‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 375 sur 1729 · COMPTE-FILS · texte numérisé non relu

COMPTE-FILS

COXŒPTDALISME

baux (l'outrées <t <le sritio Jes matières, sur le visa d a^'cnls sin'ciaux pour lesdiles entrées et sorties, r-tc; et le C. de deniers, où il est rendu compte de IVinploi des fonds.

COMPTE I.MOXSAIE DE). Voy. MONNAIE.

COMPTES COUR DEs). Voy. COCR DES COMPTES.

COMPTE-FILS, loupe soutenue sur deux montants de cuivre, à une diftîince convenable d'un disque percé d'un trou carré à travei^s lequel on regarde une étolfe; elle permet de compter le nombre de fils.

COMPTE-PAS. instrument dit aussi Podomètre ou Hodomèlre. destiné ;i indiquer approximativement la longueur d'une route par le nombre de pas quon fait en la parcourant. 11 a en ^'énéral la forme dune montre: les oscillations produites par la marcbe agissent à chaque pas sur le mouvement ilune sorte de pendule qui fait avancer d'un cran une aiguille.

COMPTEUR, se dit en général d'un instrument qui sert à compter le nombre des révolutions d'un axe tournant ou des oscillations d'un pendule, accomplies dans un temps d( n'".e. Il' se compose ordinairement d'une série de rouages analogues à ceux des montres, faisant mouvoir des aiguilles sur lies cadrans gradués.

Compteur à gaz, appareil emplové pour mesurer la dépense du gaz consommé pour 1 éclairage. Le compteur à gaz est dû à l'ingénieur anglais Glegg; il a reçu de nombreux perfectionnements de détail et constitue auiourd'liui un appareil à peu près parfait. A Paris et dans les grandes villes, les compteurs à gaz ne sont placés chez les alxmnés qu'après avoir subi l'épreuve du poinçonnage oflicicl, qui est refusé à tout appareil donnant des indications s écartant en plus ou en moins de un pour cent. Dans le compteur à gaz, l'exactitude des indications chez l'alîonné dépend du niveau de l'eau dans l'appareil. Les compteurs « mesure invariable de la Société anonyme pour la fabrication des compteurs, à Paris, ont résolu dune manière très élégante le problème de la mesure rigoureuse, quel que soit le niveau de l'eau.

Compteur à eau, appareil destiné à mesurer le débit de l'eau. Ils appartiemient à trois catégories : 1" C. à mouvement rotatif: 2" C. à compartiments extensibles; 3' C. à piston mobile dans un cylindre. La première catégorie est caractérisée par le C. Siemens, à peu près abandonné aujourd'hui, et le Crown-.Meter de M. Michel. A la deuxième appartient le C. Oury, dans lequel une membrane joue entre deux cavités qui s'emplissent et se vident successivement. A la troisième catégorie appartiennent les compteurs Kennedy, Prost et Kern. Le type le plus récent et le meilleur de tous est le compteur /■ rager avec deux cylindres juxtaposés dans lesquels le jeu des pistons introtluit des quantités d'eau régulières, enregistrées par un appareil spécial dépendant des tiges dos pistons.

Compteur pour voitures de place. Les divers appareils imagines à cet effet sont tous jusqu'à présent un rieu trop compliqués et ne sont pas entrés dans la pratique. La question a été reprise de nouveau par la Préfecture de la Seine (18lK)i et sans doute d'ici à peu de temps sera résolue grâce à l'ingéniosité des constructeurs.

Compteurs d'électricité, appareils destinés à évaluer la quantité de travail ou d'énergie électrique. Les uns sont à intégration continue, dont le type est le C. Vernon Boys, (pii est un waltheurc-mètre ; les autres, à intégration discontinue Cauderay, BriUié), sont des wattmètres. Une troisième classe est "celle des C. à retardation, système Cezar, très répandu en Allemagne. Signalons encore : le C. Edison, àaction chimique; le C. Lippmann, dans lecjuel le courant agit sur une lame mince de mercure qu elle met en mouvement.

COMPTOIRS \de compter], établissements commerciaux d'une nation à l'étranger. Dans ce sens, ce mot est synonyme de factorerie. Voy. ce mot.

COMPTOIRS d'escompte, établissements ayant pour objet descompter les effets de commerce, d'accepter des mandats, traites ou lettres de change, de faire des avances sur litres et valeurs, etc. Ce sont des sociétés anonymes, soumises aux rèfrles ordinaires en matière de société; mais, par une dérogation au droit commun, ils peuvent faire vendre publiquement, 8 jours après la mise en demeure, les valeurs qu'ils ont reçues en nantissement. — Créés temporairement après 18Ô0 cl 1848 pour secourir le commerce en détresse, ces comptoirs ont fini par avoir une existence permanente : celui de Paris est le plus

connu, il y a même des sous-comptoirs auxiliaires, ort: n:sés soit "par I,)calité. soit par groupe d'industrie.

COAIPTONIE [de 11. Complon, évèque de Londr. .~ , Comvtonia, genre de la famille des Myricécs. La C. à feuilles de cétérach (C. aspleniifolià) est un arbuste d'ornement à feuilles oblongues, linéaires, sinuccs et ponctuées de blanc.

* COMPTONITE, syn. de thomsosite. Voy. ce mot.

COMPULSOIRE "(du lat. compuUum, de compellere, contraindre). C'est ainsi qu'on nomme, en Procédure, la voie prise dans le cours d'une instance pour se faire déli\Ter expédition ou extrait d'un acte dans lequel on n'a pas été partie. La demande à fin de compulsoire est formée par requête d'avoué à avoué : elle est portée à l'audience sur un simple acte, et jugée sommairement sans aucune procédure (C. de proc, art. 847). Le jugement est exécutoire, I nonobstant appel ou opposition (art. 848).

COMPUT (du lat. computus), ensemble des calculs qui

ont pour but de régler les époques des fêtes mobiles. Le

comput ecclésiastique a pour bases : le Cycle solaire, le

1 Nombre d'or, VEpacte, VIndiction romaine et la Lettre

j dominicale. Voy. ces mots.

COMTE (du lat. cornes), titre nobiliaire, qui se place I entre celui de baron cl celui de duc ou de marquis. Voy. le Dict. d'IJist. et de Géogr.

CONCAMÉRATiON, se dit. en Physique, de la distance qui sépare deux nœutîs consécutifs dans les corps en vibration.

CONCASSEUR (de casser), instrument dont on se sert dans diverses industries pour diviser en fragments, sans toutefois les réduire en poudre, certains matériaux solides. Dans les exploitations agricoles, on utilise surtout des concasseurs de graines et des concasseurs de tourteaux.

CONCAVE (du lat. concavus). Voy. convexe et aussi

VERRE et MIROIR.

CONCAVO-CONVEXE, se dit des surfaces qui, comme l'hyperboloïde à une nappe, sont traversées par leur plan langent.

CONCENTRATION (de concentrer), se dit, en Chimie, de l'opération qui consiste à augmenter dans un dissolvant la quantité relative de la partie dissoute en enlevant le dissolvant. On concentre en général par la chaleur les solutions aqueuses; l'eau se volatilise, et les substances dissoutes en s'accumulant dans le liquide finissent souvent par apparaître en se précipitant. On peut aussi concentrer en absorbant les vapeurs du dissolvant par des coris appropriés, tels que le chlorure de calcium, la chaux, ("acide sulfurique ; on augmentera rapidement la concentration en faisant le vide au-ilessus de la dissolution et absorbant les vapeurs. Voy. évaporatio.n.

CONCENTRIQUE, qui a le même centre. En Géométrie, deux cercles ou deux courbes quelconques qui ont un même centre se nomment concentriques.

CONCEPT (du lat. conceptum). Ce mot, qui, dans l'ancienne langue de la scolastique, était synonjme Aidée, de notion, a été spéciaKment atfecté par Kant à toute notion qui est générale sans être absolue. Il «listinguc : des C. purs, qui n'empruntent rien de l'expérience, comme la notion de cause; des C. empiriques, dérivés de l'expérience [douleurs, plaisir); des C. mixtes, oii entrent la fois des données de l'expérience et des données de l'eii tendement pur.

CONCEPTACLE (du lat. conceptaculum). En Botanique, ce mol désigne les cavités qui contiennent les corpuscules reproducteurs des plantes crj-ptogames. Il se prend aussi pour follicule.

CONCEPTION (du lat. conceptio). En Psychologie, ce mot exprime l'opération la plus simple de l'esprit, celle qui consiste à saisir ou à se représenter les Ajses, sans aflinnation ni négation : on l'oppose à jugement. \j même mot s'applique au résultat de celle opération, à l'idée que conçoit l'esprit. — En Physiologie, la conception est pour une femme le fait de devenir enceinte . Les Catholiques fêtent, le 8 décembre, la Conception immacidée de la Sle Vierge. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

CONCEPTUALISME, doctrine qui considère les essences idéales, genres et espèces (universaux), aue Platon a])pelait les idées ou types éternels et parfaits d'existence, comme de simples modalités de rintellect humain, sans existence transcendante ou métaphysique. Cette doctrine, eu opposition directe avec le platonisme, est en germe dans la philosophie d'Aristute, aux yeux de qui toutes les former

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