CERCLE
[iio iib. le C. salurnin ou de Goulard ; du soufre sublimé, e C. soufré, etc. — Le céral au beurre de cacao et le C. tosmélique, dit cold-cream, ne sont pas de véritables cérats. — Il ne faut pas laisser rancir le cérat : autrement il exercerait une action irritante tout à fait différente de celle du cérat frais.
CÉRATINE, Ceratina, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Mellifères, section des Apiaires. Ce sont de petits insectes à couleurs bronzées ou noires, offrant quelques tacbes blancbàtrcs à la partie antérieure de la tête. Ils ont de grands rapports avec les abeilles. Le type de ce genre est la Cératine caileuse qui dépose ses œufs dans les nids des Osmies, et dont les larves vivent aux dépens des provisions amassées par ces dernières.
CÉRATITE, CeratiteSy genre de Mollusques fossiles, de la classe des Cépbalopodos, de l'ordre des Ammonoïdés, se dislingue des Ammonites par dos cloisons à selles entières et à lobes simplement crénelés. Les Cératites se rencontrent dans les terrains triasiques.
CKRATITE. terme de Médecine. Voy. KKRATrrE.
CÉRATOCÈLE. cératoglossk, etc. Voy. kérato....
CETRAODUS, poisson de l'ordre des Dipneustes, connu d'abord à l'état fossile par ses dents aplaties, composées de 4 ou 5 crêtes obliques juxtaposées, très répandues dans les dépôts triasiques et très rares dans l'Infralias. On connaît un poisson vivant, le Barramundi des fleuves de Tasmanie, qui présente de grandes analogies avec les Ceratodus fossiles, mais qui paraît appartenir à im genre différent. Il a été décrit sous le nom de Ceratodus Fœrsteri.
CERATONIA, nom latin botanique du Caroubier. Voy. ce mot.
CÉRATOPHYLLE (du gr. xspa;, corne, et œûîiXov, feuille), Ceratophyllum, genre type de la famille des Cératophyllées, apétales voisines des Urticacées, est composé de plantes aquatiques, herbacées, annuelles ou vivaces : fleurs monoïques, calice divisé en un grand nombre de lanières verticillées, contenant, dans les mâles, de 10 à 20 étamines sessiles, et, dans les femelles, un ovaire libre à un seul ovule; feuilles verticillées et un peu rigides. Ces plantes croissent dans les lacs, les étangs et les rivières, et sont toujours plus ou moins submergées. Le C. demersum et le C. submcrsum se trouvent aux environs de Paris.
CÉRATOPTÉRIS (du gr. xioa^ et irteotî, fougère), genre de la famille des Fougères, tribu des Polypodiées; ce sont des plantes annuelles ou bisannuelles, sans rhizome, croissant dans les marais et souvent dans l'eau, à frondes herbacées, molles, différant tout à fait d'aspect avec les autres fougères; elles sont propres aux régions équatoriales des deux continents.
CÉRAUNIAS ou cÉRAUMTE (dugr. xepauvtai;), vulg. Pierre de foudre, nom donné par les anciens à des pierres de diverses natures (pyrites, bélemnites, jades, etc.), que l'on croyait tombées avec la foudre. Telle est surtout la Pyrite globuleuse (sulfure de fer radié), qui a la propriété de faire feu sous le briquet. Voy. aérolithes.
CERBÈRE ET LE RAMEAU, petite constellation boréale, placée aux environs de la main d'Hercule, tire son nom du Cerbère de la Fable ; compte 7 étoiles de 4* grandeur et 1 7 de 5*. a pour ascension droite moyenne 18 h. 15 m., pour déclinaison 23°.
CERBÈRE, Thevetia, genre de la famille des Apocynées, tribu des Ophioxvlées, renferme des arbrisseaux du Ôrésil, à fruits très vénéneux. La fumée seule du C. ahoui donne la mort. — C'est aussi le nom d'une espèce de Couleuvre [Coluber cerberus], voisine des Pythons.
CERCAIRE (du gr. Y.i^-/.oi„ queue), Cercaria, genre d'animaux que l'on a considérés longtemps comme des Infusoircs, mais qui ne sont en réalité que des larves de Distomes. Voy. ce mot.
CERCEAU (du lat. circellus, dimin. de circus), lame de bois flexible ou de fer mince dont on se sert pour lier les cuves, les tonneaux et les barriques. Les meilleurs cerceaux en bois sont faits de châtaignier, de frêne, de saule-marceau, de trenible, de coudrier. On en tire une grande quantité de la Picardie et de la Champagne, particulièrement de la Ferté-sous-Jouarre. On les apporte en bottes.
On nomme encore cerceau un cercle de bois léger, que les enfants font courir en le poussant à l'aide d'un petit bâton. Ce jeu dérive d'un des exercices gymnastiques pratiqués par les Grecs. Il portait alors le nom de trochus et
figurait, à Sparte, au nombre des jeux auxquels les jeunet lilles pouvaient prendre part. C'est un des meilleurs jeux que 1 on puisse employer pour développer les muscles et les grâces d'un enfant.
CERCERIS, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Fouisseurs, tribu "des Crabronites, renferme un grand nombre d'espèces, qui toutes approvisionnent leurs larves avec divers insectes. I,a C. arenaria les nourrit avec une espèce de charançon ; la C. ortiata choisit ses victimes parmi les hyménoptères du genre Ilalictus; la C. buvresticida s'approvisionne aux dépens des buprestes. Les Cferceris construisent ordinairement leurs nids sur le bord des sentiers.
CERCIS, nom latin botanique du genre Gainier. Voy. ce mot.
CERCLE (du lat. circulus, dimin. de circus), courbe plane dont tous les points sont également distants d'un point intérieur appelé centre. Toute droite qui va du centre au cercle prend le nom de rayon : tous les ravons sont égaux, en vertu de la définition même du cercle. Toute droite qui passe par le centre et aboutit de part et d'autre au cercle est un diamètre. Une portion quelconque de la courbe s'appelle un arc; la droite qui joint les deux extrémités d'un arc en est la corde. Une sécante est une droite qui coupe le cercle en deux points; une tangente, au contraire, n'a qu'un point commun avec le cercle ; ce point s'appelle point de contact. Un segment est l'espace compris entre un arc et sa corde ; un secteur, l'espace compris entre deux rayons et l'arc qui aboutit à leurs extrémités.
On appelle aussi souvent cercle la portion de plan limitée par la courbe qu'on vient de définir, et cette dernière courbe, pour éviter toute ambiguïté, est alors appelée circonférence de cercle. L'habitude vicieuse de dire circonférence tout court tend à prévaloir.
La longueur de la circonférence d'un cercle est la limite du périmètre d'un polygone convexe inscrit dans le cercle, dont le nombre de côtés croît indéfiniment, tandis que chacun d'eux décroît indéfiniment. Le rapport de la circonférence d'un cercle à son iliamètre est un nombre qui est le même pour tous les cercles et que l'on désigne par it. Ce nombre est égal à 3,1415926.... Sa valeur a été calculée avec 707 décimales [Proceedings of the Uoyal Society, t. XXI et XXII; 1872, 1874). Archimède avait donné la valeur approchée ".
L'étude de ce nombre célèbre, qui joue un rôle essentiel dans toutes les parties des mathématiques, a longtemps occupé les mathématiciens. Lambert (1761) a démontré qu'il était incommensurable. Legendre a étendu la démonstration au carré de ir. C'est récemment! (1873) que M. Lindemann, suivant une voie ouverte par M. Ilermite, est arrivé à prouver que t. ne pouvait être racine d'aucune équation algébrique entière à coefficients entiers, et à donner ainsi la démonstration de l'impossibilité de la quadrature du cercle. Ce problème célèbre consisterait à construire un carré équivalent à un cercle donné : il est impossible à résoudre avec la règle et le compas, ni même avec aucune courbe algébrique.
La longueur de la circonférence d'un cercle de rayon R est 2i:R ; sa surface est zR*.
Cercle de courbure. Voy. centre de courbure.
Cercle inscrit. Cercle circonscrit. Voy. inscrit et circonscrit.
Toute section plane d'une sphère est un cercle. Les grands cercles sont ceux dont le plan est conduit par le centre de la sphère ; ils ont même rayon que la sphère ellemême et partagent sa surface et son volume chacun en deux parties égales. Les petits cercles sont ceux dont les plans ne passent pas par le centre de la sphère.
En Astronomie, les cercles de la sphère céleste ont reçu différents noms : Yéquateur est le grand cercle perpendiculaire à la ligne des pôles; les parallèles sont les petits cercles perpendiculaires à cette même ligne; les cercles horaires ou de déclinaison, les cercles menés par la ligne des pôles. L'écliptique est le cercle que le soleil paraît décrire sur la sphère céleste dans son mouvement annuel. Les cercles de longitude sont les grands cercles perpendiculaires à l'écliptique. — On distingue encore le grand cercle de l'horizon, ainsi nommé parce qu'il limite la vue, et qui est perpendiculaire à la verticale, et les cercles de hauteur ou almican tarais, qui sont les petits cercles parallèles à l'horizon. — Sur la sphère terrestre oa