COLLEY
COLOMBAIRE
En Analomii-, on nomme collet des dpuls la parlie de res organes inlcrmcdiaire entre la eoiiiiiiiine et la racine. — En termes (le llonclierie, on appelle collet de mouton, de veau, etc., la partie inférieure du cou de ces animaux qui reste après qu'on en a ôté le bout le plus))roclie de la tète.
On nomme encore collet une sorte de lacs à prendre le gibier : c'est un nœud coulant en crin ou en fil de laiton. Il y a des collets traînants, suspendus, à piquets, à ressorts, etc.
COLLEY, race de Chiens écossais fort estimés et qu'on emjiloic M la garde des troupeaux dans les montagnes de la (iraiuli'-lirctagne.
COLLIER (de col). Outre l'ornement de cou que portent les leinines, on nomme ainsi, dans certains ordres, une chaîne «l'or que portent les chevaliers dans les jours de cérémonie, et à laquelle est suspendu le signe de l'ordre; l'ordre du St-Esprit et celui de St-Michel avaient des colliers de ce genre; il en est de même anj. de l'ordre de l'Annonciade en Sardaigne et de l'ordre de la Toison d'or en Kspagne.
COLLIMATEUR, instrument de physique qui sert à se proiiner un faisceau de lumière parallèle et par suite une direction lixe de visée; il est comnosé d'une lentille convergente au foyer principal de laquelle est une fente éclairée par le soleil ou une source artificielle de lumière.
COLLI, DATION (du lai. collhnalio, locution fautive pour collineatio . On appelle ainsi, en Optique, la direction suivant la(|uelle on vise un objet : quand l'instrument employé est un graphomètre, c'est la ligne droite déterminée par les iiiuiuilcs. Quand l'objet est visé à l'aide d'une lunette, i- est la ligne droite qui passe i)ar le centre optique de l'oculaire et le point de croisée des (ils du réticule.
COLLIQUATION (du lat. coUiquare. fondre), nom donné, en Pathologie, à la dissolution des parties solides du corps humain, accompagnée d'excrétions abondantes, soit par la transpiration, soit par les voies alxloniinalcs. Telles sont les .lueurs collif/ualives des phtisiques et les dévoiemetils colliqualifs qu'on observe dans les lièvres adynamiques.
COLLISION (du lat. collisio), contradiction entre des droits, de telle sorte que l'un détruise l'autre. Elle est impossible en droit naturel parce que, la nature de tous les hommes étant la même, tous les besoins et les droits se laissent concilier entre eux par une coordination et une limitation réciproque [Voy. duoit naturel); c'est en cela que consiste le concours (les droits. — Quant à la collision entre les devoirs d'un côté et les obligations juridiques de l'autre, il ne saurait y avoir collision entre la morale et le droit naturel, parce que ces deux sciences ont les mêmes principes. Mais il peut arriver que dans une société, où les lois ne sont pas la véritable expression du droit, il y ait des prescriptions juridiques contraires à la morale; dans ce cas, l'homme doit obéu' aux ordres de sa conscience, tout en se soumettant aux peines édictées par des lois injustes. En provoquer la réforme par tous les moyens légitimes constitue alors un devoir pour tous les l)ons citoyens.
COLLOCATION (du lat. collocatioj. Ce terme indique l'ordre, le rang dans lequel chaque créancier doit être paye.
Voy. cnÉANCIKR, CONTRIBUTtON, ORDRE.
COLLOOION fdu gr. xoXî^wStiî, collant), mélange agglulinatif obtenu à l'aide d'un coton-poudre |)articulier dissous dans un mélange d'alcool et d'éther. On mêle 1 p. d'acide azotique officinal avec 2 p. d'acide sulfurique concentré, et l'on maintient le coton dans ce mélange refroidi vers 30' pendant vingt-quatre heures; on lave le produit, et, après l'avoir fsit sécher à l'air libre, on en dissout i p. dans 15 p. d'éther et 4 p. d'alcool à 95°. Expose à l'air, ce mélange se prend rapidement en ime masse solide d'une extrême ténacité. Ije Collodion élastique s'obtient en ajoutant à la préparation précédente un quinzième de son poids d'huile de ricin. — Le collodion sert en chirurgie pour réunir les bords des plaies, ou pour recouvrir les tissus d'un enduit imperméable. Il sert en photographie pour préparer les plaques impressionnables.
COLLOÏDE ou COLLOÏDAL (du gr. %6Xka, colle, et £l5o<;, forme), terme créé par M. Graham et adopté depuis pour indiquer les substances incristallisables qui n'ont pas la propriété de passer à travers les membranes quand elles sont en solution. Ainsi l'empois d'amidon, l'albumine, les substances gélatineuses, la silice précipitée, sont des corps colloïdes, loy. dialyse.
COLLOQUE (du lat. coUoquium), conférence religieuse,
comme le Colloque de Poissy [Voy. le Dicl. d'IIist. rt de (iéogr.). — On donne aussi le nom de Colloques a (crlains ouvrages en forme de dialogues : tels sont les C. d'Erasme, les C. de Vives, etc.
COLLURIONS, famille établie par Vieillot dans son ordre des Oiseaux sylvains, répond à celle des Lanidés ou l'ics- (iricches. Voy. ce mol.
COLLUSION (du lat. collusio). C'est, en I)roi.t, une intelligence secrète entre deux ou plusieurs personnes au préjudice d'un tiers. Elle rentre dans le dol. Voy. ce mot.
COLLUTOIRE (du lat. colhio, laver), médicament t|ui dilfère du gargarisme en ce qu'il est em|)loyé pour agir seulement sur les gencives et les parois internes des joues. On l'applique avec un pinceau.
COLLYRE (du gr. xoXXûpiov), médicament qu'on emploie extérieurement pour la guérison des maladies d'yeux. Ce sont tantôt des poudres très tenues qu'on souille dans l'œil, tantôt des onguents ou des liquides que l'on introduit entre les paupières. Leur com|)osition varie selon la nature du mal; ce sont, pour la plupart, des solutions astringentes ou antiseptiques dont l'acétate de plomb, le sulfate de zinc, le sulfate de cuivre, l'acide borique, le calomel, l'oxyde de mercure unis à l'eau distillée ou à l'eau de rose, ou bien mélangés à l'axonge ou à la vaseline, forment la base.
COLLYRIS (du gr. xoXXuoJ;, petit pain, à cause de leur forme), genre d'insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Carahiques, tribu des Cicindélètes.
COLLYRITE, minéral d'aspect gommeux ou résineux, facile à ravcr avec l'ongle : c'est un silicate hydraté d'alumine (2Al-03.3SiO*-f Gll-O). On le trouve à Scbemnilz (Hongrie) et dans les Pyrénées.
COLMATAGE (de l'ital. colmare, combler], oijération agricole qui consiste à exhausser un bas-fond habituellement immergé, au moyen de terres eidevées à des lieux plus élevés, et que l'on fait charrier et déposer par les eaux elles-mêmes. Les terres ainsi déposées sont appelées colmates. En même temps qu'elles fertilisent le terrain qui les reçoit, ces terres assainissent les marais pestilentiels en les rendant propres à la culture : 2 ou 7> années suffisent pour former un colmate. On voit beaucoup de colmates en Toscane ; la France renferme un grand nombre de localités où il serait utile d'en établir. I/exéculion et l'entretien des travaux de colmatage peuvent être l'objet d'une association syndicale entre les propriétaires intéressés. Voy. syndic.
COLOBE, C.olobus, genre de Singes, de l'ordre des PithéciiFS, voisin des Semnopitbèques, est caractérisé par sa face nue, son museau court, ses mains antérieures dépourvues Ao. pouce et comme inutilées (en gr. xoT^oêo;), et sa queue très longue et floconneuse à l'extrémité. Ou trouve en Afrique le C à fourrure, le C. fuligineux et le C. gueraa.
coLODE (du gr. xo>i06ôî), tunique que, les prêtres portaient dans les premiers siècles de l'Église. Elle était d'abord sans manches, mais elle en reçut plus tard et se transforma en dalmatiqtie. Voy. ce mot.
COLOBOMA (du gr. xo>,'j6o);jiâ), nom donne, en Médecine, h la solution de coiilinuilé verticale de la paupière sui)érieure et même de l'iris. Ce peut être une affection accidentelle résultant d'une blessure, mais souvent c'est un vice de conformation congénital.
COLOCASIE, Colocasia, genre de la famille des Aro'idées, renferme des plantes herbacées, hautes d'un mètre environ, et surtout remanjuables par leur racine charnue, blanche, aiTondie, farineuse, qui fournit un aliment estimé en Asie, en Afrique et en Amérique. Les anciens Égyptiens en cultivaient beaucoup. Dans I Inde et la Chine, les tubercules de la colocasie entrent dans la nourriture ordinaire du peuple. On y mange également ses feuilles radicales cuites et crues. La racine est acre lorsqu'elle est crue, mais la cuisson l'adoucit.
COLOMBAGE (de colombe pour colonne, du lat. columna], terme de Charpentene, désigne un rang de poteaux |)osés à plomb dans une cloison faite de charpente ou dans un pan de bois.
COLOMBAIRE (en lat. columbarium], sorte de caveau funéraire dans lequel les Homains déposaient les urnes renfermant les cendres des morts. Il était ainsi nommé
f»arce que les niches où l'on rangeait les urnes par étages e faisaient ressembler à une espèce de colombier. Le nom et la chose ont été remis en houneur à Paris, depuis l'établissement de la crémation.
COLOMBAR