CHOU
habitent un climat froid et hnmide. Eue penl être héréditaire. Ses causes les plus fréquentes sont : la peur, la jalousie, la colère, et toutes les émotions vives, l'onanisme, une croissance trop rapide, les vers intestinaux, la menstruation difficile, une surexcitation cérébrale. M. Sée a démontré que très souvent la cliorée dérivait d'une diathèsc rhumatismale.
F.a maladie peut n'occuper qu'un seul côté du corps ihéniichorée) : elle peut être bornée à la face, au cou, à l'un des membres, ou à un très petit nombre de muscles, tels (|ue ceux des yeux, de la Iwucbe, d'un doigt. Lorsqu'elle est générale, l'agitation du malade est continuelle; mais cette agitation cesse toujours pendant le sommeil. Il a peine à saisir les corps ; sa mardie est capricieuse, saccadée et irrégulière. Les cboréiques n'accusent pas de fatigtie dans les membres, malgré les mouvements continuels qu'ils se donnent; mais il y a souvent faiblesse évidente d'un côté surtout, c'est ce qu'on a appelé paralysie choréique, elle existe du côté où les mouvements sont le plus desordonnés. La sensibilité morale est singulièrement exaltée : ils s'irritent ou pleurent sans motifs ;.plusieurs donnent des marques d'affaiblissement de l'intelligence. La cliorée dure ordinairement de 6 semaines à 3 mois; mais si elle passe à l'état chronique, elle peut durer des années. Il n'est pas rare de la voir récidiver. — Quant au traitement, on a vanté les purgatifs, les toniques, les antispasmodiques. On a également recours aux ijains froids, ])ar immersion ou par surprise, aux bains sulfureux, à l'électricité et aux exercices gymnastiques.
CHORÉE (du gr. yopeïoç:), nom donné quelquefois, en Prosodie, au pied dit aussi trochée. Voy. ce mot.
CHORÈGE [du gr. yoar^yôi). On nommait ainsi, chez les Athéniens, le citoyen qui était chargé, dans les fêtes où l'on donnait des jeux scéniques, de fournir le chœur : il devait l'instruire, le diriger, le costumer, et même le nourrir à ses frais. Les fonctions de chorège entraînaient des frais considérables, mais elles ouvraient à celui qui les acceptait l'accès des premières magistratures. — On apj>elle Monuments choragiques des monuments, tels que Irépieds, colonnes, petits édifices, etc., érigés par des chorèges en mémoire des prix qu'ils avaient remportés au théâtre. Le monument de Lysicrate à Athènes (534 av. J.-C.) est un monument choragique.
CHORÉGRAPHIE [du gr. yoptioL, danse, et vpiçw, écrire !, art de composer les wllets et d'écrire la danse à l'aide de dilférents signes, comme on écrit la musique à l'aide de figures ou de caractères désignés par la dénomination des notes. Tabourot, chanoine de Langres, est le premier qui ait écrit sur la chorégraphie : il publia en 1588, sous le pseudonyme de Thoinot Arbeau (anagramme fie son nom), une orchésographie où il explique et dénomme, en regard des notes de la musique, les divers pas des danses du xvi» siècle. En 1701, Feuillet, maître de danse à Paris, fit paraître la Chorégraphie, ou l'Art d'écrire la danse par caractères, figures et signes démonstratifs. En 1852 parut la Sténochorégraphie de Saint-Léon, écrite sur des portées de musique et à l'aide même des notes et signes de la musique.
CHORÉVÊQUE (de ywpa, pays, et d'évêque], évêque particulier aux campagnes dans les premiers siècles du christianisme. II existait encore des chorévèques sous Gliarli'magne. Ils subsistèrent jusqu'au milieu au x' siècle, et leurs fonctions passèrent partie aux archidiacres, partie aux prêtres des paroisses.
CHORIAMBE, mètre de la poésie grecque et latine, qui se composait d'un chorée ou trochée (-u) et d'un iambe (Û-), d'où son nom. On appelait vers choriambiques ceux où dominait le choriambe :
F'âslôr I quûm trâhérê! | \^v fréta ni I vïbûs.
CHORION (du gr. yôptov, enveloppe), nom dojiné. en Anatomie, à renvelop|)e extérieure de 1 embryon des mammilères [Voy. ajjxios). — On donne aussi ce nom à la partie la plus épaisse de la peau.
CHOR ISTE, celui qui chante dans les chœurs. Voy. chœor.
CHORIZONTES (du gr. /top(Çw, séparer), critiques grecs qui tirent des |)oèmes d'Homerc l'objet de leurs recherches, el en retranchèrent plusieurs passages qui leur semblaient interpolés. Voy. diasckvastes.
CHOROGRAPHIE (du gr. x^P^ïP»?^*)- P«.rli<î de^ la Silence géographique qui a pour objet la description générale d'une contrée, d'un pays. On l'oppose à la topogra
phie. qui en est la description exacte et détaillée. Voy. topographie.
CHOROÏDE (du gr. 7opo-:5T,<;), membrane très mince qui tapisse la partie postérieure de l'œil, offre en arrière une ouverture pour le passage du nerf optique, et se termine en ayant vers la grande circonférence de l'iris, où elle se continue avec le cercle et les procès ciliaires. Ses deux surfaces sont tapissées d'un enduit brunâtre foncé, dit enduit choroîdien. La choroïde est formée dune multitude de vaisseaux artériels et veineux que soutient un tissu cellulaire très serré. Elle paraît destinée à absorber les rayons lumineux superflus. — On appelle : plexus choroïdes deux replis membrano-vasculaires formés par la pie-mère dans les ventricules du cerveau ; toile choroîdienne, un prolongement de la pie-mère qui se continue avec les plexus choroïdes; artère choroîdienne, une artère qui naît de la carotide interne; veines choroïdiennes, ou de Galien, deux veines qui suivent la toile choi-oidienr.e ; glande choroîdienne, un corps qui, chez les poissons, sépare l'une de l'autre la membrane ruyschienne et la choroîdienne.
CHOSE [du lat. causa). On entend par c//o«r.s. on Droit, les objets extérieurs oui tombent sous nos sens et peuvent être l'objet de nos droits. Elles reçoivent plusieurs di\isions. Voy. biexs.
j CHOSE JUGÉE. L'autorité de la chose jugée est un principe ; en vertu duquel ce qui a été jugé ne peut être remis en ; question. Trois conditions sont nécessaires pour que Vexcep- [ tion dite de la chose jugée puisse être opposée à une I nouvelle demande : 1" qu'elle ait le même objet que la [ première; 2° qu'elle se fonde sur la même cause ; 3° qu'elle 1 soit formée entre les mêmes parties [res inler alios judicata aliis nec nocet, nec prodesl) (G. civ., art. 1551^.
Voy. NON BIS IN IDEM.
CHOSE TROUVÉE. La loi assimile au vol l'action de celui qui s'approprie de son chef l'objet qu'il a trouvé et met ^ ainsi le propriétaire qui l'a perdu dans l'impossibilité de le i retrouver. Voy. épaves et trésor.
CHOU (en v. franc, li chois, le chol, du lat. caulis), Brassica, genre de la famille des Crucifères, tribu des Brassicées, caractérisé par un calice à sépales dressés, une silique presque cylindrique, grêle, à valves nerveuses; des graines uniseriées à cotylédons condupliqués. Ce genre renferme, outre le Chou proprement dit, le Colza, la liave, le Navet, la Navette.
Le Chou proprement dit {Brassica olcracea) est une plante herbacée et bisannuelle, demi-ligneuse, portant en son sommet des feuilles charnues, vertes, et des Heurs nombreuses, d'un jaune pâle, disposées en panicules. On en distingue plusieurs variétés qui semblent être toutes issues du Chou sauvage qu'on trouve sur toutes les côtes maritimes de l'Europe : 1° le C. vert, appelé ainsi à cause de la couleur vert-glauque de son feuillage; il ne pomme jamais; on le nomme C. frisé, quand ses feuilles à lobes nombreux sont déchiquetées en lanières ; sur les marchés, le chou vert est souvent appelé C. de Beauvais, et le chou frisé, C. d'Ecosse : à cette variété appartient le C. cavalier ou Grand C. à vache, qui atteint 2 m.; — 2" le C. cabus{B. capitata) ou C. pommé, qui a les feuilles entières, concaves, se recouvrant les unes les autres, de manière à former des pommes ou tètes : on en dislingue 2 sous-variétés principales, celle à fleurs jaunes et celle à fleurs blanches, dit (.'. de Milan ; 3 autres sous-variétés dignes d'être notées sont : le C. quintal, cultivé surtout en Allemagne, avec lequel on fait la choucroute ( Voy. ce mot); le C. rouge ou C. roquette [B. eruca), que l'on mange en salade ou coiilit, et dont on fait un sirop contre les inflammations chroniques du pumon ; et le C. à jets, dit aussi C de Bruxelles, C. à tnille têtes, C. à petites pommes, poussant à l'aisselle de ses feuilles des jets couronnés par de petites têtes de la gmsseur d'une noix : c'est un mets délicat; — 3° le C.-flcur, qui offre une masse charnue, mamelonnée ou grenue, blanche, que l'on mange [Voy. chou-fledr) ; — 4" le C.-brotoli, variété mitoyenne entre le chou-fleur et le chou vert, très estimée [Voy. brocoli) ; — 5" les C. à racine ou à tige charnue, comme le C.-navet et le C.-rave (Voy. navet et rave), etc.
On nomme : Chou bâtard, l'Arabetle louretle; C. caraïbe, le Caladiuii sagitté; C. de chien, la Mercuriale des bois; 6'. marin, le Ciambé; (.'. oléifère, le (]olza; C. palmiste, le gros bourgeon uui termine la lige du Palmier; 6'. poivré, le Genêt.'