CAMELLIA
fa
ce nom à toutes les fortes étoffes de coton qui ont l'apparence des toiles de Cambrai.
CAMBREUR (de cambrer), ouvrier q^iii donne aux tiges de bottes la forme qu'elles doivent avoir. Pour cela, après avoir mouillé le cuir pour le rendre plus souple, il l'étend le plus possible, et le cloue par les liords sur une forme en bois disposée convenablement. — On donne aussi ce nom à l'ouvrier carrossier qui courbe les limons des voilures suspendues.
CAMBRIEN, nom donné à l'étage inférieur du système silurien, considéré souvent comme un système indépendant. Le Cambrien contient la plus ancienne faune connue à la surface de la terre ; le baut degré de perfectionnement
?iuy atteignent déjà les êtres organisés démontre que cette aune a été précédée d'une longue évolution qui n'a pas laissé de traces dans les terrains les plus anciens, très
Erobablement par suite de leur métamorpnisme. La faune du ambricn comprend des Trilobites [Paradoxides, Agnostus, Ellipsocephaliis, Conocoryphe, Olenus, etc.), quelques rares Lamellibranches, des Bracliiopodes [Lingula, Discina, Obolus), des Hydrozoaires [Dictyonema], des Cystidés.
Les recherches récentes permettent de diviser le Cambrien en trois étages ou sous -étages caractérisés par des faunes très distinctes, qui sont : î» le Géorgien (faune à Olenelli(s), découvert il y a quelques années seulement aux États-Unis ; 2" VAcadien, qui contient une faune caractérisée surtout par l'abondance des Paradoxides (Paradoxidien), et que Barrande, qui la considérait comme la plus ancienne qui ait apparu sur la terre, avait appelée la faune primordiale ; o" le Potsdamien ou Olénidien, renfermant surtout le genre Olenus.
Le Cambrien est très développé en Angleterre, dans les rovinces baltiques delà Russie, en Suède, en Bohême, en ardaigne, en Espagne et aux États-Unis. La faune dite rimordiale a été découverte récemment en France, dans a Montagne-Noire.
CAMBRURE. Toy. bosse et lordose.
CAMBUSE (du holl. kabuys, maison à l'écuelle, cuisine), endroit fermé dans l'entrepont d'un vaisseau, où l'on serre une partie des vivres, et où se fait la distribution des rations. La cambuse servait autrefois de cuisine, et au moment du combat elle était transformée en poste pour les blessés.
CAME ou ciiAME (du gr. Xt^jat)), Chama, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Pleuroconques et type de la famille des Chamacidées; coquille ronde, irrégulière, inéquivalve et adhérente, munie d'un ligament externe et dont la charnière présente une grosse dent cardinale à chaque valve. Parmi les espèces vivantes, la C. feuilletée [G. Lazarus) et la C. gryphoïde ou Huître ccailleuse se trouvent dans la mer Méditerranée : on fait avec la valve supérieure de la première des camées qui imitent les camées en pierre. On trouve des cames fossiles depuis l'étage cénomanien.
CAME ou CAMME (orig. inc), disquc découpé suivant un certain profil et calé sur un arbre de machine en vue de transformer un mouvement circulaire continu en un mouvement alternatif, soit rectiligne, soit circulaire. L'action de la came est analogue à celle de l'excentrique. ( Voy. ce mot), mais elle est discontinue, tandis que l'excentrique agit d'une manière continue.
CAMÉE (de came, coquillage), pierre fine gravée en relief, et offrant dans sa contexture plusieurs couches de diverses couleurs superposées, dont l'artiste profite pour obtenir des effets variés. On choisit ordinairement pour faire des camées la sardonyx ou sardoine, pierre siliceuse, demi-transparente et à plusieurs couches ; les plus belles sardoines viennent d'Orient, mais elles sont très rares ; aussi emploie-t-on, pour graver les camées fins, les agates et les sardoines d'Allemagne, dont la pâte est moins belle. On grave encore des camées sur certaines coquilles, la came feuilletée, le casque de Madagascar, le strombe aile d'ange, etc. ; on en fait d'artificiels avec de la faïence, de la porcelaine, des émaux, etc. — Les anciens excellaient dans l'art de graver les camées : c'étaient, chez eux, des objets de luxe et de parure ; ils en enrichissaient les meubles, les vases et les vêtements ; les dames romaines en ornaient leurs coiffures, leurs bracelets, leurs ceintures, leurs agrafes ; on en faisait aussi des cachets en relief, des bagues, etc. {Voy. GLYPTIQUE, gltptothèqce). Auj. Ics camées servent encore aux mêmes usages. Les plus beaux se fabriquent à Rome.
CAMÉLÉE (du gr. /aixE^aCa), Cneorum, genre de la
famille des Simarubacées, est composé de petits arbuste» toujours verts, à feuilles sessilos, à ileurs jaunes, axillaircs, qu'on cultive en orangerie. Les principales espèces sont : le C. tricoccos ou Garoupe du midi de l'Europe, dont le suc acre et caustique passe pour un purgatif violent, et le C. pulverulentum, qu'on trouve dans l'ile de Ténériffc et dont l'écorce est employée comme fébrifuge.
CAMÉLÉON (du gr. yafiaiÀéwv), Chamseleo, genre de Reptiles, de l'ordre des Sauriens, voisins des Agames et qui ont l'aspect d'un lézard à grosse tète : peau chagrinée ; corps comprimé, dos tranchant et dentelé, queue prenante et recouroée en dessous ; tête grosse et anguleuse, cou goitreux, langue longue et terminée par un tube gluant qui lui permet d'attraper les insectes dont il se nourrit ; pieds disposés pour grimper; 5 doigts à chaauc patte, réunis en deux faisceaux opposés; longueur, de 0 m. 40 à 0 m. 50. Le caméléon est un animal timide et inoffensif, qui habite les contrées les plus chaudes de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique : il est peu agile, et semble concentrer toute son énergie musculaire dans sa langue, qu'il darde avec une extrême rapidité sur les insectes dont il fait sa proie ; il peut rester des mois entiers sans manger. — On a dit que le caméléon changeait de couleur à volonté, et qu'il pouvait emprunter celle des objets qui l'environnaient. La vérité est que cet animal a une couleur qui lui est propre, mais dont la nuance change sous l'effet des. impressions qu'il peut éprouver. On explique ces variations de couleur par un jeu du pigment placé sous l'cpiderme. Ce pigment peut rentrer complètement dans le flerme ou se montrer soit en totalité, soit en partie, et produire ainsi des tons divers depuis le jaune verdâtre jusqu'au rouge brun et au noir. On sait que cette singulière propriété du caméléon l'a fait prendre pour l'emblème de l'homme versatile qui, par ambition, prend successivement toutes les couleurs. — Espèces principales : le C. ordinaire, de l'Algérie et l'Egypte ; le C. du Sénégal, de l'Afrique centrale ; le C. nain, de l'Afrique méridionale, le C. des Moluques, à nez fourchu, etc.
CAMÉLÉON, constellation de l'hémisphère austral, située sur le colure des équinoxes, en dedans du cercle polaire ; renferme 17 étoiles de 5" grandeur ; a pour ascension droite moyenne 10 h. 50 m., pour déclinaison 78° sud.
CAMÉLÉox MINÉRAL, uom donué au manganate de potassium (MnO*K*), dont la dissolution fortement alcaline est verte et qui devient d'un rouge violacé en se transformant en permanganate (MnO*K) lorsqu'on l'étend d'eau ou lorsqu'on rend la liqueur acide. Inversement, la dissolution rouge du permanganate devient verte lorsqu'on la rend fortement alcaline.
CAMÉLÉOPARD. Voy. girafe.
CAMÉLIA. Voy. camellia.
CAMÉLIENS, CAMÉLIDÉS, famille d'animaux Ruminants, comprend les Chameaux et les Lamas. Voy. ces mots.
CAMÉLINE (du gr. ya.\i3.i et Àîvov, petit lin), Camelina, genre de la famille des Crucifères, renferme des plantes herbacées, annuelles ou pérennes, qu'on trouve en Europe et dans l'Asie centrale, et dont une espèce, la C. cultivée [C. saliva], vulg. Camomille de Picardie, Sésame bâtard, est cultivée en grand pour ses graines, qui fournissent une huile siccatjve, bonne pour la peinture.
CAMELLIA (du P. Came/Zt, jésuite), genre de la famille des Ternstrémiacées : il forme, conjointement avec les Thés, la tribu des Camelliées ; il croît naturellement au Japon et en Chine, et renferme un grand nombre d'espèces, dont la plus intéressante est le C. propr. dit {C. japoniaa), dit aussi Rose du Japon : c'est un arbrisseau toujours vert, à feuilles ovales, dentées, coriaces, luisantes ; à ileurs inodores, d'une belle couleur rouge et en forme de rose. Introduit en Europe dès 1739, le camellia n'est devenu à la mode qu'au commencement de ce siècle ; mais, depuis cette époque, les horticulteurs en ont tant multiplié les variétés, qu'on en compte auj. plus de 1500: une des plus jolies est le camellia double à fleurs rouges, panachées de blanc : il y a aussi des variétés fort belles à fleurs blanches et jaunes. Le camellia demande une terre de bruyère un peu sableuse; comme il fleurit en hiver, il faut, sous le climat de Paris, le cultiver en serre; mais dans le midi de la France et en Italie il vit parfaitement en plein air : on le multiplie de graines, de boutures, de marcottes et surtout de greffes. — Quelques espèces se cultivent en Chine et au Japon comme plantes oléagineuses, et fournissent une huile grasse qui sert aux usages alimentaires. D'autre»