‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 226 sur 1729 · CADRAN · texte numérisé non relu

CADRAN

CADE ^^a gr. xiooç. du lat. cadiis, jarre), i" mesure 11- capacité qui, chez les anciens Grecs, valait 10 congés <'nv. 52 lit.); 2" baril en usage dans les salines; ù" mesure de capacité valant 1000 litres dans le système de mesures établi par la loi du 1*"^ août 1793, mesure qui n'a pas été conservée par la loi du 19 janvier 1794.

TADK (lIlILE de). Voy. GENÉVRIER.

CADEAU. Ce mot, qui primitivement désignait les traits de plume, enlacés, enchaînés avec art, dont les calligraphes «rnenl les modèles d'écriture et les lettres majuscules, a été ensuite employé pour désigner une partie de plaisir, un divertissement offert à des dames. Corneille, Molière et La Fontaine s'en sont servis dans ce dernier sens.

CAD ELLE ou chevrette brc>e, larve qui ronge le blé.

VoiJ. TROGOSITE.

CADENAS [A<i\''\\.&\. catenaccio, du lat. ca/ewa, cliaîne), petite serrure mobile qui sert à fermer une porto, une malle, une valise, au moyen d'un anneau passe soit dans un autre anneau, soit dans deux pitons : la forme des cadenas varie beaucoup, ainsi que leur mode de fermeture. On fait des cadenas à combinaisons, à secret.

On appelait autrefois cadenas un codret d'or ou de vermeil, soigneusement fermé, qui contenait la cuiller, la fourcbetlc et le couteau du i-oi et des princes. On l'apportait en cérémonie, et on le plaçait sous leur main quand ils avaient pris place à taiile. Cet usage provenait de la crainte des empoisonnements, si fréquents au temps passé. CADENCE (du lat. cadere, tomber). En Musique, on nomme ainsi la terminaison ou le repos d'une phrase musii;:le. On donne le même nom à la résolution d'un accord dissonant sur une consonance. La C. parfaite est celle qui se résout sur la tonique ; celle qui s'arrête sur la dominante et suspend seulement la phrase se nomme C. rom- {)iie- ou demi-cadence. — On nomme aussi cadence le >attement qui s'exécute sur la pénultième note d'une phrase, et qui prépare la cadence harmonique [Voy. trille). tnlin ce mot est vulg. employé à la place du mot 7-ylhme, pour marquer le parfait accord cle la danse avec le ryllime d'une mélodie musicale. — Le mot cadence s'em- ])loie aussi jxjur indiquer une sorte de point d'orgue pendant lequel le virtuose exécute des traits d'agilité qui ne sont généralement pas écrits par le comjwsiteur.

En Littérature, on appelle cadence la chute agréable d'un vers nombreux et bien tourné, ou celle d'une période dont l'harmonie (latte l'oreille. Le mol cadence est alors presque synouvme de nombre ou de rythme, comme dans ces vers âe Doileau [Art poétique, cli. I) :

Enfin Malherbe vint, et le premier, en France, Fil sentir dans les vers une juste cadence.

CADENETTE. c'est un genre spécial de coiffure dont le nom est dû à M. de Cadenet, frère puîné clu connétable de Luynes. La cadenelte fut d'abord une touffe de cheveux > qui pendait d'un côte du visage et qu'on nouait avec un r ruban de couleur. Après avoir disparu, elle reprit faveur au xviii" siècle. Les soldats gardèrent" les cadenettes pendant la Révolution. Bonaparte les portait en Egypte. On eut beaucoup de peine à en faire perdre l'habitude aux i grenadiers et aux hussards.

f CADET (pour capdet, du b.-lat. captteliis, dimin. de

r eapiit, tète). Dans un sens rigoureux, ce mot se dit scu- I Icment du dernier des enfants d'une famille; mais ord. il est synonyme de puiné. Jusqu'en 1789, en France, les cadets des familles nobles étaient exclus du partage des biens de leur père, et se vovaient forcés de chercher forlune, les uns dans les armes, les autres dans l'Eglise. L'abol:tion du droit d'aînesse lit cesser en France cette iniquité, Ijni subsiste encore dans plusieurs Etats de l'Europe.

Autrefois on appelait Corps des cadets un corps militaire composé de jeunes gens d'origine noble qui senaient I omme volontaires, et qui passaient par tous les grades inférieurs, jusqu'à ce qu'on leur donnât les premières lieulenances vacantes. Louis XIV en 1682 et Louis XV en ; 1726 créèrent plusieurs compagnies de cadets. En 1776, on créa un emploi de cadet-gentilhomme dans chaque compagnie d'infanterie et de cavalerie. Tous ces emplois disparurent en France en 1789. — La Russie, l'Autriche, la Prusse, la Bavière ont encore des établissements de cadets où sont reçus gratuitement les fils de gentilshommes peu favorisés de la fortune

CADI (de l'arabe Â7/rf/«j), juge musulman. Voy. le Dict. d'Uist. et de Géogr.

CADIE (de l'arabe qadhy], Cadia, genre de la famille des Césalpiniées. La C. rose est mi arbrisseau de l'Arabie; haut de o m., à feuilles persistantes, pennées; à larges fleurs pendantes, d'abord blanches, puis rose foncé. On là cultive en serre chaude et on la reproduit de marcottes et de boutures.

CADIÈRE ou CHAISE (du lat. cathedra], nom donné sous Philippe le Bel à une monnaie d'or sur laquelle le roi était figuré assis dans une chaise ou sur son trône. Elle valut d'abord 25 sous tournois de l'époque ; mais le poids et le titre en ont beaucoup varié. Cette monnaie se nommait aussi aros royal, royal d'or à la chaise, masse (parce que le roi y tenait une masse), etc.

CADIL (dimin. de code, du lat. ca^idns). Voy. litre.

CADIS (orig. inc), petite étoffe de laine croisée, à grains, tondue et apprêtée à chaud comme le drap. Autrefois très recherchée, elle est auj. complètement délaissée.

CADMIE (du gr. xaSpsîa). Les anciens chimistes appelaient : C. fossile, le cobalt ; C. naturelle ou pierre calaminaire, l'oxvde de zinc, qui est jaune ou rougeâtre ; II. artificielle ou des fourneatur, l'oxycle de zinc qui se sublime pendant la fonte de ce métal et s'applique sur les parois intérieures du fourneau, et, en général, toutes les suies métalliques qui sont produites en métallurgie

CADMIUM (cle carfMjj>),Cd = lll,8, corps simple métallique, a la couleur et l'éclat de l'étain, la cassure fibreuse ; il cristallise aisément en octaèdres réguliers, fond audessous du rouge, se volatilise à 860^, et présente une densité de 8,64. Il est malléable, ductile et un peu moins mou que l'étain; il s'altère peu à l'air, et s'y convertit, par la calcination, en un oxyde jaune-brun. L'acide nitrique et l'acide sulfurique le dissolvent à froid, ce dernier avec dégagement de gaz hydrogène. — On rencontre le cadmium dans la nature, en combinaison avec le soufre dans plusieurs variétés de calamine et de blende. Il se trouve quelquefois dans le zinc du commerce, ainsi que dans les sels préparés avec ce métal. Dans le traitement des minerais de zinc, le cadmium, plus volatil, distille le premier et forme des amas qui servent de minerai de cadmium. On reconnaît la présence du cadmium dans le sulfate de zinc (vitriol blanc) en ce que la solution de ce sel, rendue légèrement aciae, précipite en jaune par l'hydrogène sulfuré. Le cadmium forme des sels en général vénéneux et d'une saveur astringente ; ils sont isomorphes des sels de zinc et de ceux de magnésium. Parmi ces sels, on emploie dans les arts le sulfure, doué d'une belle couleur jaune, qui porte le nom de jaune brillant ; ïiodure est employé en photographie pour augmenter la sensibilité du papier à impressionner : ce sel est aussi ordonné quelquefois en médecine. — Le cadmium a été découvert en 1818, à peu près en même temps, par Stromeyer et par llermann.

CADUC HE ou KADOSCH (de l'hébreu hadach, sacré), 50= grade de la Franc-Maçonnerie.

CADOGAN. Voy. catogan.

CADRAN (du lat. quadrans, parce que primitivement sa forme était carrée), cercle sur lequel on a gravé ou peint les divisions du temps (heures, minutes, secondes, etc.), et où elles sont indiquées soit par des aiguilles mobiles, comme dans les horloges, soit par l'ombre d'un style, comme dans les cadrans solaires [Voy. ci-après). On fabrique les cadrans en or, en argent, en platine, et plus souvent en émail et en porcelaine.

CADfuN SOLAIRE, instrument destiné à trouver l'heure à l'aide de la marche du soleil. Il se compose essentiellement d'une tige métallique parallèle à l'axe du monde, cju'on ! appelle style, et d'une table sur lamielle font tracées à l'avance les lignes où doit se projeter l'ombre du soleil aux différentes heures de la journée, et qu'on appelle lignes horaires.

On distingue plusieurs sortes de cadrans solaires, d'après la position de leur table : 1° Dans le C. équinoxial ou équatorial, la table est parallèle à l'équateur et par conséquent perpendiculaire au style. Les lignes horaires y font entre elles des angles de 15°: car, le soleil tournant uniformément autour de l'axe du monde, qu'on peut considérer comme confondu avec le stvle, de 15° par heure, l'ombre du style doit aussi se déplacer sur la table de la même quantité. Enfin, la ligne horaire de midi se trouve dans le méridien, et, par suite, rencontre la méridienne, car le soleil, à midi, est lui-même dans le méridien; — 2° Dans le C. horizontal, la table est disposée horizontalement, et la ligne de midi coïncide avec la méridienne ;

CADRANURE

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