‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 275 sur 1729 · CATÉGORIES · texte numérisé non relu

CATÉGORIES

CATHÉTÉRISME

classes : les écoulants, qui ne recevaient d'instruction que | CATHARTE (du gr. xa6aor/,;, nettoyeur, à cause des sur la foi et sur les mœurs : les élus, qui étaient préparés [ services que rendent ces oiseaux en mangeant des débris |>]ur le Iwptème: et les compétents ou illuminés, qui , putréliés), genre d'Oiseaux, formé par Ilfiger pour toutes riaient admis à le recevoir. La durée du catéchuménal j les espèces de Vautour du Nouveau Monde^qui ont la tête était de deux ans. Les catéchumènes ne pouvaient enten- nue amsi que le haut du cou, le bec grêle, allongé, droit jusdre la messe que depuis l'introït jusqu'à l'otlertoire : cette qu'au milieu et convexe en dessus, Its narines longitudi

partie de la messe portait le nom de viesse des catéchu menés. La distinction des chrétiens en catéchumènes et Hilèles sell'aça à mesure que le christianisme devint la religion générale.

CATÉGORIES {du gr. xaTT,yop{a . attribution), titre donné par Aristote à la première partie de son Organon. Toute proposition contenant deux termes, un sujet et un attribut, les catégories sont 10 classes dans lesquelles ce philosophe a distribué les mots, et par suite les idées, qui peuvent remplir le rôle de sujet ou celui d'attribut. Les

nales, les ongles courts et obtus. L'espèce la plus connue est l'Urubu. Voy. ce nom.

CATHARTIQUES (du gr. xaOaptixô;, qui nettoie], ncm ou'on donne tantôt aux purgatifs en général, tantôt à ceux des purgatifs qui agissent plus vivement que les laxatifs, mais mouis fortement que les drastiques. On a appelé : sel calharlique amer le sulfate de magnésie ; poudre cathartique, un mélange de poudre de jalap, de scammoncc d'Alep et de tartrate acide de potasse.

CATHÉDRALE (du gr. xa6£opa, chaise, siège), église VOICI dans leur ordre : 1, substance (ou être); 2, rnian- j principale d'un diocèse, celle où l'évêque a son siège. Cette tité;ô, qualité: 4, relation; b, lieu ; 6, temps; i, «/-| dénomination, qui n'est en usage que dans l'Eglise latine. tualion; 8. tnaniére d'être (ou possession); 9, action; i ne remonte pas au delà du x' siècle; auparavant on se ii), passion. Les catégories jouent un grand rôle dans le servait du mot église principale, ou simplement église. système d'Aristote; elles sont à la fois pour lui des divi- Les églises cathédrales jouissent en cette qualité de diversions logiques et des divisions métaphysiques : stibstance ; ses prérogatives, et leur chapitre représente l'antique /Jr««- -. -,,..i...,. .. i.:-.„ i.„- .. -—.J..... ?.. ..r.:— . bytère [Voy. cè moi). — Les grandes cathédrales françaises

et attributs, ou bien être et accidents. Les stoïciens réduisirent les catégories à 4 : substance, qualité, manière d'être, relation. Plotin, dans les 5 premiers livres de sa 6° Ennéade, a combattu Aristote ainsi que les stoïciens et exposé un autre système ; il reconnaît 5 genres de l'être pour le monde intelligible, substance, repos, mouvement, identité et différence, et 5 pour le monde sensible, substance, relation, quantité, qualité, mouvement. Chez les modernes, Kant a établi un nouveau svs-

du moyen âge sont construites en stvle gothique; quelques-unes sont romanes, surtout dans l'Aquitaine et en Provence.

En France, les plus belles cathédrales gothiques sont celles de Paris (1163-1290). de Rouen (1220), de Chartres (1195-1260), de Reims (1212-1242), d'Amiens (1225- 1280), d'Orléans (1287-1790), de Bourges (xiii'^ s.), de Beauvais (xiii" s.\ etc. Parmi les cathédrales riches en

tème de catégories, qui sont pour lui les lois nécessaires vitraux, on cite surtout celles de Bourges, de Chartres de l'entendement , les formes sous lesquelles doivent se i et d'Auch. De nos jours, on a construit à Marseille une produire toutes les idées qui entrent dans nos jugements, cathédrale, de style roman byzantin, sur les plans et sous Ces catégories se rangent sous 4 chefs, comprenant chacun j la direction de Léon Vaudoyer. La première pierre en fut 5 modes : quantité, unité, pluralité, totalité; qualité, posée en 1855. Léon Vauâoyer la construisit jusqu'aux affirmation, négation, limitation; helktios, substance \ dômes, posa le couronnement (les clochers. A sa mort, en et accident, causalité et dépendance, communauté; mo- 1872, les travaux furent continués sous la direction de son DALiTÉ, possibilité et impossibilité, existence et néant, \ élève, Espérandieu. qui acheva les dômes et commença la nécessité el coH^î'nycHce. Cette liste renferme, selon Kant, \ décoration de l'édifice jusqu'en 1874, date de sa mort, tous les concepts purs ou a priori, au moyen desquels " L'architecte Henry Revoil a dirigé les travaux d'achèvenous pouvons penser les objets: elle épuise, selon lui. tout ! ment depuis 1874 jusqu'à l'inauguration de ce monument, le domaine de l'entendement. Les catégories de Kant n'en ! qui eut lieu en nov. 1895. Léon Vaudoyer projetait de ont pas moins subi après lui de graves modilications ; elles décorer l'intérieur de la cathédrale de mosaïques dans le sont incontestablement susceptibles de simplilications. — i genre de celles de St-Marc de Venise. Cette décoration a Le travail le plus récent sur ce sujet est celui de M. Ch. Re- j été ajournée, faute des crédits nécessaires pour lentrenouvier. qui. dans ses Essais de critique générale, pro- j prendre. « La cathédrale de Marseille est le plus vaste monupose une nouvelle théorie des catégories au double point ment religieux de ce siècle. Elle mesure 142 m. de long de vue de la nature et de l'esprit. — =;« — j- i -. eu j i — . , i j„

CATÉGORIQUE (impératif), commandement absolu par lequel la notion du devoir ou de loi morale se révèle à la conscience, comme la fin suprême de notre activité réfléchie. Ce terme, spécial à la langue philosophique de Kant, exprime que l'idée du devoir est la révélation a priori de notre essence véritable et de notre liberté morale ^ou nouménale), et que par suite le devoir est étranger à toute considération d'intérêt temporel, infiniment supérieur à toutes les fins particulières, relatives ou h\^thétiques, en un mol est la seule fin en soi connue de la raison. Voy. Kant. Critique de la liaison pratique.

CATEL ou CATTEL (comme cheptel], dit aussi Cateux, mot usité dans les anciennes coutumes de Flandre et de Hainaut pour désigner une chose qui tient le milieu entre les immeubles et les meubles, el qui. étant de sa nature immeuble, est néanmoins réputée meulile et se partage de même. On distinguait les C. verts, tels que les grains, les foins pendants par racines, etc. ; et les C. secs, tels i|ue les bâtiments, les mouhns, les granges, les établcs. les navires, etc. — On appelait jadis Droit de meilleur catel le droit qu'avaient plusieurs seigneurs des Pays-Bas de prendre, après le décès de leurs hoirs ou vassaux, le meilleur meuble qui se trouvait en la succession

CATENE du latin calenà), en Tliéologie. Voy.

du lat. catena, chaîne, et de pore

pol\-pier pierreux. Le Catenipora Jivpîer fossile du terrain silurien.

Page 1