‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 337 sur 1729 · CIGALE · texte numérisé non relu

CIGALE

muscles, les nerfs, les os ( Voy. cal) ont un noodc spécial idc cicatrisation. — Le tissu cicatriciel comiwsé de fihres tentre-croisées en divers sens est doué d'une puissance rétractile considérable qui peut devenir cause de difformités, mais qu'on a mise aussi à profit dans certaines circonstances, p. ex. pour faire disparaître les tumeurs érectiles. Les cicatrices sont souvent le siège de douleurs analogues aux rhumatismes lors des variations atmosphériques.

CICCA, genre de la famille des Enphorbiacées, est compose d'arbres ou d'arbrisseaux à feuilles alternes, petites; à fleurs fasciculées, et h fruit charnu. La pluiwrt des espèces croissent dans l'Asie tropicale. Le C. aislicha, vulg. Chéramélier ou Clu-ranioolier, est cultivé dans l'Inde et aux Antilles : son fruit, dit cerise des Iles, offre aux habitants une nourriture saine et agréable. Le bois renferme un suc blanc. Acre et purgatif, et les feuilles sont employées en décoction comme sudorifiques.

CICER, cicÉROLE, plante. Voy. pois chiche.

CICERO, mesure typographique, valant 12 points ou 4 mm. Autrefois le Cicero désignait le caractère du corps 12 actuel.

CICERONE (de Cicéron, c.-à-d. savant], nom donné en Italie aux individus qui, moyennant salaire, font métier de montrer aux étrangers les curiosités.

CICINDÈLE, Cicinaela, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères penlamères, type de la famille des Cicindélètes : tète saillante, mandibules' très développées, fortement dentées intérieurement ; yeux très gros. Ces insectes habitent les endroits sablonneux, vivent de chasse, et volent avec rapidité. — La famille des Cicindélètes renferme les genres Cicindèle, Manticore, Mégacéphale, Thérate, Collijris, Oxychéile, Euprosojye, Cténostome, etc.

CICUTAIRE (de ctcuta, ciguë), Cicutaria. genre de la famille des Oinbellifères, tribu des Amminces, renfemic des plantes vénéneuses, au nombre desquelles est la C. aquatique ou Ciguë tireuse, commimc dans toutes les contrées marécageuses du nord de la France et de l'Allemagne : tige rameuse et haute de l""; feuilles amples, découpées en folioles dentées; fleurs blanches; racine charnue, creuse, répandant un suc jaunâtre, qui est vénéneux comme tout le reste de la plante. On la regarde comme un jwison plus actif encore que la Grande Ciguë.

CICUTINE. Voy. coxicixe.

CID (de l'aralje séid, seigneur). Le romancero du Cid est un long poème épiqiie espagnol du xii" siècle racontant l'histoire de don Rodrigue de Vivar, dit le Cid. — Il a été la source : 1° de la Chronique rimée (cronica rimada) en espagnol, xiii" siècle ; 2° de Los famosos y heroicos hechos del invencible cavallero el Cid, en espagnol, en vers, par Diego de Ximenes Agellon, xvi" siècle ; 3» de la tragédie de Guilhem de Castro, en espagnol, Exploits de jeunesse du Cid (1618) ; 4» de la tragédie de Corneille : le Cid (1636) ; 5° de la tragédie de Diamante en espagnol : Le Fils vengeur de son père [El honrador de su padre), (1670). Voy. Dict. d'Hist. et de Géoç/r.

CIDARIS (du gr. xtSapt;, bonnet persan), genre d'Echinodermes échinoïdés, type de la famille des Cidaritidées : test épais et circulaire; aires ambulacraires étroites, couvertes de petits tubercules serrés, aires interambulacraires Courvues de gros tubercules perfores qui portent de lourdes aguettes. Les Cidaris habitent les mers des régions chaudes actuelles. On en connaît de fossiles depuis le terrain triasiquc.

CIDRE (du lai. sicera), boisson faite avec le jus de pommes fermenté ; elle renferme de l'alcool (5 à 10 p. 100), du tannin, du sucre, des tartrates, etc. Les qualités du cidre dépendent de la nature des pommes et des soins apportés à sa fabrication et à sa conservation. Pour l'obtenir, à l'aide de broyeurs spéciaux on réduit les pommes à l'état de pulpe semi-liquide; on fait macérer cette pulpe, pendant 24 heures, avec 1/5 de son poids d'eau; puis on la soumet au pressoir. Le moût ainsi obtenu est mis dans des tonneaux bien propres, que l'on remplit incomplètement. La fermentation tumultueuse commence rapidement : au bout de 5 ou 6 jours, elle est terminée ; on procède alors au soutirage ; la fermentation lente continue pendant deux ou trois mois. Le meilleur cidre s'est fabriqué de tout temps en Normandie, notamment dans les vallées de Brav et d'Auge ; on cite surtout ceux de Montigny. de Préaux', de Quièvrevilie, de Houppevillc, etc. ; on fabrique un cidre Iris spiritueux dans l'île de Guernescy. — Le petit cidre

est la lioisson produite par la fermentation du mont pressé additionné d'eau. Le cidre mousseux s'obtient en collant le cidre avec du cachou, après la fermentation tumultueuse; o;i le met ensuite dans des bouteilles en grès ou dans des barils cerclés en fer oîi s'accomplit la fermentation lente. Le poiré est un cidre fait avec du jus de poires. — Les cidres se conservent plus difficilement que les vins : ils sont sujets aux mêmes maladies (acescence, graisse, etc.). \i acescence ou acidité provient d'une fermentation acétique de l'alcool du cidre ; on la prévient en emjKîchant le contact de l'air dans les fûts en vidange, par exemple en recou\Tant le liquide d'une couche d'huile protectrice. — Par distillation, les cidres donnent des eaux-de-vie, dont plusieurs sont estimées (eau-de-vic de Calvados). Us peuvent subir la fermentation acétique et fournissent d'excellents vinaigres.

CIEL (du mot latin cœlum et non cœlum). Dans le langage populaire, ce mot désigne la partie au monde qui est au-dessus de l'horizon, et à laquelle les astres nous paraissent attachés. Les anciens attribuaient au ciel de la solidité et en faisaient une voûte de cristal ( Voy. firmament) ; on sait auj. que ce n'est que l'espace vide, el qu'il doit sa couleur azurée à la masse d'air qui entoure notre globe. Cependant on dit encore le « ciel » pour l'ensemble des astres. Voy. DiunxE (mouvement).

Les Grecs avaient divinisé le Ciel sous le nom d'Uranusc'était le plus ancien de leurs dieux.

Dans le langage des Théologiens, le ciel est le séjour des élus avec Dieu, au sein de Dieu, c'est seulement d'ime façon symlx)lique que nous concevons ce lieu comme placé au delà de l'espace visible. Les musulmans admettent jusqu'à sept cieux, dans chacun desfjuels s'augmente la félicité qui attend les croyants. Voy. paradis et empyrée.

CIERGE (du lat. cereus; de cera, cire), longue chandelle de cire, légèrement conique, que l'on allume durant les cérémonies religieuses. — L'usage des cierges ne provient pas seulement de la nécessité où furent les premiers chrétiens de se servir de flambeaux pour célébrer les saints mystères dans l'oljscurité des catacombes ; on y attacha de lx)nne heure des idées mystiques. Il laul au moins deux cierges sur l'autel pour lacélebration de la messe. — Une bénédiction solennelle de cierges a lieu le jour de la fêle de la Purification de la Vierge (2 février), d'où le nom ' e Chandeleur donné à cette fête. — On appelle Cierge pascal un cierge de grande dimension que l'on bénit dans chaque paroisse pour la lète de Pâques : cette ijénédictiou se fait à l'office du Samedi Saint avant la messe. On fait remonter l'origine de cet usage au concile de Nicée, en 325.

cierge, Cereus, genre de la famille des Cactées, tribu des Céréastrées, caractérisé par une tige allongée, à C('les plus ou moins saillantes, munies d'aiguillons et atteignant quelquefois une hauteur considérable ; fleurs latérales le plus souvent nocturnes et cnhémères. Parmi les espèces principales, on remarque : le C. du Pérou, à 5-8 eûtes verticales et à fleurs manches, qui atteint jusqu'à 15 et 20 m.; le C. du Chili, à 10-12 côtes; le C. laineux, à fleurs verdâtres et à fruits rouges; le C. magnifique, à tiçe rameuse et à fleurs d'un rouge jwurpre; le C. grandi flore, à fleurs blanches en dedans, jaunes en dehors et d'une odeur suave, etc.

On donne vulg. le nom de Cierge à des plantes du genre Euphorbe et du genre Verliascum remarquables par leur tige excessivement allongée.

CIGALE, Cicada, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères homoptères, type de la famille des Cicadaires, a pour caractères essentiels des antennes très courtes, à 6 articles; la tète courte, large et comme tronquée antérieurement, avec 3 petits yeux lisses sur le sommet; des ailes gazées, à nervures saillantes, disposées en toit et dépassant le corps; son abdomen, renflé et conique, est muni à sa Iwse, mais chez les mâles seulement, d'un organe propre à produire ce sou monotone qu'on appelle irr-proprcment le chant de la cigale : ce sont deux membra/ies élfistiques, situées dans le premier anneau de l'abdomen cl munies de parties coriaces dont le frottement iji-oduit un elfet analogue à celui de la roue qui fait vibrer la corde dans une vielle. Les cigales sont plus communes el plus grandes dans les pays chauds que dans les nôtres. Elles vivent de préférence dans les forcis el se nourrissent de la sève des arbres, qu'elles percent de leur trompe. Le type du genre est la C. commune [C. plebcia), qu'on trouve dans le midi de l'Europe. Elle csi d'un brun noirâtre ou

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