‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 365 sur 1729 · COMETES · texte numérisé non relu

COMETES

œMITE

reconnue plus tard i(lciilic|uc à celle de 1867. Revue en 1879. elle ne l'a pas été en 1885 ni en 1891. — 7° l.a C. de Uiela, trouvée le '27 février 182() à Josephsladl (Bohême) et le y mars par Gambart. Observée 8 semaines, Gainharl lui trouva une orbite cllipticiue et on reconnut son identité avec une comète observée le 8 mars 1772 par Montaigne et le 10 novembre 1805 par Pons. En 1832 elle fut revue à Rome le 23 août. Trop près du soleil en 1839, elle ne put être revue. En 1845 elle fut retrouvée le 28 novembre par de Vice à Rome ; c'était une nébulosité circulaire. Le 19 décembre elle parut allongée et à la fin de décembre séparée en deux nébulosités distinctes qui furent observées ensemble plus de 5 mois. En septembre 1852 elle fut revue, toujours divisée en deux parties. En '18()5-66 elle devait revenir dans des conditions très favorables; mais elle ne put être retrouvée. Le 27 novembre 1872 apparut une pluie extraordinaire d'étoiles fdantcs dans la constellation d'Andromède. A ce moment, la Terre se trouvait sur l'orbite de la C. de Biela, et la direction d'Andromède est précisément celle du mouvement de la comète. Ainsi s'est trouvée confirmée la liaison entre les comètQS et les essaims d'étoiles (liantes. La même pluie s'est reproduite en 1885. La période de la C. de IJiela est 0 ans, 5.

— 8" La C. de d'Arrest, trouvée le 27 juin 1851 à Leipzig, observée par Maclear au Cap en 1857, fui fortement troublée ensuite par Jupiter, ne fut revue qu'en 1870 et en 1877; invisible en 1885, elle a été retrouvée par Barnard à l'observatoire Lick le 6 octobre 1890, grâce à réphéméride de M. Leveau; elle était exceptionnellement faible. Sa période est 6 ans, 7. — 9» La C. Wolf, trouvée le 17 septembre 1884 par Wolf à lleidelberg; retrouvée le 1" mai 1891 ; elle a été observée jusqu'au commencement de 1892 : sa période est 6 ans, 8. — 10» La C. Faye, trouvée à Paris le 22 novembre 1843 avec un noyau brillant et une petite qucsue. Le Verrier montra qu'elle avait été capturée par Jupiter en 1747 et annonça son retour pour 1851. Elle fut revue à tous ses retours successifs ; au dernier, en 1888, elle fut excessivement faible. Sa période est 7 ans, (i.

— 11° La C. Titille, trouvée à Harvard Collège le 4 janvier 1858, revue en 1871 et 1885; sa période est 13 ans, 8. Elle avait été observée par Mécbaiu le 9 janvier 1790. — 12» La C. Pons-Drooks, trouvée le 20 juillet 1812 par Pons, dont Encke trouva l'orbite elliptique avec une période de 71 ans, fui retrouvée le 3 septembre 1883 par Brooks, oll'rit alors des variations remar(|uables d'aspect physique. — 13° La C. d'Olhers, trouvée le 6 mars 1815, retrouvée par Brooks le 24 aoiil 1887 ; sa période est de 72 ans, 6.

D'autres comètes assez nombreuses ont paru avoir des orbites elliptiques, mais n'ont été vues qu'à une apparition. On en compte parmi elles 19 dont la période est inférieure à un siècle; 13 d'entre elles ont eu une période inférieure à 10 ans.

Les comètes périodiques n'ont pas été les plus remarquables par leur éclat, sauf la C. de Ilallry à sa première apparition. Au xix" siècle les comètes les plus remarquables ont été : la C. de1811, trouvée par Flangcrgues à Viviers; la queue s'étendit sur 25° de longueur et 6 de largeur; la comète I iS-iS, qui a brillé surtout dans l'hémisphère sud ; la comète VI 'J838, trouvée par Donati à Florence, dont le novau brilla comme une étoile de seconde grandeur ; la G. 1/7 1860; la C. Il 1861, trouvée par Tebbutt à la Nouvelle-Galles du Sud; la C. /// 1874, trouvée le 17 avril à Marseille par Coggia ; la C. 111 1882, dont le noyau parut décomposé en plusieurs noyaux. Le nombre des comètes cataloguées depuis les temps les plus anciens est de plus de tiOO.

On sait peu de chose sur la nature de la matière oui compose les comètes, si ce n'est que leur masse est tellement faible que, subissant l'attraction de toutes les planètes, elles sont incapables elles-mêmes de leur faire subir aucune déviation. La comète de Lexell a passé doux fois, au siècle dernier, au travers des satellites de Jui)iter sans les déranger d'une manière appréciable, tandis <|u'elle éprouvait de la part de la planète une perturbation (|ui changeait complètement son orbite ou peut-être l'enlevait à notre système. On voit par là comi)ien peu serait dangereux pour la terre le choc si redouté d'une comète. — Dans ces derniers temps on a constaté, dans le spectre lumineux donné par certaines comètes, des raies analogues à celles du spectre donné par le charbon incandescent. Peutêtre faut-il en conclure que la lumière de ces comètes est

due à réchauffement par les rayons solaires de quantités plus ou moins grandes de carlwme entrant dans leur composition. — D'autre part, M. Schiaparclli et M. Le Verrier, comme conclusion Je leurs observations sur les (Hoiles filantes, sont arrivés à admettre que la comète 111 1802 et celle de Tempel feraient partie, la première de l'essaim d'étoiles filantes du 10 août, la seconde de celui du 13 novembre. La comète de Biéla paraît, comme il a été dit plus haut, avoir donné naissance à l'essairn d'Andmraèdc \Voy. KTOiLES FiLAXTEs). C'cst uHc nouvcllc voio ouverlr, à l'étude de la constitution physi(|ue des comètes. — lin jx)int de l'histoire des comètes qui a eml>arrassé les astronomes, c'est le rapide développement de leur queue lorsqu'elles arrivent dans le voisinage du périhélie. Queli|ui'suns y ont vu l'effet répulsif exercé par la chalein- solaire sur les molécules composant le noyau de la comète. L'assimilation pro|K)sée par M. Schiaparclli des comètes aux essaims d'étoiles filantes donne peut-être une cxplicalion plus acceptable du fait, en permettant de voir, dans le rapiile allongement de la queue des comètes, non l'cll'et du ciéplacemcnt d'une substance matérielle dans l'espace, mais le résultat de la propagation dans une substance préexislantc et qui remplirait luic partie de l'esjiace, de l'iUuniination due aux rayons solaires. On peut citer sur les comètes les traités de Vigcnère (1578), de Kepler (1()19), d'ilévélius, de Piugré [Coméloyraphie). On trouve poiu" les 25 dernières années des renseignements précieux dans le Bulletin de la Société astronomique de Leipzig. \,' Anmiaire du Bureau des Longitudes donne les éléments des comètes périodi-

aues. h' Astronomie descriptive de Chambei-s (Loutires) onnc un catalogue de toutes les comètes observées. La superstition attribuait jadis aux comètes une influeme funeste : Virgile parle des comètes dont l'apparition coïncida avec la mort de César. La comète de llalley, lors de ses apparitions en 451 (défaite d'Attila) et eu 100() (conquête de l'Angleterre par les Normands), fut regardée par le peuple comme un signe de la colère divine. Plus récemment, en 1456, la même comète de llalley, elfraya tellement le monde chrétien que le pape Calixte ordonna des prières publiques destinées à conjurer à la fois la comète et les Turcs. Ces terreurs ont disparu devant les découvertes de la science; mais, parmi préjugé contraire, ou a attribué aux comètes une influence favorable |)our les biens de la terre : l'alwiidance exceptionnelle de l'année 1811 a été considérée par le vulgaire comme leiret de la brillante comète qui apparut alors.

COMICES (du lat. comilia), assemblées du peu|)le romain pour l'élection des magistrats ( Voy. le Dicl. d'ilist. et de (jéogr.). — Eu France, sous la première République, ainsi qu'en 1851 et 1852, |)0ur la réélection du Président de la République et le rétablissement de l'Empire, on a aussi donné le nom <lc comices aux assemblées électorales du peuple français, réunies en vertu du suffrage universel. Ce nom est encore employé en politique.

I)e|)uis 1820, on appelle Comices agricoles des associations libres formées (avec approbation de leurs statuts par les préfets) par les propriétaires et fermiers d'un dé-

[lartement ou d'un arrondissement, dans le but d'améliorer es procédés agricoles et les races les plus utiles d'animaux domestiques. On y décerne des prix au cultivateur qui a obtenu le plus de succès dans un genre quelconque de culture, à celui qui présente les troupeaux les mieux tenus, etc. Voy. loi du 20 mars 1851.

COMIN, plante fourragère. Voy. i.kntu.le.

COMITAT. Voy. le Dicl. d'ilist. et de Géogr.

COMITÉ (de l'angl. commillee, commission), réunion de délégués formée pour préparer des projets de lois ou examiner une questuui, une alfaire, et en faire le ra;>port. Ce mol est à peu près synonyme de commission ; cependant il implique quelque chose de plus durable; en eflet, les comités sont d'ordinaire permanents, tandis que les commissions sont purement temporaires. L'Assemblée constituante de 1789 se divisa en comités dès sa formation : le plus célèbre de ces comités est celui de la Constitution, créé par décret du Gjuillet. L'Assemblée législative établit d'aixjrd 7 comités; leur nombre s'éleva poslérieurement à 23. Sous la Convention, ce nombre changea : le plus célèbre de tous les comités formés alors l'ut le ilomité de salut public [Voy. ce mot an Dicl. d'IIist. et de Géogr.). — Chaque administration, chaque grande branche du service peut avoir ses comités : c'est ainsi que dans presque tous les ministères il y a des C. consultatifs de

COMITIAL

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