CANONISATION
CANTHUS
protocatwniques et L. deutérocanoni<jues. Les premiers sont ceux qui ont été admis dès l'origine dans le Canon de l'Eglise ; les seconds, ceux qui n'ont été admis que |)ostérieurement. — Les L. protocanoniques sont : dans l'Ancien Testament, les 5 livres de Moïse; Josuv, les Juges et Ruth, Samuel, les Hais, les Paralipomènes, Esdras et Néhéniie, Esiher, haïe, Jéréinie, Ezéchiel, Daniel, les 12 petits Prophètes et Job; les Psaumes, les Proverbes, VEcclésiasle et le Cantique des Cantiques ; dans le Nouveau Testament, les 4 Evangiles, les Actes des apôtres, les Epitres de St Paul, la 1" de St Pierre ei la \" de St Jean. — Les L. deutérocanoniques sont : dans l'Ancien Testament, Tobie, Judith, la Sagesse, Y Ecclésiastique. Baruch, le \" et le 2" livre des Machabées, les 7 derniers chapitres d'Esther ; dans le Nouveau Testament, YEpilre de St Paul aux Hébreux, celles de St Jacques et de St .Judc, la 2- de St Pierre, la 2* et la 3« de St Jean, l'Apocalypse.
Eu l'iiiiosopliie. Epicure désignait sous le nom de Canonique les dix règles qui formaient, pour ainsi dire, toute sa logique, et que ses disciples devaient apprendre par cœur. Elles reviennent à faire des sens le critérium de la vérité.
CANONISATION, déclaration solennelle du pape par laquelle il autorise l'inscription au Canon des saints du nom d'un personnage que sa piété et ses vertus ont fait vénérer pendant sa vie. Les honneurs qu'on peut rendre aux saints canonisés sont les suivants : leur nom est inscrit dans les calendriers, les martyrologes, les litanies, etc. : on les invoque publiquement dans les offices solennels ; on consacre sous leur vocable des églises et des autels; on oifre le saint sacrifice de la messe en leur nom ; on célèbre leur fête à un jour déterminé ; dans les images qui les représentent, leur tète est entourée de l'auréole ; enfin, leurs reliques sont exposées à la vénération des fidèles. — Le mot canonisation ne se trouve employé pour la première fois que dans une bulle du pape Jean XV en 993; mais la chose t^st beaucoup plus ancienne que le nom. Dans l'origine, les évèques pouvaient procéder à la canonisation d'un saint dans l'étendue respective de leur diocèse ; depuis 1172, ce droit est réserve au pontife romain. La Congrégation des Rites est chargée de tout ce qui concerne la canonisation. Voy. béatification.
CANONNIÈRE ou chaloupe canonnière, embarcation pontée, peu élevée au-dessus de l'eau, et armée d'une ou de plusieurs pièces de canon. On construit auj. des canonnières à vapeur et en même temps cuirassées. On donne quelquefois aux canonnières le nom de batteries flottantes. — Autrefois le mot canonnière s'employait, 3n termes de Fortification, comme synonyme de meurtrière.
CANON NI ERS (de canon), soldats chargés du service de l'artillerie. On les appelle artilleurs en temps ordinaire, et canonniei's dans les commandements militaires. Les canonniers ont été enrégimentés pour la première fois en 1688. A plusieurs reprises on les a réunis avec les sapeurs du génie et les mineurs; mais, depuis 1758, la séparation entre ces deux corps a été complète. Yoy. artillerie.
CANOPES, vases égyptiens. Voy.leDict. cl'Hist.etdeGéogr.
CANOPUS, étoile de 1™ grandeur. Voy. argo.
CANOT (mot américain), petite embarcation non pontée, à rames, à voiles, ou à rames et à voiles à la fois, au service d'un bâtiment, est destinée à servir de moyen de transport ou de communication entre le rivage et les bâtiments à l'ancre. On distingue le grand canot, le petit canot, le canot du commandant, le canot de punition, le canot de sauvetage, etc. — On nomme canotiers les marins désignés pour faire partie de l'équipage d'un canot.
On donne aussi le nom ae canots : 1° à ces légers esquifs faits d'ccorce ou d'un tronc d'arbre dont se servaient les sauvages de l'Amérique ou de l'Océanie pour naviguer sur les rivières ou sur la mer. Les Grœnlandais se construisent des canots avec des fanons de baleine appropriés d'une manière convenable; — 2° à tous les bateaux de plaisance, à rames ou à voiles, tels que canots propr. dits, voles, skif's, périssoires, etc., servant à l'exercice d'agrément appelé canotage.
CANTABILE, mot italien qui signifie « chantant ». On appelle ainsi un morceau de chant, ou un morceau de musique instrumentale d'un mouvement lent, particulièrement mélodique et expressif.
S^iNTALOUP (de Canlaluppo, villa des papes, près de
Rome), excellente espèce de melons, à côtes saillantes et rugueuses, qui est originaire de l'Italie. Les meilleures variétés sont : le C. orange, petit, rond, à côtes, l'ond vert clair ou brun, chair orange, un peu ferme ; il est très hâtif; le C. fin hâtif, également précoce, encore plus petit, à côtes très marquées, légèrement brodées, chair rouge et fine; le C. noir des Carmes, rond, d'un vert noir, côtes unies et peu enfoncées, ciiair rouge, vineuse et fondante; le C. petit Prescott, Mn peu aplati, à fond brun foncé, portant une cocarde avec un point saillant au centre, côtes galeuses, chair rouge excellente : il est liàtif ; le C. gros Prescott, robe noire ou blanche, aplati, plus gros que le précédent.
CANTARE, mesure de liquides en Portugal, vaut 8 lit. 27 : c'est la moitié de l'almua.
CANTATE (de l'ital. cantata). Ce mot désigne à la fois une œuvre musicale et une composition poétique qui s'unissent le plus souvent. La cantate se compose ordinairement de plusieurs morceaux plus ou moins développés. Primitivement les cantates s'écrivaient toujours pour une seule voix. Plus tard l'usage prévalut d'y introduire plusieurs voix et même des chœurs. — On distingue la cantate profane et la cantate sacrée. Les cantates religieuses, de J.-S. Bach comptent parmi les chefs-d'œuvre les pins parfaits de la musique. — La cantate fut mise à la mode en Italie au xvii" siècle, et passa en France au commencement du siècle suivant. Skrin l'introduisit dans la musique et J.-B. Rousseau dans la poésie. Aujourd'hui la cantate, abandonnée par la plupart des compositeurs, n'est plus guère en usage que dans les Conservatoires, où elle sert généraltiment de morceau de concours.
CANTATRICE. Voy. chanteur.
CANTHARELLUS, sorte de champignon. Voy. chanterelle.
CANTHARIDE (dugr. xavôaoîî), Lytta, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères hetéromères, famille des Trachélides, dont le corps, oblong, brille d'une belle couleur verte à reflets dorés. L'espèce la plus importante est la C. vésicante, vulg. Mouche d'Espagne ; elle est très commune en Espagne, en Italie et même en France, et vit en familles nombreuses sur le frêne, le lilas et le troène, dont elle dévore les feuilles. On récolte les cantharides au commencement de l'été, et après les avoir soumises, sur un tamis de crin, aux vapeurs du vinaigre ou de l'ammoniaque, on les fait sécher au soleil et on les conserve dans des bocaux bien hermétiquement bouchés. — Prise à forte dose, la cantharide est un poison acre et très dangereux. La médecine emploie la poudre de cantharides, soit extérieurement, comme épispastique ou vésicant (Voy. vésicatoire), soit à l'intérieur dans le traitement de diverses maladies des voies urinaires ; on en a aussi fait usage comme aphrodisiaque et comme abortif, mais c'est le plus souvent un moyen aussi infructueux que funeste. On conjure les accidents nerveux et toxiques qui peuvent résulter de l'usage des cantharides au moyen du camphre, seul ou associé à l'opium. — Les cantharides doivent leurs propriétés à un principe particulier, d'une grande énergie, qu'on appelle cantharidine. C'est une substance blanche, en lames micacées, volatile, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool chaud, les huiles grasses et essentielles, l'éther, le chloroforme, insoluble dans le sulfure de carbone. Sa formule est C'°H'*0*. Elle est si vésicante qu'un demi-milligramme placé sur une muqueuse y produit bientôt une large phlyctène; elle est extrêmement vénéneuse. La cantharidine a été isolée en 1810 par Robiquet.
CANTHARUS, canthare (du gr. xâvOapo;), sorte de coupe à deux anses. La coupe en sardonyx dite coupe de Ptolémée ou vase de Si-Denis est un canthare.
CANTHÈRE (du lat. canlharus), genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamoderraes, famille des Sparoïdes, caractérisés par un corps ovale, une bouche étroite, un museau à peine protraclile, et par une rangée de dents en velours ou en cardes. On en connaît 12 espèces, dont 4 originaires de la Méditerranée : on en pêche sur les côtes de la >'ormandie, qu'on appelle vulg. Brèmes de nier. La chair des canthéres est assez estimée : elle est blanche et légère comme celle des bars.
CANTHUS (du gr. xavBô;), l'angle de l'œil ou la commissure des paupières. On nomme grand canthiis, la commissure interne des paupières, celle qui est voisine du nez ; et petit canthus, la commissure externe, qui est dirigée vers la tempe.
CA^TICUM