‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 26 sur 1729 · AÉROSTAT · texte numérisé non relu

AÉROSTAT

térins ne penvoiil rtre reconnus ni li'fritimés; ils n'onl (hx)il qu'à (les alimonts (C. tiv., art. 551, 555, 702). — Vov. Hi'ilcl. Traité de iadullvre (J'aris, 18'2i)) ; Uevel, id. ^l'àris, I8()ll; t't l<>s traités de droit pénal.

ADUSTION de adinere, brûler), syn. de cactéhisatio- ( Voy. vi' mol).

ADVENTICE [«le adveiiire, survenir). En Anatomie, la luniqui! ndvnilicf est la plus externe des trois tuniques qui eoiislilui'iil la paroi des artères.

ADVENTIF. s'applique, en Botanique, aux racines et aux l)ourg:eons (pii naissent en des points autres (|ue ceux où naissent les racines et les Iwurgeons normaux. Ainsi, quand on fait une houture, en plantant dans le sol une branche isolée, il se développe bientôt des racines à sa base : ce sont des racines advcntives. Les cranq>ons d i lierre sont des racines advcntivrs. Les bourgeons qui produisent des fleurs sur les vieux troncs de l'arbre de Judée sont des bourgeons advcntifs.

ADVERBE (ilu lat. adverbium), mot invariable, dont la fonction est de modifier le verbe, l'adjectif ou l'adverbe auprès duquel il se place. Il y ajoute une idée : de degré, très, plus, moins, peu, beaucoup; de manii're, lentement, aisément: de temps, demain, hier: de lieu, ici, là: d'affirmation, de négation, dinteiTogation, ou de doute. L'adverbe n'est pas, à proprement parler, un élément essentiel du langage; il n'est lui-même qu'un mot composé, équivalent à une préposition suivie de son complément : agir sagement, c'est agir avec sagesse. — Dans nos adverbes, le su II! xe ment n'est autre chose que le latin mens, nientem, « esprit », auquel nous avons donné le sens de façon, manière.

AOYNA>IIE (du gr. oouvaiiîa), privation de force, état morbiile caractérisé par l'abattement de la physionomie, la IJaccidité des chairs, la difficulté ou l'impossibilité du mouvement, l'obscurcissement des sensations, des affections morales et des opérations intellectuelles. Cet état s'observe dans beaucoup de maladies, et spécialement dans le typhus, le scorbut et la fièvre typhoïde, qu'on appelait autrefois /icvre adijnamiqxie.

AÈDEfS (du gr. àoiSôç, chanteur), poètes de la Grèce firiiuilive, Orphée, Linos, Amphion (Voy. le Dict. d'tlist.).

/EGAGRE. ciièvre sauvage. Voy. chèvre.

/EGAGROPILES. Voy. uézoard.

^EGICÉRAS [du gr. ai'E, aivôç, chèvre, et xspa?, corne, pr allusion à la forme du fruit], genre de la famille des .Myrsinées, Dicotylédones gamopétales à ovaire supère, voisine des Primnlacées. Ce sont des arbrisseaux de l'Asie tropicale, à Heurs blanches en grap|)es ou en ombelles : on cultive en serre chaude V.'E. majus.

/EGILOPS (du gr. aiytÀox^). Les anciens nommaient ainsi un petit ulcère qui se foi'me à l'angle interne de l'œil.

Voy. FISTULE LACRYMALE.

.«GiLOPS, vulg. Œil-de-Chèvre, genre de la famille des Graminées, tribu des Hordéacées, renferme des plantes à épi simple, composé d'épillels sessiles, solitaires, de 5 à 5 fleurs. On en distingue 4 esjjèces, communes dans le midi de la P'rance. — L'.'Egilops ovata donne avec le Blé un hybride infertile, /E. triticoides ; ce dernier, fécondé par le |K)ik'ii du blé, donne un hvbride dérivé, V.'E. si)eltie/'ormis.fémnd et dont les générations successives offrent une fixité comparable à celle d'une espèce.

yEGIPHILA. Voy. CABRiL et verbénacées.

^GIRINE. variété de i-vroxèhe.

CGLEFIN ou aigrefin, poisson. Voy. morue.

^MILIA. l.^O'' petite planète, trouvée le 26 janv. 1876 par Paul Henry, à Paris. Voy. planètes.

^PYORNIS ou ÉPioRxis (du gr. atirû;, immense, et ôpviç, oiseau), genre d'Oiseaux fossiles gigantesques du groupe des lialités, voisin des Dinornis, et dont les œufs, découverts à Madagascar en 1850 dans des dépôts quaternaires, ont une capacité de 8 à 10 litres.

AERAGE, AÉRATION, Voy. ventilation.

AÉRIFORIVIE, se dit des fluides qui, différant de l'air atmosphérique par leur nature propre, lui ressemblent par leurs propriétés physiques : tels sont les gaz et les vapeurs.

AÉROBIE (du grec àY,p, air, et ^{o;, vie^. Ce mot a été appliqué par M. Pasteur aux microbes qui ont besoin d'oxygène pour se développer. — Voy. aussi asaé-, bob;e.

AIroLITHES (du gr. if,o, air, et At6o;, pierre), dits aussi Météorites ou Pierres météoriques, pierres tombées

de l'atmosplière. Ces pierres sont tantôt arrondies, fantôl anguleuses, et recouvertes ord. d'un vernis noirâtre. Les unes, purement métalliques, .se composent de fer natif allié à du nickel et à du chrome. D'autres contiennent, outre les substances précédentes, de la silice, du péridot,du pyroxène, et plus rarement du carbone, du soufre et du chlorhydrate d'ammoniaque. Cette composition, tout à fait dilli'rente de celle des minéraux terrestres, où l'on ne trouve jamais de fer natif, leur a fait assimiler des masses métalliques souvent très lourdes que l'on trouve par places à la surface de la terre et qui ont dû tomber de l'atmosphère à une épo<|ue inconnue. La plus célèbre de ces masses est celle que l'on conserve à St-Pélersbourg, et qui est couiiue sous le nom de fer de Pallas. — Selon leur composilicn, M. Daubrée divise les météorites en holosidères, entièrement formées de fer natif, en asidères, qui en sont entièrement dépourvues, et en syssidères, qui tiennent le milieu entre les deux catégories. — La chute des aénJithes est ordinairement précédée de l'apparition de globes enflammés, qui traversent l'espace en laissant après eux une traînée lumineuse, et qui finissent par éclater avec une détonation comparable au bruit du tonnerre. Cette incandescence paraît due à la compression (]ue ces corps, dans leur course rapide, exercent sur l'atmosphère : des aérolithes, ramassés aussitôt après leur chute, avaient conservé, malgré leur fusion externe, la température très basse des espaces célestes, et dans d'autres [aérolithe d'Ornans), du chlorhydrate d'ammoniaque n'avait pas même été volatilisé. — Les savants se sont refusés pendant longtemps à attribuer aux aérolithes une origine extra-terrestre. Pour les uns c'étaient des pierres lancées par les' volcans; pour d'autres c'était de ['air concrète par la foudre. Laplace admettait qu'ils venaient de la lune. Auj. on rattache l'origine des aérolithes aux étoiles filantes [Voy. ce mot) : on suppose qu'il existe un gi'and nombre de groupes d'innombrables corpuscules disposés dans l'espace en forme d'anneaux. Lorsque la terre dans son mouvement, dont la vitesse moyenne est de 50 kil. par seconde, traverse un de ces anneaux, les corpuscules au contact de l'atmosphère s'échauffent. L'expérience a montré qu'une vitesse de 50 mètres suffit pour élerver la température de un degré. Lue vitesse 600 lois plus grande produirait une élévation de température de .)60 000'', de sorte que tous les corps connus seraient volatilisés. Si le corps a une masse suffisante, il peut n'être pas entièrement consumé et tomber solide sur la terre. — La chute des pierres était connue des anciens : ce phénomène a été observé nombre Av. fois, au moyen âge et dans les temps modernes ; mais la première pierre dont la chute ait été officiellement constatée est celle qui tomba à l'Aigle le 26 avril 1805 et qui fut l'objet d'une enquête de la part de l'Académie des sciences. On conserve au .Jardin des Plantes de Paris plus de 80 aérolithes, avec l'indication du lieu et de la date authentique de leur chute. — Voy. cosmique (matière).

AÉROPHILE. Voy. aérobie.

AÉROPHOBE, synonyme d'AXAÉROCiE.

AÉROPOSTE (du gr'. àf,p et de poste], appareil formé d'un tuyau dans lequel peut glisser une boite, contenant des lettres, qu'on fait mouvoir soit par le vide, soit par l'air comprimé. Cet appareil a été mis en pratique pour le service de la poste à Londres et à Paris.

AÉROSTAT (du gr. àr^ç, air, et axaxô;, qui se tient), ballon d'étoffe imperméable rempli d'un gaz plus léger que l'air, et au moyen duquel on peut s'élever dans l'atmosphère. Cette ascension a lieu en vertu de cette loi que tout corps plongé dans un fluide éprouve de bas en haut une poussée égale au poids du fluide qu'il déplace. — Les aérostats furent imaginés par les frères Montgolfier, qui firent loi:r première expérience à Annonay, le 5 juin 1785 : ils la répétèrent à Versailles le 20 septembre. Leur ballon, appelé, de leur nom, montgolficre, était formé d'une enveloppe de toile doublée de papier et renfermait de l'air dilaté pîu- lu chaleur (on produit cette dilatation en brûlant de la paille sous un orifice ménagé à la partie inférieure du ballon . En nov. 1785, Pilàtre de Rozier et le marquis d'Arlandes osèrent les premiers s'élever dans une nacelle suspendue audessous d'une montgolfière ; pour éviter que l'air ne se refroidît, ils entretenaient du feu sous l'orifice do l'aérostat. Ce procédé dangereux fut bientôt abandonné. Dès 1785, le physicien Charles substitua le gaz hydrogène à l'air raréfié par la chaleur: on emploie de préférence auj. le gaz d'éclairage, dont la légèreté est suffisante cl qui coûte

AÉROTHÉRAPIE

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