BROSSES
parfois piirulonts, venant do la poitrine. La hronchorrhéc s'observe surtout chez les arthritiques et chez les vieillards, à la suite d'une bronchite aiguë.
BRONCHOTOMIE (du gr. ppoy/o; et toii-^, section), opération chirurjjicale qui consiste à pratiquer une ouverture soit à la trachée-artère [trachéotomie], soil au larynx (laryngotomie), soil ji ces deux canaux en même temps Itrac/iro-Uiryngolomie), pour extraire un corps éiranger ou extirper une tumeur, ou seulement pour donner accès à l'air dans les poumons dans le cas d'œdème de la glotte, de diphtérie, etc. ; la plaie doit être maintenue l)éante par une canule qui permet le passage de l'air. — dette opération, (]ui remonte à Asclépiade, se fait tanlôl lentement en incisant couche par couche les parties molles qui recouvrent la trachée avant dinciser cette dernière, ou rapidement en sectionnant vivement les parties molles et la trachée d'un seul coup de bistouri.
BRONGNIARTINE, nom donné à la Glaubéritc et à la Brochanlite [Voy. ces mots).
BRONGNIARTITE, syn. de fueieslebésite [Voy. ce mot).
BRONZE, alliage variable de cuivre et d étam ; il renferme presque toujours accessoirement plusieui-s autres métaux, tels que zinc, fer et plomb. Cet alliage, beaucoup plus dur et plus fusible que le cuivre, s'eni|)loie pour la fabrication des canons, des cloches, des statues, des médailles, des monnaies, des cymbales, etc., dans les proportions suivantes :
Bronze des statues. . . . enivre 90,10 étain 9,90
— des médailles. . . de 88 à 92 de 12 à 8
— des canons .... de 90 à 91 de 10 à 9
— des cloches. ... 78 22
— des cymbales ... ^0 20 Quant aux "monnaies de bronze dont on fait usage auj.
(Voy. monnaies), leur alliage est toujours composé de 95 p. de cuivre. 4 p. d'étain et 1 p. de zinc.
On distingue aussi dans les arts plusieurs espèces de bronze d'après leur couleur, soit naturelle, soit factice ; tels sont : le B. vert antique, le B. florentin, le B. artistique, etc.
On augmente la dureté, l'élasticité et l'homogénéité du bronze en y ajoutant de petites quantités de corps avides d'oxygène, tels que le phosphore cl l'aluminium.
Les Grecs confondaient sous le nom de calcos le cuivre et ses alliages; Vies ou airain des Latins avait à peu près la même signification. Quant à l'étymologie du mot bronze, elle est incertaine; bronzo (ital.) viendrait de brtinizzo, diminutif de brimo, brun. Mais au xi° siècle on trouve dans un manuscrit p'ec brontésion. D'après lîcrthelot [Introduction à l'étude de la chimie des anciens], brontésion dériverait d'un nom de lieu (a?s Brundusium de Pline) : les meilleurs miroirs étaient fabriqués à Brundusium.
L'usage du bronze ou airain [Voy. airain) a partout
rirécédé celui du fer. Chez les Grecs du temps d'Homère, es armes et les instruments d'agriculture étaient encore en bronze : leurs premières monnaies furent également fabriquées avec ce métal. Chez les Romains, le bronze prenci un caractère monumental, religieux et artistique ; c'est sur le bronze qu'on grave les lois, les traités de paix et d'alliance [Voif. les Tables Claudiennes au musée de Lyon) ; tous les instruments du culte, couteaux, haches, patères, spatules, sont en bronze; on en couvre des monuments entiers, on en fait des bas-reliefs, des statues, des médailles [grand, moyen et petit bronze], etc. — Disparu presque entièrement avec la civilisation romaine, l'art de fondre le bronze reparaît avec la Renaissance. Au xvi" siècle, le Primatice et Benvenuto Cellini coulent d'un seul jet de grandes statues; Urbain VIII fait élever en bronze le baldaquin de Saint-Pierre. En 1684, le bronze se naturalise en France : Louvois établit les fonderies de l'Arsenal, sous la direction des frères Keller [Voy. le musée du Louvre et les bronzes du parc de Versailles). Depuis cette époque, il est employé dans une foule de monuments publics, ainsi que dans "l'artillerie. Les plus beaux ouvTages modernes en bronze sont : l'ancienne statue équestre de Louis XIV érigée sur la place des Victoires en 1692 et détruite pendant la Révolution, celle de Pierre !e Grand à St-Pétersbourg par Falconet (1767), la colonne de la place Vendôme (1806), celle dite de .luillet sur la place de la Bastille (1859), les portes de l'église de la Madeleine (1840), la statue colossale de la Bavière à Munich (1850), etc. — Les chefs-d'œuvre de l'art antique se trouvent aujounl'hui dans les musées. Pour les divers mu-
sées de l'Italie, consulter : 1" Piranesi, Œuvres compli>tes [Antiquités romaines, elc, '29 vol. avec pi.); 2° Herciilanum et Pompéi, avec texte de Barré (publication de F. Didot, 7 vol. in-4°), etc.
Vers la fin du règne de Louis XV, Gouthières inventa la dorure au mat. Cette découverte ouvrit au bronze une carrière nouvelle : on dora les pendules, les flambeaux cl une foule d'ornements; le bronze devint dès lors un objet de luxe et d'ameublement, et dans celte voie ses progrès vont toujours croissant.
L'industrie française du bronze obtient encore beaucoup de succès à l'étranger : MM. Thomire, Sové, Galle,, laniiel. Vallel, Cornicr, Villoz, Denière, Barbedienne, Thiébaiill ont été ou sont, parmi nos fabricants, ceux qui ont le plus contribué à ses progrès. — Voy. aussi (;Ai.VA.\op:,A5riE.
DR0.NZE (faBBICATION PRÉIIISTORIQIE Dl). Voy. l'HÉIIISTO- RIQnE.
Bronzer, c'est dpnner la couleur du bronze à une substance quelconque, métal, bois, argile, plâtre, etc. Les procédés employés à cet effet consislent, en général, à recouvrir l'objet qu'on veut bronzer d'un enduit préparafoire, et à appliquer sur les parties saillantes du chlorure d'antimoine, du bisulfure d'étain (or mussif), ou bien de la limaille de bronze ou de cuivre jaune réduit en poudre impalpable (or en coquille).
BRONZÉE (maladie), dite aussi Maladie d'Addison, du nom du médecin anglais qui l'a décrite le premier : c'est une maladie dont le symptôme dominant est la couleur bronzée très foncée de la peau : elle s'accompagne aussi de troubles digestifs et d'une débilité graduellement croissante; des taches noires se produisent sur la muqueuse buccale, près du frein de la langue; survient enfin le souffle dans les vaisseaux. Cette affection est généralement de longue durée, mais la terminaison en est presque toujours fatale; on cite cependant quelques cas <le guérison. La cause et le siège en sont encore à peu près inconnus : on a seulement constaté une altération des capsules surrénales, sans qu'on puisse dire quelle relation existe entre ces organes et les symptômes de la maladie.
BRONZITE, espèce de P]jro.vène [Voy. ce mot), orthorhombique, facilement clivable, en lamelles bronzées, dont la formule est (FeMg)O.SiO^, avec plus de magnésie que de fer. On la rencontre dans les serpentines, en Styrie, au Tyrol, etc.
BROOKITE, l'un des états naturels de l'acide titanique (TiO-), cristallise en lames orthorbom biques rougeàtres ou brunâtres. Une variété d'un gi-is noir, (lite arkansite, de l'Arkansas, se présente en cristaux relativement volumineux. On le trouve avec l'albite et l'analase, au St-Gotbard, an Mont Blanc, dans l'Oisans, elc
BROQUART. ]'oy. drocard.
BROSIMUM (ilu gr. ppwd'.txoç, comestible), arbre de la famille des Arlocarpées. Voy. gai.actodexdrox.
BROSSES (orig. germanique). L'art du brossier consiste à fabriquer toutes sortes de brosses ou vergettes, de pinceaux ou de balais. — Les brosses propr. dites, qui servent au nettoyage des meubles et des vêtements, ainsi qu'à la toilette, peuvent être partagées en deux classes : celles qui ont le dos ou la patte percée à jour, et celles qui ne l'ont pas. Pour les articles de brosserie commune» les pattes sont ord. en hêtre ou en noyer, recouvert ou non d'un placage; pour la brosserie fine, on emploie la corne, l'os, l'ivoire, le bois laqué et le bois de Spa. Les poils sont en soie de porc ou de sangber, en crin de cheval, en poil de chè\Te ou de blaireau, en chiendent et en bruyère. — Paris est un des plus grands centres de la fabrication des brosses : viennent ensuite Beauvais, Lyon, Dieppe et Méru. La brosserie anglaise est renommée pour son luxe et son élégance, pour la solidit('- et la finesse du crin. Depuis quelques années, de grandes fabriqu'^s de brosserie se sont élevées aussi en Prusse et en Allemagne.
Les peintres donnent spécialement les noms de brosses à des pinceaux consistant en un paquet de poils de porc, liés avec une cordelette ou maintenus par un étui en ferblanc, et attachés au bout d'un bâton servant de manche. Elles sont plates ou rondes. Les brosses plates posent la pâte d'une façon plus épaisse et plus solide.
Les Entomologistes nomment brosses de petits poils raides qui se trouvent sur différentes parties du corps des insectes
On donne aussi ce nom aux poils longs et disposés ea
BROSSITE