‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 339 sur 1729 · CINÉRAIRE · texte numérisé non relu

CINÉRAIRE

Pouilly en Bourgogne, elc. — Le ciment dit américain, ou de Parker, peut roinjilacer la pierre à bâtir ; il acfjuiert en peu de temps la dureté du gi-anitc, et est susceptible d'un beau poli.

CIMETERRE (d'un mot persan), arme en usage chez les Orientaux : c'est un sabre pesant dont la poignée est en forme de manche, et dont la lame convexe, courte, à contre-pointe, s'élargit vers la pointe et s'échancre à son extrémité en portion de cercle prise sur la convexité.

CIMETIÈRE (dugr. ■/o:[AT,TT,ptov, dortoir, lieu de repos). L'usage des cimetières n'était pas inconnu aux anciens. Les Grecs avaient des lieux de sépulture commune appelés TtoXudvôpia. Un faubourg d'Alexandrie en Egypte, construit sans doute sur un ancien cimetière, portait le nom de Nécropolis (Ville des Morts). Chez les Romains, les tombeaux étaient places tantôt dans le voisinige des villes, sur le bord des chemins (où ils formaient des columbaria], tantôt dans un jardin qui avait appartenu au défunt, ou qui était acheté à cet effet. Les hommes du peuple et les esclaves étaient jetés dans des espèces de voiries [parliculi ou culinie). Les premiers Chrétiens enterraient leurs morts dans les catacombes; vers le m' siècle, on consacra à cet usage des terrains séparés et bénits : ils étaient placés auprès des églises. Plus tard on accorda à cjuelques personnes le privilège d'être inhumées dans l'intérieur même de l'égUse. Cet usage, qui était devenu général dans toute la dirétienté, a disparu depuis près d'un siècle, à Paris et dans toutes les villes de France, par des raisons de salubrité : mais on le retrouve encore dans plusieurs pays étrangers. — A Paris, on compte encore trois grands cimetières, établis primitivement aux portes de la ville et auj. compris dans son enceinte : le cimetière de l'Est ou du Père La Chaise, celui du Nord ou de Montmartre, et celui de l'Ouest ou du Montparnasse ; il a été question, autant par mesure de salubrité que pour obéir aux prescriptions de la loi, de les désalfeetcr, et de les remplacer par des cimetières hors de Paris. — A l'étranger, on cite l'ancien Campo santo de Pise, les cimetières de Naples, de Salzbourg en Autriche, de St-Alexandre-Ncvski à St-Pétersbourg, de Notre-Dame du Don à Moscou [Voy. catacombes, CRYPTE, nécropole, ctc). — Voir sur le régime général des cimetières : le décret du 23 prairial an xii sur les sépultures, et le décret du 7 mars 1808 qui défend d'élever ime construction à moins de 100 m. d'un cimetière. Les cimetières eux-mêmes ne peuvent être établis qu'à une distance de 35 m. au moins de l'enceinte des villes et des bourgs. Lorsqu'un cimetière vient à être fermé, il reste dans l'état où il se trouve sans qu'on puisse faire aucun usage du terrain pendant 5 ans. — La loi du 14 novembre 1881 a enlevé aux cimetières (au point de vue légal) tout caractère religieux. Voy. aussi inudmation,

SÉPCLTCRE, CO.NCESSION, etC.

Les cimetières intéressent l'hygiène à plusieurs points de vue. L'inhumation des cadavres utilise la destruction de la matière organique par le sol [Voy. sol). Le meilleur terrain pour un cimetière est donc un sol suffisamment poreux pour que l'air et l'eau puissent se trouver en contact avec les corps. Si le sol est trop poreux, il manque d'eau ; s'il est argileux, il manque d'air : de là des retards dans la décomposition rapide des cadavres, qui devient une putréfaction lente. Les cercueils de chêne, les vêtements retardent la décomposition. — Les recherches récentes de Miquel ont démontré Jue l'air d'un cimetière n'a pas plus de bactéries que l'air 'un jardin public. Les microbes sont en effet retenus par l'humidité du sol. Quant aux dégagements gazeux qui peuvent se produire, ils sont trop dilués dans la masse de l'atmosphère pour être dangereux. — Le sol des cimetières ne conserve pas toujours au même degré le pouvoir de réduction des matières organiques, et, au bout d'un certain temps, les cadavres s'y saponifient. Néanmoins la terre a une telle puissance d'oxydation que l'eau qui l'a traversée ne contient plus de germes. Il n'en serait pas de même si les cadavres étaient directement en contact avec la nappe d'eau souterraine. En résumé, il semble que le sol constitue souvent un filtre assez puissant pour empêcher la souillure des eaux par les matières organiques des cimetières.

CI M EX, nom latin de la Punaise, a formé les mots : Cimicides et Cimiciens, famille d'Insectes dont la Punaise est le type : Cimicifuge, épitlicte donnée à une espèce d'j4c<ée propre à chasser les punaises [Voy. actée) ; Cimicaire, plante de la famille des Renonculacées, tribu des Pseonjées, dont l'odeur chasse aussi les punaises.

CIMIER (de cime), ornement qui forme la partie supérieure d'un casque. Le cimier est ordinairement surmonté d'une aigrette ou d'une touffe de plumes ou de crin. En Blason, on nomme ainsi un ornement posé à la cime du casque ; c'est la partie la plus élevée des ornements extérieurs de l'écu. Les rois de France jusqu'à François I" ont porté pour cimier une double fleur de lis. Bretagne, Anjou et Bourgogne avaient les cornes. — En Vénerie, ce mot s'entend de la pièce de chair qui se lève le long du dos et des reins du cerf, du daim, du chevreuil, etc. Dans la curée, cette partie se donne au maître de la chasse.

CIMOLÉE (terre), ou cimolithe, terre argileuse en masses feuilletées ou amorphes, blanches ou grises, dans l'île de Kimolé (Archipel) ; elle a été employée, en méde» cine, comme astringente et résolutive. — On nomme encore ainsi la boue des couteliers, oxyde de fer cpii se ramasse autour de la roue sur laquelle les couteliers aiguisent les instruments de fer ou d'acier.

CINA (pour China), un des noms du Semen'Contra.

CINABRE (du gr. xiwà6apt), sulfure de mercure [HgS], se rencontre en cristaux rhomboédriques possédant à un haut degré la polarisation rotatoire []'oy. ce mot) ou en masses compactes souvent mélangées de bitume, à Almaden en Espagne, à Idria en Carinlhic, au Pérou, au Mexique, en Chine, etc. Il est d'un beau rouge groseille quand il est pur, tendre et très dense (D = 8,l). On l'exploite pour en extraire le mercure. On l'obtient artificiellement en chauffant du soufre avec du mercure en vase clos et soumettant ce produit à la sublimation. C'est en broyant le cinabre artificiel sous des meules avec de l'eau qu'on obtient le vermillon [Voy. ce mot). Les Hollandais ont eu pendant longtemps le monopole de la fabrication du cinabre artificiel ; mais on le prépare aujourd'hui à Paris en grande quantité. Albert le Grand fit le premier connaître, au xiii" siècle, la composition du cinabre.

CINARÉES (du g.-type Cinara, artichaut), tribu de la famille des Composées, oui correspond à peu près aux anciennes familles dites Flosculeuses, Carduacées et Cimûrocéphales, est caractérisée par ses fleurs en capitule et par un anneau, une collerette ou un renflement à la partie supérieure de chaque style. — De Candollc l'a subdivisée en onze sous-tribus : Calendulées, Arctotidées, Echinopsidées, Cardopatées, Xéranthémées, Carlinées, Centauriées, Carthamées, Silybées, (Carrfj<iH^c« qui comprend le genre-type) et Serratulées.

CINAROCÉPHALES. Voy. cinarées.

CINCHONACÉES, ciNCHONÉES. Voy. rubiacées.

CINCMONICINE, alcaloïde isomère de la cinchoninc qui se présente sous forme d'une masse résineuse fusible à 50°. Ses sels sont solubles dans l'eau. Elle a été découverte par M. Pasteur.

CINCHONIDINE, isomère de la cinchoninc, fort abondante dans les quinquinas des Indes. Par cristallisation dans l'alcool, la cinchonidine donne de beaux prismes incolores fusibles à 200°. Cet alcaloïde donne de très beaux sels avec les acides.

CINCHONINE (de Cinchona, nom latin du Quinquina), alcali végétal, cristallisant en prismes rhomlwïdaux droits, incolores, amers, insolubles dans l'eau fi-oidc, très solubles dans l'alcool ; il accompagne la quinine dans les quinquinas, spécialement dans les gris. Il forme des sels extrêmement amers, et a pour formule C'H^^Az'O. Comme la quinine, cette base est fébrifuge, mais à doses plus considérables ; elle est peu employée en médecine. — Pelletier et Caventou ont isolé la cinchoninc en 1820.

CINCLE, Cinclus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux et de la famille des Turdidés, ou Merles, dont il se distingue par son bec comprimé, droit, à mandibules également hautes. L'espèce type est le Merle d'eau [C. sturnus), appelé aussi Aguassière à gorge blanche, qui est de la grosseur d'un etourneau, d'un brun noirâtre en dessus, onde de gris en dessous. ILvit d'insectes aquatiques, et se tient habituellement dans les marais. On le trouve dans les pays montagneux : les Pyrénées, les Alpes, etc.

A ce genre appartienti le Cinclosome ou Pigeon de terre, très commun en Australie.

CINÉMATIQUE (du gr. x(v7^|ia, mouvement), science abstraite des mouvements. Voy. mécanique et mouvement.

CINÉRAIRE (du lat. cinis, cendre), Cineraria, genre

de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées,

renferme un assez grand nombre d'espèces, presque toutes

1 herbacées. L'espèce-type est la 6. maritime, très abon-

GINÉSIALGIE

CIRCONFFLEXE

Jai)tc s\ir les roclirrs de la Méditerranée : on la reconnail ûscs feuilles blanchâtres et cendrées : à ses fleurs jaunes, apparentes. — On cultive dans les jardins sous le nom de Cinéraires beaucoup de Scnécionidées qui ne font point partie de ce genre, p. ex. la C. pourpre et ses nombreuses variétés.

CINÉSIALGIE (du pr. xî'/T,ai;, mouvement, et âXyoî, douleur), état dans lequel la contraction d'un muscle est douloureuse. C'est le cas lorsque le muscle lui-même ou les tissus voisins sont enflammés; c'est le cas aussi lorsque le tissu d« muscle est modifié, par suite d'un effort violent (coup de fouet).

CINGLE et zingel, jwisson. Voy. apron.

CINNABRE. Voy. riNAERE. ,'

CINNAMIQUE (Acinr.), acide organique cristallisé, incolore, peu solublc dans l'eau froide, très soluhle dans l'alcool. Il se produit i>ar l'action de l'air et des autres agents oxygénants sur l'essence de cannelle [Laurus cinnamo- ViUm] ; on l'extrait aussi du styrax et des liaumes de Toiu et du Pérou, où il a été découvert en 1854 par Dumas et Peligot. Depuis, cet acide a été produit artiliciellement par l'action du chlorure d'acétylc sur l'essence d'amandes amères. Il contient le radical cinnamyle oui se retrouve dans tous les comj)osés ciniiamiqnes (aldéhyde, acide, chlorure, etc.).

CINNAMIQUE (ai.déhïde). Cette substance est un des principes constitutifs des essences de cassia et de cannelle; t'est une huile d'odeur agréalde, incolore, résiniliable par oxydation à l'air, et domiant l'acide cinnamique par l'action de la potasse. Elle a été découverte par Dumas et Peli^t.

CINNAMOME, Cinnamomu7n,nom donné par les anciens à une suKstance aromatique produite par un arl)risseau qui croissait sur les lx)rds de la mer Rouge, et que l'on croit être la cannelle; quelques auteurs disent que c'était la mvrrhe. — Pour les Botanistes, ce mot désigne un genre des Laurinées, Laiants cinnamomum, qui fournit la caïuiclle.

CINNOR ou KiXNOB, instrument de Musique des anciens IK'hrcux; c'était une espèce de cithare en Iwis et de forme triangulaire, qui était moulée de cordes eu boyau tendues dans la longueur de l'instrument et en nombre variable.

CINNYRIDÉS, famille d'Oiseaux établie par Lesson, compiend les deux familles des Certhiadés et des Philédons, et répond aux Grimpereaux de Cuvier.

CINSAUT, cépoge français cultivé sous des noms divers dans le Ijanguenoc et la Provence. La grappe et les grains sont gros. C'est un bon raisin de table, qu'on expédie en grandes quantités. Il donne un vin estime et réussit surtout bien dans les terres caillouteuses et élevées.

CINTRE (du b.-lat. cinlriini; de cinclura"]), figure courbe, arcade ou voi'ite, en pierre ou en l)ois, dont les pièces s'appuient les unes sur les autres, et par leur poussée mutuelle ou tendance vei-s leur centre, contribuent à la solidité. On nomine clef la pièce qui ferme le cintre en haut, et qui |)ar son |X)ids presse les pièces voisines et les maintient à leur place; sa forme est celle d'un coin. Une voûte en demi-cercle iwirfait s'apjielle plein cintre. On distingue le C. surbaissé et le C. surmonté, le premier plus bas, le second plus haut que le plein cintre, et le C. rampant, qui suit le rampant d'un escalier ou d'un arcboutant. — On donne encore le nom de cintre : i" à l'appareil de charpente sur lequel on bâtit les voûtes ; 2" à la partie du plafond d'une salle de spectacle qui règne audessus du théâtre, et où l'on place les diverses machines, telles que les treuils qui servent aux enlèvements, les gloires, les nuages, les bandes d'air, etc. ; le dernier rang des loges, celui qui est immédiatement sous le plafond, s'appelle loges du cintre.

CIPAYE (ilu jiei-san sipâki), le même que spahi, nom donné, dans l'Inde, à tous les indigènes qui servent dans les troupes européennes. Les cipaycs, ordinairement dociles, ont fait courir en 1857 un grand danger à la domination anglaise dans l'Inde.

CIPOLIN (de l'ital. cipollino. du lat. csepula, oignon, à cause de sa structure foliacée). Les géologues doiuient d'ordinaire le nom de cipolin aux calcaires cristallins contenant des cristaux appartenant aux micas, aux grenats ou à d'autres silicates. Les cijwlins forment des l)arres ou des amas dans la partie moyenne et supérieure des terrains cristallophyllicns. Us s'emploient comme marbres et peuvent recevoir un très beau poli. Leur couleur est varia! le.

CIPPE (du lat. cippits), fût de colonne sans base ni cha-

piteau, ou pierre quadrangulaire, que l'on plaçait soit sur les routes iiour indiquer les distances, soit aux angles dos champs pour en fixer les limites, ou bien sur les sépultures : on a consen,'é Ijcaucoup de cippes funéraires ornés d'inscriptions.

CIRAGE (de cire), nom donné à plusieurs compositions dans lesquelles on faisait autrefois entrer de la cire, et qui sont employées pour noircir la chaussure et les harnais, et les faire reluire en leur donnant une sorte de vernis. Le cirage anglais, qui a remplacé le cirage à l'œuf dont se servaient nos pères, est un mélange de noir d'ivoire broyé à l'eau, d'acide sulfurique, de mélasse, de gomme et d'un peu d'huile : on v ajoute quelquefois de la noix de galle et du sulfate de fer; on fait reluire ce cirage en le brossant. Depuis quelques années, le cirage anglais a été luimême remplacé en partie par le vernis [Voy. vernis), qui s'applique au pinceau et dont le noir est très brillant. — I Le cirage qui sert à donner du brillant aux ouvrages de 1 menuiserie, aux sculptures en l)ois, aux parquets d'appar- ] tements, etc., est plus connu sous le nom a encaustique. i Voy. ce mol.

I CIRCAÈTE (du gr. nLlç-nrxi, busard, et dEtôî, aigle), Cir-

' caetus, genre de l'ordre des Ilapaces diurnes et du groupe

des Aigles. Ces oiseaux tiennent le milieu entre les Aigles

pêcheurs, les liuses et les Balbuzards, et se rapprochent

des Harpies. L'espèce type, le C. brachydactyle, vulg. Jean-

j le-Blanc, est commune en Allemagne, mais rare en France.

I Cet oiseau a la tête grosse, le liée noir, le dessous des

yeux garni de duvet blanc, le sommet de la tête et le

I ventre blancs, le dessus du corps brun, la queue carrée et

j les doigts jaunes. Il est long de 0 m. 70. 11 se nourrit de

j lézards, de ser|)ents, de souris, de grenouilles, et fait un»

, guerre active au menu giliier et aux animaux de Ixisse-

'. cour.

CIRCASSIENNE, étoffe croisée, rase, sèche, quelquefois tout en laine, le plus souvent chaîne coton et trame lakie. S'employait jKiur vêlements d'été, mais est bien abandonnée âuj.

CIRCÉ, 34" petite planète, trouvée le 6 avril 1855 par Chacornac, à Paris. Voy. planètes.

CIRCÉE (nom mythologique), Circaea, genre de la famille des Onagrariées, renferme des plantes herbacées communes dans les forêts et les lieux ombragés, monlueux, où ces plantes fleurissent au milieu de l'été. La C. lutetiana, vulg. Herbe à la magicienne, H. aux sorciers, à laquelle on attribuait des propriétés merveilleuses, a la tige droite, haute d'env. 0'",40; des feuilles opposées, aiguës; des fleurs blanches ou rougeàlres, en longues grappes terminales.

CIRCINÉ (du lat. circinatus), se dit, en Botanique, des feuilles qui se roulent sur elles-mêmes en crosse. Les Fougères et plusieurs Droséracées ont leurs feuilles circinées. CIRCINÉS (de circus, busard), subdivision de la famille des Falconidés, a jiour type le genre Busard. Voy. ce mot. CIRCUMPOLAIRES (du lat. circum, autour, el polus, pôle), nom donné, en Astronomie, aux étoiles situées près du pôle, et qui, dans leur mouvement diurne, tournent, sans jamais s'alwisscr au-dessous de l'horizon. On les appelle aussi étoiles de perpétuelle apvarition. Plus le inile est élevé au-dessus de l'horizon d'un lieu, et plus le nombre des étoiles circompolaires est grand pour ce lieu.

CIRCONCISION (du lat. circumcisio). Les Juifs pratiquaient cette opération sur les enfants [mâles et sur les adultes qui embrassaient leur religion. C'était à la fois une sorte delwptême et un caractère dislinctif. On faisait cette cérémonie le 8" jour de la naissance. Jésus-Christ y fut soumis lui-même, et la religion chrétienne fête, le l"jour de l'année, cetta circonstance de sa vie. La circoncision remonte peut-être à Abraham ; elle fut abandonnée par les disciples de Jésus-Christ, notanunent par St Paul, mais elle fut conservée par les Juifs, qui la pratiquent encore aujourd'hui. Elle était en usage, de temjis immémorial, en Egvptc et en Ethiopie ; elle sulisisle encore chez les Musulmans : la plupart la pratiquent à 7 ans; les Persans, de l.'î à 14 ans. Chez ces peuples, la circoncision paraît être autant une précaution d'hygiène qu'une cérémonie essentiellement religieuse.

CIRCONFÉRENCE, synonyme de contour. Ce mot, en raison d'habitudes vicieuses prises dans l'onseignemenl, tend de i)his en plus à prendre le sens spécial de circonférence de cercle [Voy. cercle).

CIRCONFLEXE. Voy. ACCE!(r.

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