AIGLE
CANARDIÈRE, long fusil. Voy. canard.
CANARI, espèce de Serin. Voy. seuin.
CANCEL (du lat. cancellus), nom qu'on donnait autrefois à la barrière, grille ou balustrade placée en avant du sanctuaire ou du chœur, et par suite à la partie du ciiœnr fermée par celte barrière et qui est la plus rapprocliée du grand autel. — Ce mot désignait aussi le lieu entouré d'une balustrade dans lequel on tenait le sceau de l'Etat.
CANCELLAIRE, Cancellaria, genre de MoUusqucs gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Kusidées : coquille ovale, à spire allongée, et pourvue extérieurement de côtes croisées; ouverture échancréc en avant, columellc munie de plis saillants transverses, labre strié à l'intérieur. — Les Cancellaires vivent auj. dans les mers tropicales ; on en trouve de fossiles dans les terrains tertiaires.
CANCER, nom lat. du Crabe. Voy. crabe.
En Astronomie, on appelle Cancer le 4' des douze signes du Zodiaque; il est placé dans l'hémisphère boréal et est représenté sous la figure d'une écrevisse; c'est le 21 juin que le soleil nous parait entrer dans cette partie de l'écliptique. Le signe du Cancer tire son nom d'une constellation composée de 5 étoiles de 4° grandeur et 10 de 5", au milieu desquelles on remarque une nébuleuse qu'on nomme la Crèche [pnesepe] ou la Huche. Son ascension droite moyenne est S"" 40™, sa déclinaison 20°. Par l'effet de la précession des équinoxes, cette constellation ne coïncide plus depuis longtemps avec le signe de même nom. — Le Tropique du Cancer est le cercle parallèle à l'équateur que le soleil paraît décrire dans son mouvement diurne le jour où il entre dans le signe du Cancer (21 juin) : ce jour est appelé solstice d'été. Voy. tropiques et solstices.
En Médecine, on désigne sous le nom générique de cancers les tumeurs malignes qui se développent rapidement, s'ulcèrent,donnent lieu à des némorraçies,aes engorgements ganglionnaires, récidivent après ablation et se généralisent fatalement dans les organes. On dit C. encéphalotde, C. mélanique, C. colloïde, C. épithélial, pour désigner des tumeurs de nature différente (carcinome, épithéliome, lympbadénome, sarcomes), qui n'ont de commun que la malignité. Dans un sens plus restreint, cancer est synonyme de carcinome [Voy. ce mot).
CANCER lENS, tribu des Crustacés décapodes brachyures, constitue avec les Porluniens (Voy. ce mot) la famille des Cyclométopcs et a pour type le genre Cancer [Crabe).
Voy. CBABE.
CANCHE, Aira, genre de la famille des Graminées, tribu des Avénacées : épillets à 2 fleurs égales, hermaphrodites et sessiles, glumes aussi grandes que les fleurs ; arête dorsale, tordue à sa base, qui termine la paillette inférieure de la glume. Les canclies forment des touffes plus ou moins épaisses de petites herbes à feuilles étroites, à panicnles étalées, communes sur tous nos chemins, dans des lieux secs et sablonneux des régions froides ou tempérées. Elles fournissent aux troupeaux un excellent pâturage; mais leur petitesse empêche qu'on n'en fasse des prairies artificielles. — La C. touffue [A. cespitosa), l'espèce la plus grande et la plus belle, est remarquable par une panicule ample, longue et un peu inclinée, composée de plusieurs fleurs, d'un vert argenté luisant. — Les autres espèces, la C. caryophyllée et la C. flexueuse, sont petites et figurent fort bien dans les gazons.
CANCIONEROS (du provençal canso, chant d'anioui-), nom donné en Espagne et en Portugal à des recueils de poésies dues à différents poètes. Les plus célèbres sont : en Espagne, les cancioneros de Baena, de Lope de Stuniga, de Martin de Burgos, et le cancionero gênerai, imprimé pour la 1" fois à Valence en 1511 ; en Portugal, ceux du roi Diniz et de Besende.
CANCRE. Voy. ciiabe.
CANCRELAS, nom vulgaire de la Blatte d'Amérique.
Voy. BLATTE.
CANCRINITE, minéral composé de silice, d'alumine, de soude et de carbonate de chaux, qu'on peut regarder comme une altération de Néphéline. Il se présente en masses rose clair, avec 3 clivages à 120». On le trouve aux environs du lac llmen en Sibérie.
CANCROÏDE, synonyme d'ÉPiTHÉLiOME.
CANCROMA, oiseau. Voy. savacou.
CANDÉLABRE (du lat. candelabrum) . La plupart des
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CAMTIE
candélabres antiques ont la forme d'une tige à 5 pieds de forme variable et surmontée d'un plateau pour recevoir une lampe : ils sont généralement en bronze, quelquefois en marbre : plusieurs atteignent de 2h 5m. de hauteur. Ils servaient à la décoration des temples, des palais et des bains publics ; le musée du Vatican possède une riche collection de ces candélabres (Voy. Piranesi, Œuvres complètes [Vases et candélabres] : Antiquités d'Herculanum, etc.). — De nos jours, ces grands candélabres ne sont plus guère usités que dans les décorations des églises et des monuments funèbres ; mais on en fait de taille movenne pour la décoration des grands appartements ( Voy. lampadaire). — On appelle encore candélabre un grand chandelier à plusieurs branches, que l'on place sur les tables à manger et sur les cheminées des salons, et qui est destiné à recevoir plusieurs Iwugies.
En Architecture, on donne, par dérivation, le nom de candélabre à un amortissement en forme de balustre, qui se place au tour intérieur d'un dôme, ou au-dessus du portail de l'église. Candélabre de Thuringe, monument en pierre, haut de 10 m., élevé en 1815, près d'Altenbourg, par le duc de Saxe-Gotha, en mémoire de la première église allemande, fondée en cet endroit par St Boniface.
Le sens propre du mot s'applique au meuble connu des anciens, qui nous en ont laisse de très beaux exemples et qui servait à l'éclairage par chandelles de cire ou autres matières inflammables. Ces candélabres étaient généralement à trois pieds.
CANDI (de lital. candito, cristallisé, s.- enf. zucchero, sucreK On appelle sncre candi le sucre cristallisé régulièrement et en grosses masses. Pour l'obtenir ainsi, on fait un sirop qu'on laisse évaporer jusqu'à ce qu'une goutte versée sur un corps froid se prenne sans s'étaler ; on le verse alors dans une terrine où l'on a disposé des fils croisés en différents sens, et on le laisse refroidir lentement : les cristaux se forment autour des fils. — On trouve dans le commerce du C. blanc et du C. jaune ; ce dernier est fait avec du sucre dont le sirop n'a pas été décoloré. — Le sucre candi n'a point de propriétés particulières.
On appelle fruits candis des fruits confits, entiers ou coupés par morceaux, sur lesquels on a fait candir une couche de sucre.
CANDIDAT (de candidus, blanc). Les Romains nommaient ainsi ceux qui briguaient les charges, à cause de l'usage où ils étaient de revêtir un habit blanc durant les deux années destinées aux épreuves de leur candidature. La première année [annus professionis), les candidats haranguaient le peuple : cela s'appelait profiteri nomen situm, avouer son nom. parce qu'on énumérait le mérite de ses ancêtres et les services qu'ils avaient rendus. Au commencement de la seconde année, les candidats priaient les magistrats d'inscrire leurs noms parmi les prétendants, et ils étaient alors admis ou non admis à solliciter les suffrages du peuple. Vov. Dezobrv, Rome au siècle d'Auguste (lett. xxvi).
Sous le second Empire, les candidats à la députation ne pouvaient solliciter publiquement les suffrages des électeurs, et distribuer des circulaires ou des bulletins, qu'après avoir déposé à la préfecture la déclaration signée par eux qu'ils se présentaient comme candidats et après avoir prêté serment à la constitution (sénatus-consultes de 1857 et 1858). Les candidats font aujourd'hui une simple déclaration.
CANDISATION (de sucre candi). En termes de Confiserie, candir une préparation, un fruit, etc., c'est le recouvrir d'un dépôt de cristaux de sucre : à cet effet, on arrose le corps qu'on veut candir avec un sirop concentré et l'on fait dessécher avec précaution, dans des vases appelés candissoires.
CANE, femelle du Canard. Voy. canard.
CANÉFICIER ou cassier, espèce végétale du genre Cassia. qui ])roduit la casse, dite aussi canéfice. Voy. casse.
CANEPETIÈRE, oiseau. Voy. outarde.
CANÉPHORES. Voy. caryatides.
CANEPIN par assimilation du b.-lat. canapium, toile de chanvre) ou cabretille (de cabri, chevreau), épiderme de peau d'agneau ou de chevreau préparé par le mégissier. Les couteliers et les chiruipens s'en servent pour essayer les tranchants délicats, lancettes, bistouris, etc.
CANETON, le petit d'une Cane [Voy. canard). — Le jeune canard conserve ce nom jusqu'au moment ou ses ailes se croisent au-dessus de la queue.
CANETTE (de cane). Ce mot désigne : i' une petite
Cane; 2° la Sarcelle d'hiver; 5» en Blason, de petites canes représentées en nombre ; 4"> une mesure de liquides usitée principalement pour la bière : elle a la forme d'un vase à bec. — On appelle encore canette ou cannette [de canne un petit tuyau de bois ou de roseau, ou bien encore un cvlindre conique, sur lequel on bobine le fil ou la soie qui doivent faire la trame d'une étoffe.
CANEVAS (de l'it. canavaccio, ou du b.-lat. canevasium. du lat. cannabis, chanvre), grosse toile claire, blanche ou écrue. de lin, de chamTe ou de coton, sur laquelle on trace des dessins, et dont on se sert pour faire des ouvTages de tapisserie ou de broderie.
C. de soie, tissu de soie très clair et à petits carreaux, employé pour faire divers ouvrages de passementerie. — Le C. Pénélope s'emploie en tapisserie, pour les ouvrages au point carré ou au point des Gobelins.
Au Figuré, on donne ce nom à une sorte de comédie en manière d'impromptu autrefois en usage au théâtre italien : c'était un plan de comédie que l'on donnait aux acteurs, en leur laissant le soin de fournir d'eux-mêmes les détails du dialogue. — Ce terme s'emploie aussi en composition musicale.
CANGE, bateau égj-ptien, étroit et léger, qui sert à remonter ou à descendre le Nil.
CANGUE, supplice usité en Chine. C'est un carcan portatif, consistant tantôt en une grande table percée de trois trous, l'un pour passer le cou, et les autres pour passer les mains ; tantôt en un triangle de bois qu'on fixe au cou du patient, et auquel une de ses mains est attachée.
CANICHE, nom vulgaire du chien Barbet. Voy. dakbet. On en distingue 3 variétés principales : le caniche noir, le caniche blanc et le caniche marron.
CANICULE (du latin caniatla), en latin Siriw!, Solhit chez les Egyptiens, la plus brillante des étoiles fixes, fait partie de la constellation australe du Grand Chien { Voy. chien). L'Américain Alvan Clark lui a découvert (janvier 1862), à la suite d'une recherche théorique de Bessel, un compagnon à peine visible, qu'on appelle le compagnon de Sinus, dont la masse est environ le 8* de celle de l'étoile.
— On appelle aussi Canicule ou Jours caniculaires le temp durant lequel le soleil est censé se lever avec cette étoile (du 22 au 26 juillet) ; par l'effet de la précession des équinoxes, le lever héliaque de Sinus n'arrive plus auj. que quand les jours caniculaires sont passés. L'époque de la canicule est le temps le plus chaud de l'année. Les Egyptiens comptaient le commencement de leur année, dite sothiaque, à partir des jours caniculaires.
CANIDÉS (du lat. canis), famille de l'ordre des Mammifères carnivores. Voy. chien.
CANIF (du scandin. knifr, couteau). Outre l'instrument que tout le monde connaît, il y a des canifs dits tailleplumes, qui taillent les plumes d'un seul coup. Ce sont des espèces de tenailles, dont l'intérieur est garni de parties tranchantes ayant la forme d'une plume bien taillée. En introduisant la" plume dans cet instrument, et en serrant fortement, la plume se trouve à la fois taillée et fendue.
— On appelle aussi canif un outil à l'usage des graveurs sur bois.
CANIN (du lat. caninus, de canis). On appelle dents canines 4 dents pointues situées entre les incisives et les molaires, une à cnaque côté de la mâchoire [Voy. dests);
— faim canine, une faim dévorante [Voy. cynorexie et bouliuie) ; — fosse canine, une dépression située à la face externe de l'os maxillaire, un peu au-dessus de la dent canine; — muscle canin, un muscle situé dans la fosse canine et dont la contraction, surtout d'un seul côté, produit le rire qu'on a appelé ris canin ou rire sardonique. Voy. rire.
CANIRAMINE, synonyme (inusité) de Brucine. Voy. ce mot.
CANITIE (du lat. canities), blancheur des poils et surtout des cheveux. On distingue la C. native ou congénitale, qui s'observe chez les albinos [Voy. ce mot) : la C. sénile, qui est due au progrès de l'âge; la C. accidentelle, qui survient à la suite d'une maladie, ou qui se produirait
Suelquefois presque soudainement chez les indiviaus encore ans toute la force de l'âge par l'effet d'une émotion violente. Certains médecins, comme Kaposi, mettent en doute ces faits, car il est inadmissible que le pigment des cheveux disparaisse subitement. On a prétendu que les travaux du cabinet font blanchir les cheveux; mais cette assertion n'est pas parfaitement prouvée. Il est constant, néanmoins.