‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 276 sur 1729 · CHAINE · texte numérisé non relu

CHAINE

CATÉNIPORES

sorte de Polypes à escharoides est un poîypîer

CA'THARES (du gr. xaOapôî, pur), nom donné à tous les hi'rétiques qui alTectent une plus grande pureté que les autres chrétiens. Tels étaient les Montanistes, les Manichéens, les Vaudois; tels sont, dans les temps modernes, les Puritains.

sur 54 m. de large et 66 m. de hauteur sous la grande coupole. La situation en est admirable. C'est en vue de la mer, sur les terrains élevés de la Joliette, qu'elle se dresse imposante, colossale et mouvementée. » (Charles Blanc, les Artistes de mon temps.)

La Belgique, l'Angleterre et l'Allemagne sont les contrées de l'Europe où l'on trouve encore de belles cathédrales gothiques. La Renaissance produisit le temple le plus grandiose et le plus magnifique du monde chrétien, St-Pierre de Rome, qui a servi de type à l'église de St- Paul à Londres, et au Panthéon, à Pans, etc.

Voir sur ce sujet : Coney, Engravings of ancient cathedrals, etc., in France, Holland, etc. 'Londres, 1829-51); C/tiese principali in Europa ;Milan. 1824); Histoire pittoresque des cathédrales, églises, basili-

Îties, temples, etc., par une Société d'archéologues (Paris, 851). — Voy. ÉGLISE, BASILIQUE, elc.

CATHÉDRANT (du gr. xaOéSpa, chaire). Ce mot, en style ecclésiaslioue, désigne celui qui préside à une thèse de théologie.

CATHÉRÉTIQUES (du gr. xaOatpîxixôî, qui purifie), nom donné, en Médecine, aux caustiques ou escharotiqiies faibles, tels que la nierre infernale (azotate d'argent). }oy.

CAUSTIQUES

CATHÉTE (du gr. xiOEto;). mot tombé auj. en désuétude et que 1 on employait, en Géométrie et en Physique, comme synonyme de verticale ou de perpendiculaire : on l'emploie quelquefois pour désigner un côté de l'angle droit d'un triangle rectangle.

CATHÉTER (du gr. xaOîTf.p), nom donné d'abord i toutes les sondes ou algalies emplovées en Chirurgie, est auj. spécialement réservé à une sonde métallique courLc, qui sert à l'exploration de la vessie.

CATHÉTÉRISME, opération chirurgicale qui consiste à

CATHÈTOMÈTRE

CAULESCENT

faire pénétrer un cathéter daiis un des conduits naturels du corps, mais surtout dans la ressie, soit pour explorer cet organe et y reconnaître la présence de calculs ou de tumeurs, soit pour en évacuer l'urine retenue par une cause quelconque, soit, dans la lithotomie, |)our servir de conducteur à des instruments tranchants. Cette opération se l'ait avec des sondes en métal ou en caoutchouc, des bougies de cire, etc. Ces sondes sont tantôt droites, tantôt courbes [cathéters] : de là, deux espèces de cathétérisme, le rectiligne et le curviligne. Cette opération demande une main exercée et prudente.

CATHÈTOMÈTRE (du gr. xiOetoi;, vertical, et p.ÉTpov, mesure), instrument de Physique servant à mesurer la différence de hauteur verticale entre deux points; composé essentiellement d'un axe vertical, le long duquel glisse une lunette horizontale qui peut tourner autour de l'axe; le tout se règle avec un niveau à bulle d'air fixé à la lunette. Cet instrument a été inventé par Dulong.

CATHODE. Voy. élfxtrode.

CATHOLICON ou catholicum (du gr. xaeoXtxOî, universel), nom donné jadis à une sorte d'électuaire destiné à purger toutes les humeurs ; la rhubarbe et le séné en formaient la base. — Par allusion, on nomme Catholicon d'Espagne dans la Satire Ménippée (1" partie) un électuaire souverain qui surpasse toute pierre philosophale et qui est destiné à sauver tous les partisans de la Ligue qui 1 ingurgiteront, quels que soient leurs vices et leurs débauches. Voy. MÉNIPPÉE au Dict. d'Hist. et de Géogr.

CATHOLIQUE (du gr. xaOoXixrfç), nom par lequel on désigne les Fidèles dans l'Eglise romaine. Voy. église au

Roi Catholique, titre que prend le roi d'Espagne. Le roi visigolh Récarède (586-601) est le premier qui ait reçu ce surnom. Négligé par ses successeurs, il fut repris par Ferdinand Y en 1492; en 1509 le pape Jules II le rendit héréditaire pour les rois d'Espagne.

Epitres catholiques. Voy. épître.

CATI, CATissAGE (de catir, presser). Le catiesl un apprêt ou lustre que l'on donne aux étoffes de laine, surtout aux draps, pour les rendre plus fermes et plus brillantes. On commence par déplisser et étendre les étoffes à l'aide d'un mécanisme nommé corroi ou étetidoir, composé de plusieurs rouleaux de bois sur lesquels la pièce s'enroule et se déroule ; ce corroyage se fait à froid ou à chaud ; puis on procède au catissage. Il se donne à la presse en plaçant chaque double du tissu entre des cartons bien lisses ; le plus souvent, pour aider l'action de la presse, on interpose des

Flaques de fonte plus ou moins chauffées entre les plis de étoile. Après une pression de 24 heures les pièces sont calies. Plus le pressage est fort, plus l'apprêt glacé est beau et durable. On peut catir les soieries comme les lainages.

Voy. DÉCATISSAGE.

CATICHE (du b.-lat. casticia), trou sur les bords des rivières et des étangs, dans lequel se cachent les loutres et autres amphibies.

CATILLAC ou catillard, grosse Poire d'hiver, qui se mange surtout cuite.

CÀTILLE, Catillus. Voy. inocérame.

CATIMARON ou catamaran, radeau léger et triangulaire à ses deux extrémités, formé de troncs de cocotiers croisés et liés ensemble. Il sert surtout à passer les barres et à pêcher au large. Les Indiens de la côte de Coromandel manœuvrent ces radeaux avec de larges rames appelées pagayes et s'en servent pour naviguer le long des côtes.

CATISSAGE ou écatissage. Voy. cati.

CATOBLEPAS, espèce d'Antilope. Voy. gnou.

CATOCALA, genre d'Insectes, Je l'ordre des Lépidoptères nocturnes, type de la tribu des Catocalides.

CATODONTE (du gr. xaTw et ôôoûî, oSôvroç, dent), nom donné par Linné au Cachalot, parce qu'il n'a proprement de dents qu'à la mâchoire inférieure. Voy. cachalot.

CA'TOGAN ou cadogan, coiffure, d'origine prussienne, adoptée par l'infanterie française au xviii« siècle, consistait en un nœud formé d'une pelote de cheveux roulés et attachés près de la tête. Le catogan fut remplace par la queue vers 1740. i- y ^

En Hippologie, on désigne sous le nom de queue en catoaan celle dont le tronçon coupé très court, de même que les crins du milieu, présente sur les deux côtés deux mèches qu on laisse librement llotter.

CATOMÉTOPES, famille des Crustacés décapodes. Voy.

BRACIITURES.

CATOPTRIQUE (du gr. xaTOitTotxdî, de xdtoiTTpov, miroir), dite aussi Atmcamp tique, partie de l'Optique, qui traite des lois relatives à la réflexion de la lumière ( Voy. héplcxion).

CATOPTROMANCIE (du gr. xdTOuxpov, miroir, et {jiavxtioi, divination), tlivination qui se faisait au moyen d'un miroir dans lequel on prétendait lire les événements à venir. On s'en servait soit pour connaître et guérir les maladies, comme cela se pratiquait, au rapport de l'ausanias, dans le temple de Cerès à Patras ; soit pour prévoir les événements politiques : c'est ainsi, au dire de Spartien, que Didius Julianus connut sa chute prochaine et lavènement de Septime Sévère.

CATTEL. CATTECx. Voy. catel.

CATTLEYA, genre de fa famille des Orchidées, tribu des Epidendrées, renferme un assez grand nombre d'espèces. On peut cultiver en pots ou en vases suspendus, dans de la terre de bruyère brute ou tourbeuse mêlée de mousse, la C. bulbeuse et la C. de Moss : les fleurs de la première sont d'un violet nourpre éclatant avec le labellc violet cramoisi; celles de la seconde, d'un rose lilas, avec un labelle portant à son centre une tache d'un beau violet marbré et entouré d'une bande jaune maculée de pourpre.

CAUCALIDE (du gr. xauxa>i[<;), Caucalis, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Caucalinées, est composé de plantes herbacées, annuelles, à feuilles multilidei et à fleurs blanches. On cultive dans les jardins la C. à grandes fleurs [C. grandiflora), qui croît naturellement, en France, dans les champs de blé. Ses graines, hérissées de longues pointes, se mêlent quelquefois au blé et rendent le pain amer et malsain.

CAUCHEMAR (du lat. calcare, fouler, presser, et, selon les uns, du germaniq. mar, incube, parce qu'on s'imaginait que ce mal était causé par un démon incube ou éphialte qui sautait et pesait sur la poitrine du doi-mcur ; selon d'autres, du gerinan. mare, cheval : en anglais on l'appelle nightmare, cheval nocturne). Le cauchemars été défini : « une sensation pénible transformée en un rêve pénible ». C'est ce que Maury a si justement appelé « le déUre du rêve ». Il y a dans le cauchemar deux éléments : un malaise physique, provenant d'un trouble soit de l'appareil digestif, soit de l'appareil circulatoire, et un véritable délire, dans lequel se succèdent des images et des idées effrayantes. Le rêveur essaye de fuir, d'échap|)er au danger qui le menace, de se déliarrasser du poids qui l'oppresse ; il fait de vains elforts, il ne peut crier et, ce qu'il y a de plus pénible, il a le sentiment de son impuissance. — Le cauchemar dure peu de temps : de 5 à 10 ou 15 minutes ; si le rêveur l'estime à une durée plus longue, c'cft que dans le sommeil la notion du temps est pour ainsi dire abolie. La répétition fréquente du cauchemar pourrait peut-être entraîner des troubles intellectuels graves; mais ordinairement il disparaît au réveil et ne laisse presque aucune trace. Le meilleur moyen de prévenir le cauchemar accidentel est renfermé dans ce précepte de l'école de Salerne : ut sis nocte levis, sit tibi cœna brevis. — Les auteurs à consulter sont : Baillarger, Maury, Macario. Moreau de Tours, etc.

CAUDA LUC IDA (c.-à-d. queue btillante), étoile du l'^ ou de 2° grandeur. Voy. lion

CAUDALE (du lat. cauda, queue). Voy. nageoire.

CAUDATAIRE (de cauda) ou porte-queue, officier qui porte la queue de la robe du pape, d'un cardinal, d'un prélat, ainsi que des rois ou reines, princes ou princesses, etc. Voy. QUEUE.

CAUDÈ, t. de Blason, attribut de l'étoile ou de la comète, qui ont une queue ou un rayon plus grand que les autres ou d'un émail particulier.

CAUDEX (du lat. caudex, souche, tronc). Ce mot, en Botanique, a pris divers sens. Il signifie tantôt toute la partie d'une plante qui n'est point ramifiée, tantôt une tige souterraine et couchée [Voy. rhizome). Pour les uns, le C. descendant est le pivot central de la racine ; le C. ascendant, la lige du végétal; pour les autres, ces deux mots sont synonj-mes de gemmule et de radicide. Voy. ces mots.

CAUDICULE, Caudicula, nom donné au pédicelle qui porte le pollen des Orchidées.

CAUDIMANES (du lat. cauda, queue, et manus, main), nom donné aux animaux dont la queue est prenante, comme les Singes du Nouveau Continent.

CAULESCENT ou caulifère (du lat. caulis, tige), épilhèie

(LVULICOI.E

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