COMPTE
fjui n'ont pas de (wros visibles pouvonl aussi ilimitiuer de vuluine |iar la compression : ce (|ui comiiiil à penser qu'ils sont lorinés «le particules élémentaires, ou molécules, ijui ne se touchent pas. Ku |;énéral, les ellets de celte sorte de compressibilité sont moindres ])our les solides que pour les liquides. — l/air et les gaz sont, de tous les corps, ceux ([ui se compriment le plus facilement. Aussi connaît-<m mieux les lois de leur compressibilité. Tous les corps s'cchauirenl quand on les comprime brusquement : ceci tient à la conversion en cbalcur du travail mécanique dépense pour la compression; cet eiïet se démontre aisément à laide du briquet à air (Voy. ce mot). Quand la compression est lente, la chaleur jmxluite se dissi|)c peu à peu dans les corps environnants, et la température du corps comprimé peut ne pas s'élever. C'est ce cas particulier ne la compressibilité qui a été étudié surtout pour les gaz, d'abord par Mariotte, puis par Du long et Arago, l'ouillet, Desprez, Regnault, etc. Regnault a montré que la loi établie par Mariotte n'est qu'approximative. D'après celte loi, les volumes occupés par une mémo masse gazeuse sont inversement proportionnels aux pressions qu'elle supporte, pourvu que la température reste invariable, ce qui veutdire : si la pression devient double, triple, etc., le volume correspondant est la moitié, le tiers, etc., de ce qu'il était d'abord. Les gaz sont d'autant plus voisins d'obéir à celte loi qu'ils sont plus éloignés de leur point do liquéfaction. Elle est d'ailleurs suffisamment approchée pour qu'on puisse s'en servir dans toutes les applications ])ratiqucs.
COMPRESSION (du lat. compressio) . Dans les Arts, la compression a donné lieu à l'invention d'une foule de machines utiles ou curieuses; on peut ranger dans celle caté- Î'orie les presses de tout genre, les balanciers pour frapper a monnaie, la |)ompc de compression {Voy. pompe), la fontaine de Héron [Voy. fontaine), les fusils à vent, le bri- -quet à air, etc.
La compression de l'air présente de nombreuses applications industrielles : parmi les plus importantes sont les so7iffleries, dont on se sert pour activer la combustion dans les fourneaux métallurgiques [Voy. soufflerie), les machines à air comprimé, \ti plongeurs [Voy. ce mot), les caissons qui servent à la construction des piles de pont, etc. — Une machine à air comitrimé se compose essentiellement d'un réservoir contenant l'air sous une forte pression, d'un cylindre analogue à celui de la machine à vapeur, dans lequel l'air comprimé pousse alternativement un piston dans un sens et dans l'autre, et d'un mécanisme transmettant aux outils le travail disponible sur le piston. On a appliqué ce genre de machines aux forages lies tunnels du Mont-Cenis et du Sainl-Gothard en faisant usage des perforatrices Sommeillier. Gralloni, etc? L'emploi de ces moyens mécaniques a seul pu permettre le creusement de ces longs tunnels, en faLililant l'aération par l'apport d'air respirable qui refoulait au dehors les produits de la respiration des ouvriers, de la combustion des lampes ou de l'explosion des mines. — L'emjiloi de l'air comprimé pormcltrait sans doute d'améliorer notablement les conditions d'exploitation des mines de houille. — Les caissons à air comprimé, dont l'idée première est due à M. Triger, servent aux travaux sous-marins. On les descend sur le fond de la mer ; l'eau en est expulsée par la pression de l'air qui est sans cesse injecté, et les ouvriers peuvent y descendre et travailler aux maçonneries comme à l'air libre. Leur introduction dans le caisson se fait par l'intermédiaire de chambres ou sas communiquant avec l'air libre et avec le caisson à air comprimé. — Signalons encore comme application de l'air comprimé le transport de la force par une tuyauterie spéciale recevant l'air comprimé d'un moteur central et la distribuant aux lieux de consommation. Ainsi à Paris il existe une compagnie pour la distribution de l'air comprimé (système Popp, horloges atmosphériques, etc.).
Il résulte des expériences de Paul Bert que, si la compression de l'air jusqu'à 8 et même 10 atmosphères ne paraît pas exercer d'action notable sur les animaux, il n'en est pas de même de la décompression, surtout si celle-ci est brusquement opérée : la paralysie partielle ou générale, la mort soudaine peuvent être la' conséquence de cette décompression. Les ouvriers qui travaillent sous pression dans les mines, les ports de mer, aux piles des ponts, etc., les plongeurs munis de scaphandres, sont souvent victimes de leur imprudence. Pour que la décompression soit exempte de danger, il ne faut pas que sa vitesse
dépasse mit! atmosphère par fi minutes pour nue pression de 10 atmosphères, et une atmosphère par 2 ou "» minutes pour une jircssiciu de 5 atmosphères.
L'iiilluence de la compression sur la combustion des corps n'est pas moins remarquable. M. Caillelel a soumis à des pressions allant de 1 à 50 atmosphères divers c.>r|)s éclairants, tels (]uo le charbon, l'alcool, l'huile, la bougie, etc., et il a constaté qu'à mesure que la pression augmcnlc, l'éclat de la flamme acquiert plus d'intensité, mais qu'en même temps la chaleur développée diminue, la combustibilité décroît et rjue bientôt la llamme elle-même s'éteint, comme elle s'éteindrait dans le vide.
En Médecine, on se sert de la compression contre les anévrismi's des artères, les varices, les hernies, les ulcères calleux, certaines tumeurs, les engorgements divers, les luxations, etc. Elle s'exerce au moyen de compresseurs, de bandes, de bandages, de bas élastiques, de tampons, de tourniquets, etc.
C0IV1 PROMIS (do compromettre, s'engager ensemble), ou l'acte compromissoire, convention synallagmatique par laquelle deux ou plusieurs personnes conviennent de remettre le jugement de leurs dillérends à des arbitres qu'elles autorisent à prononcer avec ou sans aiipel { Voy. arbitrage). Le Code de procédure civile (art. i00ô-102H) trace les règles qui concernent le compromis.
COMPTABILITÉ (de com/j/aWe), ensemble des comptes et des livres d'une administration publique ou privée. — Dans le Commerce, comptabilité &si synonyme de tenue des livres. Voy. ce mot.
Par Comptabilité publique, on entend l'ensemble des règles qui gouverncnl le maniement des deniers jiublics et dos matières appartenant à l'Etat, (|ui établissent les obligations et la responsabilité des comptables. Les dispositions qui régissent la comptabilité publique ont été réunies, et pour ainsi dire codifiées, dans le décret du 31 mai 1862, complété depuis par divers textes.
COMPTABLE (de compter). Ce mot s'applique à toute personne qui est assujettie à rendre compte des alfaircs qu'elle a gérées. — En Droit, sont comptables le curateur à une succession vacante (C. civ., art. 813), l'exécuteur testamentaire (art. 1031), l'héritier bénéliciaire (arl. 803), le tuteur (art. 469), le mandataire (art. 1093], le mari, s'il a joui dans le régime dotal des biens para()hernaux, malgré l'opposition constatée de la femme (arl. Iô79).
En Administration, on appelle comptables tous ceux qui sont chargés de la manutention des deniers de l'État, des communes, des hospices, des établissements publics. Ces comptables sont astreints à un caulionnonienl ; leurs biens sont frappés d'une hypothèque légale (C. civ., art. 2121).
Voy. COMPTABILITÉ.
COMPTANT (de compter). Payer comptant, c'est payer au moment même de la livraison des marchandises. Toutefois, lorsque, dans les transactions, on stipule la clause de comptant, cela no signifie pas toujours que l'argent soit compté à la livraison : l'usage, à Paris, dans le commerce do demi- gros, est de no payer c^ue 4, 5 ou 6 semaines après la livraison. — Quand on stipule la condition C. à livrer on sur balle, cela \eiit dire qu'on exige qu'aussitôt que la marchandise a été agréée et pesée, le montanl en soit acquitté par l'acheteur, même avant qu'elle soit enlevée : c est ce qu'on appelle aussi comptant compté.
COMPTE (<lu lai. comjiulus). Dans le Commerce, on appelle : C. courant, tout crédit ouvert par un banquier à un particulier, pour un temps illimite et pour toutes les affaires courantes ; on dit aussi de négociants qu'ils sont en comptes courants lorsqu'ils se sont ouvert un crédit réciproque pour toutes leurs affaires courantes; C. de bilan, celui qui ne s'ouvre au grand-livre que pour la clôture des livres; C. de capital, celui qui évalue tout ce que possède un négociant tant en meubles qu'on immeubles, déchargé de toutes dettes et hypothèques ; C. de clerc à maître, celui où le comptable }X)rte rigoureusement en recette et en dépense tout co qu'il a pu faire de bénéfices, de frais ou de pertes dans sa commission ; Débet de compte, l'excédent de la recolle sur la dépense.
Compte de retour. Voy. rechange et ketbaite.
Dans la Comptabilité publique, on distingue : d'une part, le C. de gestion, qui est un compte de caisse, où il n'est parlé que des sommes entrées et sorties: et le C. d'exercice, qui est un compte de droits, où il n'est parlé que des créances cl des dettes; d'autre part, le (J. de matières, qui repose sur lc<i Livcntair^s, sur les procès-ver-