CICATRICE
Chrysis, dont la principale espèce, la C. ignita, est commune en Europe.
CHRYSOBALANUS, chrtsobala..nées (du gr. /puffdi; et piXavo;, gland'!. Voy. ic.aqcier.
CHRYSOBÉRYL, syn. de cïmophaxe.
CHRYSOCALQUE (du gr. yp'-TÔî. or, et yaXxôî, cuivre), qu'on écrit aussi Chrysocdï et Chrysocàle, alliage de cuivre et de zinc «jui ofl're plus ou moins l'apparence de l'or. Voy. CDivRE jacnk.
CHRYSOCHLORE du gr. ypjT<5î et y/.ojoôî, verdàtre), Chrysochloris, genre de Mammifères, de l'ordre des Insectivores, renferme dos animaux assez semblables aux taupes, remarquables par les reflets irisés et chatoyants de leur robe. Une des plus belles espèces est le Chysochlore du Cap ou Taupe dorée. . •
CHRYSOCOLLE (du gr. /ouîôxoXXa), nom dorme par les anciens à une substance verte dont ils se servaient pour souder l'or cl les autres métaux, et qui pourrait être le borax [Voy. ce mot).
tuRTSocoLLE IGuO.SiO*.2II*0], suljstance compacte d'un vert bleuâtre, a'un éclat résineux ou vitreux. On la trouve en Sibérie, en Allemagne, aux Etats-Unis, au Gabon, etc.
CHRYSOLITHE du gr. ypuTOXtOoî), nom donné par les anciens lapidaires à diverses substances minérales, notamment à la cymophane, au péridot, à Vapalile, etc., à cause de leur teinte dorée. La chrysolilhe était la dixième des pierres précieuses dont était orné le rational du grand
Erètre des Hébreux ; elle |)orlait gravé le nom de Zabulon. lie était transparente, de couleur d'or, et mêlée de vert jetant un beau feu.
CHRYSOMÈLE du gr. ypusô;. or, cl iif.Xov, pomme), Chrysomcla, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères télramères. famille des Cycliques, type de la tribu des Clirysomélines : tête engagée dans le prolliorax ; élytres globuleuses et enveloppant complètement le corps. Les clirysomèlcs brillent des couleurs les plus vives; elles se nourrissent de feuilles, et vivent en société. En général, elles fuient la lumière du jour. — La clirysomèle passe jwur otlontalgiquc. Dans le commerce, on falsifie les cantharides en y mêlant des cbrysomèles.
CHRYSOMYXA, cliampignon du groupe des Urédinées, qui atlaciiio les Epicéa et les Rho<lodendrons.
CHRYSOPHRYS. nom latin scientifique dU genre dac-
RADl..
CHRYSOPRASE (du gr. /pusôrpaTOî). variété d'agate vert-|X)mme qu'on trouve à ivosemiilz (Silésie) ; sa couleur paraît duc au nickel.
CHRYSOTILE. variété fibreuse de serpextixe.
CHRYSOTOSE, poisson. Voy. lanpris.
CHUINTANT (sox), de chuinler, verbe qtii exprime le cri lio la diouette. Voy. coxsonxe.
CHUSITE, altération de péridot. Voy. ce mol.
CHUTE (de chu, jadis cheiit, narlicipc de cheoir], effet do la |)(>5antcur sur les corps aoandonnés à eux-mêmes.
VOIJ. PESANTEUR.
Chute d'eau. On distingue les chutes naturelles, qui sont très fréquentes dans les pavs de montagne, et les chutes artificielles, que l'on produit dans un cours d'eau à l'aide d'un barrage. Tantôt le barrage est en déversoir; alors l'eau passe par-dessus sa crête ; tantôt il est à vanne, et alors l'eau passe au-dessous du barrage par une ouverture, dont la hauteur |)eul être changée à volonté. On utilise ces chutes pour mettre en mouvement des roues hydrauliques ou des turbines. La puissance de la chute s'évalue par le travail mécanique qu'elle produit on une seconde. On mesure ce travail en multipliant le poids de l'eau qui tombe en une seconde par la hauteur de la chute. Chaque mètre cube tombant d'un mètre en une seconde met à notre disposition un travail de 1 000 kilogrammètrcs, équivalant à 13 chevaux-vapeur env. Les machines hydrauliques n'utilisent qu'une fraction de cette quantité de travail, laquelle s'nnpellc rendement de la chute. Les meilleures machines n'utilisent guère que 80 pour 100 du travail théoriquement disi)onible. Voy. roite
HYDRAniOlE et TCRBnsE.
En Géographie |)hysique, chute est synonyme de cataracte et de cascade. Voy. ces mots.
En Horlogerie, on appelle chute l'espace parcouru pr la roue de rencontre, et le petit coup qui résulte du clioc d'une dent avec rentrc-palelle. Dans un échappement bien fait, il faut que la chute soit égale sur chaiiue palette.
En Médecine, on entend par chute de la luette, du rec-
I tum, etc., le relâchement du Ibsu cellulaire de ces OTganes.
CHYLE fdu gi\ yuAÔç, suc). Le chyle est le liquide qui se trouve dans les vaisseaux lymphatiques ou chylifère» [Voy. LVMPHATFQCEs), après l'acte de la digestion; c'est de la ij//H;>Ae chargée de principes assimilables extraits des aliments. Voy. lynpiie.
CHYLIFICATION, transformation des aliments en chyle. Cette transformation se fait dans l'intestin ; c'est à proprement parler l'ensemble de la digestion et de l'absorption intestinales.
CHYME (du gr. -/ujKÎî, suc), bouillie que forment les aliments après avoir subi la digestion stomacale et qui n'est pas encore transformée en chyle. Voy. digestion.
CHYMIFICATION, transformation" en chyme des aliments ingérés dans l'estomac. C'est la digestion stomacale. N'e pas confondre avec la chylification [Voy. ce mot).
CHYTRIOIACÉES. famille de Champignons oomycètes aquatiques et parasites.
CIBLE (de l'allem. Scheibe, disque, but), espèce de but sur lequel on s'exeiTc au tir de l'arc, du fusil, de la carabine, etc. Voy. TIR.
CIBOIRE, en lat. ciborium (du gr. xifiti&iov), vase destiné à la conservation des hosties consacrées! C'est une sorte de calice fermé par un couvercle surmonté d'une croix. Le saint ciboire doit être d'or ou d'argent doré à l'intérieur : il est bénit, mais non consacré. L'Eglise ordonne de changer les hosties et de purifier le ciboire au moins tous les mois. — Dans le rit romain, on appelle ciborium un petit dais élevé au-dessus du maître-autel : quelquefois on suspendait sous ce dais une colombe d'or ou d'argent représentant le Saint-Esprit, et dans l'intérieur de laquelle on conservait l'eucharistie pour les malades.
CirôULE et ciBocLETTE dii lat. aepulla, dimin. de csepa, oignon). On appelle ainsi deux petites espèces d'.'Vil que l'on cultive pour le service des cuisines. La Ciboule [.illium fistulosum) est originaire des montagnes froides de l'Europe et de l'Asie. Ses bulbes allongés forment une loulfe d'où s'élance une tige terminée par une tête conique semlilable à celle de l'ail commun, dont elle a l'odeur, mais moins forte. On distingue : la C. ordinaire, la C. hâtive cl la C. blanche. — La Ciboulette ou Civette [A. schœnoprasum) a les feuilles l)caucoup plus minces que celles de la cilx)ule : ses Heurs violettes forment une petite lx)ule d'un assez joli effet. Elle croît spontanément dans les prairies des Alpes et dans le midi de la France. On la nomme aussi Appétit, parce qu'elle est pour l'estomac un stimulant actif.
CICADAIRES (du g--typc Cicada, cigale), famille d'Insectes, de l'ordre îles Hémiptères, section des Homoptères, caractérisés par des antennes toujours terminées par une soie, des ailes entièrement diaphanes et disposées en toit pendant le repos. Tous ces insectes vivent sur les végétaux, qu'ils percent avec leur trompe ; la plupart sont propres aux pavs chauds. — A cette famille appartiennent les genres Cigale (genre type), Fulgore, Tettigométre, Membrace, Centrote, Cercôpe, Teltigone ou Cicadelle. etc.
CICATRICE (du lat. cicatrix), tissu fibro-cclluleux mii réunit les solutions de continuité des corps vivants. La cicatrisation est la série d'opérations par lesuuelles la nature accomplit cette réunion. Lorsque les ctiairs sont seulement divisées et qu'il n'y a point d'infection, le recollement s'opère rapideineiit : une sérosité glutineuse s'exhale des capillaires et |)eut-êtrc des lymphatiques; elle se remplit de jemies cellules formant un (issu embryonnaire mou que vont parcourir les anses capillaires, émanées des vaisseaux voisins cl qui finissent par se rejoindre ; c'est ce que l'on appelle réunion par première intention. Mais lorsqu'il y a eu perte de substance, la plaie se couvre de granulations coniques et rouges, dites bourgeons charnus; bientôt apparaît un liséré bleuâtre et mince qui s'étend de proche en proche, et qui, prenant chaque jour plus de consistance, finit par fermer totalement la plaie : c'est la couche épidermique. On peut hâter la formation de la cicatrice épidermiciue en aupliquant sur les Iwurgeons charnus de petits lambeaux dépiderme (greffe épidermique). La cicatrice, une fois formée, reste quelque temps rouge, molle et susceptible de se rompre; sa fragilité est extrême et l'épiderme qui la couvre se renouvelle plus fréquemment que dans les autres parties. Dans la suite, elle prend une teinte plus blanche que le reste de la peau, dont elle diffère d'ailleurs par l'absiMu-e de follicules sébacé", il • bulbespileux et de glandes sudorifi^ues. — Les
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