‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 385 sur 1729 · CONSCIENCE · texte numérisé non relu

CONSCIENCE

paraissent n'en former qu'une seule à travers laquelle passe la lige (chèvrefeuille et cardère).

CONNECTIF (du lat. connectere), organe charnu, plus ou moins visible, qui réunit les deux loges des anthères de certaines plantes. Tantôt le connectif n'est apparent qu'au dos de l'anthère (lis); tantôt il l'est sur les deux faces ; tantôt il est tellement développe qu'on ne le reconnaît que par analogie (sauge).

CONNÉTABLE, dignité militaire et féodale. Voy. le Dicl. d'JIisl. et de Géogr.

CONN ÉTABLIE (de connélable). Ce mot désignait autrefois : X" la juridiction du connélable et des maréchaux de France sur les gens de guerre et sur ce qui regardait la guerre, tant au civil qu au criminel ; — 2° la juridiction des niaréciiaux de France, pour les all'aires qui regardaient le point d'honneur. La connétablie se tenait ordinairement chez le doyen des maréchaux de France.

CONNEXITÉ (du lat. connexiis], liaison existant entre deux ou plusieurs affaires qui demandent à être décidées par un seul et même jugement. Ainsi une demande principale et une demande accessoire doivent être réputées connexes. Si une contestation est connexe à une cause déjà pendante devant un autre tribunal, le renvoi peut être demandé et ordonné (C. de proc, art. 171).

CONNIL ou coN.MN (du lat. cuniculus], ancien nom du Lapin.

CONNIVENCE (du lat. conniventia], espèce de complicité consistant à tolérer un mal qu'on peut et qu'on doit empêcher. Par exemple, l'acte de faciliter par connivence l'évasion d'un détenu est puni d'un emprisonnement de 6 mois à 2 ans iC. pén., art. 237 et suiv.).

CONNIVENT (du lat. connivens], se dit, en Botanique, de certains organes des plantes (feuilles, calices, corolles, antiières, etc.), dont les parties tendent à se rapprocher ou semblent faire corps ensemble : telles sont les feuilles de l'Arroche des jardins, les dents du calice de la Trolle boule d'or, les anthères de plusieurs Solanées, etc. — En Anatoinie, on nomme valvules conniventes certains replis que forme la membrane intérieure des intestins depuis lorilicc du pylore jusqu'à l'extrémité du canal intestinal : leur destination n'est pas bien connue.

CONOCARPE (du gr. xijvoî, cône, et xapitô;, fruit), qui a les fruits coniques, comme les capsules du Verbascxnn dit conocarpa. — Ce caractère a donné son nom à un genre de la famille des Combrétacées, dont plusieurs espèces sont cultivées en Europe.

CONOCÉPHALITES, genre de Trilobite silurien.

CONOÏDE [du gr. xtovo£'.5-^î). On appelle surface conoide la surlace engendrée par une droite assujettie à rester constamment parallèle à un plan donné et à s'appuyer constamment sur une droite fixe et une courbe fixe quelconque. — ï.aconoide est appelé droit (\uand la directrice rccliligne est perpendiculaire au plan directeur. Parmi lesconoïdes droits, il laut citer : l&voïite d arête en tour ronde, dans lequel la courbe fixe est une ellipse ayant son plan perpendiculaire au plan directeur, et son centre dans ce plan ; l'hclicoïde dit vis à jour, dans lequel la courbe fixe est une hélice tracée sur un cylindre ayant pour axe la directrice perpendiculaire au plan directeur ; le cylindroïde, dont l'axe est une génératrice d'un cylindre circulaire droit, et la directrice une section plane dié ce cylindre. Le paraboloïde hyperbolique [Voy. ce mot) est un couoïde. Le mot conofde est employé dans un autre sens que ne faisaient les anciens.

Les anatomistes donnent quelquefois aux dents canines le nom de dents conoïdes.

CONOPS (du gr. xwvto^i»), Conops, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères; tète grosse; jeux ovalaires; trompe en siphon ; abdomen long, rétréci a la base ; pattes de grandeur moyenne et robustes. Les Conops ont le vol vif et rapide ; ils vivent sur les fleurs des prairies. L'espèce type, le C. à grosse tête (C. macrocephala), a la forme et la taille d'une guêpe. — Le Conops donne son nom à la tribu des Conopsaires, qui, outre le gcnre-tyj)c, comprend les genres Syslrope, Zodion, Myope. Stomoxe, Bucente et Camus.

CONQUE (du gr. xôr/Ti), nom sous lequel les anciens désignaient la plupart aes coquilles bivalves. — Auj. on nomme vulg. : C. de Vénus mâle, la Venus verrueosa ; C. de Vénus orientale, la Venus Dyscra ; C. de Vénus épineuse, la Venus Dione ; C de Vénus en pointe, le Cardium pectinatum ; C. tuilée, le Cardium isocardia ;

C. exotique, je Cardium certalum; enfin, C. de Neptune ou C. de Triton, quelques coquilles uni valves.

Les anatomistes nomment congue la cavité de l'oreille au fond de laquelle se trouve l'orifice externe du conduit auditif. Voy. okeille.

co.NQUE est aussi le nom d'une ancienne mesure grecque pour les liquides, équivalant à 0 lit. 0225, — et d'une mesure pour le sel et les grains, autrefois en usage à Bayonne, et pesant 85 kilogr. et demi.

CONQUÊTS (du lat. conquisita), expression tirée de l'anc. Droit et encore usitée pour désigner les immeubles acquêts de communauté (C. civ., art. 1402 et 1408). Voy.

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