COMPOSÉES
œMPRESSIBILITÊ
•lahlia, le chardon, la camomille : ces fleurs forment la COMPOTE (de l'iul. composta), espèce de confitures graii.lc tamille des Composées [\oxf. ci-après); feuille de fruits cuits avec de leau ou du vin et du sucre, de la
f'cs à être gar-
les confitures
leviennent moins
composée, yé\ç qui est formée de la réunion de petites cannelle, etc., et qui, n'étant point destinée feuilles articulées sur un pétiole commun (Robinier). j décs, sont moins cuites et plus liquides que
l'our CCS expressions : Nombre a.mposé. Raison corn- ordinaires. Les fruits mis en compote devit..^^.,., ,„„,.„
posée. Pendule composé, Couleurs composées, voy. ' acides et plus digestifs. — On appelle encore pigeons
^'TJ^L'^^tTJL' f *^" -1. j , ,.•... I ^' çpmvote un plat composé de pigeons très cuils et
COMPOSEES, tamille de plantes Dicotylédones gamope- ! garnis de petits oignons, champignons et petites croûtes
es à ovaire infère ; fleurs réunies en capitules dans un : de mie de pain passées au beurre.
calice ou un involucre commun, et formant une ou plu- 1 COMPRÉHENSION (du ht. comprehensio' . En Logique sieurs rangées imbricruées autour du réceptacle. Parmi ces { on entend par compréhension d'une idée générale Tenfleurs. les unes, régulières, appelées fleurons, ont le limbe semble des qualités communes à tous les mdindus que partagé à 5 dents; les autres, irrégulières et appelées comprend cette idée; on l'oppose à l'extension, qui est le demi-fleurons, ont le limbe déjeté en dehors en une lan- ; nombre des êtres auxquels apjjartiennent les mêmes quaguelte à 5 dents; Tournefort, pour cette raison, avait di- lités [Voy. idée cé.>érale). — Dans l'Histoire de la pbilovisé la famille des Composées en Flosculeuses, ne conte- j sophie, on traduit par compréhension le terme grec liant que des fleurons, Sejni-Flosculeitses, ne contenant i xaTiXTi^J^î (ou sa'^atjia xaTalTiircixfj, vision compréhenquc des demi-fleurons, et Radiées, contenant des fleurons sive), par lequel les stoïciens désignaient la perception qui au centre et des demi-fleurons à la circonférence. Linné, | représente l'objet tel qu'il est, qui nous le fait roOT»re«</re, remarquant que, dans toutes les espèces, les anthères sont ^ dont l'évidence et la force impulsive déterminent notre
de Tournefort en celles de CAjcoj-ac^-VsiSemi-Flosculeuses), I -K'.éa'/r, ça-^aTÎa %il àzEptTraaro;). — Consulter : Cicc- Ci/Jûrocé/>/ia/c»i Flosculeuses) et Corymbifères Wad'iées); ron. Académiques. II, 6 et M; Sextus Empiricus, Contre ces dénominations avaient été adoptées par A.-L. de Jussieu, , les mathématiciens, VII. Voy. PROBAcaisME. et avec lui par tous les botanistes. Depuis, les divisions! COMPRESSE (du lat. compressus), pièce de linge de ont été multipliées, et auj. la famille des Composées ' toile ou de coton, de longueur et de forme différentes, compte 8 tribus, dont quelques-unes sont considérées ' qu'on emploie dans le pansement des plaies : elles sont comme de véritables familles, savoir : les Vemoniacées, aites, selon leur forme, longuettes, carrées, circules Eupatoriacées, les Asléroïdées, les Sénécionidées, laires, etc. Elles sont dites : fenétrées quand elles sont les Cinarées, les Mutisiacées, les Nassauviacées, les ' percées d'ouvertures plus ou moins grandes ; découpées, Chicoracées. Voy. ces mots. | quand leurs bords sont plus ou moins profondément di-
COMPOSITE (ordre), un des 5 ordres d'Architecture, en ] visés; en croix de Malte, quand, étant carrées, elles sont usage surtout chez les Romains, est ainsi nommé parce fendues également aux quatre angles. Les compresses graau'il est composé du corinthien et de l'ionique, c.-à-d. | duées sont faites à l'aide de plis dont l'ensemble forme un d'acanthes et de volutes. j prisme triangulaire; elles sont destinées à remplir l'espace
COMPOSITEUR (du lat. coOT/w)sjfor'. On nomme ainsi :! interosseux dans certaines fractures, p. ex. celles de 1° celui qui compose en musique (Voy. composition); — ' l'avanl-bras.
2" l'ouvrier tj-pographe qui compose, c.-à-d. qui prend un j COMPRESSEUR (du lat. compressor), instrument à un les divers caractères dans les cassetins oe la casse et destiné à comprimer des nerfs, des vaisseaux ou un canal les range dans le composteur. quelconque, dans le but d'amortir la sensibihté des parties
coin POSITION (du lat. compositio]. En Musique, c'est j sur lesquelles le chirurgien opère, ou d'empêcher une hél'art d'inventer des chants et de les accompagner par l'har- j morragie. On connaît surtout le C. de Dupuytren, destiné monie. I.a composition, comme la poésie, suppose avant à la compression des artères.
tout la faculté de l'invention ; elle s'appuie en outre sur ; coxpbessecr HïORACLiorE, machine qui utilise une chute certains procédés fondés sur l'étude raisonnée des modèles d'eau pour comprimer l'air directement. Le compresseur qu'ont laissés les grands maîtres. Les diverses branches de des ingénieurs italiens, MM. Sommeillier, Grundis et Gratla composition comprennent l'-'lude de l'harmonie, du toni, employé au percement du Mont-Cenis, se composait contrepoint, de la fugue, la connaissance des effets des essentiellement d'un tuyau vertical dans lequel descendait voix et des instruments, l'application de toutes ces choses , l'eau de la chute, et d'un cylindre à air placé au bas, dans aux divers emplois de la musique. | lequel s'opérait la compression. L'eau, en descendant dans
Dans les Arts du dessin, on entend par com»osi//on i ce cylindre, acquiert de la vitesse, en vertu de la pesanteur, l'invention ou le choix du sujet, et plus particulièrement ] mais celte vitesse s'anéantit peu à peu à mesure qne l'eau sa mise en scène et l'ordonnance des diverses parties du ' comprime l'air. Lorsque cette vitesse est complètement tableau. | détruite, l'air comprimé a été chassé par l'eau dans un
Dans l'ancien Droit barbare, on appelait composition réservoir où il s'emmagasine, et une soupape l'empèdie de [wergeld] une indemnité pécuniaire que l'auteur d'une offense ou attentat devait payer à la personne offensée, ou, en cas de mort, à sa famille'. Le meurtre d'un Frank était ayé 200 «owa d'or; le meurtre d'un Romain possesseur, OD sous; celui d'un Fçank vassal du roi, 600: celui d'un
Romain convive du roi, 300, etc. — On appelle encore composition tout accommodement par lequel l'une des deux parties ou toutes deux ensemble cèdent quelque chose (le leurs prétentions. Voy. arbitrage.
L'nité de composition. Voy. umté.
COMPOST 'du lat. composttus), mélange de substances diverses, telles que détritus de végétaux, débris d'animaux, eaux (le cuisine et d'écurie, curures de mares et d'étangs, marnes, craies, etc., qu'on laisse en tas subir quelque fermentation et qu'ensuite on répand sur la terre comme engrais. Les fumiers forment la base des meilleurs composts.
COMPOSTEUR (de composer), outil dans lequel le compositeur assemble les lettres et fait les lignes de longueur égale. Il est formé de deux lames de métal repliées en équerre ; une extrémité est fermée par un talon fixe ; un second talon mobile à glissière permet de donner aux lignes la longueur déterminée par la justification.
Dans les Manufactures de soie, c'est une petite baguette de bois sur laquelle on passe les portées de la chaîne d'une étoQè de soie pour la plier.
revenir en arrière. On ferme alors le tuvau d'arrivée de l'eau, et on ouvre un orifice par lequel 1 eau du cylindre s'écoule naturellement au dehors, tandis qu'une nouvelle quantité d'air vient prendre sa place. Fermant ensuite cet orifice et ouvrant de nouveau le tuyau d'arrivée de l'eau, on laisse descendre celle-ci comme nrécédcnunent : elle refoule encore l'air du cylindre dans le réservoir, et ainsi de suite. Cette curieuse machine a un rendement très avantageux. L'idée capitale de cette invention consiste dans l'utilisation de la force vive de l'eau qui tombe librement pour comprimer l'air directement ; cette idée a été trouvée et mise en pratique pour la première fois par un ingénieur français, M. A. de Caligny, mais avec des dispositions différentes de celles des ingénieurs italiens.
COMPRESSIBILITÉ (de compressible), propriétë que possèdent les corps de se réduire à un moinare volume lorsqu'on les presse de toutes parts: elle est une conséquence de la porosité, les corps ne diminuant de volume que parce que leurs particules peuvent se rapprocher les unes des autres. Les tissus poreux sont en même temps compressibles : l'éponge, les étoffes, le bois et Ions les tissus qui se laissent pénétrer par les fluides peuvent diminuer beaucoup de volume et perdre par la compression les fluides ([u'ils contiennent. l'ne foule de proccdésdes arts ne sonique des applications de ce priucipe [Voy. compressio.n). Les corps