‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 378 sur 1729 · CONDITION · texte numérisé non relu

CONDITION

•pas le inarinjîP. Elle ne poduisait pas les effets civils des usics n.KCs [jKslœ nuplia']. Le oonciibinat (iisparul après l'élablissoniciil du dinsliaiiisme. Il existe dans la soeiélé i;liin(»iso.

CONCURRENCE (de concurrent). Ce mot est spécia- Ifim-îil appliqué par les économistes à la rivalité dans l'in iiîbtiie et le commerce. Pour les uns, cotte rivalité est une cons('M|UPncc nécessaire et légitime de la liberté, la condition de tcnil progrès, le moyen le plus sûr de mettre un juste prix aux marchandises; les autres n'y voient quune lutte déplorable qui entraîne la ruine de la plupart de ceux qui s y livrent; ils y trouvent la source de toutes les trom|)eries des commerçants, de toutes les lalsidcalions de l'industrie. On a essaye quelquefois de remédier aux inconvénienis de la concurrence, soit en limitant le nombre des fabricants [Voy. jchande et maîtiusk}. soit en lixaiit un minimum ]>oHr les marcbandises, soil, enliii, en proposant de mettre entre les mains du gouvernement la direction de toute l'industrie (Koi/. socui.ismk] ; mais tous ces moyens oppresseurs ont été justement repoussés. — Voy. aussi échange (lidre), protecteur (systkmk), etc.

CONCUSSION (du lat. concussio), exaction ou malversation commise par un fonctionnaire dans l'administration ou la manuli'nlion des deniers publics; perception fraufiuii'use de taxes ou droits qui ne sont pas dus. On confond souvent ce crime avec la corruption et le péculal IVoy. ces mots). La concussion était punie de mort par la loi des Douze Tables et par la loi Cornclia, ce qui n'empêcha |)as (|U*elle ne fût très commune à Home. Le code Justinieii prononce contre la concussion le bannissement |)erpéluel et la restitution du quadruple. — En France, sons l'ancienne monarchie, les concussionnaires étaient punis très sévèrement, même du dernier supplice; en outre, leurs biens étaient conlisqués. — D'après l'article 174 du Code pénal : « Tous fonctionnaires, commis on préposés, tous percepteurs des droits, taxes, contributions, dcniei"s, revenus publics, qui se seront rendus coupables de concussion, seront punis, savoir : les fonctionnaires ou les officiers publics, de la peine de la réclusion, et leurs commis ou préjjosés d'un emprisonnement de 2 ans au moins et de 5 ans au plus. Les coupables seront, de plus, condamnés à une amende dont le maximum sera le quart des reslilutions et dommages-intérêts, et le minimum le douzième. »

CONDAMNATION (du lat. condemnatîo], sentence prononcée par les tribunaux civils ou criminels. On appelle : C. coulradicloire celle qui est prononcée après que les parties ont été entendues dans leurs moyens de défense; C. par défaut, celle qui est prononcée contre une partie qui ne s'est pas présentée : en matière criminelle, elle prend le nom de C. par contumace. On nomme : C. solidaire celle qui s'exécute solidairement contre plusieurs condanmés: C. par corps, celle qui entraîne l'emprisonnement de la personne condamnée.

COXDl!. Voy. CO.NOÉS.

CONDENSATEUR électrique, appareil de Physique formé essentiellement de deux conducteurs isoles, séparés l'un de l'autre par une substance non conductrice, telle que le verre. On appelle armatures ces conducteurs. On emploie tantôt une lame de verre, dont chaque face est revêtue d'une feuille d'étain, tantôt une bouteille remplie de feuilles métalliques et revêtue extérieurement d'une feuille d'étain; dans ce cas, le goulot laisse passer une tige de cuivre qui touche intérieurement les feuilles métalliques, c'est la bouteille de Leyde ; quand la bouteille est grande et a un large goulot, on l'appelle jarre électrique : au lieu d'être remplie de feuilles métalliques, elle est alors tapissée intérieurement d'une feuille d'étain que louche la tige de cuivre qui traverse le goulot. Un assemblage lie jarres forme une batterie électrique (Voy. ce mot). — Pour charger un condensateur, on met une des armatures en communication avec une source d'électricité, et 1 autre armature en communication avec le sol. La première prend une quantité d'électricité plus considérable que si elle existait seule et d'autant plus grande que la lame isolante est plus mince : l'autre armature se charge d'électricité de nom contraire. Quand le condensateur est chargé, on supprime les communications avec le sol et avec la source, et on peut le conserver pendant quelque temps sans qu'il perde son électricité. Lorsqu'on veut s en servir, on établit un conducteur allant d'une armature à

] l'autre, et au moment où la communication s'établit entre les deux armatures à l'aide de ce conducteur, inic é-lincelle jaillit au point <U\ conlact; en même temps certains j elTels, analogues à ceux des courants, se produiscmt dans : les diverses parties du conducteur; après cela, le condenj sateur ne contient plus sensiblement d'électricité, et l'on i dit qu'il est décharge.

j On peut aussi décharger un condensateur par déchai'grs \ successives : le condensateur étant isolé, si on touche du 'doigt l'armature qui était en communication avec la lame. Ion obtient une petite étincelle; l'autre armature contient i maintenant un excès d'électricité contraire, on obtiendra une petite étincelle en la louchant, et ainsi de suite; ces étincelles, de plus en plus faibles, finissent par décharger complètement l'appareil.

Electromctre condensateur. Voy. électromèthe. coxDEXSATEUK PARLANT OU CHANTANT, appareil dcstiné à faire entendre à plusieurs personnes à la fois les sons envoyés à l'aide du téléphone {Voy. ce mot). Ot appareil se compose d'une série de feuilles d'étain, séparées ])ar des feuilles de papier; une moitié de ces feuilles est reliée à l'un des pôles d'une bobine conductrice qui communique avec un téléphone, cl l'autre moitié avec l'autre pôle. Quand on parle ou qu'on chante devant le téléphone, le courant électrique développé charge les feuilles d'étain qui s'attirent; elles reprennent leur position dès que le courant s'interrompt. Il en résulte ilans la série des feuilles un mouvement vibratoire correspondant à celui du téléphone, et |)ar suite de ces vibrations multipliées, le son Se trouve suffisamment amplifié pour être entendu de toute une salie.

CONDENSATION (de condenser), rapprochement des molécules d'un corps, diminution de volume et augmentation de densité qu'un corps acquiert par l'accroissement de la pression ou l'abaissement de la température. Ces deux causes réunies ont donné le moyen de condenser à l'état de liquide ou tout au moins de brouillard tous les gaz {Voy. gaz). — La rosée, le givre, les brouillards, les nuages, la neige, la pluie, sont des phénomènes dus à la condensation des vapeurs de l'atmosphère. Voy. congélation.

Les corps solides peuvent condenser les gaz en les absorbant dans leurs pores : ainsi le charlx)n condense la plupart des gaz : le platine, le palladium condensent de grandes quantités d'hydrogène. Il paraît certain que les

f;az changent d'état dans ces opérations; ils deviennent iquides, peut-être solides, Dans certains cas, comme avec l'hydrogène et le palladium, il doit se produire une véritable combinaison.

On emploie aussi, en Chimie, le mot condensation pour exprimer ce fait que plusieurs molécules d'un corps peuvent se combiner pour donner naissance à un nouveau corps qui est une condensation du premier. Le paracyanogène résulte de la condensation de 3 molécules de cyano-

§ène : de même, la paraldéhyde résulte de 3 molécules 'aldéhyde condensées en une seule.

CONDENSEUR, partie de la machine à vapeur dans laquelle se rend la vapeur à la sortie du cylindre. C'est un réservoir clos, i\u(i l'on maintient froid et vide d'air; la vapeur qui y arrive se liquéfie en dégageant de la chaleur; pour empêcher cette clialeur d'élever la température du condenseur, on entretient un courant d'eau froide autour de ses parois, ou bien on injecte de l'eau dans son intérieur. Dans le l"' cas, la pompe à air n'extrait du condenseur que l'eau condensée et l'air qui en provient, à mesure qu'ils arrivent; dans le 2' cas, cette pompe extrait en outre l'eau injectée. L'invention du condenseur est due à Watt ; on le trouve dans les machines fixes, à moyenne et à basse pression; il permet de prolonger la détente jusqu'à ce que la vapeur qui pousse le piston ait atteint une très faible pression, et par conséquent d'obtenir le plus grand travail possible à l'aide d'une quantité donnée de vapeur.

CONDÉS, petits rectangles de pâte feuilletée garnis de gelée d'abricots et de glace à la vanille.

CONDILLAC (Drôme), eau miner. Voy. eaux minér.*li .

CONDIMENT (du lat. condimentum), synonyme d'as*./. sonnement. Voy. ce mot.

CONDITION (du lat. conditio). En Droit, on nomme ainsi tout événement futur et incertain duquel on fait dépendre l'existence d'un droit qu'on appelle pour cela conditionnel. On distingue : C. de droit ou légale, celle que

Page 1