CATÉCHUMÈNE
On a donné le nom tle C. galvmtique à un appareil compose (le 1 ou i disques contenant chacun une petite ])ilc et enveloppés de plastrons en soie; cet appareil était employé contre les fcastralgics, les névralgies, etc.
CATAPLÉITE, silico-zirconate hydraté ae sodium, calcium et fer [(ISa«.Ca.Fa.)0.4(Si.Zr)0« + 2H*0], dans une «yénite de Brevig (Norvège).
CATAPPA (tebminalia). Voy. badamier.
CATAPULTE (du gr. xaTa-iiéXTT,ç), machine de guerre en usage chez les anciens, servait à lancer des pierres d'une grosseur considérahle. I.a pierre était placée sur un sommier d'où elle était chassée violemment par un levier portant à son extrémité un cuilleron et qui, abaissé avec elFort, se redressait subitement au moyen d'une détente. Il y avait des catapultes de toutes grandeurs. Cette machine fut inventée en Sicile sous Denys l'Ancien.
VoiJ. BAI.ISTE.
CATARACTE (du gr. xaTapàxTT,ç), grande chute cl eau remaniuahle à la fois par sa hauteur et sa largeur, et qui, brusquement interjetée dans le coure d'un fleuve, met obstacle à sa navigation. On connaît surtout sous ce nom les cataractes du Nil, qu'on appelle aussi catadupes. Voy. CASCADE et, Dict. d'Ilist. et de Géocjr., le mot nil.
CATARACTE, cn Médccinc. On nomme ainsi une espèce de cécité, provenant de l'opacité du cristallin ou de sa membrane, opacit(! qui s'oppose au passage des rayons lumineux et empêche la vision. Les causes de celte airection sont : l'âge avancé, certaines professions dans lesquelles les yeux sont longtemps exposés à une lumière intense, comme chez les verriers, les forgerons, les vignerons; des lésions traumatiqucs : le diabète, l'artério-sclérose, l'albuminurie. Elle attaque les femmes plus que les hommes, rarement les adultes, plus rarement encore les enfants ; ceux-ci l'apportent quelquefois en naissant, mais alors elle est
!»resque toujours l'elfet d'un vice héréditaire. D'ordinaire, a cataracte a une marche lente et progressive. Elle se borne souvent à un œil ; où bien elle attaque les deux yeux à la fois ou successivement. Le malade éprouve cl'abord de la faiblesse dans la vue ; il se plaint de voir du brouillard, des mouches voltigeantes, des points noirs, etc. Dans une demi-obscurité, la vision devient meilleure. Ces phénomènes augmentent progressivement et produisent une cécité partielle qui souvent reste stationnaire, mais qui, dans d'autres cas, devient complète.
Quand la cataracte est complète, il n'y a d'autre remède que l'opération. Celle-ci se pratique (le trois manières :
t»ar Rabaissement, délaissé auj., par l'extraction, ou par e broiement. L'abaissement consiste à déplacer simplement le cristallin (ce qui se fait à l'aide d'une aiguille que l'on introduit à travers la sclérotique) et à le faire basculer derrière la pupille dans la partie inférieure du corps vitré, de manière qu'il ne puisse plus gêner la vision. — Le broiement consiste à diviser en tous sens et sur ulace le cristallin et sa capsule, soit en pénétrant à travers la sclérotique, comme dans la méthode par abaissement, soit en introduisant l'instrument à travers la cornée transparente (kératonyxis) ; on dissémine ensuite les débris dans le corps vitré et dans la chambre antérieure, où ils sont peu à peu résorbés. — h'cxtraction est la méthode la plus employée. Elle consiste à creuser la cornée transparente et à extraire le cristallin par cette ouverture. Depuis 30 ans l'incision de la cornée a été combinée à Yiridcclomie, mais auj. on tend à revenir à l'extraction à grand lambeau sans mutilation de l'iris.
La méthode d'opérer par déplacement, abaissement ou dépression est la plus ancienne : Celse, au i"' siècle de notre ère, la connaissait et la pratiquait; Albinus prétend qu'elle nous vient d'Egypte, où la cataracte est fort commune. Le broiement est aussi exposé dans un passage de Celse; Pott, longtemps avant Scai-pa, en a parle dans ses œuvres chirurgicales, et Ta pratiqué avec succès. Daviel, en 1737, proposa le premier et exécuta avec succès l'extraction du cristallin. — Les auteurs principaux qui ont écrit sur la cataracte sont : Richtcr, Daviel, Heister, J.-L. Petit, Lafaye, Scarpa, Wenzel, Dupuytren, Roux, Sanson, Carron, Duvillards, Sichel, Desmarres, de Graëfe, Panas, etc.
Cataracte noire, synonyme d'Atnaurose ou Goutte sereine. Voy. amaurose.
CATARRHACTES, nom latin scientifique du genre Gorfou. Voy. ce mot.
CATARRHE (du gr. xaxapjSooî, flux, parce qu'on regar-
dait le catarrhe comme un flux d'humeurs descendant de la tête), inflammation des membranes muqueuses, accompagnée (le sécrétion. Selon la membrane afl'ectée, le catarrhe prend les noms de bronchite, laryngite, pharyngite, entérite, cystite, blépharite, etc. (Voy. ces mots); quelques médecins ne désignent ainsi que le catarrhe aigu et distinguent 1<ï catarrhe chronique par les mots bronchorrhée, otorrhée, leucorrhée, etc. Toutefois les ex|)ressions Catarrhe pulmonaire, C. vésical, C. utérin, sont encore généralement employées. — Dans le langage vulgaire, le mot catarrhe s'applique plus particulièrement à l'inflammation de la muqueuse des voies aériennes. Voy.
URONCHITE.
Les vieilLirds, les enfants, les femmes, et en général les individus lymphatiques sont spécialement prédisposés aux affections catarrhalcs. Ces maladies sévissent surtout lors des brusques alternatives de froid et de chaud, pendant les temps froids et humides; on les voit souvent régner épidémiquement. Le début de ces aifections est marqué seulement par du malaise, de l'anxiété, etc. ; puis surviennent l'enchifrènement et l'altération de l'odorat, si le catarrhe alfecte les fosses nasales; ou bien l'altération du timbre de la voix, s'il a lieu dans les organes vocaux. Si c'est dans les voies digeslives, on observe le manque d'appétit, l'enduit limoneux de la langue, la pâleur et le gonflement des gencives, etc.
Ces maladies sont caractérisées par le peu de douleur de l'organe alfecté, l'abondance des mucosités qu'il sécrète, la mollesse et la faiblesse du pouls, qui cependant, dans quelques cas, peut devenir assez fréquent, et accuser une véritable lièvre, dite alors fièvre catarrhale. Quant au traitement, il est indiqué par l'état général du malade : suivant l'organe alfecte, il consistera dans les jiurgatifs, les vomitifs, les amers, les toniques, les stimulants, les sudorifiques, etc.
On appelle catarrhe suffocant la dyspnée qui survient quelquefois tout à coup dans le cours d'un catarrhe pulmonaire et qui peut entraîner rapidement la mort. Voy.
BRONCIUTE CAPILLAIRE.
CATARRHININS (du gr. xati, contre, et ^tv , nez), nom donné par Is. Geoffroy St-Ililaire aux Singes de r.\ncien Continent, parce qu'ils ont les narines rapprochées et la cloison du nez très mince. Voy. pitiiécixs.
CATASTROPHE (du gr. xaTatjTooîpVi), se dit, en Littérature, du changement ou de la révolution qui arrive à la fin de l'action d'un poème dramatique, et qui le termine. La catastrophe est simple ou compliquée : simple, quand elle n'amène aucun cliangement dans l'état des personnages, ni reconnaissance, ni dénoùment proprement dit ; compliquée, quand le principal personnage éprouve un changement de fortune. Voy. péripétie et dénoû.mext.
CATÉCHÈSE (du gr. xaTTi/T,fftç, instruction), nom donné, dans les premiers temps de l'Eglise, aux explications courtes et méthodiques de la doctrine chrétienne et des mystères de la foi pour ceux qui voulaient se faire chrétiens. Les catéchèses ne se faisaient point dans l'église, mais dans le baptistère ou ailleurs. — Au m* siècle, les catéchrtes, c.-à-d. les instructeurs chargés de faire les catéchèses, formaient un 5« ordre mineur dans certaines églises.
CATÉCHISME (du gr. xai;fixt<i[jiôî), désigne à la fois les instructions que l'on donne aux enfants sur les vérités et les devoire de la religion, et le livre qui contient ces instructions. On nomme catéchiste celui qui enseigne le catéchisme. Les conciles recommandent aux curés de faire, tous les dimanches, des catéchismes dans leurs paroisses D'excellents ouvrages ont paru sur la meilleure manière d'enseigner la religion, notamment le Bon Catéchiste de Mgr de la Palme, évêque d'Aoste. Quant aux livres appelés catéchismes, ils varient pour chaque diocèse ; mais ils ont pour type commun celui du concile de Trente; les plus célèbres sont le C. des Jésuites, publié en 1564 par le P. Pierre Canisius, le C. de Meaux, rédigé par Bossuet (1687), et le .Manuel des Catéchismes par Mgr Dupanloup (1856). — Chez les Protestants, on distingue : le Grand et le Petit Catéchisme de Luther (1529), le C. de Hcidelberg (1563) pour les églises, dites réformées, du Palatinat, le C. de Jiacovie des églisef sociniennes polonaises, etc.
CATÉCHUMÈNE (du gr. xaTTj/oijpvoî, instruit), nom que portaient, dans les premiers siècles de l'Eglise, les Juifs ou les Gentils convertis que l'on instruisait pour recevoir le baptême. Les catéchumènes se divisaient en trois