COMMENTAIRE
divcr? genres: ces comités ont souvent dés mennbros cnrresporulants dans les déjKirlemenIs. — Pour la direction et la surveillance de l'inslruttion primaire, la loi du 28 juin 1855 avait créé des C- comminiaux. des C. d' arrondissement,c\. à l'aris un C. ce«/?a/, remplissant les fonctions de comité d'arrondissement : ces comités furent remplacés, dans la loi du 15 mai-s 1850. par les réunions des délégués cantonaux qui ont à peu près les mêmes attributions.
COMITIAL (mal). Voy. épilepsie.
COMMA (du gr. xô(x[Aa), terme d'Orthographe et de Ty|)oj;raphie. désigne tantôt la virgule, tantôt les deux points. — Voy. aussi incise.
En .Musi(|uc, on appelle comma l'intervalle, presque ina(»précialjlc à l'oreille, qui existe entre une note diéséc, lit dièse p. ex., et la note suivante bémolisée, ré bémol. Cet intervalle se calcule parfaitement en Acoustique; il est même sensible sur le violon et le violoncelle ; mais on est forcé (le le négliger sur tous les instruments à clavier. Le ('.. syntonique. intervalle qui existe entre le ton majeur, rt'presenté par la pro|K)rtion 9 : 8, et le ton mineur, qui s exprime par 10 : 9, se représente ]iar la proportion 81 : 80: c'est la 9^ partie d'un ton. Le 6'. diatonique, ou C. de Pylhagore. est la dillérence qui existe entre l'octave juste, représentée par 1 : 2, et le dernier terme de douze quintes successives, dilTérencc exprimée par les nombres 551 iil : 5-'>4288.
COMMAND (de commander), se dit, en Jurisprudence, de la pii-sonne que l'avoué ou tout autre mandataire qui se porte acciuéreur d'un bien s'est réserve de nommer ultérieurement, et sur le commandement de laquelle il déclare avoir acquis. On entend par déclaration de command celle qui est faite par un individu qui déclare qu'il n'a pas acheté pour lui-même, mais pour une personne
!|uil se réserve de désigner. Si la désignation n'est pas aite dans les 24 heures, elle est soumise au droit de mutation comme une nouvelle translation de propriété (loi du 22 frimaire an vi, art. 69).
COMMANDANT, nom donné, dans l'Armée française, à tout oflicier qui a un commandement quelconque; il se dit plus jtarticulièremcnt des chefs de bataillon et d'escadron. — L'officier qui dirige le service de garnison dans les places de guerre ou les villes ouvertes prend le titre de Commandant d'armes. C'est toujours l'oilicier le plus ancien dans le grade le plus élevé, quelles que soient son arme et ses fonctions.
Kn Marine, ce titre est donné à prcsauc tous les officiers su]KTieurs. On appelle commandant de port l'officier qui commande dans un ytovl militaire.
COMMANDEMENT. On donne le nom de Commandements de Dieu aux dix préceptes contenus dans le Décalogue. et celui de Commandements de V Eglise aux six ii'ceptesque l'Église y a ajoutés. Ces commandements ont consignés dans des vei-s ou lignes rimées fort anciennes i que tout le monde connaît. Voy. décai.ogce.
En termes de Procédure, un Commandement est un •Il le ou exploit par lequel un huissier, en vertu d'un jugeniint ou d'un litre exécutoire, commande, au nom de la justice, de satisfaire aux obligations ou engagements ('•nonces dans le litre. Los actes d'exécution doivent être pri)(édés d'un commandement, à moins qu'il ne s'agisse d'une saisie-gagerie, ou d'une saisie sur un débiteur forain (C. «le proc., art. 819 et 822). Le commandement non suivi d'exécution n'a de valeur que pendant 3 mois. Il entraîne prescription (Cod civ., art. 2244).
Secrétaire des commandements. Voy. secrétaire.
COMMANDERIE, domaine bénéliciaire dans certains ordn^s religieux et militaires, notamment dans l'ordre de Malle. Voy. ce mot au Dict. d'Jlisl. et de Géogr.
COMMANDEUR (du lat. commendalor). Voy. lécio.n D'HONNtin cl le Dict. d'ilist. et de Géogr.
llaunie du Commandeur. Voy. dacve.
"jMMANnKin. oiseau. Voy. troupule.
COIMMANDITE de commander, confier), espèce de swiété commerciale dans laquelle une partie de ceux qui la composent se bornent à verser les fonds convenus, sans pr(}ndre aucune |)arl à la gestion. On appelle : commanditaire le Iwilleur qui fournit les fonds pour une commandite ; commandité celui qui la fait fonctionner avec les fon(ls d'autrui. — La commandite est simple ou par actions, suivant que son capital est ou non divisé par actions. La commandite |)ar actions, la plus importante et ia plus fréquente de toutes, doit avoir un conseil de sur-
veillance composé d'au moins trois actionnaires non responsables de la gestion. Les commanditaires ne sont tenus des dettesque jusqu'à concurrence de l'apport par eux effectué ou promis ; le commandité est tenu sur ses propres biens (loi du 24 juillet 1867). — Voir Emile Worms, Sociétés par actions et opérations de bourse. Cf. Lyon-Caen et L. Renault, Traité de droit commercial. Vhy. société. COMMÉLINE, Commelina, genre type de la famille Acs Coimnélinées, renferme des plantes" monocotvlédones à racines vivaces, de l'Amérique du Sud et du Mexique. La C. tubéreuse a des feuilles ovales, lancéolées, velues, sessiles ; des Heurs d'un bleu agréable ; ses racines se conservent comme celles du dahlia. La C. zannonie a des feuilles caulinaires engainantes, des fleurs blanches terminales et un fruit pisiforme passant du rouge au noir ; elle demande la serre chaude. — La famille des Commélinées renferme les genres : Commelina, Dichorizandra, Tradescantia, Liber tia.
COMMÉMORAISON et commémoration (du lat. commemorati')), mention que l'Eglise fait d'un saint ou d'une sainte le jour où l'on célèbre une autre fête : on dit aussi mémoire. — On amwllc Commémoration des morts : 1° la mention que le prêtre fait des trépassés, à l'endroit du canon de la messe appelé mémento: 2° la fête (jue l'Eglise célèbre, le 2 novembre, en l'honneur des morts : on dit aussi simplement le jour des Morts.
OCMMÉMORATIFS (de commémoration), se dit, en Médecine, des signes qui rappellent une alfeclion, une maladie, une circonstance quelconque, antérieure à la maladie actuelle, et qui sont propres à éclairer sur sa nature.
COMMENCEMENT DE preuve (par écrit). On ap|K?lle ainsi tout écrit émané de celui contre qui une demande est formée et qui rend vraisemblable le fait allégué. Il rend admissible la preuve testimoniale, même au-dessus de 150 fr. (Cod. civ., art. 1547;. Vou. PREtnE,
COMMENDE (du lat. commenaare, confier), dépôt d'un bénéfice, prieuré ou abbaye, entre les mains d'un séculier qui, ne pouvant le posséder d'après les lois canoniques, se contentait d'en administrer les revenus, sauf à rendre compte des fruits au titulaire. On appelait commendataire celui qui était pourvu d'une commende {Voy. abbaye et le mot coMME.vDATAiRE au Dict. d'îlist. et de Géogr.). — On distinguait : les C. libres, lorsqu'un Iiénéfice donné en connnende pouvait passer d'un bénéficier à un autre sans nouvelle dispense du pape; et les C. décrétées, qui devaient retourner en règle par la démission, résigiialinn ou décès du titulaire.
COMMENSURABLE (du préf. com, avec, et du lat. mensurabilis, mesurable). On dit, en Mathématiques, que deux g7-andeurs de la même espèce sont commensurables entre elles quand elles ont une commune mesure, c.-à-d. quand une troisième grandeur de la même espèce est contenue exactement dans les deux premières. En Arithmétique, les nombres entiers ou fractionnaires sont dits nombres commensurables ou rationnels.
COM M ENTAI R E (du lat. commentarius, mc-ditation) , suite de notes et d'explications sur un texte pour en faciliter l'intelligence : le commentaire est dit perpétuel, quand il suit le texte phrase par phrase. On distingue : les C. critiques, philologiques, qui portent sur la vraie manière de lire un auteur; les C. exégétiques, destinés à expliquer le texte ; les C. littéraires, qui en font apprécier les beautés ou les défauts. — L'école d'Alexandrie a donné naissance aux premiers commentateurs : pai-mi eux, on cite surtout Zénodote, Aristarque et plus tard Didyme d'Alexandrie, qui tous trois exercèrent leur critique sur les poèmes d'Homère. Chez les Latins, Donat et Servius se sont illustrés par leurs commentaires sur Térence et sur Virgile. Avant le ivi* siècle, on ne peut guère citer qu'Eustathe. Chrysoloras, Lascaris, Gémistius Pléthon et Marc Musurus. Du xvi" au x\m° siècle, les classiques grecs et latins exercent une foule d'habiles commentateurs ; en France, les Estienne, Casaubon, Saumaisc ; en Hollande, les Burmann, les Heinsius, Gronovius, llemsterhuys, Wyllenbach ; en Angleterre, Bentley, Toup, Porson, etc. De nos jours, ces critiques ont eu pour successeurs non moins distingués Heyne, Brunck, Bœckh, Jacobs, Coray, Boissonade, Hase, etc. Biais, à côté de ces commentateurs judicieux, on i)eut citer nombre de savants, surtout en Allemagne, qui ont poussé l'abus du commentaire jusqu'au pédantisme. Voy. philologie et CRITIQUE. — Les classiques modernes ont eu jus-