BRIN
Ggiirc lie noie carrée, qui vaut tantôt 2 romles, tantôt 5, suivant qu'elle est droite ou altérée ( Voy. alla urkvk) ; — 3° dans la faliricatioii des Monnaies, la quantité d'es|)èces monnayées provenant il'une même fonte, que les ouvriers délivrent en retour des matières qui leur ont été conliées.
BRiîVK, Pilla, ffenre d'Oiseaux insectivores, de l'ordre des Passereaux denlirostres, appartient aux parties chaudes de l'ancien continent. Ces oiseaux ont un plumage brillant, avec des formes lourdes et massives : ils volent mal, à cause de la brièveté de leur-queue et de leurs ailes; mais, rl'après la lonffueur de leurs jambes et le peu de développement de leurs doigts, ils doivent faire sans doute <rexcellenls coureurs.
BREVET (de bref). On appelait d'alxird ainsi une sorte d'expédition non scellée, contenant (pielque faveur ou concession du roi. — On appelle encore aujourd'hui actes en brevet des actes dont le notaire ne garde pas une miimte et qu'il délivre sous la formule exécutoire. — Le terme de brevet a été depuis étendu, à tous les diplômes délivrés au nom d'un gouvernement, pour constater soit un grade dans l'armée, soit un titre universitaire [Voy. capatiTii), soit les droits des inventeurs.
Brevet d'wvenlion. ('/est un monopole temporaire que l'Etat accorde à un inventeur, en rémunération du service rendu pr sa découverte à la société. Cette reconnaissance du droit de l'auteur date, à vrai dire, des lois des 7 janvier et 25 mai 1791, comulétées sous la Restauration. Mais c'est la loi du 5 juillet 1844 qui forme le code de la matière. Depuis 1844, la Krance est sous un régime qui exclut l'examen préalable, à la dilférence des Etats-Unis et de la Russie qui permettent à l'autorité d'examiner, au préalable, si les conditions de fond de la brevetabilité sont remplies. Chez nous l'ohéissancc aux conditions de forme suflit. Le brevet est un simple certificat de dépô\. Tel est le sens des mots: S. G. I). G (sans garantie du gouvernement), dont l'omission entraîne une amende de 50 à 1 000 francs. C'est aux tribunaux à annuler les brevets qui ne remplissent pas les coniiitions de fond.
lirevel d'importation. C'était celui qui était délivré autrefois à un Français pour découverte importée d'un pays élianger : il a été supprimé en A844. Désormais les iiiveniLHirs étrangers peuvent eux-mêmes obtenir chez nous des brevets, avec cette différence que l'on en lixe la durée d'après leur loi nationale.
brevet de perfectionnement. Il a disparu aussi lors de la loi de 1844 qui décide que quiconque aura apporté un pi-riectioimement à une découverte ancienne recevra seu- K'inenl un certificat d'addition, qui fera corps avec le brevet primitif, et expirera avec lui.
Le Gouvernement a fait exécuter en 1826 un Catalogue des spécificalions de tons les procédés pour lesquels il a été pris des brevets depuis le 1°' juillet 1791, qui est CJinpleté chaque année par un nouveau volume. En outre, \i Conservatoire publie la description des inventions dont l.'s brevets sont expirés. Voy. Renouard, Traité des brevets d'invention : Pouillct, Allart, Nouguicr [mêmes titres).
Cf. COXTREFAÇOX, DESSIN, MARQUE. DE FAUUIQÏÏE.
BRÉVIAIRE, livre qui contient les heures canoniales à l'usage des ecclésiastiques (Matines, Laudes, Prime, Tierce, Sexle, None, Vêpres et Comnlies), est ainsi nommé parce qu'il est, pour ainsi dire, 1 abrégé [breviarium) de tous les livres qui servent au chœur pour l'office divin, le sommaire des prières à réciter. C'est, pour tout ecclésiastique une obligation étroite de réciter chaque jour son bréviaire. I.c bréviaire en usage auj. dans l'Eglise latine est le bréviaire romain, dont on fait remonter l'origine au pape Gélase I", en 494, mais qui a depuis subi de fréquentes modifications. Dans l'Eglise grecque, l'usage du bréviaire, qu'on appelle Ordre (TâÇt;) ou Èucoloae, est encore plus ancien : on le fait remonter à Flavien et à St Jean Chrysostome. — Par extension, on a donné à l'office canonial le nom de bréviaire.
BREVIARIUM, nom donné au Code de lois rédigé en 506 par l'ordre d'Alaric II, roi des Visigoths, pour ses sujets romains : c'est un abrégé des lois recueillies par ordre de l'empereur Tliéodose II. On trouve le Breviarium dans lélition du Code Théodosien de Cujas (Lyon, 1566) et dans le Jus civile ante-jusiinianeum (Berlin, 1815).
RREVIARIUM. Voy. ABRÉGÉ.
BRÉVIPENNES (du lat. brevis. court, et penna, aile), famille d'Oiseaux, de l'ordre des Echassiers de Cuvier, comprenait l'Autruche, le Casoar, le Dronte et plusieurs
espèces éteintes. VAptéryur, WEpyornis, le Dinornis, remar(|uables par leur grande taille. Ce sont les Coureurs de De Blainville, et les Struthiones de Cli. Bonaparte. On les appelle aussi quel(|uefois Brachypttres.
BREWSTÉRITE, zéolithe clinorhombicjue, dont la formule est (Sr.Ua;O.Al*0''.6SiO* + 5ll*0.
BRIC-À-BRAC. Voy. brocanteur.
BRICK (du radical angl.iri^, agitation, course), bâtiment à deux mâts (gi'and mât et mât de misaine), qui porte des hunes à l'extrémité des bas-màls, ce qui le distingue des goélettes, qui n'ont que des barres. — On appelle Inùcksgoélettes clés navires qui ont une hune au mât de l'avant et une barre au mât de l'arrière.
BRIDE, partie du harnais qui sert à conduire un cheval ou toute autre monture ; on réunit à la fois sous ce nom les rênes, la têtière et le moi-s avec ses accessoires; mais ce sont les rênes qu'on appelle vulg. bride. — On nomme bridon ou filet une bride légère dont le mors brisé n'a point de branches, et que l'on emploie quelquefois indépendamment de la bride.
En Chirurgie, on entend par brides tantôt des portions de tissu traversant le foyer des al)cès, tantôt des membranes de nouvelle formation unissant les 2 feuillets d'une séreuse enflammée, ou encore les parties de cicatrices agissant sur les tissus environnants par leur rélractilité.
BRIE (fromage de), variété de fromage fabriquée en grand aux environs de Paris. Il doit ses qualités de finesse à une fermentation sjiontanéc, qui produit ce qu'on appelle Vaffinaqe; sa fabrication exige, outre un lait frais, de bonne qualité et non écn'-mé, une main-d'œuvre et des soins sj)éciaux.
BRIGADE, la réunion de deux régiments au moins d'infanterie, de cavalerie, d'artillerie ou du génie, sous les ordres d'un même chef, nommé général de brigade. — Les brigades d'infanterie et de cavalerie entrent tout entières dans les formations de guerre. Les brigades d'artillerie et celle du génie sont des unités d'instruction qui n'existent qu'en temps de paix. — Sous Louis XIV on appelait brigade un nombre indéterminé de bataillons ou d escadrons réunis sous les ordres d'un officier général appelé brigadier des armées du roi. — Vers l'789 la brigade comprenait 6 bataillons, partagés en 2 demi-brigades.
On nomme brigades de gendarmerie [Voy. ce mot) les détachements de celte arme alfectés aux communes ou aux cantons. La brigade se compose de 5 genilarmes, à pied ou à cheval, y compris le chef, qui a le grade de brigadier ou de maréchal des logis.
Dans l'administration des Forêts, on forme des brigades forestières avec 3 ou 5 gardes qui peuvent se rassembler facilement et sans s'éloigner de leurs triages; la brigade forestière se joint à la gendarmerie lorsqu'elle en est requise, mais dans l'étendue de la forêt seulement. — Les douaniei-s sont également organisés par brigades. — Enfin, on adonné le nom de brigade de sûreté à une troupe d'agents de la police de Pans, qui fut organisée et dirigée par Vidocq de 1812 à 1830, mais qui depuis a été bien modifiée et considérablement augmentée.
BRIGADIER, nom donné au caporal [Voy. ce mot] dans les troupes à cheval. Les brigadiers de gendarmerie ont rang de sous-ofliciers et en portent les insignes.
BRIGANDINE. Voy. cuirasse.
BRIGANTIN (de brigant, corsaire), petit brick à 1 ou 2 ponts, qiii dans l'origine était surtout employé par les corsaires de Tunis et de la Barbarie. Le brîgaiitin n'a ordinairement que 2 mais; ceux qui en ont 3 dillèrent des navires ordinaires en ce qu'ils n'ont iroint de mât d'artimon, et que leur grande voile, dite brigantine [Voy. ciaprès), s'en vergue sur un jjic ou sur un gui.
BRIGANTINE. grande voile en pointe que l'on grée sur l'arrière du grand mât dans le brick et le briganlin, et qui s'étend sur le gui, à l'extérieur de la poupe même : c'est à la corne de la brigantine que les bricks arborent leur pavillon.
BRIGHELLA. le Pierrot da la comédie italienne, insolent et grossier, rusé et lâche comme lui ; il est Ferrarais d'origine.
BRIGHT (maladie de). Voy. albuminurie.
BRIGOT ou BRiGAUT, bois à brûler, se compose principalement de pieds de bouleau et de branches de vieux chêne.
BRILLANT, diamant taillé. Voy. diamant.
BRIN (orig. celtique). En Sylviculture, on appelle brin un jet de bois sortant d'une souche restée en terre après que l^arbre a été coupé, et arbre de brin un arbre qui
BRINDOMER
BRIZE
n'a qu'une tige. Quand on coupe les taillis, il est d'usage de conserver les brins les plus droits et les plus hauts, pour (pi ils poussent eu futaie.
BRINDONIER, nom vulg. de plusieurs espèces du genre Garcinia. lainille des Clusiacées, et en particulier du Man- (joustaii. Voy. ce mol.
BRIOCHE, sorte de pâtisserie très répandue, faite avec farine, œufs, beurre et levure, h laquelle on donne la forme d'une couronne ou d'une lx)ule surmontée d'une autre boule plus petite.
BRIONE. plante. Voy. mwsR.
BRIOSO. coN BRIO, expressions italiennes qui signifient avec vivacité, et qui indiquent, en Musique, un mouvement vif et brillant.
BRIQUE (de l'anglo-saxon brice, fragment), pierre artificielle faite avec de l'argile. On distingue les B. crues et les B. cuites. Les premières sont fabriquées avec un mélange d'argile blanclie ou rouge et de sable pétri avec de l'eau, ensuite façonné dans des moules, et enfin séché lentement. Pour avoir des briques cuites, on prend les briques obtenues par le procédé précédent et on les expose dans des foui-s particuliers à un feu violent. Les meilleures briques cuites sont celles qui rendent un son clair loi-squ'on les frappe. On a remarqué que plus elles sont denses, pins elles sont résistantes; aussi, dans certaines localités, comprime-t-on les briques crues sous un balancier pour leur donner cette densité. — La brique remplace avec avantage le moellon, et supplée la pierre de taille dans la construction des maisons à élever sur un emplacement resserré, ainsi que dans la construction des fours, fourneaux et cheminées; on l'emploie pour le carrelage dos appartements et la couverture des habitations [foy. CARBEAix et TLii.Es) ; on en fait des tuyaux de conduite pour les eaux, etc. — L'usage des briques crues remonte à la plus haute antiquité. On en trouve dans la plu|)art des monuments grecs et romains, dans les ruines égyptiennes, ainsi que dans celles de Babylone et de Niinve. Les Romains employaient les briques cuites dans la plupart de leui-s constructions. En France on n'emploie guère la brique qu'à défaut de pierres de taille. Tout au contraire, presque toutes les maisons sont construites en briques dans les Pays-Bas, l'Angleterre et dans une grande partie de l'.Ulemagne, de la Pologne et même de la Russie. On a, depuis quelques années, ijivcnté divers procédés pour fabriquer la brique à la mécanique : la première fabrique de ce genre fut établie en 1828 par Terrasson-Fougère. au Tlieil (.Xixlèche).
BRIQUET de brique, fragment, morceau). On distingue : 1° le B. ordinaire, qui se compose d'une petite pièce d'acier, dite elle-même briquet ou fusil, d'un fragment de silex, dit pierre à fusil, et d'amadou : lorsqu'on passe rapidement la lame d'acicrsurla pierre, les aspérités de celles-ci détachent de petits copeaux de métal que le frottement échaulTe jusqu'à l'incandescence, et qui brûlent aloi-s dans l'air en s'oxydant ; ces étincelles enflamment l'amadou ; — "2" les B. chimiques, petites Ijouleilics contenant du phosphore, dont on s'est servi au commencement de l'invention des allumettes; — 5° le B. pneumatique ou B. à air. inventé en 1745 par l'abbé A. RulTo : c'est un jietit cylindre creux, dans lequel joue un piston garni d'amadou à son extrémité inférieure ; en poussant fortement le piston, ou comprime l'air intérieur, et, par l'eiret de cette compression, qui doit être rapide, 1 air s'échauffe et enflamme la matière attachée au bout du
f)islon : — 4° le B. à gaz hydrogène, ou bocal en verre ierméli(|nement fermé, dans lequel un morceau de zinc est disposé de manière à dégager du gaz hvdrogène par son contact avec de l'acide sulfurique étendu d'eau ; le bocal est muni d'un robinet qui, étant ouvert, donne issue au gaz et le fait jaillir sur un morceau de platine très poreux, ilil éponge de platine, lequel en détermine l'iiinammation.
On donne aussi le nom de briquet à un sabre court et un peu recourbé, autrefois en usage dans l'infanterie.
Voy. SABRE.
BRIQUET (pour braquet, de braque), chien courant de taille moyenne et de robe fauve, qu'on emploie à la chasse du lièvre, du chevreuil, du renard et du blaireau.
BRIQUETTE (dimin. de brique;. UTélange de poussier de houille ou de coke avec du brai(Voy. hk.m}, comprimé énergiquement en morceaux de formes diverses aui, dans le début de l'industrie des agglomérés, resseinblaieut à
de grosses briques. Leur emploi est extrêmement répandu, non seulement dans l'industrie (chemins de fer, marine, etc.), mais encore dans le chaulFage domestique. Elles fournissent un chaufl'age tk-onomique, mais donnent souvent beaucoup de cendres quand elles ont été pré|)arées avec des fines de qualité médiocre.
BRIS, rupture d'une porte fermée, d'une clôture, d'un scellé, etc. Ces actes de ^^olence ou de fraude sont sévèrement punis. L'auteur d'un bris de clôture est passible d'un emprisonnement d'un mois à un an, et d'une amende proportionnée au dégât (G. pén., art. 454). Le bris de scellés est puni, selon les cas, de la réclusion ou des Iravaux forcés (art. 249, 256).
Bris de prison. Voy. évasiox.
BRIS (droit de), pans l'ancienne législation féodale on appelait ainsi le droit eu vertu duquel le seigneur d'une terre sur la côte de laquelle un vaisseau était venu s'échouer s'en appropriait les débris. Ce droit fut aboli en 1681 par Louis XiV.
BRISANT. Voy. ÉcuEit.
BRISE (orig. inc). Ce mol, qui dans son acception la plus générale est synonyme de vent doux et • léger, est donné spécialement par les marins à deux espèces de vents frais qui régnent sur les côtes de la zone lorride ; l'une souffle le matin, et vient de la mer; elle s'ap|)elle brise de tner, brise du large; l'autre soulTle à la chute du jour et part de terre : on l'appelle brise de terre. Elles résultent de l'échauirement ou du refroidissement alternatifs des couches d'air qui reposent sur l'océan et de celles qui reposent sur le continent.
BRISÉES, branches rompues que les valets de limier placent dans les chemins pour indiquer la voie suivie |>ar l'animal dont ils opèrent le rembuchemeut. Le gros bout de la branche doit être dirigé dans la direction des fuites de l'animal. Simple pour la biche, la brisée est double pour le cerf.
BRISE-LAMES, construction à claire-voie, faite en charpente et établie à l'entrée d'un port ou d'mie rade, et au-dessus des eaux, pour briser la lame et empêcher la mer d'être poussée avec violence dans ce port ou celle rade par les vents du large, et d'y causer des dégâts ou des avaries. Voy. jetée.
BRISE-PIERRE. Voy. litiiotritie.
BRISKA, chariot léger, découvert, à parois en osier, qu'on emploie en Russie et en Pologne. 11 sert comme traîneau pendant l'hiver et comme voiture pendant Télé, en y adaptant des roues. — Nom doiuié en Fiance à une sorte de break [Voy. ce mot).
BRISQUE ou mariage. Ce jeu semble avoir précédé le bésy. Son principe est de réunir dans sa main un roi et une' dame de même couleur. Il se joue à deux avec un jeu de piquet; chaque joueur a 5 cartes: la il* sert d'atout, et le donneur, qui la retourne, peut la changer avec le sept d'atout, s'il la en main. A mesure qu'on fait une levée, on prend une carte au talon et on a droit de rejouer. 11 v a dans ce jeu à peu près les mêmes séquences qu'au piquet. Quand, après avoir compté une tierce, une quatrième ou une quinte à la dame, on vient à lever le roi, et que la dame est encore dans le jeu, le mariage ou la brisque a lieu. \ ce jeu, l'as et le dix sont les caries privilégiées : on les nomme brisques ; elles remportent sur le roi.
BRISURE, en t. de Blason, désigne une modification, addition, suppression ou changement dune pièce, dans les armoiries plemes d'une famille, faite dans le but de créer un blason distinctif pour telles branches cadettes ou puînées d'une branche principle. La famille d'Orléans a brisé les armes de France d'azur, à trois fleurs de //* d'or, en les surmontant du lambel à trois pendants spc^ cial aux branches catlettes. Un signe particulier, le bâton péri, iK)sé en barre, signifie la bâtardise. On le trouve dans l'ecu des Iwtards des rois de France.
BRIZE (du gr. ^pi^a). Briza, genre de la famille des Graminées, tribu des Feslucacées, renferme des plantes nui se trouvent en alwndance dans les prairies naturelles de France et d'Europe; elles sont remanjuables par l'élégance de leur port, leurs petits épis teints de pourpre, qui tremblent au moindre vent; elles plaisent à tous les bestiaux. Panni les espèces les plus communes, on remarque : la B. majetire, la plus belle de toutes ; la B. mouvette ou Amourette [Voy. ce mot); la B. à petite panicule, etc.