CONJONCTION
CONNE
coîwoscTiF (tisso). En Anatomic végétale, on donne ce nom au tissu forme de cellules non diffcrcnciécs réunissant les tissus dill'érenciés. Chez les Animaux, c'est un tissu dillcroncié servant surtout à combler le vide existant entre les autres tissus : c'est, pour ainsi dire, im tissu d'emballage.
CONJONCTION (du lat. conjunclio). En Grammaire, c'est un mot invariable qui met en rapport deux |)r>i|»)sitions. On distingue : les (4. copulalives, qui rassemblent deux noms ou deux verbes sous une même aflirmation ou sous une même négation : et, aussi, ni, etc. ; les C. allernatives, qui marquent une alternative ou qui établissent une distinction : ou, soit, soit que; les C. adversatives , qui opposent deux propositions : mais, cependant, bien que; les C. restrictives, qui restreignent une idée ou une proposition : sinon, quoique, à tnoins que; les C. conditionnelles, qui lient deux propositions par imc supposition ou manjuent une condition : si, pourvu que, etc. Toutes peuvent être ramenées à deux classes, les 6'. copulatives ou coordinatives, établissant entre les propositions mi simple rapport de coexistence, et les C. subjonctives, marquant une subordination de l'une à l'autre. — Les conjonctions sont, en outre, simples ou composées : simples, quand elles sont exprimées en un seul mot : et, que, si ; composées, quand elles sont formées de plusieurs mots : pourvu que, attendu que, etc.
En Astronomie, on dit qu'un astre est en conjonction quand il a même longitude géocentrique que le soleil. 11 est en opposition, au contraire, quand sa longitude dill'cre de celle du soleil de 180 degrés. — Les planètes inférieures (Vénus et Mars) ont dans le cours d'une révolution deux conjonctions, l'une supérieure, l'antre inférieure. Les autres planètes n'ont qu'une conjonction et une opposition : il en est de même de la lune. — L'époque où la lune est en conjonction s'appelle nouvelle lune ; les éclipses de soleil ont lieu lorsque la lune arrive en conjonction dans le voisinage d'un de ses nœuds. — Les conjonctions jouaient un grand rôle dans les horoscopes, d'après lesquels les astrologues prétendaient découvrir l'avenir.
CONJONCTIVE (du lat. conjunctivus), membrane muqueuse ainsi appelée parce qu'elle joint le globe de l'œil aux paupières, en tapissant d'une part la surface interne de ces voiles membraneux, et de l'autre le globe de l'œil jusqu'à la circonférence de la cornée transparente; plusieurs anatomistes admettent une conjonctive cornéenne très mince réduite à l'épithélium. La conjonctive se continue avec la membrane nituitaire par les points lacrymaux. — • L'intlammation ne la conjonctive s'appelle Conjonctivite. Voy. OPHTALMIE.
CONJUGAISON (du lat. coniugatio), nom donné, en Grammaire, à l'ensemble des formes personnelles que le verbe peut revêtir dans tous ses temps et dans tous ses modes. Voy. verbe.
En Anatomic, on appelle : Conjugaison des nerfs la conjonction de certaines paires des nerfs ; Trous de conjugaison, des ouvertures situées sur les côtés de la colonne vertébrale, et donnant passage aux nerfs spinaux et à certains vaisseaux.
En Botanique cryptogamique, c'est le nom donné à la reproduction sexuée quand les deux éléments reproducteurs sont semblables. Isogamie est synonyme.
CONJUGUÉ (du lat. conjugatus), nom donné, en Botanique : 1° aux feuilles composées dont les folioles sont dis|)osées par paires des deux côtés du pétiole (sainfoin) ; la feuille conjuguée est dite unijuquée, bijuguée, trijuguée, multijuguée, etc., selon qu'elle offre 1, 2, 3 ou un plus grand nombre de paires au pétiole; — 2» à des Algues d'eau douce, appelées aussi Zugnémées ou Synsporées et remarquables par l'accouplement qui s'opère entre les articles de deux de leurs filaments rapprochés parallèlement, et formant un œuf au point de leur réunion.
En Géométrie, le mot conjugué indique une certaine relation de réciprocité entre deux éléments d'une figure : ainsi on appelle Diamètres conjugués d'une ellipse ou d'une hyperbole deux diamètres dont chacun est parallèle aux cordes que l'autre partage en deux parties égales. Les axes des mêmes courbes sont deux diamètres conjugués rectangulaires. Deux hyperboles sont dites conjuguées quand elles ont mêmes asymptotes et que l'axe transverse de l'une est l'axe non transverse de l'autre, et
réciproquement. Deux points A', B', situés sur la droite qui joint deux autres points A, B, sont dits conjugués harmoniques par rapport à ces derniers (|uand on a
'— ^ — ~ ïnt ■ ^" ° "PP*^'*^ quelquefois point conjugué d'une courbe définie par une équation un point isolé de cette courbe.
En Chimie on nomme Corps conjugués ou copules des corps obtenus par l'union directe de deux autres pour on produire un troisième, dans lequel disparaissent certaines de leurs propriétés caractéristiques; celte dénomination n'est plus employée auj.
Foyers conjugués, teime de Physique. Voy. foyek.
Pierres conjuguées, pierres gravées où les têtes sont représentées sur des profils parallèles, et sont presque superposées.
CONJURATION (du lat. conjuralio], complot forme entre plusieurs personnes dans le but d'opérer une révolution dans l'Etat. Voy. conspibatiox.
Dans le Droit barbare, on appelait conjuration le serment des témoins que la personne accusée d'un crime amenait en justice pour attester son innocence. Ces témoins eux-mêmes se nommaient co-jureurs [ronjuratores].
Conjuration se dit aussi des iiaroios, des cérémonie* par lesquelles les magiciens prétendent conjurer les démons, la peste, l'orage, évoquer les mauvais esprits. —
Voy. EXORCISME.
CON MOTO, terme italien, en usage dans la Musique. Employé seul, il équivaut à « Animé ». Ajouté à une indication précédente. Allegro, Andante con moto, il indique que ce mouvement doit être plus rapide que si ces mots étaient employés seuls.
CONNAISSANCE (du lat. cognoscere), acte de l'esprit qui se forme la notion de telle ou telle cliose. On distingue la connaissance sensible, simple image visuelle ou tactile, de la connaissance rationnelle, élaborée par le jugement et le raisonnement. Voy. idée, raison, jugement, etc.
CONNAISSANCE DES TEMPS, rccucil anuucl à l'usage des astronomes, des marins, des ingénieurs, etc., qui contient les positions du soleil, de la lune, des planètes et de leurs satellites ainsi que des étoiles les mieux connues à certaines époques périodiques, ce qui dispense de faire le calcul des formules exprimant le mouvement des astres. — Cet ouvrage a été publié j)our la 1" fois en 1679, par l'astronome Picard, et continué par lui jusqu'en 1683, et ensuite par Lefebvre (1683-1702), Lieutaud (1729), Godin (1734), Maraldi (1759), Lalande (1775), Jeaurat (1787), Méchain (1794). — Depuis 1795, la rédaction en a été confiée au Bureau des Longitudes. Ce recueil a contenu pendant longtemps, sous le nom d'Additions à la Connaissance des temps, des mémoires, qui ont été supprimés depuis quelques années et sont insérés dans des volumes d'Annales publiées à époques variables.
En termes de Chasse, on appelle connaissances tous indices qui peuvent mettre sur la voie de l'animal, telles sont : les traces, ou empreintes que ses pas ont laissées [allures] ; les foulures qu'il a imprimées sur le sol en se couchant [lit, bauge), ou en cherchant sa nourriture [boutis du sanglier) ; ses excréments [fumées, laissées, épreinles, etc.) ; les abattures qu'il a faites dans les bois par son passage [abattures propr. dites cl portées), ou en frottant ses cornes ou son bois [frayoir au cerf), etc.
CONNAISSEMENT (de connaître), déclaration contenant un état des marchandises chargées sur un navire, le nom de ceux à qui elles appartiennent, l'indication des lieux où on les porte, et le jirix du fret : c'est la lettre de voiture maritime. Tous les connaissements doivent être signés par le capitaine et par le chargeur. Le connaissement fait foi entre toutes les parties intéressées au chargement, ainsi qu'entre elles et les assureurs (C. de comm., art. 281-285). — Dans la Méditerranée, on dit plutôt police de chargement.
CONNARACÉES (du g.-type Connarus], famille de plantes Dicotylédones polypétales à ovaire supère. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux de l'Amérique intertropicalc, à feuilles alternes, composées d'une ou de plusieurs paires de folioles, coriaces, avec impaire, et à fleurs en grappes ou en panicules : calice à 5 divisions, corolle à 5 pétales, étamines en nombre double et pistil à 5 ovaires. — Genres principaux : Connarus, Rourea, etc.
CONNÉ (du lat. connatus), se dit, en Botanique, des feuilles opposé'es, soudées par leur base; en sorte qu'elles