II.I.K
:ONGRÉGATION. Voy. cojtMcsACTÉs religieuses et le
'. d'Hisl. et de Géogr. au mot co.ngrêgatiox.
NGHKGATto.NS religieuses. Il u'cxiste actuellement
Iraiice que cinq associations d'hommes reconnues à
de congrégations religieuses : les Lazaristes, les
-ions étrangères, les Prêtres de Saint-Sulpice, la C. du
t-Esprit et du Saint-Cœur de Marie, et les Mission-
■s lie Saint-François-de-Sales. Ces derniers n'ont été
inus qu'au moment et par le fait de l'annexion de la
'ie, ainsi que les quatre communaitlés de Chambéry,
une, d'Hautecombe et d'Albertville. — Il existe en outre
t-trois associations d'hommes légalement reconnues,
• seulement comme associations charitables destinées à
-oignement primaire : la plus importante est l'Institut
frères des Ecoles chrétiennes. — Quant aux congré-
iis de femmes reconnues, leur nombre est bien plus
idérable. Les congrégations reconnues, soit d'hommes,
de femmes, ne peuvent recevoir de dons ou legs
5 lll^^ l'autorisation du ministre des cultes; et, pour les con-
ijrégalions de femmes, elles ne peuvent rien recevoir de
' "V* membres au delà d'un taux légal. — Quant aux di-
- '5 congrégations, soit d'hommes, soit de femmes, qui
û pas été reconnues par une loi ou un déciel, elles
n ont aucune existence légale, et légalement ne peuvent
rien posséder. Elles peuvent, en outre, être à volonté
- aies par le gouvernement.
ONGRES (du lat. congressus], réunion de diplomates; mble du système représentatif de la France et de celui riats-Unis. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr. •mgrès scientifique, réunion libre de savants qui s'assemblent à certaines époques et dans des localités déterminées à l'avance, jiour conférer sur l'état et les progrès des sciences, et se communiquer leurs travaux. La Suisse et l'Allemagne ont donné le premier exemple des réunions de ce genre. En France, le premier congrès eut lieu à Caen, en 1833, sous la présidence de M. de Caumont ; il fut suivi de ceux de Poitiers, de Douai, de Blois, de Metz, etc. Les principaux congrès scientifiques annuels qui se tiennent en France sont ceux des Sociélés Savantes [à la Sorlwnnc) et de la Société pour l'avancement des Sciences fdont le siège est chaque année dans une ville différente; .
CONGRUENCE (du lat. congruere, s'accorder). Deux nombre? eiitiei-s a, b, sont dits congrus par rapport à un troisième nombre c, qui prend le nom de module, quand la différence a — b est divisible par c; on écrit alors : a ^ b mod. c). Cette formule est une congnience. La notation des congruences, introduite par Gauss [Disguisitiones arilhmeticx], est très commode, à cause des propriétés communes aux congruences et aux égalités. La notion de congrucnce est d ailleurs susceptible de généralisations diverses, tant en .Arithmétique qu'en Algèbre.
Le mot congnience est aussi employé quelquefois pour désigner la relation entre <leux llgurès géométriques qui peuvent être amenées à coïncider : elles sont <htes congntenles. — Enfin une congruence de courbes dans l'espace est un ensemble de courbes dépendant de deux paramètres. Les normales à une surface forment une congruence de droites.
CONGRUISME 'du lat. congruere . système sur l'efficacité de la grâce, imaginé par Suarez, Vasquez et auel-
qucs autres théoli^ens pour rectifier celui de Molira. fut conçu dans le but de faire accorder la liberté de riiomme et la volonté de Dieu, accord qu'ils nommaient conginiilé.
CONICHRITE ou coMCHBixE, minéral amorphe, analogue à la pyrosclérite ( Voy. ce mot), mais contenant de la chaux, se ren«S)ntre avec elle à Porto^Ferrajo (île d'Elbe).
CONICINE, appelée aussi Conine ou C.icutine, alcali organique auquel la Ciguë [Conium maculatum] doit ses propriétés vénéneuses. Il a été découvert par Gieseke en 1826; Geiger l'obtint en 1831 pour la première fois à l'état de pureté. Ortigosa en fit la première analyse exacte en 1842. Elle a pour formule C4l'"Az; elle est liquide, Eoluble dans l'eau et l'alcool et bout à 1(39".
CONIDIE. Beaucoup de Thallophytes, surtout les Champignons, ont plusieurs sortes d'elémenls reprf;ducteurs asexués ou spores. Parmi ces diverses sorles de s|)orcs, les unes sont constantes dans un groupe, par exemple celles qui se forment dans les asques, chez les Ascom ycètes; les autres varient d'une espèce à l'autre : on les appelle conidies.
CONIFÈRES [de cône et du lat. fero, porter), famille de Phanérogames gymnospermes, à tiges ligneuses; à feuilles en général persistantes et linéaires; à fleurs mono'iques ou dioïques sans périanthe et en chalons : les mâles comp<jsées d'un grand nombre d'étamines éparses ou en verticille ; les femelles réduites à des écailles avec des ovules nus; à fruits disposés en cône dans la plupart des genres. — La famille des Conifères est une des plus importantes et des plus utiles de noire hémisphère : elle se comjwse en grande partie d'arbres verts et résineux, formant d'immenses forêts dans les contrées du nord de l'Europe et de l'Amérique, ainsi que sur les hautes montagnes; tels sont le Pin, le Sapin, 1 Araucaria, le Cèdre, le Genévrier, le Cyprès, le Thuya, l'If, etc. Quelques espèces, comme le Mélèze, le Cyprès chauve et le GiiiKgo, perdent leurs feuilles pendant la saison froide. Il existe un grand nombre de Conifères fossiles; on en trouve dans tous les terrains, notamment dans les dépôts houillers, où l'on remarque des débris et des empreintes qui se rapportent aux genres Araucaria et Walchia. — Cette famille se subdivise en 5, les Taxinées, les Cupressinées et les Abiétinées.
CONINE. Voy. comcine
CONIOTHYRIUM, nom scientifique du champignon qui produit le hot blanc sur la vigne.
CONIQUE, qui a rapport au cône, qui est en forme de cône. — Les sections coniques, ou plus brièvement les coniques, ont été définies au mot cône. Les anciens les ont étudiées, et Apollonius a laissé un traité des sections coniques qui contient déjà un très graïul nombre de propriétés. Kepler a montre leur rôle en Astronomie. Pascal et Desargues ont fait connaître des propositions fondamentales concernant ces courbes. Descaries les a fait connaître comme courbes du second degré. Les travaux des géomètres modernes, en particulierde Chasles, Poncelet. Steiner, ont considérablement accru le nombnde leurs propriétés connues; rien qu'en les énonçant, ou pourrait écrire plusieurs volumes.
CONIROSTRES (de cône et du lat. rostrum, bec), famille d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux, créée par Cuvier pour tous les oiseaux qui ont le bec conique et sans échancrure. Elle renferme les Alouettes, les Mésanges, les Moineaux, les Eloumeaux, les Corbeaux, les Rolliers, etc.
CONIUM, nom latin de la Ciguë. Voy. ce mot.
CONI VALVES (de cône et de valve'), nom que Cuvier avait donné aux coquilles en cône élargi (Patelles, Cabochons. Fissurelles\ rangées aujourd'hui pour la plupart parmi les Sculi branches,
CONJOINT (du lat. conjunctus], nom donné, en Botanique, aux oi"ganes de même nature qui sont soudés ensemble. On nomme feuilles conjointes les feuilles opposées on verticillées qui sont soudées entre elles par leur partie inférieure (chardon et chèvrefeuille). Le houblon a des stipules conjointes; la vigne, des pétales conjoints ; les Composées et les Malvacées, des étamines conjointes.
En Musique, on appelle degrés conjoints ceux qui sont rapprochés d'un ton ou d'un demi-ton.
CONJOINT. Voy. ÉPOUX.
CONJONCTIF (du lat. conjunctivtis). Pronom ronjonclif. Voy. PRONOM. — Locution conjonctive. Voy. lo.njo.nonos. -— .)Iode conjonctif. Voy. sibjo.nxtif.