CONCOMBRE
CONŒBINAT
■on appelle conclusions le résumé des demandes qu'une partie lorine conlre la partie adverse et qu'elle se propose de justifier. On distingue : les C. aie fond, qui sont relatives à la contestation en elle-même, comme dans le cas où l'on demande qu'une obligation soit annulée comme étant le fruit de l'erreur; et les C. exceptionnelles, par lesquelles, sans examiner si la prétention de son adversaire est bien fondée, le défendeur demande une mesure préjudicielle, p. ex. la nullité de l'exploit iutroductif d'instance ou le renvoi des parties devant un autre tribunal. On distingue encore les L. principales, celles que prend d'abord une partie, et qu'elle demande qu'on lui adjuge par préférence; et les C- subsidiaires, que prend une partie pour le cas où le juge refuserait de luj accorder ses conclusions principales.
Conclusion, en Logique. Voy. syllogisme.
CONCOMBRE, Cucumis, genre de la famille des Cucurbilac('es, renferme un grand nombre d'espèces, toutes annuelles, herbacées, à tiges rampantes ou grimpantes. Elles sont originaires des régions chaudes de l'ancien continent. On distingue les Concombres j)rop. dits, les Melons {Cucumis Melo) el les Dudaïms [Cucumis Dudaim). — Parmi les premiers, on remarque surtout le C. commun (C. salivus), plante potagère, à tiges rameuses, rudes au toucher; à fleurs jaunes ; à fruits allongés, presque cylin- ■driqucs, faiblement recourbés en arc, de couleur blanche, verdàtre ou jaune. Ils sont aqueux, d'un goût fade, et se mangent cuits, ou crus et confits dans le vinaigre. On s'en sert aussi pour fabriquer la pommade de concombre, cosmétique employé pour adoucir la peau. — Les autres variétés les plus connues sont le C. hâtif de Hollande, le C. jaune et le C. vert long ; le C. petit-vert, ord. appelé Cornichon (Voy. ce mot) ; le C. de Russie, qui est pres(|ue rond, et qui vient par bouquets ; le C. arada, •qui n'est pas plus gros qu'une noix ; le C. serpent, originaire de l'Inde; le C. amer ou Coloquinte [Voy. ce mot).
— On a étendu le nom de Concombre à diverses espèces de courges et à plusieurs plantes du genre Giclet [ Voy. i-?s mets).
CONCORDANCE (du lat. concordare). En Grammaire, Il appelle ainsi l'accord des mots les uns avec les autres
- lUS le rapport du genre, du nombre, de la personne loi/, accord). La syntaxe de concordance est la partie
de la syntaxe qui traite de l'accord des mots; on l'oppose à la syntaxe de dépendance.
Concordances de la Bible, dictionnaires ou index qui renferment, par ordre alphabétique, tous les mots de la Bible, avec 1 indication du livre et du chapitre, et la citation textuelle du passage où ils se trouvent. Hugues de St-Cher, mort en 1262. fit exécuter le premier ouvrage de ce genre. Les Concordances les plus estimées sont celles de Lucas de Bruges (Cologne, 1664), d'Er. Schmidt. de G. <le Zamora, etc. M. Dutripon a publié en 1838 une nouvelle concordance de la Bible. Voy. harmonies.
FencI et Sirey ont donné la Concordance des œuvres de Pothier avec les articles du Ckxie civil qui en ont été extraits,
CONCORDANTE DE STRATIFICATION. DcUX COUChcS géologiqUCS
sont dites en concordance de stratification ou concordantes lorsqu'elles sont parallèles et contiguës sur une étendue plus ou moins considérable. Voy. stratification et discordance.
CONCORDANT, nom donné : i° dans la Musique vocale, à celle des parties qui tient le milieu entre la taille et la basse, et qu'on appelle aussi ténors ; 2' en Poésie, à des vers qui ont plusieurs mots communs, et qui cependant présentent un sens opposé ; exemple :
P, ( canis 1 ■ „•■ „ ( venatur ) „, „„„■ S serrât. ) ^' \ lupus I «nsilva I ^^^^^^^ j etomnia | ^..^j^^ ^
Auj. on ne trouve plus guère de vers concordants que dans les scènes d'opéra, où plusieurs personnes chantent ensemble; exemple :
Je m'abandonne à
mon ardeur, ma fureur.
CONCORDAT (du lat. concordare), accord fait entre le pajjc et un souverain concernant les affaires religieuses. Voy. le jHct. d'Hist. et de Géogr.
Sous l'ancien régime, on appelait aussi concorrfafunesorte de traité par lequel des officiers au service, afin de se procurer de l'avancement, assuraient une prime à celui qui, pourvu d'un grade supérieur, voulait quitter le service.
Les concordats furent prohibés dès qu'on s'occupa de' reprimer la vénalité des emplois.
CONCORDAT. Daus le Commerce, on nomme ainsi l'arrangement qu'un commerçant failli fait avec ses créanciers, et aui a pour objet de lui permettre de reprendre le cours e ses affaires. Le concordat voté par la majorité des créanciers est obligatoire pour tous, excepté ceux qui ont un gage ou une hypothèque. On distingue : le C. propr. dit, où le débiteur reste à la tète de ses affaires en sengageant à payer un dividende à ses créanciers, et le C. par abandon d'actif, par lequel il leur remet tous ses biens (C. de comm., art. 504-541).
CONCOROIA, 58" petite planète, trouvée le 24 mars 1860, par L. Luther à Bilk, près Dûsseldorf. Voy. ilanètks.
CONCOURS (du lat. concursus). A l'Académie française (depuis 1635) et dans les diverses classes de l'Institut, on ouvTe chaque année des concours de poésie, d'éloquence, de linguistique, d'histoire, de philosophie, etc. Il y a encore, à l'école des Beaux-Arts, entre les élèves de peinture, de sculpture, d'architecture, de gra^-ure et de musique, un concours pour le gi-and prix de Rome. Le gouvernement ainsi que les départements et les villes ouvrent aussi à des époques indéterminées, mais fréquentes, des concours industriels agricoles. Voy. expositions, couices, etc.
Concours universitaires. Us sont de deux sortes : l" entre les candidats au professorat qui se disputent le titre d'agrégé [Voy. agrégation) ; 2' entre les élèves qui se disputent des prix. On appelle concours général la lutte académique qui a lieu, chaque année, à la Sorbonne entre l'élite des élèves des lycées de Paris et de celui de Versailles, depuis les classes les plus élevées jusqu'à celle de troisième. La distribution solennelle des prix a lieu à la fin de juillet, sous la présidence du Ministre et en présence du Conseil de l'Instruction publique. Ce concours a et ■ fondé en 1 746 par un legs de Legendre, chanoine honoraire de la métropole, pour les classes de rhétoriciue, de 2« et de 3' Le concours fut successivement étendu à d'autres classes, en 1749 par le père Coffin, et en 1750 par le chanoine Collot. Interrompu en 1793. il fut rétabli en 1801, el s'ouvrit entre les écoles centrales ; depuis 1805. il a lieu annuellement entre les lycées de Pans; en 1819, le lycée de Versailles fut admis à concourir : les collèges Stanislas et Ste-Barbe (Rollin) obtinrent la même faveur en 1822. — Depuis quelques années, le concours général a été étendu aux lycées des départements. Des concours académiques avaient été établis dans le ressort de chaque académie ; ils ont dû être depuis supprimés. — Les élèves des classes supérieures de l'enseignement secondaire moderne ont été appelés au concours général par un arrêté de décembre
En Droit, on entend par concours le principe en vertu duquel les créanciers qui n'ont ni privilège ni hypothèque sont payés au marc le franc sur les biens de leur débiteur (Cod. civ., art. 2093).
CONCRET (du lat. concretus, réuni). En Philosophie, on nomme être concret un être complet en lui-même, une substance avec toutes ses qualités, telle qu'elle existe dans la nature; on l'oppose à l'être abstrait, qui est une substance séparée de ses qualités ou une qualité séparée de sa substance. Voy. abstraction.
En Arithmétique, les nombres conaelsqu'onoppose aux nombres abstraits, sont ceux qui sont accompagnés de la désignation de la nature de leurs unités, tels que 20 hommes, 40 chevaux, etc.
CONCRÉTION (du lat. concretio). En Géologie, on donne ce nom à des dépôts siliceux, calcaires, ferrugineux,
Îihosphatés, etc., formant des sphéroïdes ou des masses ibreuses à surface mamelonnée, disposées en couches concentriques ou parallèles. Les concrétions se forment soit au miheu des eaux chargées de calcaire [Voy. oolithes), soit sur les parois de cavités ou de fissures [Voy. stalactites et stalagmites), soit au milieu même des calcaires [Voy. saKx).
En Pathologie, concrétion est synonyme de calcul [ Voy. ce mot) . On donne le nom de concrétions osseuses ou tophacées aux ossifications accidentelles qui se forment à l'intérieur de quelques organes, notamment du foie, et aux dépôts de sels calcaires qui se trouvent dans les articulations des goutteux.
CONCUBINAT (du lat. concubinatus). C'était, chez les Romains, une sorte d'union h'gale, mais inférieure, entre personnes auxquelles l'inégalité de condition ne permettait