L'adversaire perd alors la partie bredouille, c.-à-d. sans avoir fait un jwint. De là l'expression figurée, en parlant d'un chasseur qui n'a rien tué, revenir bredouille.
BREDOUILLEMENT, langage confus et précipité, avec articulation incomplète. Le hredouillejnent est parfois un symptôme d'affections cérébrales.
I ou à 5 personnes avec des cartes de piquet et en donnant 3 cartes a chaque joueur. Lorsque ces o cartes sont toutes trois de même sorte, comme 5 as, 3 rois, etc., on a brelan : c'est ce coup qui a donné son nom au jeu. On a brelan carré quand la carte retournée et les 5 cartes du joueur sont d'égal rang. Sous Louis XIV, le jeu de brelan devii.t une espèce de fureur. Prohibé par la police, il a depuis reparu sous le nom de bouillotte [Voy. ce mot). — Par extension, on appelle brelan un tripot, im heu où l'on doHue à jouer et où l'on joue gros jeu.
BRELOQUE. Voy. berloqce.
BRELUCHE, droguet de (il et de laine qu'on fabriquait autrefois en Normandie ; la liretaine, dont le Poitou faisait jadis un gi-and commerce, était une espèce de breluche.
BRÈME (de l'ail. Brachsme), Brama, genre de Poissons malacoptérygiens aljdominaux, de l'oiilre des Squamotiermes, famille des Cyprinidés, caractérisé par son corps comprùné' et sa nageoire anale très longue. La B. commune [Cyprinus brama] est un poisson commun dans toutes les eaux douces de l'Europe, mais qui multiplie surtout dans les granils lacs du nord et du nord-est de ce continent. Il ressemble lieaucoup à la carpe: sa chair est blanche, ferme et de Iwngoùt. La Petite Brème, Bordelière ou Hazelin [Cyprinus blicca) est moins estimée.
BRË.MË DE MER. Voy. tA.MHÈRE et CASTAGXOLE.
BRENNÉRITE, var. ferrifèrede cioBERrrrE (roy.cemot).
BRENTE, Brenta, mesure de capacité pour les liquiiles, employée dans quelques parties de la Suisse et de I Italie. La nrente de Fribourg vaut 39 lit. 05; celle de Milan,. 75 lit. 55; celle du Piémont, 56 lit. 33.
BRÉSILINE, ou Bouge de Fernambouc, matière colorante rouge contenue tians le brésillet et autres bois de teinture rouge et que Chevreul a isolée le premier. A l'état pur, elle se présente sous forme d'aiguilles jaunes d'or.
BRÉSILLET ou Bois de Brésil, de Fernambouc, des Indes. Voy. césalpixie.
BRÉSiJNE, plante. Voy. zixxie.
BRETcCHE, en Blason, rangée de créneaux sur une fasce, une bande ou un pal ou sur les côtés de l'écu.
BRETTE, longue épée de combat, ainsi nommée parce que les premières dont on se ser>'it avaient été fabriiiuées en Bretagne. Comme on en faisait particulièrement usage pour les duels, on appela bretteurs les duellistes de piijfession.
BRÈVE (du latin brevis, court). On nomme ainsi : l'en Prosodie, une syllabe qui doit être prononcée rapidement ; on l'oppose à longue : on la marque par le signe (") placé au-dessus de la voyelle ; — 2" en Musique, les notes dont la valeur est moindre que celle des notes précédentes, et particulièrement celles qui suivent immédiatiMinMit les notes pointées. Les Italiens appellent encore amai une