‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 341 sur 1729 · CIRCUMPOLAIRE · texte numérisé non relu

CIRCUMPOLAIRE

CIRRIPKDES

rulairc de la pônjratricc de plus grande c^oi^sanoe. s'ap- |i(lle circummilation. Le plus souvent il faut une obscrvalion précise pour l'apercevoir; dans les plantes volubiles iJ c;t très accusé.

CIRCUMPOLAIRE. Toy. circumpolaire. \

CIRCUS, nom latin scientifique du genre Busard, j Voij. ce mot. j

CIRE (du lat. cera], matière grasse, dure et cassante, sécrétée par les alwilles et par quelques insectes de la même famille. Pour obtenir la cire brute [C. vierge, C. jaune), on exprime les rayons pour en séparer le miel ; on fait fondre la cire dans l'eau ix)uillante, et on la coule dans des vases en teire ou en bois. La cire doit son odeur et sa couleur jaune à des matières étrangères qui s'enlèvent par la fusion avec un peu de crème de lartre et l'exposition à l'air ou à la roscc; elle fond à 64°. La cire blancliie n'a ni odeur ni saveur, et présente une densité de 0,966; die est insoluble dans l'eau, mais elle se dissout dans les huiles et les graisses, ainsi que dans les essences et dans létiier ordinaire. Elle renferme 2 principes qu'on parvient à Si'parer par l'alcool : l'un, soluble dans ce liquide, constitue un acide organique qu'on nomme acide cérotiqiic; l'autre, insoluble, porte le nom de myricine ou de mélissine. On emploie principalement la cire jwur l'éclairage ( Voy. bocgie) ; les cn-es plus grossières servent pour frotter les appartements; les pharmaciens font usage de la cire [M)UT préparer les emplâtres, le cérat et les onguents; les sculpteurs l'emploient pour le mo<lelagc; on l'utilise aussi pour préparer les pièces artificielles d'anatomie ( Voy. céroplastiqce). Les cires les plus estimées viennent de Bretagne, de Bourgogne, de Hambourg, de Russie, d'Amérique^ du Sénégal, d'Algérie. — Huljcr de Genève a publié en 1792 les premières expériences sur la production de la cire par les al)eilles ; Gundiacb a confirme en 1842 les résultats (lu il avait obtenus; il a constaté que ces insectes nourris simplement de sucre ou de miel produisaient la même quantité de cire, ce qui démontre bien que cette suljstance n'est pas retirée directement toute formée du calice des fleurs. En AnglelciTe, Brodie a été amené par les analyses les plus exactes aux mêmes conclusions (1848).

Outre la cire d'aljcilles, Ix-aucoup d'autres substances analogues à la cire sont fournies par le règne végétal, ainsi : la cire de myrica (luc l'on retire des Iwics du Myrica cerifera [Cirier de la Louisiane] et qui est un vrai corps à acide gras cl à base de glycérine; la cire de Chine, récoltée en Chine sur plusieui-s arbres dont elle s'écoule après la piqûre d'un insecte nomme Coccus : c'est du cérolate de céryle; la cire de Caruauba. produite par un palmier du nord du Brésil, le Ccrojcyle ou Palmier des Andes : elle se trouve à la surface de ses feuilles. Enfin toutes nos plantes contiennent une certaine quantité de cire soit dans leurs fruits, soit surtout à la surface des feuilles, où elle forme souvent de jietites colonnotles serrées les unes contre les autres; la cérificalion annule la perméabilité de la membrane épidermiquc. On se sert des cires végétales pour l'éclairage.

CIRE À CACiiEïKR OU CIRE d'espagne, mélange de substances résineuses qu'on façonne en bâtons, et qui sert à cacheter les lettres. La cire fine rouge se prépare avec 4 p. de résine laque, 2 p. de térélicnthine de Venise, et 2 ou 3 p. de vermillon. On en fait aussi de la noire, de la verte, de la jaune, etc. Les cires communes se font avec de la colophane, du blanc d'Espagne bien desséché et du vermillon ou du miîtium. Autrefois toute la cire à cacheter nous venait de l'Inde par l'Espagne. — On appelle cire à sceller la matière plastique dont on se sert pour recevoir à froid l'empreinte d'un cachet, et qu'on emploie surtout dans l'apposition des scellés. On la prépare en fondant ensemble de la cire blanche, de la térébenthine de Venise, et du vermillon, du vert, du jaune, etc.

CIRE MINÉRALE OU FOSSILE. Voy. OZOKÉRITE.

En Zoologie, on nomme cire la membrane d'aspect cireux qui recouvre la base du bec de certains oiseaux.

CIRIER, celui qui fabrique des cierges et des bougies. Voy .BOUGIE et cierge.

CIRIER ou ARBRE À CIRE, nom vulgairc du Myrica cerifera.

Voy. MYRICA.

CIRON (lu b.-lat. sirio; orig. germaniq.), nom vulgaire sous lequel on confond les iniïes du fromage et la plupart des esp.'ccs d'Arachni<les, pour ainsi dire microscopiques, qui con-^titucnt le groupe des Acares^ Voy. acarides et mite.

CIRQUE (du lat. circus), vaste enceinte destinée chez

les Romains à la célébration des jeux publics, comme le slade chez les Grecs, était entoure de gradins élevés en amphithéâtre. L'arène était divisée dans le sens de sa longueur par un mur appelé spina et surmonté de statues, d'autels et d'obélisques. Le cirque, plus long que large, était arrondi à l'une de ses extrémités, et ferme à l'antre par les loges des animaux féroces destinés aux combats, et par des kirrières d'où iwrUient les chevaux et les chars ll'oy. amphithéâtre]. — Le premier cirque fut éUbli dans Rome par Tarquin l'Ancien, dans la vallée entre le moni Aventin et le mont Palatin. Ce ciraue avait cnv. 145 m. de longueur; dans la suite, il fut plusieurs fois agrandi et emlielli, surtout par les empereurs; il était environné à l'extérieur de colonnades et de galeries garnies de Ijoutiques qui formaient des promenades fréquentées. Outre ce cirque, appelé le Grand Cirque, Rome en avait 8 autres fort remarquables. Les jeux du ciixjue [circeuses] étaient célébrés avec une grande pompe. Us commençaient par ime cavalcade en l'honneur du soleil. Les courses en char, à cheval et à pied venaient ensuite. Les combats de gladiateurs leur succédaient. — On appelait factions du cirque les différentes troupes de conducteurs de chars qui se disputaient la victoire dans le cirque ; il y en avait 4 principales, qui se distinguaient par les couleurs verte, bleue, rouge et blanche ; Domitien y ajouta la couleur pourpre et la couleur dorée.

Aujourd'hui le mot cirque s'applique à des enceintes circulaires et couvertes, destinées aux spectacles donnés par des écuvers ou servant de salles de concert. Tels sont: a Paris, le Cirque d'hiver, établi vers 1802, rue St-Honoré (salle Valentino), sous le nom de C. olympique, par Astley et Franconi (transporté depuis faubourg et boulevard du Temple, il est auj. sur le boulevard des Filles-du-Calvaire), le Cirque d'été, constniit en 1835 aux Champs-Elysées; le Nouwau Cirque, rue du Faub.-Sl-Honoré ; à Londres, le C. royal, etc.

CIRRATULE, Cirratidus, genre d'Annélides errantes, de l'ordre des Cliétopo<les, établi par Lamarck pour une espèce curieuse des mers du Nord. 11 est caractérisé par l'auscnce des ciiTes ventraux, tandis que les sujHÎrieurs de chaque apjiendice sont longs et filiformes.

CIRRE ou CIRRHE (du lat. cirrus, boucle, vrille). Ce mot se dit : en Botanique, de certains appendices })arficuliers aux plantes grimpantes, qu'on appelle aussi vrilles ou mains ( Voy. vrille) ; — en Zoologie : 1° des plumes sans barbules que certains oiseaux ont autour des narines ; 2° des Kirl)illons ou tentacules labiaux de certains poissons; 3" des antennes qui se développent aux anneaux céphaliques, chez les Annélides; 4" des ap|)endices cylindriques qu'on romartjuesurle manteau de divers mollusques ; 5° des anfiendices i-espiratoires des Cirripèdes [Voy. ce mot); 6° des expansions dont est couvert le corps des Echinodermes, etc.

ciRRiiiPÈnEs. Voy. cirripèdes.

CIRRHOSE (du gr. xtpôwutî, de xtpjSôî, jaune). Le terme générique de cirrhose comprend toutes les scléroses ou lié|iatites chroniques du foie. Il y a hyjjcrtrophie du tissu eonjonctif normal qiii s'étend de la capsule de Glisson aux lobules hépatiques. Ce tissu ne larde pas à devenir 1 fibreux et rélractile et à étouffer les éléments glandulaires. i L'hvpertrophie du tissu cellulaire peut débuter en suivant soit les veines [C veineuse) , soit les veines portes périphériques (C. atrophique), soit les canaux biliaires [c. hypatrophiqtte). — La cirrhose peut être partielle ou totale, primitive ou secondaire; quoi au'il on soil, par l'évolution même de la lésion, le volume du foie se réduit considérablement; il présente de nombreuses l)osselures très inégales et sa couleur est celle du cuir jaune; l'élément vasculaire formé par les capillaires et surtout jwr l'artère hépatique et la' veine porte se détruit en prlie; il en arrive de même des dernières ramifications des conduits excréteurs de la bile, et il se forme 'alors eniro ces différents éléments une siiralwndance de tissu fibreux qui contribue à faire disiwiraitre les parties voisines et (jui, par sa rétraction, oniraine la déformation de l'organe. La cirrhose est une maladie à marche très lente, dont les «iébuts sont très obscurs : elle peut être causée par les abus alcooliques; elle complique souvent les affections graves du cœur. La terminaistm est toujours fatale.

CIRRIPÈDES (du lat. cirnis et pes, pedis. pied), autrefois classe de rembranchoment des Mollusques, aue Milnc Edwards a transportée d'alwrd dans l'cmbranchement des Annelés et définitivement dans la classe dea

CIMUS

CISTLI.E

Crustacés. Ce sont des animaux sans lôte et sans yeux; leur corps est muni d'un manteau et de pieds ou cirres cornés plus ou moins nombreux, disposés sur deux rangs; leur bouclie est nmnic de mâchoires transverscs. Leur système nerveux est formé de ganglions et de nerfs. lis possèdent un cœur et des vaisseaux. Tous ces organes sont protégés par une coquille composée d'un certain nombre de valves libres ou soudées, mais non réunies par des charnières. — Les Cirripèdes sont les uns sessiles, les autres iixés aux corps sous-marins par un pédoncule contractile et llcxii)le plus ou moins développé. On les divise d'après cela en deux ordres : les C. sessiles (Balanc, etc.) et les C. pédoncules (Anatife, etc.).'

Il y a aussi des Cirripèdes parasites, tels que la Sacculme,\\\n vit sous la queue des crabes. Ils sont réduits à la forme d'un sac et c'est l'étude de leur développement et de leurs larves qui permet seule d'en faire des Crustacés.

CIRRUS (du lai. cirrus, boucle), genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Haliotiuées; coquille élevée et conique, présentant, à une certaine distance du bord, une série de trous respiratoires disposés sur une même ligne. On n'en connaît qu'une seule espèce fossile, de l'étage carbonifère.

IJRRCS. Voy. NUAGES.

CIRSE, Cirsium, genre de la famille des Composées, tribu des Cinarées. renferme des plantes qu'on a confondues avec les chardons, mais qui en dilfèrent par leur aigrette plumeuse. Ce sont des herbes épineuses, à fleurs purpurines ou jaunes, qui habitent les lieux incultes. Le réceptacle des cirses se mange dans quelques contrées comme celui de l'artichaut. L'espèce la plus commune est le Chardon des champs (C. arvense), dont la tige et les feuilles sont souvent couvertes de tubercules produits par des piqûres d'insectes.

CIS (du gr. -Â-ii], Cis, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères télramères, famille des Xylophages : ce sont des animaux très petits, que l'on rencontre dans les agarics et les bolets desséchés.

CISAILLES. Voy. ciseau.

CISEAU, CISEAUX (du b.-lat. cisellus, du lat. sicilix, lame ou poignard [Diez]). Un ciseau est une lame d'acier trempé, aiguisée en biseau à l'une de ses extrémités, et le plus souvent (ixéc par l'autre à un manche de bois. Le ciseau, avec l'aide du maillet, sert à diviser et à entailler le bois, la pierre, le marbre et même les métaux. Le sculpteur se sert du ciseau ; l'orfèvre, du cisoir ; le ciseleur, du ciselet : ce dernier est un petit ciseau de fer délié et long à peu près comme le doigt. — Tout le monde connaît la forme des ciseaux en usage dans l'économie domestique. Les ciseaux des chirurgiens ont des formes diverses suivant la nature des opérations ; ainsi les lames sont tantôt droites, tantôt coudées, ou courbes, soit sur le tranchant, soit sur le plat, comme dans les ciseaux à cuiller aui servent à l'extirpation de l'œil. — On nomme cisailles e gros et forts ciseaux à longues branches avec lesquels on coupe à froid le fer-blanc, le zinc, le cuivre, la tôle de fer, et en général toutes sortes de métaux, en plaques ou ' en barres. Dans les ateliers métallurgiques on se sert de cisailles à gidllotitie : une des lames est animée d'un j mouvement vertical de va-et-vient; la seconde est fixe sur le bâti. Le tranchant de la lame mobile est incliné pour | faciliter la pénétration et diminuer l'effort de cisaillement. On se sert aussi de cisailles circulaires, formées de deux disques circulaires d'acier à axes parallèles, maintenus presque au contact et dans le même plan. Ces disques animés d'un mouvement de rotation rapide agissent comme des scies sur les feuilles de tôle qui leur sont présentées, et les tranchent avec un profil bien régulier. — On appelle cisoires de gros ciseaux dont le manche est attaché et monté sur un pied.

CISELET. Voy. ciseau.

CISELEUR (de ciseau): L'art du ciseleur consiste à enrichir des pièces métalliques, ouvragées ou non, de quehjue dessin, sculpture ou bas-relief. On distingue les C. réparateurs, qui achèvent les pièces moulées en métal, telles que bronzes, pendules, etc., dont le dessin n'a pu sortir du moule suffisamment terminé ; et les ciseleurs proprement dits, qui façonnent eux-mêmes les pièces de métal et qui exécutent des sujets en relief et en demi-relief. Pour cela, le ciseleur commence par dessiner sur le métal passé au feu les sujets qu'il veut représenter; puis, à l'aide du marteau, il emboutit (ou rend convexes) les parties qui

I doivent être saillantes; après quoi la pièce est recuite et

{cassée au ciment; alors, à l'aide de marteaux et de ciseets, le ciseleur enfonce à petits coups les parties qui I doivent être creuses ; enfin, avec la lime et le orunissoir, il fait disparaître les aspérités et polit les surfaces. — L'art de ciseler est connu dès les temps les plus anciens : presque tous les sculpteurs grecs et romains étaient en même temps ciseleurs : la tradition s'est maintenue au moyen âge, mais c'est depuis la Renaissance que la ciselure a fait les plus grands progrès. On peut citer : au xvi"= siècle, l'illustre Beuvenuto Cellini ; au xvii'et au xvnf, Ballin, les Germains; au xix* Thomire, Odiot, les frères Fannière,. Froment-Meurice, Falize et bien d'autres. CISOIR, cisoiHES. Voy. ciseau.

CISSAIVIPÉLOS (du gr. xtTjâiJLTreXoî), genre de la famille des Ménispermées, renferme des arbrisseaux sarmenteux propres aux contrées équinoxiales, à feuilles simples, petiolées; à fleurs disposées en groupes axillaires et dont 1 aspect rappelle à la fois le lierre et la vigne. Le suc du C. pareira est employé au Brésil contre la morsure des serpents. Sa racine, dite pareira brava, jouit de propriétés toniques et diurétiques.

CISSE (du gr. xtjaôî, lierre), Cissus, genre de la famille des Vilacées ou Ampélidées, est composé d'arbrisseaux sarmenteux grimpants, à feuilles alternes, à fleurs verdàlres, et qui croissent partout. On les cultive dans les jardins à cause de leur belle verdure et de l'elfet pittoresque qu'ils produisent sur les murs. On en a détache le C. quinquefolia, vulg. Vigne vierge, qui forme le genre Ampélopsis: ( Voy. VIGNE vierge). Il ne faut pas le confondre avec le C. vitigena, dont les feuilles sont en cœur et qui est une plante d'orangerie ou d'appartement. Le C. glauque ou Vigne éléphante, de Madagascar, dépasse jusqu'à lOou 12m. CISSO'IDE (dugr. xiauo;, lierre, et etôoî, forme). Etant donne un cercle et une tangente en A à ce cercle : si par le point A', diamétralement opposé au point A, on mène une sécante mobile rencontrant en M et P le cercle et la tangente, si enfin on prend sur cette sécante un point M' tel que A'M' soit égale à MP, le lieu du point M', auand la sécante tourne autour de A', est une cissoïde. C est une courbe du troisième degré. La cissoïde fut imaginée par le géomètre grec Dioclès pour résoudre le problème de la duplication du cube.

CISTACÉES. Voy. cistinées.

CISTE (du gr. %i<jxr\, corbeille), Cistus, genre type de la famille des Cistinées, renferme des arbustes ou sousarbrisseaux, propres au midi de l'Europe, à feuilles simples et opposées; à fleurs pédonculées, axillaires, assez grandes, jaunes, roses ou blanches, et disposées tantôt en épis ou en grappes terminales, tantôt solitaires. Une espèce très commune dans les îles de l'Archipel, le C. crcticus ou ladaniferus, produit la gomme odorante connue en médecine sous le nom de ladanum.

ciste mystique, nom donné, chez les Grecs, à une corbeille qu'on portait en pompe dans les mystères de Cérès, de Cybèle et de Bacchus : les jeunes filles qui la portaient étaient appelées Cistojihores.

CISTERCIENS, ordre religieux. Voy. cîteaux au Dicl. d'Hist et de Géogr.

CISTINÉES ou CISTACÉES (du g. -type Cistus), petite famille de plantes Dicotylédones dfalypétales, à ovaire supère, composée d'arbrisseaux, de sous-arbrisseaux et d'herbes à feuilles le plus souvent opposées, à fleurs en épi ou en corymbe ombelle, quelquefois solitaires, à étamines nombreuses en groupes, à semences fines, assez nombreuses, et contenues dans 1, 3, 5 ou 10 loges. Elle renferme les genres Ciste et Hélianlhème.

CISTOPHORES (de ciste et du gr. taQoôii, qui porte), monnaies d'argent antiques de l'Asie Mineure, portant pour empreinte une ciste ( Voy. ci-dessus) dont le couvercle à demi levé laisse sortir un serpent. — Jeunes filles qui portaient la ciste. Voy. ciste.

CISTRE (corruption de fj7Aara), instrument à cordes des anciens, encore usité en Italie et en Allemagne, a presque la figure du luth.

CISTUDE (de ciste et du lat. testudo, tortue), Cistudo, genre de Reptiles, de l'ordre des Chéloniens et de la famille des Emydes. La C. européenne, vulg. Tortue bourbeuse, T. jaune, etc., vit dans les marécages, et se nourrit de batraciens, de poissons et de mollusques : il y en a en Sologne.

CISTULE (dimin. de ciste). Voy. lichens.

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