CHEMIN
CHÉIROMYS (du frr. /stp et iaj;, rai), genre de Mammifères, lie l'ordre des Ouadrumaucs, particulier à Madagascar et (]ui a 4uci(|ue analogie avec les Uongcurs. Ce genre ne renfcrinc (ju une seule espèce, VAije-aye [Clieiromys Madagascartensis), animai nocturne, qui, par sa queue et ses dents, ressemble aux écureuils, tandis qui; ses membres postéricui's ont le pouce opposable aux autres doigts, qui sont très allonges et très grêles. L'ave-aye a la tête arrondie; les oreilles droites et nues; le pelage formé de deux sortes de poils, les uns longs et soyeux quoique rudes, les autres courts et laineux. Il se nourrit d'insectes.
CHÉIROPTÈRES (du gr. /sîp et xtéoov, aile), nom scienlitiiiiie de l'ordre des Chauves-Souris. Voy. ce mot.
CHÉLASSON. Voy. iyxx.
CHELEM, terme du jeu de whist. Lorsque les partenaires ont fait les treize levées, on dit qu'ils ont fait le chelem .
CHÉLICÈRE, nom donne à la première paire d'appendices clicz les Arachnides : c'est l homologue des antennes des autres .Xrthropodes. Les chéUcères de scorpion sont terminées par des pinces puissantes et renferment une glande ti venin dont le contenu est expulsé au moment de la morsure.
CHÉLIDOINE (du gr. /eXiSôviov), Chelidonium, genre de la famille des Pajiavéracées, tribu des Argémonécs : ce sont des plantes vivaces qui, lorsqu'on blesse une de leurs parties, laissent couler un suc jaune très acre et corrosif; elles exhalent une odeur fétide lorsqu'on les froisse, et sont rejelées par les bestiaux. Ce genre a pour type la Grande Chélidoine [C. majus), vulg. Grande Eclaire,
[>arce qu'on employait, quoique bien à tort, son suc contre es ophtalmies. On la reconnaît à ses fleiu's jaunes, disposées en ombelles terminales; on la trouve partout à l'ombre des vieux murs. Elle est émétiquc et fortement
f»urgative, et s'emploie contre les affections de la peau, es scrofules, les dartres, etc. ; elle fait disparaître les verrues.
CHÉLiuoixES ou Pievrcs d'hirondelle, petites agates roulées qu'on trouve dans le lit de certains torrents, et surtout dans les grottes de Sasscnage, près de Grenoble. Le vulgaire croyait qu'elles venaient des nids d'hirondelles : d'où leur nom.
CHÉLIDONS ou CHÉLIDOXES (du gr. yzkiZwf, hirondelle), famille d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux, renfermant les genres Hirondelle, Martinet, Engoulevent, répond aux Fissirostres de Cuvier. Voy. ces divers mots.
CHÉLIFÈRE, genre d'Arachnides. Voy. pixce.
CHELINGUE, embarcation en usage sur la côte de Coromandel. Elle a beaucoup de creux et un très petit lillac; elle est pointue par les deux bouts et marche À l'aviron.
CHELLÉENNE (époque). Voy. prêiiistoiuque.
CHÉLOIDE et non kéloïde (du gr. yTjAT,, pince d'écrevisse, et el^o;, forme), sorte de tumeur ovale, aplatie et déprimée à son centre, avec des prolongements irradiant de tous côtés et recouverte d'un épidermc luisant qui lui donne l'aspect d'une cicatrice de brûlure, a son siège ordinaire à la poitrine, et quelquefois au cou et à la face. Le plus souvent indolente, elle est quelquefois douloureuse, surtout dans les changements de temps. Elle survient sans cause appréciable et jusqu'ici elle a résisté à tout traitement : elle n'otfre du reste aucun caractère dangereux. — La C. cicatricielle de Velpeau n'est autre chose que l'hypertrophie des cicatrices.
CHÉLONE (du gr. j^eXwvti, tortue), ou Galane, genre de la famille des Scrofularinées, est composé de plantes herbacées vivaces, à feuilles opposées, à fleurs en épis terminaux, dont la lèvre supérieure rappelle la forme d'une tortue. Toutes les esnèces appartiennent à l'Amérique du Nord. La C. glabre, à fleurs blanches, la C. oblique, à fleurs pourpres, et la Grande Chélone, à grosses Heurs d'un rouge violacé, en épi court, sont cultivées dans les jardins.
CHÉLONÉES, CHÉLONiEss. Voy. tortues.
CHÉLONIE, genre de Lépidoptères. Voy. arctie.
CHÉLONURE. Voy. émvsapre.
CHEIVIIN (orig. celtique), rTom donné, en général, aux voies de communication parterre. En France, on distingue : i" les grands chemins, ou routes nationales et départementales (l'oy^ routes); 2° les chemins de grande communication ; 5° les chemins vicinaux; 4" les chemins ruraux ^ ou d'exploitation. Les chemins des deux premières catégories sont entretenus aux frais de l'Etat ou
des départements, au moyen de budgets spéciaux. Les chemins vicinaux sont entretenus par les communes intéressées avec les fonds de concours des industriels qui en l'ont usage et \Qi prestations en nature. En 1879, 1 entretien des chemins vicinaux (grandes communications comprises) a nécessité une dépense de plus de cent millions, et la longueur totale exploitée dépassait 570 000 kilomètres. — Jusqu'en 1789, les chemins vicinaux avaient été complètement négligés ; mais depuis cette époque, îles lois nomoreuses ont peu à peu amélioré leur condition ; celles qui régissent auj. toute la matière sont les lois des 28 juillet 1824 et 21 mai 1836. Voy. aussi le décret du 17 août 1867 et la loi du 11 juillet 1868 relative à l'achèvement de ces chemins par le vote de subsides départementaux.
Chemins de fer [railways), chemins dont la voie est formée par deux barres de fer parallèles [rails), sur lesquelles roulent des chariots dits wagons, dont les roues parcourent les rails et qui sont entraînés par une machine à vapeur, dite locomotive.
L'établissement d'un chemin de fer exige de longues études préalables que les ingénieurs ne peuvent faire que sur le terrain : le tracé de sa direction une fois déterminé, on commence par exécuter les travaux de terrassement et d'art nécessaires pour former la chaussée qui doit supporter la voie, tels que nivellements, ponts, ponceaux, viaducs, etc.; puis on pose la voie. Ce nouveau travail comprend : 1» le ballastage ou ensablement, qui a pour but d'égaliser le terrain, de permettre aux eaux pluviales de s'écouler, et de donner à la voie plus de douceur par l'élasticité de la matière sur laquelle elle repose ; 2° la pose des traverses, pièces d(! bois sur lesquelles reposent les coussinets qui portent les rails ; 3° la pose des rails, barres de ter forgé, aujourd'hui généralement en acier, qui sont maintenues, à l'aide de chevilles, dans les mâchoires des coussinets ou simplement fixées par des lire-fond sur les traverses : ces rails sont écartés l'un de l'autre par une largeur de 1 m. 44, fixée par les règlements. — Le matériel d'exploitation se compose des locomotives, des tenders et des wagons, dont les uns servent au transport des marchandises, et les autres au transport îles voyageurs : ces derniers sont distingués, selon le plus ou moins de commodités qu'ils offrent, en wagons de l"'*, de 2" et de 3° classe.
Les voies ferrées facilitent le tirage des véhicules, en diminuant le frottement (le rapport de l'elfort de traction au poids traîné n'est que 1/200") ; par suite, elles permettent d'obtenir une vitesse de marche atteignant 60 à 70 kilomètres à l'heure pour les trains express et qui pourrait aller à 100 kilomètres avec un matériel bien approprié; mais la construction de ces voies exige des frais considérables : en outre, ce mode de lrans|)ort rencontre, plus qu'aucun autre, de grands obstacles dans les montées ou rampes et dans les courbes. Aussi doit-on étudier tout spécialement les tracés en réduisant le plus possible l'importance des rampes et des courbes : de trop fortes rampes augmentent notablement les frais de traction, et des courbes de rayon inférieures à 100 m. entraînent un ralentissement considérable de la vitesse ou nécessitent des véhicules spéciaux à essieux articulés (chemin de fer de Sceaux jusqu'en 1893, système Arnoux).
L'invention des chemins de fer appartient à l'Angleterre ; mais on n'arriva que graduellement au mode adopté aujourd'hui. Dès le xvii" siècle, en 1647, dit-on, on avait imaginé, pour soulager les animaux de trait, des chemins à bandes de bois [hundegestiengc] dans les mines du Harz en Allemagne; on en établit de pareils en 1676 dans les mines de Newcastle en Angleterre ; puis, afin de diminuer l'usure du bois, on l'arma de métal ; on eut plus tard l'idée de remplacer les ornières ordinaires, qui se remplissaient rapidement de lioue et de pierres, par des barres saillantes dans lesquelles s'enchâsseraient les roues. En 1767 on commença h employer la fonte seule à la place du bois plaqué de métal ; en 1805, on remplaça les barres en fonte, qui étaient trop cassantes, par des barres en fer. En 1802, 1 ingénieur Trevithik tenta de remplacer les chevaux de trait par la vapeur : c'est sur le railway de Merlhyr- Tydvill, dans le pays de Galles, qu'eut lieu ce premier essai. Après divers tâtonnements pour appliquer la vapeur au nouveau mode de traction, Seguin en France et Stephenson en Angleterre créèrent presque en même temps (1829) la locomotive; on la vit, dès 1830, fonctionner sur je chemin de Liverpool à Manchester. Depuis cette époque