CHOLERA
Ongulés artiodactyles, voisin dos Anoplotherium et rencuiitn'' dans rÉocène supérieur des environs de Paris.
CHŒUR (du gr. xop^î)- t^''cz les Grecs, on entendait par chœur : 1° un ensemble de gens dansant ou marchant en cadence, et par suite toute danse solennelle dans une lète religieuse, avec ou sans accompagnement de chant et de musique; 2° un personnage collectif de la tragédie et <le la comédie, tantôt chantant dans les intennèdes des vers lyriques divisés en strophes, antistrophes et épodes (foy. ces mots), tantôt prenant part à 1 action et intervenant dans le dialogue par l'intermédiaire du coryphée. Ce chœur se tenait à l'orchestre, partie antérieure du théâtre et plus basse que la scène. — Le chœur dithyrambique, qui avait donné naissance à la poésie dramatique [Voy. DITHYRAMBE ct thagédie), uc tarda pas à en devenir la partie accessoire ; il disparaît même de la comédie vers le milieu du iv^ siècle avant J.-C. On trouve des chœurs dans quelques tragédies modernes imitées des anciens : les plus célèbres en ce genre sont ceux d'Eslher etd'^//<alie. Plus récemment M. Vacqueric a fait représenter une traduction d'Antigone avec des chœurs exactement traduits de l'antique; et accompagnés d'une sorte de mélopée.
ciiŒin. En Musique, ce mot désigne un morceau de musique vocale, à plusieurs parties, dont chacune est chantée par une réunion de voix plus ou moins nombreuses. Il y a des chœurs pour voix seules [Voy. orphéonistes), et des chœurs avec accompagnement, soit de quelques instruments, soit de tout un orchestre. Ordinairement les chœurs sont à 4 parties [soprano, contralto, ténor et basse). Mais le compositeur mtroduil dans leur composition tous les changements qu'il juge nécessaires pour produire l'effet qu'il veut réaliser : chœurs pour voix de femmes, ou voix (le femmes et ténors, sans basses ; doubles et triples chœurs, etc. — On étend le nom de chœur à la rémiion des musiciens qui chantent les chœurs : on appelle ces musiciens choristes.
CHŒUR, partie de la nef d'une église destinée à recevoir le clergé pendant l'office divin. On distingue le chœur ordinaire, situé en avant de l'autel, et le chœur à la romaine, qui est placé derrière. Le chœur des églises n'a été sépré de la nef qu'à partir du règne de Constantin. Dans k- xii° siècle, on commença à le fermer d'un mur ou dune grille ; on le décora ensuite de stalles le plus souvent sur deux rangs : les stalles supérieures ou haut-chœur, étant réservées aux chanoines et aux prêtres; les stalles inférieures, ou bas-chœur, aux clercs et aux chantres. — Dans les monastères de femmes, on appelle chœur une salle attachée au corps de l'église dont elle est séparée par une grille, et d'où les religieuses peuvent voir et entendre ce qui se fait à l'autel. — On nomme encore ainsi, dans les paroisses, un certain nombre de prêtres qui disent la messe au chœur: et, dans les chapitres, les chanoines et les dignitaires. — On donne le nom iV Enfants de chœur à des enfants revêtus d'habits ecclésiastiques qui chantent au chœur ou réjK)ndent au célébrant, qui portent l'encens et tout ce qui est nécessaire au service divin ; et celui de Relif/ieuses de chœur ou Dames de chœur, à des religieuses astreintes à la récitation de l'office.
Chœur signifie encore un ordre ou rang de quelqucsmies des hiérarchies célestes : il y a 9 chœurs d'anges formant 5 hiérarchies.
CHOIN, nom vulgaire du schœxus.
ciioiN (pn:RUE de), marhre coffuillier de couleur ardoise employé à Lyon comme pierre de construction.
CHOLALIQUE (acide), acide provenant du dédoublement des deux acides taurocholique et glycocholique de la bile. Voy. bue.
CHOLtCYSTECTOMIE, opération par laquelle on e.xtirpc la vésicule biliaire.
CHOLÉCYSTOTOMIE, opération par laquelle on ouvre la vésicule biliaire et on établit une communication avec l'extérieur en la suturant à la peau. Cette opération se pratique pour remédier à certaines lésions des voies biliaires (calculs biliaires, suppuration de la vésicule, obstraction du canal cholédoque).
CHOLÉDOQUE (canal), du grec /ûatiSù/oî, nom donné, en Anatouiie, à un conduit long d'eiiv. 0 m. 08 et formé par la réunion des conduits hépatique et cystique. 11 est situé au-devant de la veine porte, et au-dessous de l'artère hépatique, entre les deux feuillets de l'épiploon gastro-hépatique: il va s'ouvrir dans le duodénum, vers la partie postérieure de sa seconde courbure, et y verse la bile.
CHOLÉRA ou chole'ra-morbcs (du gr. xoÀépa, et du lat. morbus, maladie), maladie à marche très rapide, dont les symptômes les plus apparents sont des vomissements nombreux, des déjections alvines fréquentes et offrant l'apparence de la décoction de riz, la diminution ou la suppression des urines, des spasmes et des crampes dans tous les membres, etc. On distingue le choléra épidémique, (psi exerce ses ravages sur des populations entières, et le choléra sporadique, qui ne frappe que des individus isolés.
choléra épidémique, dit aussi C. asiatique. Il éclate souvent subitement, surtout pendant la nuit; souvent aussi il est précédé d'une nériode d'inc^ilwtion de 2 à 8 jours; de là, la distinction d'un C. léger ou Cholénne, lorsque les symptômes disparaissent pendant la période d'incubation, et S'unC. grave, dit aussi C. al^ide.asphyxique, cyunique, qui tantôt succède à la cholerine, tantôt est foudroyant.
Le Choléra léger consiste dans un trouble des voies di-. gestiyes, caractérisé par la diarrhée, avec sentiment de malaise général et tendance aux sueui-s froides; par l'abattement physique et moral, l'insomnie, l'anxiété épigasfrique, la faiblesse du pouls; puis par des nausées et quelquefois des vomissements, des urines épaisses, rares et rouges, des déjections alvines fréquentes, jaunâtre» ou sanguinolentes, presque toujours mêlées de mucosités blanchâtres. — On arrête ces symptômes au moyen de la diète et de lavements amidonnés et laudanisés,' auxquels on joint pour boisson de l'eau de riz édulcorée avec un sirop astringent, et si ces moyens sont insuffisants, à l'aide d'un vomitif léger (ipécacuanna) ou d'un purgatif salin. Si, malgré ce traitement, les symj)tômes s'aggravent, le vrai choléra ne tarde point à se aéclarer.
Le Choléra grave offre deux périodes distinctes : la période ulgide ou de cyanose, et la période fébrile ou de réaction. La 1" se manifeste dès le début par les symptômes suivants : coliques violentes, vomissements abondants et selles répétées de matières blanches, floconneuses, qu'on a comparées à des grains de riz (selles riziformes), d'une odeur fade; pouls fréquent et de plus en plus faible, respiration pénible, voix éteinte, vertiges, céphalalgie, crampes très douloureuses auxquelles succène Lientôt une prostration générale : la sécrétion urinairc est supprimée ; le visage s'altère profondément, les yeux deviennent caves et lx)rdés de noir; la peau se refroidit et prend une teinte livide et bleuâtre; le malade est dévoré d'une soif ardente, et ceiiendant sa langue est froide et son haleine glacée ; jusqu'à la fin il conserve toute son intelligence. Si l'on ne peut arrêter les progrès du mal, la mort arrive parfois au bout de quelques heures, terme moyen en 20 heures. Dans le cas contraire, h la période algide succède la période de réaction. Cette 2° période s'annonce par une amélioration sensible, un rétablissement progressif de toutes les fonctions organiques ; et la guérison s'achève, à moins qu'une trop forte réaction, sous fcirine typhoïde ou comateuse, n'enlève le malade en 8 ou 10 jours.
Le traitement du choléra grave a été jusqu'ici plutôt emi)irique que rationnel. Dans la 1'° période, on réchauffe le malade par des applications externes de corps chauds sur le ventre et même sur la tête; on ranime la circulation du sang et la respiration au moyen de sinapismes et de frictions sèches ou alcooliques et ammoniacales : les stimulants (punch, vin chaud) sont souvent utiles; on calme les douleui-s abdominales par l'application de ventouses à l'épigastre, ou à l'aide de cataplasmes chauds laudanisés; on modère les selles par des lavements amidonnés et opiacés, ct les vomissements au moyen de la glace piléo, du thé au rhum, du Champagne : on apaise les crampes \m- des frictions faites avec de l'huile d'amandes douces et du laudanum, avec le camphre, le chloroforme, etc. Dès que la réaction s'établit, il faut la maintenir dans de justes bornes, empêcher les congestions sanguines vers les grands centres organiques; enlin, surveiller attentivement le régime.
Les opinions les plus diverses ont été émises sur la nature du choléra, sur le siège organique de cette maladie et sur sa cause première. Le poison, engendré par des conditions telluriques spéciales, devient épidéniKpie «lans les grandes agglomérations d'individus (pèlerinages à la Mecque). Les principaux agents de transmission sont les linges souillés par les déjections, les urines, les eaux potables, les fosses d'aisance, la poussière du sol infecté, etc. L'agent du choléra serait le bacille virgule, isolé par K(xli aux Indes et q^u'il a cultivé sur l'agar-agar, dans le iKiuillon, le lait. 11 existe dans certains étangs de l'Inde. Mobile, re-