CHE\TU
dioorcs : jambes élevées. Les chevaliers voyagent par petites troupes, et se nourrissent d'insectes, de vers, etc. Ils fréquentent le bord des fleuves et les prairies inondées. Espèces principales : le C. gambette [T. calidris), aux pieds routes ; le C. aux pieds verts ou Aboyeur ( T. gloliisr. le C. guignette [T. hypoleitcos], etc.
Bécassine chevalier. Voy. bécassine.
CHEVALIER. Egues, genre de Poissons acanthoptérygiens, de Tordre des Stjuamodermes, famille des Sciénoïdês, originaires de l'Amérique et très voisins des Tambours : leur corps comprimé, allongé, élevé aux épaules, finit en pointe vers la queue. On en connaît deux espèces : le C. gentilhomme (E. americantis et la Maman baleine [E. punctaliis . des .\ntilles.
Ombre chevalier, jioisson. Voy. truite.
CHEVALIÈRES. Les femmes peuvent aussi être membres de certains ordres : il y a eu des chevalières de St-Georges, clianoinesses de Nivelle, des chevalières de Malte, de St-Jacques de l'Épée ^en Esj^agne et en Portugal). 11 y a €n France quelques chevalières de la Légion d'honneur.
En bijouterie, on appelle Bague chevalière un anneau large et épais, orné d'un chaton de même métal que l'anneau.
CH EVAN NE ou MEixiER, poisson. Voy. able.
CHEVAUCHEMENT (de chevaucher], nom donné, en Chirurgie, au déplacement des fragments d'une fracture, dans lequel, au lieu d'être bout à bout, les deux pièces se croisent et sont placées à côté l'une de l'autre et parallèlement.
En Géologie, on appelle chevauchement le refoulement l'une sur l'autre, le long d'un jdan de glissement, de deux parties primitivement juxtaposées d'un même ensemble de i-ouclies.
CHEVAU-LÉGERS. Ce terme désigne d'abord sous Charles Vlll les suivants des lances, les archers à cheval, en général tous les corps de cavalerie qui n'étaient pas armés du plein harnais. Sous François !"■, les chevau-Iégers, annes de lances courtes, remplacèrent en partie la gendarmerie, devenue trop pesante (Voy. Henri II sous l'armure de chevan-léger. Quicherat, //. du costume en France, p. 590'. Sous Henri IV, les deux cents gentilsliomines de garde auprès du roi formèrent deux compagnies de chevau-Iégers d'élite (à partir de 1599). Leur poste était, en voyage, à la tète du carrosse du roi : ils avaient le titre d'écuyers et portaient le même habillement que celui des gendarmes, sauf un peu d'argent mêlé dans le galon d'or. Ils furent supprimes sous Louis XYI par le comte de St-Germain, ministre de la guerre.
CHEVÊCHE (du v. franc, chevêche, tète), S'oclua, sousgenre d'Oiseaux de proie, famille des Nocturnes, genre des Chouettes propr. dites, caractérisé par un disque périophtalmiquc uicomplet et par l'absence de crêtes auri- <-ulaires. L'espèce la plus remarquable est la C. harfang (.V. uyclea , au corps blanchâtre, avec des taches brunes éparses. et au bec noir; elle est longue de Oni. 75, et se nourrit de lièvres, de rats, de souris et de lapins. La C. à pieds emplumés (.Y. passerina), au dos brun semé de gouttes blanches, est indigène du nord de l'Europe.
CHEVECIER ou ciiEFciEn (du b.-lat. capitiarius, de capitiuni. chevet s dignitaire des églises et des monastères, préposé à la garde de cette partie de l'église où est le chevet. Certains prétendent que l'oflice du chevecier était de prélever une capitation sur les fidèles. Cette dignité ne doit pas être confondue avec celle de primicier.
CHEVELÉ, en Blason, se dit d'une tête dont les cheveux sont d'un émail particulier, d'une autre couleur que «elle de la tète.
CHEVELU (de cheveiù, nom donné, en Botanique, aux radicelles ou racines fines et déliées <|ui terminent les ramifications des racines principales d'un végétal quelconque. Le chevelu se multiplie dans les veines de bonne terre, et devient maigre et rare quand les racines sont forcées de traverser des veines stériles.
Cuir chevelu, la peau du crâne qui porte les cheveux. Voy. pii.Ecx (systèsie).
CHEVELURE (du b.-lat. capillatura]. Rien n'a été plus «oumis aux caprices de la mode que la chevelure. Les Hébreux portaient les cheveux longs ; les prêtres seuls se les faisaient couper. Les plus anciens Grecs les portaient aussi fort longs, et ils se les frisaient sur le front de manière à en former un toupet [corymbion]. Les premiers Romains portèrent leurs cheveux longs jusqu'à 1 an 454 de Rome ;
depuis ils les portèrent courts, et une chevelure longue devint la marque de mœurs efféminées. Chez les Gaulois, au contraire, et chez les Franks, la longue chevelure éUit une niarque d'honneur et de noblesse : on sait que les Mérovingiens sont vulgairement appelés les rois chevelus. Plusieui-s peuples barbares de la Germanie réunissaient leurs cheveux en un gros faisceau lié derrière la tête. Chez la plupart des peuples anciens, une tête tout à fait rase était un signe d'esclavage, et encore auj. plusieurs ordres monastiques portent les cheveux ras en signe d'humilité. Les Orientaux, qui portent le turban, se rasent complètement la tète: il en est de même des Chinois; mais ceux-ci gardent au sommet une houppe, quelquefois très longue. — En France, on porta les clieveux longs 'jusqu'à François I", qui, pour pouvoir panser une blessure reçue à la tête, introduisit la mode de porter les cheveux courts. Louis XIII changea cette mode, et c'est ce qui fit naître l'usage des perruques, qui acquirent sous Louis XIV une dimension extraordinaire. Sous Louis XV, on commença à porter la poudre et la queue, dont l'usage se maintint en France jusqu'à la fin du xviii' siècle. Vint alors la chevelure à la Titus et les différentes sortes de coiffures que nous voyons aujourd'hui. — Nous n'essayons pas de décrire la coiffure des femmes, qui a varié de mille manières, surtout chez les modernes : tantôt relevés, tantôt pendant en boucles, en tresses, en nattes, en tortillons, en raquette ; remplacés par des perruques, ou des tours; doublés par des queues, des chignons, des anglaises, des repentirs, façonnés à la grecque, en hérisson, à la bichon, à la vierge, à l'enfant, etc., les cheveux de la femme se sont toujours prêtés à tous les caprices de la mode.
Chevelure se dit aussi de la nébulosité qui entoure le noyau des comètes. Voy. comète.
Chevelure de Bérénice, constellation de l'hémisphère boréal, située près de la queue du Lion, compte 5 étoiles de 4° grandeur et 15 de 5". Son ascension droite moyenne est 12 h. 40 m., sa déclinaion 26°. Elle est ainsi nommée de Bérénice, femme du roi d'Egypte Ptolémée III Evergète, pour la santé duquel cette princesse avait consacré sa chevelure à Vénus : la chevelure ayant disparu du temple, les courtisans prétendirent qu'elle avait été emportée au ciel. Callimaque avait fait une élégie sur la Chevelure de Bérénice, que Catulle imita plus tard.
CHEVESNE, un des noms vulgaires du Chabot de rivière.
Voy. CHABOT.
CHEVET (dimin. de chef, en b.-lat. capitium), la partie la plus reculée de l'intérieur de l'église, derrière le maîtreautel. Quelques églises ont deux chevets opposés l'un à l'autre. Voy. abside.
CHEVÊTRE ou chevestre (du latin capistrum). Ce mot était autrefois sj-nonyme de corde ou câble. On appelait droit de chevesiragè un droit qui se percevait sur les bateaux amenés dans Paris et attachés au quai par la chevestre. — Auj. en Chirurgie, on nomme chevêtre un bandage qu'on applique autour de la tête lors de la fracture ou de la luxation de la mâchoire inférieure.
On nomme encore chevêtre : i' une pièce de bois dans laquelle les charpentiers emboîtent les soliveaux d'un plancher ; '2° une barre de fer oui sert à soutenir les solives coupées à l'endroit de la clieminée pour faire place au fover ou donner passage au tuyau.
CHEVEU ^du lat. capillus). Les cheveux se composent de deux parties essentielles : le bulbe ou racine, et la tiae ou cheveu proprement dit. Voy. piLErx (système). — La forme, la couleur, le nombre des cheveux, varient suivant le sexe, lespavs, les climats, les races. Ils sont plus longs chez la femme que chez l'homme ; ils sont fins et soyeux chez les blancs, laineux et crépus chez les nègres. Les cheveux sont extrêmement sensibles aux variations atmosphériques; rhumidité les allonge, et la sécheresse les contracte : aussi s'en sert-on dans la construction des hygromètres [Voy. hygromètre). Dans leur couleur, ils présentent les nuances suivantes : noir, brun, châtain foncé, châtain clair, blond et rouj^ ; ils deviennent blancs ou tombent par le progrès de l'âge ou par suite de maladie (Voy. albixos. camtie, calvitie, alopécie^ Vov.A.Cazenave, Traité des maladie» du cuir chevelu (18501.
En Botanique, on a donné le nom de Cheveu à des végétaux de diverses sortes affectant la forme capillaire. Ainsi l'on nomme : Cheveti du diable, la Cuscute : (.'. d'évéque, la Raiponce; C. de mer, le Chonla (ilum et l' F lye comprimée: C de paysan, la Chicorée sauvage étiolée ou