‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 215 sur 1729 · BRUCINE · texte numérisé non relu

BRUCINE

nutnchattes qui se trouvent aux iambes de devant de cerlaiiics antilopes.

BROSSITE, variété ferrifère de Dolomie, en beaux cristaux au val de Brosso près Traverselle (Piémont).

BROU \de troî//, jeune pousse des arbres au printemps), enveloppe verte cl demi-cnarnue qui recou\Te le fruit du noyer. On a étendu ce nom à tout sarcocarpe plus ou moins verdàtre et coriace, comme celui de la noisette, des amandes, etc. — Le brou de noix s'emploie, dans la Teinture, pour obtenir sur laine des couleurs fauves ou bru- ;ie» dilei de racine : les anciens l'utilisaient pour teindre les cheveux. Quand le brou a été conservé un ou deux ans dans l'eau, il acquiert plus de qualité pour la teinture. — On prépare aussi avec le brou, en le faisant iniuser dans 1 eau-tle-vie, une liqueur stomachique, qu'on appelle brou de noix.

uRoi? ou DROUY. dit aussi Mal de bois, maladie fort grave qui attaque les Ixîstiaux, surtout les bêtes à cornes, au moment où ils commencent à brouter dans les bois. C'est une ^stro-enlérite comphquéc de néphrite, que l'on traite par les saignées, les lavements émoUieiits et les breuvages acidulés.

BROU ET (du vieux franc, breu, Ijouillon ; du celtique brod). aliment demi-lkjuide, dont la base est le lx)uillon : c'est une espèce de potage. — Le fameux brouel noir des Spartiates était, dit-on, un mélange de viande et de sang assaisoiuié avec du sel et du vinaigre.

BROUETTE (pour birouelle, à deux roues). C'était autrefois un petit véhicule à deux roues, appelé aussi vinaigrelle. On en a attribué l'invention à Pascal ; mais elle parait avoir été employée au moyen âge. — Aujour- ^riuu, c'est un petit tombereau, monté sur un brancard, à l'extrémité dufpiel est placée une petite roue, mobile sur les deux pivots d'un essieu tournant.

BROUILLARD, masse de vapeurs condensées, répandues dans la partie de l'atmosphère la plus voisine de la terre, et qui troublent la transparence de l'air. Les brouillards se forment dans l'atmosphère toutes les fois qu'il y arrive de la vapeur d'eau à une température supérieure à celle de jair ambiant. Les brouillards qu'on observe le matin et qui disparaissent après le lever du soleil tiennent au refroicusseinent nocturne; le sol refroidi agit comme condensateur £ur la vapeur d'eau atmospiiériquc; ce phénomène est analogue à la rosc'e. Les brouillanls ilu soir, analogues au serein, se forment surtout par le refroidissement de l'air humide. De même, en temps de dégel, quand l'air devenu plus chaud, se trouve en contact avec la surface froide de l'eau ou du sol, la vapeur d'eau qu'il contient se condense, et forme un brouillard. Les brouillards sont de la même nature que les nuages : on le constate facilement quand on gravit une montagne environnée d'un nuage, ou quand on s'élève en ballon par un temps couvert. — Les brouillards sont plus fréquents dans les pays froids, bas et humides

(p. ex. en Hollande, en .\nglelcrre), que dans les pays chauds, secs et élevés; au printemps et en automne, que

de fromage que l'on mange assaisonné de poivi-e et de vmaigre ; sert à la préparation des raviolis corses.

BROUSSONÉTIE (de Broussonet, naturaliste français), Broussonetta, genre de la famille des Morées, établi pour un très bel arbre, originaire de la Chine, auj. naturalisé dans nos jardins, le Mùner à papier (B. papurifera) ' cest un arbre lactescent, à feuilles alternes, velues eii dessous, et à fleurs dioïques. L'écorce de ce mûrier, bien différent du mûner à soie, fournit une filasse douce, fraîche et très blanche, avec laquelle on fabrique, dans les pays où il croît, du papier et des étoffes. — Pour la B. orangée [B. auranliaca), voy. maclure.

BROUT, pousse d'arbre. Voy. brou.

BROWNjSME, système de médecine, imaginé à la fin du xviii« siècle par l'Ecossais Brown, était basé sur cette idée que Yïncilabililé, ou excitabilité, était toute la xie • de là deux espèces de maladies, les M. slhéniques ou par excès d'incitation, et les M. asthéniques ; or les premières conduisant toujours aux secondes, ['asthénie, ou la faiblesse, était le résultat final de tout état maladif. De cette théorie dérivait nécessairement une thérapeutique toujours stimulante. La doctrine de Broussais a été la contrepartie de ce système.

BRU "(de l'anc. allem. brut], synonv-me de belle-fille, dans l'acception de femme du fils par ràpiJort au père et à la mère de ce fils. Voy. alluxce et parenté.

BRUANTS ou bréaxts, Emberiza:, petits oiseaux de passage, de l'ordre des Passereaux Comrostres, famille des Frmgillidés, plus connus sous les noms de Verdiers et d'Ortolans, sont caractérisés par un bec court, ch-oit et robuste; des mandibules à bords rentrants, la supérieure plus petite que l'inférieure, et garnie intérieurement d'un petit tubercule osseux et saillant dont l'oiseau se sert pour concasser les graines. Leur plumage varie du vert olivâtre au gris brun, mêlé à du jaune et du noir ; leur chant n'a rien de remarquable. Les Bruants viennent en France avec les hirondelles, et partent avec les cailles; tout l'été, ils voltigent dans les prés, les bois et les buissons. Ils se nourrissent de graines, de baies et d'insectes, et vivent familièrement avec les moineaux et les pinsons de nos contrées. Ils donnent très facilement dans tous les pièges qu'on leur tend. Les espèces les plus communes sont : le B. commun ou Verdier des oiseleurs [E. citrinella), qui est gros comme un moineau et de couleur jaune-verdàtre; le B. des haies ou Zizi [E. cirlus) ; le B. proyer [E. miliaria), mii est d'un gris brun tacheté de brun foncé; le B.

fOM {E. cia], qui est un des plus faciles à prendre; Ortolan propr. dit E. hortulàna), dont la chair est si délicate (Voy. ortolax); le B. des roseaux [E. scheniclus) et le B. mitylène, qu'on trouve surtout dans le Midi. BRUCÈE (du voyageur écossais J. Bruce, qui rapporta cet arbrisseau d'Abyssinie en 1772), Brucxa, genre de la famille des Simaru&ées, renferme des arbrisseaux dont les feuilles sont, dans l'Abyssinie, employées avec succès contre la dysenterie. La B. ferrugineuse {B. antidysenl^endant l'été et l'hiver; le soir et' le matin, que dans' la j terica) a l'aspect d'mi petit noyer; ses feuilles sont ailées, nuit et au milieu du jour : les variations de température, pointues et bordées de quelques poils; on la cultive, chez plus fréquentes dans ces diverses circonstances, expliquent ! nous, en serre chaude, où elle atteint la hauteur de 2 m. facilement ces différences. Quelquefois les brouillards répan- | Son écorce a passé longtemps pour être la Fausse Angusdent une odeur fétide qui provient, sans doute, des fumées I 'w^» q"i donne la brucine. Voy. ces mots, cl des vapeurs de toute espèce qu'ils tiennent emprison- j BRUCHE (du gr. ^poO/o;), Bruchits, vulg. Cusson, nées; parfois aussi ils semblent uniquement composés de Çt^nrc d'Insectes, de 1 ordre des Coléoptères lélramèrcs.

molécules terreuses, réduites à une extrême finesse : tels sont les brouillards secs, qui cnveioji[>cnt les régions polaires, et ceux qui accompagnent certaines éruptions volcaniques. — Voy. brume, givre, \uaces, fluie.

BROUILLARD, livrc sur lequel un marchand prend note de ses ventes, ses achats, ses payements, ses recettes, en un mot. de toutes ses affaires, au fur et à mesure qu'il les conclut; on l'appelle aussi brouillon et main courante. Les écritures du brouillard doivent être ensuite transportées sur le journal {Voy. ce mot). — On donne aussi ce nom à un papier non collé dont on se sert, comme buvard, pour sécher l'écriture, ou que l'on emploie jwur filtrer.

BROUILLE, plante fourragère. Voy. fétuque flottaxte.

BR0US8IN (de broz ou broc, nœud), loupe ou excroissance de la tige ou des branches d'un arbre, déterminée souvent par une tonte ou un élagage fréquent. Le broussin de certains bois, comme l'orme, l'érable, le frêne, le buis, présente à l'intérieur des veines colorées qui le rendent preieux pour les ouvrages d'ébénisterie ou de tabletterie

famille des Rhynchophores, très voisins des Charançons. Ils ont le prolongement de la tête court, large et en forme de museau, avec des palpes très visibles. Ils multiplient rapidement, et sont un véritable fléau pour l'agriculture. Leurs larves, petits vers mous et blancs, attaquent et détruisent les fijves. les pois et les lentilles. On les divise en deux sous-genres : les Bruches prcpr. dites, dont l'espèce principale est la B. du pois [B. pisi], et les Anthribes, dont l'espèce-type, VA. lalirostre, noire avec le dessous de l'abdomen jaune, est commune aux env. de Paris.

BRUCINE ou CAMBASCIXE, alcali organique très vénéneux, découvert en 1819 par Pelletier et Caventou dans l'écorce de la Fausse Angusture ; il est aussi contrau dans la fève Saint-Ignace, la noix vomique, le bois de couleuvre, etc. ; on la retire généralement des eaux de lavage d'où l'on a extrait déjà la strychnine. La brucine se prés<Mite en prismes droits rhomlKiîdaux, ou en aiguilles enchevêtrées, "c est incolore, instduble dans l'éther, elle a pour for-

BRo Dssci (de brousser, cailler, en parlant du laitj, so.le ^ulc C**ll**Az*0*. Elle forme avec les acides des sels très

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