CHOUAN
CHROMATES
CHOUX. En Pâtisserie, petits gâteaux en forme de d(^me, de grosseur variable, faits avec une pâle composée d'œufs, de farine, de bourre et d'eau. On les garnit quelquefois avec confitures, crèmes, etc.
CHOUAN. Voy. anadase.
CHOUCALCYON, oiseau. Voy. martin-ciiasseur.
CHOUCAS (orig. germaniq.), nom vulgaire de plusieurs espèces de Corbeaux et autres oiseaux de l'ordre des Passereaux, est donne principalement aux deux variétés de Corbeaux suivantes : le C. des Alpes (Voy. choocabd] et le G. de clocher ou Corneille d'ôgtisc [Corvus monediila\ (lit aussi Corneillon, répandu dans toute l'Europe et la Sibérie ; il babitc les clochers, les vieux bâtiments, les troncs d'arbres creux, cl a, comme la pie, lliabilude de dérober tous les objets brillants qui sont à sa portée.
CHOUCROUTE (de l'ail. Sauerkraut, chou aigre), aliment d'un usage presque général dans le iS'ord, se prépare avec le chou quintal, espèce de chou cabus qui atteint quelquefois un poids très élevé. On le coupe en rubans menus et fins qu'on mêle à du sel et à des graines decarvi ou de genièvre et qu'on laisse fermenter. Ainsi préparée et tenue dans un lieu frais, la choucroute se conserve longtemps, et garde longtemps sa saveur acidulée. L'emploi de cet aliment à bord des vaisseaux est un préservatif du scorbut.
CHOUETTE (orig. germaniq.), Strix, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Rapaces nocturnes, reconnaissable à sa tète grosse, avec des yeux très grands, à pupilles énormes, dirigés en avant et plus ou moins complètement entourés par un cercle de plumes effilées ; l'appareil du vol n'a pas ime grande force. Los bois sont la demeure ordinaire des tliouetles, et elles passent la journée entière sur les branches des arbres les plus touffus, dans des buissons épais ou de vieux troncs. Elles se nourrissent de petits oiseaux, de taupes, de mulots, d'insectes, etc. Les chouettes sortent de leur retraite au crépuscule, et surprennent les petits oiseaux endormis ; mais si, en plein jour, elles sont forcées de quitter leur réduit, elles errent en aveugles, poussant des cris de détresse, et sont à leur tour poursuivies par les petits oiseaux jusqu'à ce qu'elles aient trouvé un refuge. — Le genre Chouette renferme plusieurs sousgenres, tels que la Chouette propr. dite, le Duc, le Châtia uant, l'Effraie, la Chevêche [Voy. CCS mots). Le sousgenre Chouette propr. dite [Surnia] renferme la C commune [Strix ulula], qui a le plumage varié de noir et de blanc et la queue d'un roux foncé. Ces oiseaux poussent dans la nuit des cris plaintifs que le peuple considère comme de mauvais présage. Us rendent ce- Itendant de grands services à l'agriculture en détruisant une immense quantité de rats, de mulots, d'insectes et de reptiles.
Les anciens avaient consacré la chouette à Athêna. On trouve l'image de cet oiseau sur les monnaies athéniennes. La divinité égyptienne nommée INeith était représentée sous la forme d'une chouette.
CHOU-FLEUR, variété du Chou propr. dit [Brassica oleracea), qui offre une organisation singulière : les pédoncules des gj-appes de leurs fleurs sont rapprochés de leur hase et serrés les uns contre les autres ; avant la floraison, ces pédoncules se déforment, se soudent ensemble et deviennent charnus. Le chou-fleur a été apporté de l'Orient en France au commencement du xvn» siècle. Les trois principales variétés sont le Chou-fleur tendre, le C. demidur et le C. dur. La culture du chou-fleur exige de grands soins. C'est un excellent légume quand il a été débarrassé pir la cuisson de son âcreté.
CHOU-PILLE, chien bâtard qui n'est pas ferme a l'arrêt, bourre le gibier et le mène à voix lorsqu'il est levé.
CHREMATISTIQUE (du gr. /ofjpLaTiffTixf,), science des richesses, ou art d'acquérir des biens et de les conserver. Ce mot, employé par Aristote, a été adopté par quelques économistes modernes, qui en font soit un synonyme d'économie politique, soit le nom d'une branche particulière de cette science. Voy. écoxomie politiqie.
CHRÊIME (saint) (du gr. ypÎTaat, onction), huile sacrée servant aux onctions qu'on fait dans certaines cérémonies de l'Eglise. C'est un composé d'huile d'olive et de baume (opobalsamum), q\ie l'évèque seul a le droit de consacrer: la consécration s'en fait solennellement le Jeudi Saint. On l'emploie pour le baptême, la confirmation, pour la consécration des évêaues. pour celle du calice, de la patène, des églises et des cloches. On s'en est aussi servi pour le sacre
des reines, l'huile de la Sainte Ampoule étant icservée aux rois.
CHRESTOIMATHIE (du gr. ypT^ïxojxàOeiaj, titre d'un ouvrage de Proclus, cité par Pfiotius, où il cnumérait les noms de tous les poètes cycliques et la patrie de chacun d'eux. Auj. on entend par ce nom un choix de poètes ou de prosateurs, grecs, orientaux, etc., ou de morceaux de leurs ouvrages, réunis en corps et coordonnés de manière à offrir aux commençants des difficultés progressives, et à les initier par degrés à la connaissance des langues. Telle est p. ex, ta Chrestotnathie arabe de Silvestrc de Sacy. — M. Ulondeau a donné sous ce nom un recueil de textes pour servir à l'étude du droit romain.
CHRÉTIEN, celui qui fait profession de croire en Jésus- Christ. Voy. le Die t. d'Hisl. et de Ocogr. aux mots chré-
TIE.NS et CHRISTIANISME.
lioi Très Chrétien, titre qu'ont porté les rois de France depuis une époque indéterminée, devint une expression de formule dans les bulles adressées aux rois de France a partir du pontificat de Paul II, en 1409.
CHRÉTiEX (BON-), Variété dc Poire. \'oy. nox-CHRÉiiEN.
CHRICHTONITE, var. d'iiMÉsiTE.
CHRIE (du gr. y^ptioi). Cliez les anciens, ce mot désignait un genre de composition a|>oplitegmaliquc ou sentencieuse dans lequel s'exercèrent les philosophes grecs, notamment après Aristippc. — Dans les écoles du moyen âge et dans l'ancienne Université, on désignait sous ce nom une sorte A' amplification d'un mot ou d'un fait mémorable qu'on donnait à faire aux élèves de rhétorique.
CHRISIMAL (de chrême), vase dans lequel les anciens moines portaient sur eux de l'huile bénilc pour oindre les malades. Ce mot était pris aussi parfois dans l'acception de reliquaire.
CHRISME, nom donne dans les anciens manuscrits au monogramme de Jésus-Christ. Il est formé d'un P (le p des Grecs) avec un X ou croix de Saint-André dessous. On écrit aussi XPS, XPI (xpî, xpt), etc., par abréviation pour Christus. Christi.
CHRISTE-IMARINE. Voy. bacii.e.
CHRISTIANITE, minéral de la famille des zéoliliios [(Ca K'-')O.Al-^0^2SiO«.4H*0], en cristaux orthorhombiquos souvent groupés en forme de croix, d'où son nom. On l'appelle aussi PhilUpiste ou Ilarmotime calcaire. — Le nom de christianile a aussi été employé comme synonyme iVAnorthite [Voy. ce nom).
CHRISTOBALITE, espèce minérale très rare trouvée à San Cristobal (Mexique), constituée par de la silice pure, en octaèdres quadratiques; elle a la même composition que le Quartz, la Tridvmife et l'Asmanite.
CHROMAMÈTRE ((ïc chroinalique et du gr. ;jl£-oov, mesure), instrument inventé en 1827 par Roller, et ilestiné à faciliter l'accord du piano. Il se compose d'un petit corps sonore, avec un long manche divisé par <Iemi-lons, et monté d'une corde sur laquelle on fait glisser un sillet mobile, en bois ou en ivoire, qui varie les intonations seh)n les divisions du manche auquel il correspond. Une touche de clavier fait mouvoir un marteau qui agit sur sa corde et la fait résonner.
CHROtVIATES (de chrome), sels de l'acide chromiquo.
Le Chroinate de potasse sert à préparer tous les autres chromâtes. Il existe dans le commerce deux chromâtes de potasse : l'un d'un beau jaune citrin, légèrement amer, constitue le.se/ neutre ((CrO*)K*], et présente une réaction alcaline ; l'autre, le sel acide ou bichromate de potasse [(Cr^O')K*], forme de larges tables d'un beau rouge orangé, et se produit quand on ajoute de l'acide nitrique à la solution du sel neutre. On obtient celui-ci en calcinant le fer chromé avec du nilre, épuisant la masse avec de l'eau et faisant cristalliser. Toutes les matières susceptibles d'absorber de l'oxygène, comme l'acide sulfureux, l'acide sulfhvdrique, les matières colorantes végétales, jouissent de ïa propriété de ramener l'acide cin'omique d« ces deux chromâtes à l'état de scsquioxyde vert de chrome. On emploie ces sels pour obtenir, sur soie et sur coton, les jaunes dits aladins, et pour donner de la stabilité et des nuances nouvelles aux matières colorantes végétales. Leur fabrication expose les ouvriers à certaines maladies; elle exerce surtout une influence malfaisante sur la muqueuse du nez. Le tabac à priser serait, dit-on, un excellent antidote.
Le Chromate de plomb est un précipité jaune qu'on obtient en mélangeant l'un ou l'autre des chromâtes de