COLONEL
COLOMBAR, Vinago, genre d'Oiseaux, de l'ordre des fialliiiaccs, famille des Colombidés, dont loules les espèces, lo C. joujou, le C. aromalinue, le C. à front nu, etc., appailienneut aux contrées les plus chaudes de l'ancien
COIllilIlMlt.
COLOMBE, Columba, genre d'Oiseaux, de l'ordre des (îallinaiés, type de la famille des (lolombidés, renferme 4 espi'tes : 1° le Ramier [C. palumbiis), à plumage cendré avec des reflets bleus : il est répandu dans toute l'Eunipe et surtout en Suède; 2' le Colombin ou Petit liamicr [C. senas), qui se distingue du précédent par sa taille plus petite, et par l'absence de taches blanches sur les [côtés du cou et sur les ailes : il habile les forLls de l'Europe et, en hiver, le nord de lAfriciue ; 3" le Biset (C. livia], qui a tout le plumage d'un bleu cendré, et le croupion d'un blanc pur : on le considère comme la souche de nos pigeons domestiques ; 4° la Tourterelle [C. titrltir], distinguée par son plumage d'un cendré vineux, et par le croissant de plumes noires qu'elle porte sur les côtés du cou : elle habite l'Europe, principalement le midi, et plus rarement l'Asie et l'Afrique. Voy. piGE0>s.
La colombe est le symlwle de l'innocence, de la simplicité, de la candeur, de la douceur et de la fidélité. Les poètes anciens en ont fait l'oiseau favori de Vénus. — Quand une femme juive allait au temple après ses couches, elle offrait au Seigneur un agneau et une colombe.
On représente le Saint-Esprit sous la forme d'une colombe : d'où le nom de colombe donné autrefois, chez les Grecs et les Latins, à un vase de métal en forme tie colombe, où on renfermait l'Eucharislie. Il était suspendu au-dessus de l'autel. Voy. ciuoinE.
COLOMBE, constellation australe comprise entre le Grand (lliien et le Burin, comprenant 1 étoile de 2° grandeur, 1 lie 7)', 3 de 4=, 10 de 5". A pour ascension droite moyenne 5h 05m . pfluj. déclinaison 50° sud.
COLOM BELLE, Columbclla, genre de Mollusques gastérojKides, de l'ordre des Peclinibranches ; C(X|uille épaisse, ovale, turbinée, à spire courte; ouverture longue, éclianciée et sans canal ; labre généralement muni de bourrelet : columelle plissée. Les colombelles habitent les mers chaudes; on en trouve de fossiles depuis l'étage miocène. — Les Colombellines [Collumbellinœ) ne dilTèrent des (idombelles que par leur bouche plus flexueuse, pourvue antérieurement d'un canal court, et postérieurement d'un long canal tubuleux ou non. On en trouve de fossiles dans les terrains crétacés.
COLOMBIDÉS (de colombe], une des deux familles de l'ordre des Gallinacés. Les Colombidés établissent la transition entre les Passereaux et les Gallinacés prop. dits. Ces oiseaux sont monogames; ils volent facilement et nichent sur les arbres et les points élevés. Leur queue n'a guère que 12 pennes; leurs doigts sont complètement séparés. — Ils comprennent les Colombes, les Colomb(us et les Colombi-gallines.
COLOMBIER (de colombe], construction en forme de tour ronde ou carrée, destinée à loger des pigeons. On appelle colombier de pied un colombier isolé et tout en maçonnerie ; on l'oppose au volet ou fuie, construit sur un pilier de b<iis. Dans l'intérieur sont disposés, autour des murs, des trous dits boulins ou bougeottes, où les pigeons font leur nid. Pour mettre le colombier à l'abri des animaux malfaisants, on établit au pourtour une corniche saillante dont le dessous est évidé profondément en forme de gorge; on n'y monte en outre qu'avec une échelle. Il est aussi important qu'un colombier soit parfaitement aéré. — Avant 1 789, il n'y avait que les seigneurs hauts justiciers et les seigneurs de fiefs avec censive et terre en domaine jus- <]u'à 50 arjients qui pussent avoir des colombiers de pied. Los autres ne pouvaient avoir Ags volets qu'avec 50 arpents de terre labourable situés autour de leur maison. En Normandie, le droit de colombier était attaché au plein fief de haubert ; il n'était jmls permis de bâtir un colombier sur une roture.
COLOM BI-GALLINE, Lophyrua, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Gallinacés, famille des Colombidés : ce sont ceux de cette famille qui se rapprochent le plus des Gallinacés propres par leur organisation et par leurs mœurs. On ne les trouve que dans les pays chauds. L'espèce type est le Goura couronné [L. coronata), qui est d'un bleu d'ardoise mêlé sur les ailes de marron pourpré. Une huppe verticale formée de longues plumes ellilées orne sa tête;
sa taille est celle d'un dindon. On l'élève en domosticit.' aux îles Moluques et dans l'Inde.
COLOMBIN. oiseau, l'oy. colombe.
COLOM BINE, nom donné à la fiente des pigeons et, par extension, à celle des autres oiseaux domestiques. C'est un des plus puissants engrais animaux.
toi.ovBi.NE, type bien connu de la comédie italienne. Colombine, fille de Cassandre ou de Pantalon, est la maî(resse ou l'épouse d'Arlequin, et joue le rôle de soubrette.
coLOMBiNE, principe organique crislallisable qui constitue la prtie active de la racine de Colombo [Cocculus palmatus]. Il a été découvert en 1830 par Wittslock. D'après les analyses de Liebig et Bœdecker, sa formule est C*'H-*0'.
COLOM BITE. Voy. mobite.
COLOMBIUM ou coLUHBicM. Voy. xioBnuc.
COLOMBO (racine de), de Colombo, ville de l'île de Ceyian, aux environs de laquelle on trouve cette substance. Voy. coccuLE et colombise.
COLON (du lat. colonus]. Sous l'empire romain on ap-
[•elait colons [coloni] une classe d'hommes qui cultivaient a terre pour autrui et en partageaient le produit avec le propriétaire. La condition du colon était assez misérable : quoique regardé comme un homme libre, il était attaché à la glèbe sans pouvoir en être séparé, ni par sa propre volonté, ni par celle du maître. On distinguait : les colons de naissance, c.-à-d. nés d'un père colon ; les colons par prescription, c.-à-d. qui avaient vécu plus de 30 ans comme colons sur la terre d'autrui ; et les colons par convention ou volontaires. — Auj. on appelle co/oh partiaire un fermier qui prend une terre à bail sous la condition d'en partager les fruits avec le propriétaire (C. civ., art. 1763 et suiv. ; Voy. aussi amodiation). — Pour les colons habitants d'une colonie, voy. colonie.
CÔLON (du gr. xwXov), seconde partie du gros intestin, qui s'étend du cwcum au rectum. On y distingue : 1° le C: lombaire droit, ou portion ascendante, qui occupe le flanc droit et s'étend ou cœcum aux fausses côtes; — 2» le C. tratjsverse ou arc du côlon, situé à la base de l'épigaslre, qui traverse l'abdomen du côté droit au côté gauche et sépare l'estomac de l'intestin grêle; — 5° le C. lombaire gauche, ou portion descendante, qui occupe le flanc gauche ; — 4° le C. iliaque ou l'i' du côlon, ainsi nommé à cause de sa double courbure : ce dernier est situe dans la fosse iliaque gauche et il va se terminer au rectum. — C'est le côlon qui est ordinairement le siège des douleurs qu'on a appelées de là coliques.
COLONEL (de l'ital. colonello], officier supérieur du cinquième grade de la hiérarchie des officiers dans l'armée de terre et les troupes de la marine. Le colonel a pour insignes cinq galons de la couleur du bouton, aux manches et au képi. En outre, en grande tenue il jx)rte une aigrette blanche. Les colonels remplissent en général les fonctions de chefs de corps ou de service. Le colonel est responsable de la discipline, de l'éducation et de l'instruction militaires, de la police, de l'hygiène et de la tenue du régiment dont il a le commandement; il en dirige l'administration, assisté d'un conseil d'administration, qu'il préside. Le colonel nomme aux grades de caporal et de sous-offîcier En temps de paix, nul ne peut être nommé colonel s'il n'a au moins 2 ans de grade de lieutenant-colonel. Les vacances se donnent exclusivement au choix ; la limite d'âge pour la retraite est de 60 ans. Le grade de colonel fut créé sous Louis XII (1514). On disait d'abord capitaine-colonel; sous François I", on dit simplement colonel. De 1793 à 1807, les colonels eurent le titre de chefs de demi-brigade.
On a|)pelle lieutenant-colonel un officier supérieur qui vient immédiatement après le colonel, et le remplace en cas d'absence.
Le titre de colonel-général était autrefois un des grands offices de la couronne. Sous François I"", Henri II et jusqu'à Louis XIV, la charge de colonel-général de l'infanterie était la première dignité militaire, après le grade de maréchal. Louis XIV la supprima après la mort du duc d'Epemoii (26 juillet 1661); Louis XVIII en rétablit le nom, mais en le gardant pt)ur lui seul, et jusqu'en 1850 le roi porta le nom de colonel-général de l'infanterie. U y avait aussi autrefois un colonel-général des cuirassiers, des dragons, des hussards, etc.
Autrefois la première compagnie d'un régiment j)renait le nom de compagnie-colonelle, parce qu'elle n'avait pas d'autre capitaine que le colonel lui-même. Voy. hestre de