CIRCONLOCUTION
CIRCUMNUTATION
CIRCONLOCUTION. Voy. périphrase.
CIRCONSCRIT. En Géométrie, on dit qu'un polygone est circonscrit à un cercle, quand tous ses cotés sont des tangentes; qu'un cercle est circonscrit à un polygone, quand sa circonférence passe partons les sommets du polygone ( Voy. inscrit). — On dit encore qu'une sphère est circonscrite à un polyèdre, à un cylindre, à un cône: u'uii polyèdre est circonscrit à une sphère, à un cylindre, à un cône.
CIRCONSTANCES (du lai. circumslantiœ] . C'est, en Rhétorique, un des lieux communs intrinsèques {Voy. iiEL'x communs). Il consiste à indi(juer la personne, la chose, le lieu, les moyens, le motif, la manière, le temps, comme le fait Cicéron dans la narration .le son plaidoyer pour Wilon. On a réuni toutes les circonstances dans ce vers technique :
Quis, qiiid, ubi, quihiis auxiliis, cur, quomodo, quando?
On ajipcUe pièces de circonstance de petits ouvrages dramatitpies roulant sur un fait contemporain.
En Droit criminel, on distingue les C. aggravantes et les C. atténuantes. — Les C aggravantes sonl celles qui rendent le crime ou le délit plus grave, et qui, par conséquent, entraînent une pénalité plus forte : ainsi, p. ex., si le vol a été commis la nuit, s'il a été commis par deux ou plusieurs personnes, s'il a été commis à l'aide d'effraction ■extérieure, ou d'escalade, ou de fausses clefs, etc. ; si les coupahles, ou l'un d'eux, étaient porteurs d'armes, s'il y a eu menace d'en faire usage, ou s'il y a eu violence; si le vol a été commis sur un chemin public, si le voleur est un domestique ou un homme de service à gages, etc., ce sont là autant de circonstances qui motivent une aggravation de peine (C. pén., art. 361 et suiv.). S'il résulte des débats une ou plusieurs C. aggravantes non mentionnées dans l'acte d'accusation, le président doit poser la question suivante : L'accusé a-t-il commis le crime avec telle ou telle circonstance? (C. d'instr. crim., art. 338). — Les C. atténuantes ont pour effet de diminuer la criminalité et d'abaisser la peine. Ces circonstances ne sont pas énumérées par la loi, elles sont laissées à l'appréciation du jury. En toute matière criminelle, même en cas de récidive, le président, après avoir posé les questions résultant de l'acte d'accusation el des débats, doit avertir le jury, à peine de nullité, que s'il pense, à la majorité, qu'il existe, en faveur d'un ou plusieurs accusés reconnus coupables, des circonstances atténuantes, il devra en faire la déclaration en ces termes : Oui, à la majorité, il existe des circonstances atténuantes en faveur de tel accusé (G. d'instr. crim., art. 541). — Si, dans une même cause, il existe tout à la fois des circonstances aggravantes et des circonstances atténuantes, on doit tenir compte d'abord des premières, et seulement ensuite des secondes, pour le calcul de la peine.
Les modifications apportées à la pénalité dans les différents ordres de crimes ou délits par l'admission de circonstances atténuantes ont été énumérées dans l'article 403 du C. pénal. La rédaction de 1810 n'admettait de circonstances atténuantes qu'en matière correctionnelle et de simple police; la loi du 25 juin 1824, complétée depuis par celle du 28 avril 1832, les a étendues au criminel. L'usage en a été légèrement restreint par la loi du 13 mai 1865.
CIRCONVALLATION (ligne de). Voy. ligne.
CIRCONVOLUTIONS cérébrales, saillies onduleuses qui se remarquent sur toute l'étendue du cerveau et du cervelet. Voy. CERVEAU.
circonvolutions intestinales, contours que décrivent les intestins en se repliant sur eux-mêmes. Voy. intestin.
CIRCUIT, en Electricité, ensemble des conducteurs que traverse un courant. Voy. courant, résistance.
CIRCULAIRE (du lat. circularis, de circulus), acte administratif adressé par un supérieur à ses subordonnés et 3ui n'est obligatoire que pour eux, à la différence d'un écret ou d'un arrêté. — On appelle Fonctions circulaires les fonctions trigonométriques, telles que sin a-, cosx, tgx, etc. La théorie des fonctions circulaires comprend la trigonométrie. — Effectuer \me permutation ciradaire sur des lettres ou des objets, c'est remplacer le second objet par le premier, le troisième par le second, le quatrième par le troisième, le premier par le dernier. Cette opération peut s'effectuer p'usiours fois de suite. Si les objets étaient rangés en cercle, ai rès une ou plusieurs permutations circulaires, ils seraient toujours rangés en cercle, dans le même ordre.
CIRCULATION (du lat. circulatio), fonction ne la vie organique qui consiste dans le mouvement successif, et jiour ainsi dire circulaire, du sang, qui est poussé dans les artères par le cœur, puis rapporté par les veines à cet organe, pour en repartir de nouveau. Le sang des veines, versé dans l'oreillette droite du cœur par les veines caves supérieure et inférieure, passe dans le ventricule droit correspondant; de là, il va aux poumons par les artères pulmonaires, abandonne une partie de l'acide carboniciue dont il est cliargc et emprunte de l'oxygène à l'air. Il revient ensuite à l'oreillette gauche par les veines pulmonaires.
Fuis il passe dans le ventricule gauche , et de là dans aorte, qui par les artères le distribue à toutes les parties du corps.
La circulation est dite complète quand tout le sang di'S veines est envoyé aux poumons et transformé en sang artériel avant d'arriver à l'oreillette gauche, comme cela a lieu chez l'Homme, les Mammifères et les Oiseaux; elle est incomplète lorsqu'une partie seulement du sang impur est envoyée aux poumons, comme cela a lieu dans les Heptiles et lesAmphibiens qui n'ont qu'un ventricule. Chez les Poissons, le cœur n'a plus que deux cavités, un ventricule et une oreillette, tout le sang veineux est bien envoyé dans l'appareil respiratoire (branchies) ; mais l'infériorité consiste en ce que la contraction d'un seul ventricule doit faire parcourir au sang tout son circuit. Chez les animaux inférieurs, le cœur est réduit à une seule cavité ou même à un simple vaisseau contractile. — Quand la circulation est complète, elle est aussi double, parce que le sang veineux parcourt deux cercles avant de revenir à son point de départ : l'un, de l'oreillette droite à l'oreillette gauche en passant par les poumons; l'autre, de l'oreillette gauche à l'oreille droite après avoir parcouru tout le corps. Le premier cercle constitue la petite circulation ou C. pulmonaire, et le second la grande circulation (Voy. cœuii). — Outre la circulation générale du sang, Claude Bernard a établi l'existence de circulations locales, se produisant sous l'influence des nerfs vaso-moteurs, soit constricteurs et frigorifiques, comme le grand sympathique, soit dilatateurs et calorifiques. — MM. Dastre et Morat ont beaucoup étendu ces recherches et montré que dans presque tous les organes la circulation pouvait être activée ou ralentie par des nerl's vaso-moteurs. — Entrevue par Galien, Vésale et Césalpin, la circulation du sang fut démontrée en 1628 par Harvey, qui l'avait découverte dès 1619.
Dans les Plantes, la circiclation est le transport, dans toutes les parties du végétal, des sucs nutritifs puisés soit dans la terre, soit dans l'air, par l'absorption. Ces sucs nutritifs, qui constituent la sève ascendante, s'élèvent dans la plante par les vaisseaux du corps ligneux, arrivent aux feuilles, où ils subissent une transformation par suite des phénomènes chlorophylliens, et forment la sève élaborée, qui se répand dans les divers organes auxquels elle fournit les substances nécessaires à leur développement.
En Économie politique, la cij-culation est le mouvement des valeurs de toute sorte au moyen de la production et des échanges. La prospérité des nations dépend en grande partie de l'activité de la circulation. Quant aux circonstances qui accélèrent la circulation, ce sont, outre la confiance et la sécurité qui assurent le crédit, la facilité et la promptitude des communications, et un bon système d'établissements destinés à faciliter les échanges.
Papier de circulation. Voy. signature de crkiut.
En Droit, la faculté, pour les personnes, de circuler est comprise dans la liberté individuelle : elle ne peut être entravée que par la surveillance de la haute police, le pouvoir discrétionnaire jjour le gouvernement d'expulser les étrangers, l'obligation de se munir de passeports, etc. {Voy. liberté). La circulation des choses ne peut être aussi entravée que dans certains cas, en nombre limité. Voy. acquit-à-caution, emdargo, etc.
CIRCUMFUSA. c.-à-d. les choses répandues autour, se dit, en Hygiène, de toutes les influences qui entourent l'organisnïe et agissent habituellement sur lui, l'air, le climat, les eaux, les habitations, les vêtements, etc., en un mot tout ce qui constitue le milieu dans lequel on vit. Voy. sol. eaux, atmosphère, abris, vêtements, alimentation
et BOISSONS.
CIRCUMNAVIGATION. Voy. totages.
CIRCUMNUTATION. L'extrémité des organes des végétaux (surtout les tiges) décrit des cercles ou des spirales ; ce phénomène, qui est dû au déplacement régulier et c;f-