AIRELLE
anlros; il clail régi par li' Droit coutuniier. Ce droit (i'itiiicsse, si contraire a l'égalité et aux sentiments tl alTeclion que le père porte à tous ses enfants intiislinclenienl, a été aiM)li en France par les lois du 15 mars 171H) et du 8 avril 1791. Charles X tenta en vain de le rélai)lir en 18'20; cette proposition impopulaire lut rejetée par la Chambre «les l'airs elle-même. Le <li"oit d'aînesse ne fut maintenu que pour l'hérédité du trône et pour certains cas particuliei-s {iou. majorât). — Le droit d'aînesse suhsiste encore dans fa plupart des autres pays de l'Europe, en Hussie, en Espagne, en Italie, en Angleterre surtout, où il assure la puissance de l'arislocralie. — Dans l'ancien régime, les cadets, privés de leur part dans l'héritage, embrassaient le parti des armes ou se consacraient au service divin ; souvent aussi, ils allaient chercher fortune en pays étranger.
AIR (du gr. à-^p), fluide gazeux qui forme autour du globe terrestre une enveloppe désignée sous le nom iVatmosphère. L'air parait incolore quand il ne forme pas une couche très épaisse, mais vu en masse, il est bleu; cette couleur, attribuée par le vulgaire à une voûte céleste imaginaire, se montre dans toute sa pureté en l'absence des nuages. L'air n'a ni odeur ni saveur; il est pesant comme tous les cor|>s gazeux, et comme eux très élastique : 1 lit. d'air, à la température de O'* et sous la pression de 0"',76, pèse l«%2954; l'air est donc 770 fois moins lourd que l'eau. La pression de l'air atmosphérique varie selon l'état de l'atmosphère ; on mesure celte pression an moyen du baromèlrc [Voy. ce mot). Il est difficile de déterminer exactement la hauteur de l'atmosphère, car elle ne finit pas brusquement à une certaine élévation ; an contraire, l'air devient de plus en plus rare à mesure qu'on s'élève; cependant cette hauteur a été évaluée a|>proximativemenl à env. 60 kilom. [Voy. atmosphère). Le poids de la colonne d'air qui presse sur une surface d'un centimètre carré est d'un kilogr. env. — L'air atmosphérique, que les anciens mettaient an nombre des 4 éléments, est un mélange d'oxygène et d'azote, dans la proportion de 21 volumes d'oxvgène contre 79 d'azote, ou en poids 23 d'oxygène et 7"/ d'azote. Il renferme en outre une quantité variable de vapeur d'eau et trois à quatre dix-millièmes d'acide carlxjnique. On y peut constater des traces d'ammoniaque, d'hydrogène caruoné, etc.
L'air joue un rôle immense dans la nature : il est indispensal)le à la vie des animaux, auxquels il fournil l'oxygène nécessaire à la respiration; il ne l'est pas moins à la vie des plantes, qui y puisent l'oxygène, l'azote et l'acide carlMinique ; il détermine le phénomène de la combustion ; il est le véhicule du son, et par suite du langage; enfin, il est utilisé par l'industrie de l'homme et employé comme force motrice dans la navigation à voiles, les moulins à vent, etc.
La composition de l'air parait se maintenir constante. Les combustions diverses et la respiration animale lui enlèvent sans cesse une certaine quantité d'oxygène pour donner de l'acide carlionique ; mais par leur respiration les plantes décomposent cet acide et rei)roduisent l'oxygène enlevé en s'assimilant le charbon. L'air confiné des salles mal ventilées, des galeries de mines, etc., nui contient plus de 4 p. iOO d'acide carlwnique, est très aifficilement respirable. On doit même s'éloigner beaucoup de cette limite, si l'acide carbonique a été produit par le séjour de l'homme ou des animaux dans un lieu clos. Voy. asphyxie,