ALBATROS
ALBUMINOÏUES
Paris. L'A. calcaire, dit aussi A. oriental, variété
(le calcaire concrclionné, est beaucoup i)lus dur, il est susceptilile d'un l)eau poli; il est dun hlnnc lailcux verdàlro, parfois un peu roux ou jaune de mitd, et ollre des veines ipii sont u ini agréable eflet. Les anciens, qui en faisaient un urand usaj^e, le tiraient de l'EfTyple, de l'Asie Mineure, de llnde. Le marbre dit marbre, onyx n'est autre chose qu'inie variété d'albâtre calcaire ; on f'exploilc surtout en Ali cric.
ALBATROS (mat arabe corrompu qui signifie le Sl- PieiTc; parce t|ue cet oiseau semble marcher sur les Hots), Diomedea, genre de l'ordre des Piilmipédes longipenncs. Cil s«int les oiseaux de mer les plus gros, ils atteignent 1" lie longueur, et leurs ailes étendues (lé|)assent 5". Leur bec d'un blanc jaunâtre est terminé par un bruscjue crocliet ; le dessus du corps est blanc avec quelcpes bandes l)runes, el le dessous tout blanc ; les jaml)es sont courtes, et les pattes, qui n'ont <|ue trois doigis, dirigés eu avant, sont d'un rose pâle. I/Allmtros est lourd, lâciic et glouton ; il vit de poisson et en dévore une énorme quantité. L'^. commun, vulg. Mouton du Cap et Vaisseau de guerre, est le plus grand dt' tous ; son cri ressemble au braiment de l'âne : viennent ensuite r.4. e.rili^ ou A. gris, VA. chocolat ou bai-hrun. VA. brun ou fuligineu,t: l'/l. rubanjaune ou rt sourcils noirs. Les Albatros habitent les mers australes, e(. malgré leur grosseur, ils volent rapidement et s'avancent très loin en mer. Leur chair est dure et d'un goût déleslai)le.
ALBERGIER (de l'esp. albaricoque, abricot), variété de l'Abricotier. Ses feuilles en cœur, dentelées, sont plus petites que celles de l'Abricotier. Ses fruits, nommés alberges, tiennent de la pèche et de l'abricot; ils sont précoces, de couleur jaune foncé : leur peau est rugueuse et colon''e ; leur chair, fondante, vineuse, légèrement amère, fait d'excellenles confitures. Le noyau est gros, l'amande amère. L'.\lbergier se multiplie de noyau ou bien se grelfe sur l'amandier. On estime VA. de Tours et r.4. Montgnincl.
ALBIEN (ktage) [A'Alba, l'Aube), nom donné, en Géologie, à celui des étages crétacés qui succède à l'étage aptien et précède l'étage cénomanien. Il est connu aussi sous le nom de Gault. — Dans le bassin de Paris, il est généralement ai"gileux, et repose sur une épaisse couche de sables verts d'où sortent les eaux qui alimentent les puits artésiens de Grenelle et de Passy. L'étage ali)ien contient souvent des gisements de phosphates. On le retrouve bien développé dans le bassin méditerranéen, en Angleterre, en Suisse, en Hussie, etc. Principaux fossiles : Ammonites Deluci, A. mamillaris , A. Deudanti, Inoceranms concentricus. Trigonia Fittoni, Nucula pectinata, etc.
ALBINOS (de l'espag. albino; d'a^fro, blanc). On nomme ainsi certains individus chez qui la peau est blafarde ou d[un blanc fade, ainsi que les cheveux et les poils, la pupille d'un rouge foncé, Viris d'une pâleur rosée, et qui supportent difficilement la lumière du jour. Cette anomalie ordinairement congénitale est due à l'absence du pigment, matière qui colore la peau, les yeux et les cheveux : c'est le résultat d'une dégénérescence qui peut attaquer l'homme sous tous les climats ; mais ce n'est pas le caractère d'une raceparticulière On trouve beaucoup d'albinos en Afrique, parmi les nègres : c'est ce qui leur a fait donner le nom de nègres blancs. Les albinos mâles sont généralement impuissants; mais les femmes peuvent devenir mères. L'albinisme peut être total ou partiel. — L'albinisme se rencontre souvent aussi chez les animaux : parmi les mammifères, on l'observe depuis l'éléphant blanc vénéré des Siamois jusqu à la souris blanche, en passant par le daim, le cerf, le lapin, le cochon d'Inde, la taupe, etc. : chez les oiseaux, on peut citer le corbeau, la pie, la grive, le merle, le canard sauvage, le moineau, le serin, etc. : enfin, on a constaté l'albinisme chez l'anguille et l'écrevisse. L'opposé de l'albinisme est le mélanisme. Voy. ce mot.
L'absence plus ou moins complète de la chlorophvUe dans certains végétaux produit chez eux une sorte d'albinisme. Voy. ÉTIOLEMENT.
ALBITE (du lat. albus], minéral de la famille des Feldspaths [>;a*0. A1*0\ 6SiO«]. Il est ft/a«c, souvent limpide, quelquefois jaunàlre ou verdâtre: ses cristaux dérivent d'un prisme doublement oblique, et sont souvent maclés. On le trouve aussi fibreux, laminaire ou compact. U se rencontre dans les granités ou les pegmalites en Auvergne, en Daupluué, en Savoie, en Finlande, en Suède, etc. L'Al-
bite entre comme partie uitégrante dans certaines rociies, par ex. dans les Euphotides. (Jn l'appelle aussi Cleavelandite, Scliorl blanc, etc
ALBUGINÉ (du lat. albugo), se dit, en Anatomie, de membranes remarquables par leur blanciicur et leur consistance ; on iKunnitt tunique albugince de l'œil la .scléroliciue ; fibj-e albitginée celle qui l'orme les tendons, les ligaments articulaires, etc.
ALBUGO (du lat. albus, blanc), tache de l'œil vulg. nommée taie, est pio<luite par des modifications de structure de la cornée sous l'influence d'inllammalions, d'ulcères ou de plaies. On distingue : le néphélion ou nuage, tache légère ; Valbugo proprement dit, plus épais, mal limité, d'un gi'is bleuâtre parfois vasculaire ; le leurome, d'aspect blanc nacré, à Lords nets et beaucoup plus opaque. L'A. central gène beaucoup la vision; on y remédie en faisant une pupille artificielle. On a traité 1'^. par des topiques variés et par des opérations nombreuses, scarification, excision, etc.
ALBUIM (mot latin qui veut dire blanc). On nommait ainsi chez les Romains des tablettes ou des murs blanchis, sur lesfjuels on écrivait les documents officiels, les programmes des spectacles ou les annonces privées. — Auj. on appelle album un portefeuille sur les feuilles du(|uel les personnes dont on veut conserver le souvenir, ou dont on veut posséder un autographe, écrivent leurs noms, leurs pensées, des aii"S notés, peignent des portraits, des Heurs ou des pavsages, etc. Cette mode a été importée d'Allemagne en t'rance au commencement de ce siècle.
ALBUMEN (du lat. albumen, blanc d'œuf), partie de l'amande ou de la graine appliquée sur l'embryon, où se trouvent emmagasinées les réserves qui lui servent de nourriture quaiul il est jeune. L'albumen manque dans plusieurs graines, et sa nature varie beaucoup : il est sec et farineux, lorsque la réserve est de l'amidon (Graminées) ; oléagineux et charnu, lorsque la réserve est de l'huile et de l'aleurone, c.-à-d. une matière albuminoide (Euphorbiacées) ; corné (Dattier, Ombellifères) ; il prend quelquefois la consistance de l'ivoire et peut se travailler comme lui : dans le Phytelephas, il constitue Vivoire végétal.
ALBUMINE [d'albumen, blanc d'œuf), matière visqueuse, blanciiâtre, d'une saveur un peu salée, qui constitue l'un des éléments des corps organisés (animaux et végétaux), et qui se distingue surtout par la propriété quelle possède de se coaguler par la chaleur. Elle constitue presque en totalité le blanc de l'œuf et le sérum du sang: on la trouve dans la matière cérébrale et nerveuse, dans l'humeur vitrée de l'œil, dans l'eau des hydropiques et dans tous les liquides séreux. Elle est également contenue dans le suc des légumes, des raves, des choux-lleurs, des asperges ; les amandes et les noix en renferment aussi. L'albumine est une combinaison de carbone, d'hydrogène, d'azote et d'oxygène avec '..iC petite quantité de soufre et de phos|)horc. Les albumines de provenances diverses ne sont pas identiques entre elles : ainsi l'albumine du sérum, celle d'un blanc d'œuf, celle qu'on retire des poissons, celle que l'on trouve dans les exsudations de la plèvre ou du mésentère, tout en ayant une composition à peu près identique, diffèrent de propriétés. On distingue Vantmine de l'œuf, la séro-albumine. Vhydropisine. Vichtydinc, etc. De plus, chacune de ces albumines est susceptible de deux états, un état naturel ou soluble, et un état artificiel ou insoluble que leur communiquent la chaleur ou les acides.
On se sert de l'albumine, en médecine, dans les cas d'empoisonnement par des sels minéraux (principalement de cuivre et de mercure) ; battue et mêlée avec l'huile, elle guérit les brûlures. Dans l'industrie, on l'emploie pour coller les vins, pour clarifier les sucres et divers liquides ; pour recoller la porcelaine et le verre cassé; pour blanchir certaines pâtes; pour obtenir des épreuves négatives en photographie, etc.
ALBUMINOIOES (substances) ou substances proléiques, composés organiques azotés qui constituent la majeure partie des tissus animaux et une portion notalde dii tissu des végétaux. Ce sont des corps incristallisables, insolubles, se coagulant par la chaleur et les acides. Ils sont décomposables par la chaleur, et leur constitution a été élucidée surtout par les travaux de Schûtzenberger, qui a montré, en les dédoublant par la baryte, que ces corps sont des amides complexes. Les albumiiioides peuvent être transformés soit par la pepsine que sécrète l'estomac, soit par des ferments
ALBUM[NLRIE
oo