CASQUE
(ion de la monnaie, etc.. étaient des cas royaux, dont le jii<remt'nt était réservé aux baillis, sénéchaux et juges pnsidiaux.
CASAQUE de i'ital. casacca: du iat. casa, maison et quelquefois cape', manteau à longues manches, qui se mettait par-dessus l'habit, surtout pour monter à cheval ; auj. il ne se dit plus que d'un surtout d'étoffe grossière. — Casaque d'armes, surtout que portaient les mousquetaires, les gardes du corps, les gendarmes et les cavaliers des diverses compagnies, et qui avait des marques et des broderies particulières pour disting^uer les corps.
CASBAH ou CASAUBA, palais du souverain et citadelle dans les villes barbaresques.
CASCADE (de lital. cascata), se dit de toute chute d'eau, mais surtout de celles qui. se précipitant d'une certaine hauteur, rejaillissent de rocher en rocner. I>es plus grandes chutes prennent le nom de cataractes (Voy. ce mot); on nomme cascatelle une cascade peu considéranle. On admire la cascade de Gavarnie, dans les Pyrénées; celle du Mont- Dore et de l'Ardèche ; celles de Lulca en Suède, du Scrio (bassin du Pô) en Italie. — Les cascades naturelles ont été imitées dans les eaux de quelques jardins royaux, comme a Sl-Cloud. à Versailles, etc.
En Physique, oh emploie le mot cascade pour désigner une certaine disposition des bouteilles de Leyde, ou des batteries électriques. Elles sont disposées en cascade lors(|u'elles forment une série, dans laquelle l'armature extérieure de chacune d'elles communique avec l'armature intérieure de la suivante. On les charge en se servant des armatures extrêmes de la série comme de celles d'un seul condensateur ; on les décharge après avoir mis en communicîition entre elles les armatures de même nom.
CASCARILLE (de l'esp. cascarilla. dimin. de cascara, ('•t'one . écorce d'un arbre du genre Croton (famille des Euphorbiacées), qui croît particulièrement à Elcuthère, l'une des iles Batiama. d'où le nom de Cortex eleutheraiiiis donné à la cascarille. Cette écorce est en petites plaques roulées. longues de 0 m. 04 à 0 m. 10 et ayant à peu près l'apparence du quinquina gris ; l'intérieur est d'un brun obscur. La cascarille a une saveur aromatique et anière et une odeur musquée particulière. On l'emploie comme fébrifuge ; les Espagnols s'en servent en fumigations et comme masticatoire pour faire disparaître l'odeur du tabac.
CASE. Voy. TRICTRAC et damier.
CASÉASE, diastase sécrétée par certains ferments, tels que le Tyrotkrix teiiuis Toy. ttrothrix). et transformant la caséine coagulée en caséone soluble. La transformation opérée par la caséase peut être rapprochée de celle qui s'eiïectue dans l'inteslm par l'action du suc pancréatique sur le lait coagulé par les acides de l'estomac.
CASÉEUX du Iat. caseus, fromagel. se dit de tout ce qui provient du fromage. Voy. fbomage.
CASÉINE, matière albuminoïde contenue dans le lait. Elle est coagulée par la présure et par les acides étendus : on donne à la matière brute ainsi précipitée le nom de caséum ; c'est elle qui forme la partie essentielle des fromages [Voy. fromage). On a longtemps pensé que le lait renfermait des matières albuminoïdes diverses {serai, albumine, lactoprotéine, etc.), mais il est démontré qu'il n'en contient en réalité qu'une seule, la caséine. Les '2 5 de cette substance s'y trouvent à l'état de suspension, et se déposent quand on abandonne longtemps au repos le lait stérilisé. — La caséine, comme les matières albuminoïdes, n'est pas directement assimilable; pour servir à la nutrition, elle doit être préalablement peptonisée, et transformée en caséone. Cette modification s'accomplit dans l'inleilin par l'action du suc pancréatique ; dans les fromages, elle est protluite lentement par la caséase, sécrétée par les microbes qui servent à la maturation.