CANIVEAU
CANNELÏER
?ue les propres de la canitie, comme ceux de la calvitie Voy. ce mol), peuvent être hâtés par les lalipiics du corps et celles (le l'esprit, par les excès, les émotions et les chagrins.
CANIVEAU (pour canneau, de cantiel), nom donné, en Architecture, à toute pierre creusée dans le milieu, pour l'écoulement de l'eau. Ou taille en caniveau les dalles d'une cuisine, d'une laiterie, d'un lahoratoire, etc. — On donne aussi ce nom aux gros pavés qui, étant assis alternativement avec les contre-jumelles et un peu inclinés, traversent le milieu d'un ruisseau. Voy. pavk.
CANJARE ou CANDJiAR, dit aussi 6'r/c ou Krm, poignard dont se servent les naturels des Indes orientales : la lame, large à la base, s'emmanche, pour ainsi dire, dans la main par une poignée terminée en pointe d'écluse ; elle est souvent empoisonnée.
CANNA, Antilope oreas, vul^. Elan du Cap, grande espèce du genre Antilope : cet animal a la taille du cheval, mais il est plus bas sur jambes ; ses cornes sont longues, coniiiues, à arête spirale et dirigées en arrière ; il a le garrot saillant, une crmière assez épaisse, un fanon garni de longs poils, une loupe sous la gorge et une queue médiocre terminée par un bouquet de crins noirs. Son pelage est fauve tirant sur le gris avec une raie noire sur le dos. Les Cannas habitent en troupes nombreuses dans les plaines désertes situées au centre de la colonie du Cap. Les indigènes se nourrissent de leur chair.
CANNA, Cannacorus, vulg. Balisier, genre type de la famille des Cannacées, se compose de plantes herbacées à racine tubéreuse, à fleurs rouges ou jaunes en grappe terminale, à fruits capsulaires. Ses nombreuses espèces habitent en grande partie l'Amérique et quelques-unes les Indes orientales. Le Balisie?- des Indes [Canna indica] a des feuilles grandes et larges et des semences globuleuses, d'un noir luisant, avec lesquelles les Indiens font des diapelets et dont on peut extraire une assez belle couleur pourpre. On cultive pour la beauté de leurs fleurs : la Canna à feuilles étroites [C. speciosa], la C. gigantesque [C. latifolia], la C. à fleur orange [C. aurnntiaca), toutes trois du Brésil : la C. flasque [C. flaccida), de la Caroline, et la C. à fleurs bordées [C. limbata], etc.
— La famille des Cannacées, dite aussi des Marantacées, détachée de celle des Amomées dont elle formait une des tribus, comprend les genres Canna, Maranta, Thalia, Phrynium et Myrosma.
CÀNNABINE (de cannabis, chanvre). On donne ce nom : i" à la Grande Linotte (loj/. linotte); — 2" au Datisque de Crète {Voy. datisque) et à plusieurs autres plantes appartenant aux genres Althsea, Apocynum, Etipatoriutn et Galeopsis; — 3° au principe actif du hachich {Voy. ce mot) : c'est une résine d'odeur vireuse qu'on extrait du Chanvre indien [Cannabis indica) et qui contient un hydnK'arhure 1C^H*°].
CANNABINÉES (de cannabis, chanvre), petite famille de plantes Dicotylédones, détachée de celle des Urticées, ne comprend que les deux genres Chanvre et Houblon. Voy. ces mots.
CANNACÉES, famille de plantes Monocotylédones.
Voy. CANNA.
CANNAMELLE (du lat. canna, roseau, et mel, miel), Saccharum, genre de la famille des Graminées, tribu des Andropogonées, a pour espèces principales : la C. officinale ou Canne à sucre [Voy. ci-après); la C. de Ravenne, belle plante qui monte à 2 et 5 m., et dont les Turcs et les Arabes emploient la tige pour faire des tuyaux de pipe ; la C. cylindrique, dont la tige s'élève de 2 à 4 m., dans les sables mouvants du midi de la France : elle sert à fixer ces sables au moyen de ses racines longues et tortueuses.
CANNE (du lat. canna, roseau), nom vulgaire donné à toutes les plantes à tiges droites, articulées par intervalles, et qui laissent échapper de ces nœuds ou renflements des feuilles formant gaine à leur base. Le plus souvent il signifie roseau, en latin calamus.
Canne aromatique, C. à écrire [Voy. calamus); — C. à main, le Rotang, dont on fait les cannes appelées rotins ;
— C. à sucre, espèce du genre Cannamelie [Voy. plus haut]; — C. bamboche, le Bamliou; — C. d'Inde, le Balisier [Voy. canna): — C. de Provence ou Roseau à quenouilles [Voy. roseau).
Par extension, on a donné le nom do canne au bâton sur lequel on s'appuie en marchant. On en fait en toutes sortes de malières; les meilleures cannes sont en bambou et en
jonc : elles sont à la fois solides et légères. On en fabrique auj. en fer creux laminé. De tout temps, la canne a été tout à la fois la marque de la vieillesse et le signe du commandement. C'est encore un objet d'ornement qu'on porte par maintien et par mode plus que par nécessité. Les dames portaient aussi autrefois des cannes, mais elles sont
Klus longues et plus minces que celles à l'usage des hommes, ans les régiments d'infanterie, les tambours-majors ou tambours-maitres sont armés d'une canne ornée d'une grosse pomme d'argent ; ils s'en servent pour commander aux tambours au moyen de diverses évolutions. — C. à parapluie, canne, le plus souvent en fer creux, dans l'intérieur de laquelle est renfermé un parapluie qu'un n>écanisme permet de déplier et de replier assez rapidement.
Comme armes, on distingue -.X^C. à vent, qui n'est autre
Îue la sarbacane ou le fusil à vent [ Voy. ces mots), et la '. à dard, qui renferme une lame d'épée habilement dissimulée : c'est une arme prohibée. — Autrefois on appelait C. d'armes un court bâton surmonté d'un fer de hallebarde, arme de demi-longueur, employée dans les tournois et les carrousels, quand les roturiers y prenaient part.
Canne de pêche. Voy. ligne.
Canne gnomonique, instrument qui sert à indiquer l'heure en donnant les hauteurs du soleil. — Canne hydrauliçjue, tube cylindrique à soujmpe, ouvert des deux bouts, qui sert à élever l'eau.
CANNE, mesure de longueur dont on se sert dans plusieurs contrées. La canne varie suivant les localités : communément elle vaut 2 mètres env. ; mais à Malte, ainsi qu'à Gènes, elle vaut 3 m. 50; à Rome, elle ne vaut que 1 m. 20; à Florence, 3 m., etc. — Dans le midi de la France, la canne était surtout employée dans l'industrie du bâtiment, au lieu de la toise, qui était en usage dans le nord; la canne de Toulouse, la plus usitée, avait 1 m. 796; elle se divisait en 8 empans. Il y avait aussi une canne de 1 m. 80, dite de l'Ariège, qui était fort répandue.
CANNE À SUCRE, plante de la famille des Graminées, forme une espèce du genre Cannamelie [ Voy. ce mot) et a pour caractères : racine géniculée et fibreuse ; tiges lisses, luisantes, articulées, garnies de 40 à 60 nœuds plus ou moins rapprochés, hautes de 3 à 4 m., épaisses d'env. 0 m. 05, et remplies d'une moelle blanchâtre et succulente qui, étant exprimée, fournit la liqueur qu'on appelle Vin de canne, et de laquelle on extrait le sucre [Voy. sucre). De chaque nœud partent de longues feuilles embrassant la tige à leur naissance, et faisant, à leur partie supérieure, une sorte d'éventail. Le sommet de la tige, appelé flèche, est couvert de petites fleurs blanchâtres.
On connaît beaucoup de variétés de la canne à sucre. Celle qu'on cultive ordinairement est la C. officinale [S. officinarum), qui est blanche et très sucrée. Vient ensuite la C. à suc7'e rougeâtre, qui a les nœuds plus rapprochés, l'écorce dure et roussâtre, et dont le suc est moins abondant, mais plus doux. Une troisième variété a la tige très mince, les cannelures vertes, et les nœuds très éloignés; elle donne beaucoup de sucre, et se cultive à Java. On cultive aussi la C. violette de Taïti, qui est la plus précoce ; elle est déjà introduite dans la plupart des possessions anglaises. — La culture de ce végétal exige de grands soins, un terrain excellent et une exposition à l'abri du vent : elle est sujette à plusieurs maladies, surtout à la rouille. Les rats et les fouraiis sont aussi pour elle de dangereux ennemis.
La canne à sucre est originaire de l'Inde ; elle passa de là en Perse et en Arabie, puis en Egypte et en Syrie. Connue des Européens à l'époque des croisades, elle fut apportée au xiv siècle en Sicile et en Espagne, où on la cultiva avec succès. Introduite à St-Domingue en 1506 par les Espagnols, elle se répandit promptement dans les Antilles, et postérieurement sur le continent de l'Amérique. Auj. elle est surtout cultivée en Amérique, notamment aux Antilles et au Brésil. Les Chinois paraissent avoir connu la canne à sucre plus de 2000 ans avant les Européens, et avoir su en extraire le sucre. — Outre le sucre, la canne donne des sirops que l'on convertit en alcool, en rhum, etc. Voy. ces mots.
CANNEBERGE, plante. Voy. airelle.
CANNELÏER, Cinnamomum zeylanicum, arbre du genre Laurier et de la famille des Laurinées, originaire de l'île de lieylan, s'élève à une hauteur de 0 à 10 m. : feuilles ovales, oblongues, acuminées, à 5 nervures ; fleurs dioïques,