CERF
dn commerce des blés, ce qui donna lieu aux plus graves abus [Voij. accai'arkment). Le mal fut porlé au comble
fientlant la Révolution : la disette, résultat d'une mauvaise égislation et des désordres politiques plus encore que de l'intempérie des saisons, fut suivie du pillage, et amena, 9ulre la défense d'exporter, des réquisitions vexatoires et une taxation ruineuse pour les producteurs : Paris fut pondant plusieurs années lationne par le gouvernement, qui se cbargeait lui-même de la vente du blé ; ce ne fut qu'en janvier 179G que l'approvisionnement fut rendu au commerce. En 1811, Napoléon, voulant assurer la subsistance de la capitale, ordonna lacréalion d'une réserve de farines et la construction de gretiiers d'abondance; mais ciitte mesure n'eut pas les résultats (ju'il en attendait. En 1819, le gouvernement établit une échelle mobile [Voy. ce mot) qui réglait les cas dans lesquels l'importation et l'exportation étaient permises, et fixait le droit qu'auraient à payer les blés importés ; cette législation, tout à fait contraire au développement de l'agriculture, a été maintenue jusqu'en 1861, époque à laquelle l'écbelle mobile a été supprimée et la liberté rendue au commerce des céréales. Le tarif général des douanes, appliqué en France depuis 1892, a rétabli un droit assez élevé sur les céréales importées de l'étranger. Mais du moins le transport des grains d'une partie de la France à l'autre est, depuis un siècle, resté alfrancbi de tous droits ; c'est un principe sur lequel, beureusemerit, personne ne songe à revenir, tandis que la qiu^stion de la liberté de l'importation des grains venus de l'étranger fait l'objet des plus vives discussions. l'oy. aussi boulangerie.
En Angleterre, la législation des céréales [cornlaws) n'a pas subi moins de vicissitudes : l'exportation et l'importation furent alternativement proliibées ou permises ; la législation, faite principalement dans l'inlcrêt de l'aristocratie territoriale, finit par devenir tellement oppressive qu'il se forma contre elle une ligue redoutable; cette ligue, née à Mancliester, en 1838, et habilement dirigée par le célèbre Cobden, réussit, en 1846, après une lutte de huit ans, à faire abroger, sous le ministère de Robert Peel, les lois qui restreignaient le commerce des blés. Voir : Dupont de Nemours, De rcxportalion et de l'importation des grains (1764), et Anahjse de la législation des grains (1789); Mirabeau, Lettres sur le commerce des blés (1768) ; l'abbé Galiani, Dialogues sur le commerce des blés (1770); Necker. Sur la législation et le commerce des grains (1775); Cliaillou des Barres, Essai historique sur la législation des grains (1820) ; F. Dastiat, Cobden et la Ligue ; A. Molinari, Histoire du tarif des céréales (1847), etc.
CÉRÉBELLEUX (du lat. cerefee//Mml, qui appartient au cervelet. Voy. ce mot.
CIREBRAL (du lat. cerebrian), ce quia rapport au cerveau (Voy. cerveau). — On compte de chaque côté de la tète 5 artères cérébrales : l'antérieure, ou artère du corps calleux ; la moyenne, branche qui termine en avant Il carotide interne ; la postérieure, qui est fournie par larli're vertébrale; — 12 tierfs cérébraux ou crâniens : l'olfactif, l'optique, le moteur oculaire commun, le pathétique, le trijumeau, le moteur oculaire externe, le facial, l'auditif, le glosso-pharyngien, le pneumogastrique, le s;)inal et l'hypoglosse.
Membranes cérébrales. Voy. méninges.
Prottibérance cérébrale. Voy. pont de varole. En Pathologie, on donne le nom de Maladies cérébrales â toutes les affections qui paraissent avoir leur siège dans la masse encéphalique. — Fièvre cérébrale. Voy. méningite. CtRÉBRlFORME (matière). Voy. encépiialoïoe. CERÉBRINE, substance extraite du cerveau par Goblev.
Voy. PROTAGON.
CERÉBRITE Voy. encéphalite.
CEREBROSCOPIE (de cerebrum, cerveau, et cncoTTs'v, regarder), examen, à l'aide de l'ophtalmoscope, du fond de la chambre postérieure de l'œil : il sert à préciser le diagnostic de certaines affections du cerveau, en particulier lorsque la rétine ou la choroïde sont atteintes.
CEREBRO-SPINAL, qui a rapport au cerveau et à la moelle épinière. — On appelle : Système cérébro-spinal. Axe cérébro-spinal, l'ensemble du cerveau et de la moelle épimère ; Liquide cérébro-spinal, le liquide que renferme l'arachnoïde.
CÉRÉBROTE, un des éléments de la substance blanche du cerveau {Voy. cerveau); c'est une matière d'apparence
graisseuse, soluble dans l'alcool bouillant et qui contient., outre le carbone, l'oxygène, l'hydrogène et l'azote, dii soufre et du phospiiore.
CÉRÉMONIAL (de cérémonie], ensemble des usages observés dans les cérémonies politiques et religieuses. Ces dernières comprennent tout ce qui constitue le culte extérieur, sacrifices, offrandes, jeux sacrés, prières publiques, consécration du mariage et des funérailles, etc. {\'oy. culte et rituel). Le cérémonial politi(|ue peut se diviser en C. d'Etat et de Cour ( Voy. couronnement, sacre, baisemain, etc.), en C. diplomatique, ou d'Etat à Etat, comprenant aussi le cérémonial marititime, il constitue ce que l'on nomme Vétiquette [Voy. ce mot), et en C. officiel, comprenant les droits et les devoirs honorifiques des fonctionnaires civils et militaires, et tout ce qui concerne les rangs et les préséances. — Consulter : Kœnig, Theatrum ceremoniale historico-politicum (Leipzig, 1719-20) ; Rousset, Cérémonial diplomatique des cours de l'Europe [km^leTiam, 1739); Th. et D. Godefroy, le Cérémonial de France (Paris, 1649); le Cérémonial de l'Empire français (Paris, 1805); L. Dupont, le Cérémonial officiel (1868), etc.
CÉRÉMONIES (de Csere, ville d'Etrurie, à laquelle les Romains empruntèrent une partie de leur culte), formes extérieures observées soit dans le culte religieux, soit dans les solennités publiques. On doit à Bernard Picard l'Histoire des Cérémonies de tous les peuples. ( Voy. fêtes.)
On nomme Maître des cérémonies. Grand Maître des cérémonies, les officiers chargés d'ordonner les cérémonies et d'y présider. On a retenu les noms de M. de Dreux-Brézé, grand maître des cérémonies du roi Louis XVI, et de M. de Ségur, grand maître des cérémonies de l'empereur Napoléon I""". [Voy. cérémonial.)
CÉRÉOPSE, Cereopsis, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Palmipèdes, famille des Lamellirostres, voisin des Oies et des Bernachcs. La seule espèce qui le compose est le C. cendré, de l'Australie : bec fort, très court, obtus, presque aussi élevé à sa base que long, couvert d'une cire qui s'étend à peu près jusqu'à la pointe; ailes amples ; tête d'un blanc pur, et le reste du corps cendré.
CÉRÉRITE ou cÉRiTE, silicate de cériuin hydraté, avec un peu de chaux et de fer, du lanthane et du didyme ; en masses amorphes, rarement en cristaux, brun où rouge sale, près Ridharhytta (Suède).
CÉRÈS (nom mvtliol.), 1" petite planète, trouvée le l""" janvier 1801 par Piazzi, à Palerme. Voy. planètes.
CERF (du lat. cervus). LesCerfsou Cervidés constituent une grande famille de Mammifères, de l'ordre des Bisulques ruminants : leur caractère principal est d'avoir la tête ornée de bois, prolongements des os frontaux plus ou moins considérables ou compliqués. Ces bois n'existent ordinairement que chez les mâles, excepté dans le genre Renne; chez le Cerf, ils apparaissent d'abord sous la forme d'une excroissance osseuse recouverte d'une peau velue, cette excroissance devient bientôt une pointe simple [hère on dague), entourée à sa base [ineule] de petits mamelons osseux [pierrures], et qui, en se solidifiant, fait éclater et tomber la peau qui la recouvrait ; à trois ans, la dague se ramifie et devient bois : on y distingue dès lors une tige principale [merrain] et des" embranchements latéraux [cornillons ou atidouillers] ; on appelle empaumure l'endroit oii l'andouiller s'insère au merrain. Ces bois ne sont pas recouverts d'un étui épidermique comme les cornes de bœuf; de plus, ils sont caducs et tombent chaque année au printemps pour reparaître à l'automne, saison des amours : cette évolution annuelle est si bien liée à celle des organes de la génération, que l'on peut rendre ces bois persistants en pratiquant la castration de l'animal. On a dit que c'était à la fois une arme et un ornement: il paraît toutefois que leur principal instrument de défense est dans leurs pieds de devant. Les Cervidés vivent dans les forêts et se plaisent au bord des rivières ou des marécages, sous les latitudes les plus variées. Ils se recommandent à l'attention par l'élégance de leurs formes, leur agilité, l'excellence de leur chair et la singularité de leurs mœurs. — Ils forment 4 genres : le Renne, VElnn, le Cervule [Voy. ces mots) et le (^c?-/* propr. dit. Quelques naturalistes y ajoutent la Girafe.
Le g^enre Cerf se compose d'animaux qui ont tous un véritable mufle, c.-à-d. un espace dépourvu de poils autour des narines; la forme de leurs bois et leurs variétés de