CAUTÉRISATION
donnée aux plantes pourvues d'une tige, par opposition au mol Acaitle.
CAULICOLE (du lat. caulis, tige, et colo, habiter), se dit. en Uolaiiiqvie. des plantes parasites qui, comme la Cuscute, vivent sur les tiges des autres végétaux.
En Architecture, on donne le nom de Caulicole (du lat. cauliculus, petite tige) ou de Tigette à chacune des tiges uui. daniie chapiteau corinthien, sortent d'entre les feuilles d'acanthe et s'enroulent en volutes sous le tailloir.
CAULICULE (du lat. cauliculus). Ce mot, en Botanique, est synonyme de Tigelle (Voy. ce mot}. — C'est aussi le nom de chacune des tiges qui sortent d'une même racine.
CAULINAIRE [decaulis, tige), nom donné, en Botanique, à toutes les parties de la plante qui naissent de la tige. Les fleurs sont caulinaires dans les cierges, les cuscutes, le gainier, etc. — Il ne faut pas confondre les feuilles caulinaires, qui sont insérées sur la tige, avec les feuilles radicales, qui parlent du collet de la racine ; le pissenlit en offre des deux sortes, etc
CAURALE, Eurypyga, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Echassiers hérodiens, et voisin des Grues : bec un peu épais, long, droit, dur et renflé à la pointe ; pieds longs, grêles ; ailes amples. Ce genre ne renferme qu'une espèce, le Cauralc de l'Amérique méridionale, vulg. Petit Paon des roses et Oiseau du soleil. 11 a la taille d'une perdrix; le cou long et mince, la queue large et étalée, et les jambes peu élevées. Son plumage est rayé de brun, de fauve, de roux et de noir.
CAURIS. Cyprœa moneta, petit coquillage du genre Porcelaine, nu'on trouve aux îles Maldives, et qui est la monnaie la plus commune au Bengale, dans la Nigritie centrale et en Sénégambie. Dans le Bengale. 2 400 cauris équivalent à une roupie, env. 5 fr. Dans la Nigritie, il faut '2 500 cauris pour représenter 5 fr. Les cauris sont blancjaunàlre, de forme ovale, plats en dessous et à bords très épais
CAUSALITÉ, CAUSE. La cause d'un fait est la raison qui l'explique. L'idée de causalité nous est fournie à la fois par notre expérience interne, qui nous montre dans nos résolutions la cause de nos actes, et par notre observation externe, oui nous fait trouver la raison des phénomènes naturels «lans des phénomènes antécédents. Cette idée de causalité une fois formée, nous la généralisons, nous l'étendons à la nature entière, nous en faisons le « principe de causalité », que nous formulons ainsi : « Tout fait a une cause », Ce principe, qui fut progressivement dégagé de l'expérience par la raison, est peu à peu devenu inhérent à l'esprit humain, et, transmis de génération en génération, il est aujourd'hui inné en nous. — Nous l'appliquons spontanément à chaque instant de notre vie, et notre première préoccupation, en présence d'un phénomène, est d'en chercher la cause. On arrive à la trouver en recherchant, parmi les faits qui ont précédé le phénomène en nuestion. quel est celui qui lui est lié d'une manière invariable. — Voy. Stuart Mill. Logique.
Cause efficiente, cause finale. On dit en philosophie que les faits naturels ont leur cause efficiente dans les faits qui les précèdent. Mais réciproquement ceux-ci semblent parfois n'avoir eu lieu qu'afin de produire ceux-là : dans ce cas, c'est le fait postérieur qui semble être la cause dernière du fait antérieur, et on le nomme sa cause finale.
Voy. FINALITÉ.
Cause première. On nomme Dieu la cause première de l'Univers, parce qu'il est la première origine de toutes choses.
Pour les diverses théories émises sur les causes et la causalité dans l'histoire de la philosophie, voy. aristoté-
LISME, OCCASIOXALISXE, I.EIBMZIAMSME, MOXADE.
CACSE (Droit). Dans les Obligations, la Cause est ce qui détermine une partie à s'obliger. L'obligation sans cause, ou sur une fausse cause ou sur cause illicite, ne peut avoir aucun effet. La cause est illicite quand elle est prohibée par la loi. ou quand elle est contraire aux bonnes mœurs ou à l'ordre public (C. civ., art. 10ÔO-331. Vov. Timbal, De la Cause (1882).
Au Palais, on appelle Cause toute affaire litigieuse soumise aux tribunaux ; on distingue : C. civile. C. crimirrlle, C. principale, C. incidente. C. d'appel, etc. Il a été publié divers recueils de Causes célèbres, dont quelques-uns ont pour but de donner un aliment à l'amour du scandale |»lutôt que de fournir des modèles â l'avncnt : les ►>lus complets sont : Causes célèbres et arrêts qui les ont
décidées, de Méjan. 1808-14,20 vol. in-8; Répertoire ae» Causes célèbres, de St-Edme, 483t)-37, 15 vol. in-8, etc.
CAUSERIE. Voy. co.wersatiox.
CAUSSES, t. de Géographie. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
CAUSTIQUE (du gr. xa-jsTixdî. qui brûle). En Chimie, un corps est dit caustique quand il agit à la façon des alcalis, tels que la potasse et la soude. — En Médecine et en Pharmacie, on nomme caustiques les composés employés pour produire des désorganisations de la peau ou des tissus, et qui font l'effet d'une briilure. Les caustiques plus actifs sont nommés escharotiques, parce qu'ils produisent une escarre, p. ex. la pierre à cautère ou potasse caustique ; d'autres moins violents portent le nom de cathérétiques (c.-à-d. purifiants] : tel est le nitrate d'argent ou pierre infernale. Parmi les préparations de ce genre on emploie surtout : le C. ammoniacal ou pommade de Gondret, le C. arsenical du Frère Côme, le C. argentique de Cazenave, le C. de Velpeau (acide sulfurique incorporé à une Doudre inerte), le C. de Vienne (mélange de potasse et de chaux), les C. de Canquoin, de Landolfi et de Hécamier (chlorures caustiques), etc.
En Optique, la caustique est une courbe formée par .es intersections successives de rayons partant d'un point, et réfléchis ou réfractés par une surface. On distingue deux sortes de causti(jues : l'une, produite par la réflexion, la catacaus tique: 1 autre, produite par la réfraction, la diacaustique. — Ces courbes ont été étudiées par Tschirnhausen en 1682.
CAUSUS (du gr. xaGffOî, de xafw, brûler), nom donné par Hippocrate à la fièvre ardente. Voy. fièvre.
CAUTÈRE (du gr. xau-rt^piov), mot dont on se sert en Médecine pour désigner et la cause et l'effet :
1° On nomme cautère tout agent employé pour brûler ou désorganiser une portion des tissus organiques. On distingue les C. potentiels, qui désorganisent lentement les tissus en vertu de leurs propriétés chimiques : le cautère de ce genre le plus usité est h pierre à cautère ( Voy. cacstiqce) ; les C. actuels, qui brûlent inunédiatement : ce sont des tiges métalliques, de forme variable, que l'on fait rougir au feu, et qu'on applique sur la partie malade. On emploie : le C. en roseau ou cylindrique, analogue au fer à papillotes des coiffeurs, pour cautériser certains trajets fistuleux, profonds, et appliquer ce qu'on appelle un bouton de feu ; le C. olivaire, terminé par un renflement en forme d'olive, pour atteindre la cavité de la bouche et celle de certains kvstes dont on veut obtenir l'oblitération; le C. cultellaire, ^it couteau de feu, dont le bord libre est obtus, poiur pratiquer des cautérisations linéaires sur les téguments, ou couper le pédicule de certaines tumeurs; le C. octogone ou nummulaire, qui s'applique à plat sur la peau ; le C. conique, etc
Aujourd'hui on remplace les fers rougis par le galvanocautère et par le thermo-cautère (Voy. ces mots).
2° On appelle cautère, et quelquefois fonticule, un petit ulcère artificiel qu'on établit soit en faisant à la peau une incision de plusieurs millimètres, soit en détruisant, au moyen de la pierre à cautère ou de la pâte de Vienne, un [wint circonscrit de la peau. C'est un puissant révulsif. On entretient le cautère au moyen A'xmpois fait avec de la racine d'iris ou de X'écorce de garou. On se contente quelquefois d'appliquer un cautère volant, ce qui se fait au moyen d'une pommade épispastique qui produit une légère suppuration, que l'on peut supprimer promptement. On place les cautères à la région supérieure au bras, à la cuisse ou à la jambe.
CAUTERETS (Hautes-Pyrénées), eau miner. Voy. eacx
MrSÉRALES.
CAUTÉRISATION, action Ae cautériser ou de brûler. On distingue, en Médecine : la C. objective ou à distance, qui consiste à approcher pendant quelques minutes de la surface de certains ulcères ou plaies atoniques des fers incandescents, dans le but de ranimer la partie malade : ce procédé est alwndonné auj.: la C. transcurrente, qui consiste à promener rapidement sur la peau le cautère chauffé à blanc ou le thermo-cautère, de manière à produire des raies de feu, et seulement des escarres superficielles : on s'en sert notamment contre les tumeurs blanches; la C. inhérente, qui a pour but de désorganiser les tissus par une application soutenue du métal incandescent sur la partie malade ; elle est d'un puissant secours contre les morsures d'anioiaux enragés ou venimeux, contre certaines hémor-